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Jeudi 8 octobre : CTSD. Bilan de la ressource enseignante 1er degré à la rentrée 2020

 

 

 

 

3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 10:22

Les chiffres ne mentent pas !

 

Le 21 juin 2011, visitant une école à La Canourgue en Lozère, le Président de la République annonçait avec aplomb : « A la rentrée 2012, nous ne procéderons hors démographie à aucune fermeture de classe de l'école primaire »… et de poursuivre : « Le un sur deux continuera, mais nous sanctuariserons l'école primaire pour qu'à la rentrée 2012, le nombre de fermetures de classes n'excède pas le nombre d'ouvertures ».

Passé le temps des déclarations d’intention, il convient d’observer comment recteurs et inspecteurs d’académies jouent de la calculette pour exécuter la commande présidentielle.

Pour évaluer la performance consistant à ne fermer aucune classe alors que le budget 2012 impose 5700 suppressions d’emplois dans le primaire, le SE-Unsa a lancé une enquête nationale. Il en ressort que dans les 91 départements qui ont déjà tenu leurs instances et arrêté leurs décisions définitives, 3494 classes ont été fermées et seules 1911 ont été ouvertes. Le solde négatif s’élève donc à 1582 classes. Nous voilà bien loin des engagements présidentiels.

Cette enquête confirme également qu’avec une amputation aggravée de 1882 emplois, les RASED paient à nouveau un lourd tribut à la razzia budgétaire. Dans chaque département, ils se retrouvent exsangues.

Annoncer qu’avec -5700 emplois budgétaires, on ne toucherait aucune classe relève de la tromperie. Aucun acteur sincère, aucun connaisseur attentif du système éducatif ne peut l’ignorer. Les chiffres parlent d’eux même et sont accablants. Non seulement cette carte scolaire 2012 ne prend pas en compte la poussée démographique en primaire, mais elle abandonne toujours plus à leur sort les élèves en grande difficulté.

L’École de la République n’a que faire de forfanterie politique ou de coups de menton électoralistes. Elle mérite la considération et l’attention de la Nation. Pour le SE-Unsa, cela passe par une autre politique budgétaire et surtout par une ambition éducative partagée, mesurée et acceptée par l’ensemble de la communauté éducative.

 

Les chiffres du SE-Unsa

 

La réaction du ministre 

 

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