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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Jeudi 3 septembre : CTSD. Carte scolaire 1er degré : ajustements de rentrée

 

 

 

4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 14:46

Annonces ministérielles du 1er février : un manque d'ambition !

 

Jeudi 31 janvier, a été adoptée en première lecture la proposition de loi du député Christophe Bouillon consacrée à l’accompagnement des enfants en situation de handicap. Lors des discussions, puis par voie de presse, Jean-Michel Blanquer a fait 4 annonces sur le métier d’AESH.
 
À quelques jours de la journée d’action nationale, cela n’est pas anodin. Au regard de l’insuffisance des mesures annoncées, et alors que l’essentiel de la proposition de loi a été vidée de sa substance, cela ne peut que renforcer la détermination du SE-Unsa à la mobilisation le 6 février.
 
 
La proposition de loi "Pour une école vraiment inclusive"
Elle avait notamment pour but d’alerter sur l’absence du terme « handicap » dans le projet de loi « Pour une école de la confiance » mené par le ministre. Elle comportait trois pistes : garantir l’affectation d’un.e AESH aux enfants et jeunes bénéficiant d’un accompagnement au plus tard le 45ème jour précédant la rentrée scolaire, des effectifs limités à 20 élèves par classe dans celles scolarisant des élèves en situation de handicap, et des améliorations du statut des accompagnants passant par une meilleure formation, et un recrutement en CDI sans passage par le CDD. Ces trois propositions ont été rejetées du texte final, dont nous ne connaissons pas encore le contenu exact.
 
Annoncées à la suite de l’adoption de ce texte, les mesures ministérielles posent pour l'instant plus de questions qu'elles n'apportent de solutions.
Présentation et décryptage.

 
La fin des recrutements en contrats aidés...
D’abord annoncée le 31 janvier au soir comme « L’accélération du plan de transformation des contrats aidés précaires en contrats pérennes d’Accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) », la mesure s’est transformée au fil des heures par la fin des recrutements « d’auxiliaires de vie scolaire sous contrat unique d’insertion », voire « plus de contrats aidés » dès la rentrée 2019 !

Il est impératif que le ministre clarifie cette annonce, et ce pour deux raisons :
  • Cette accélération n’est pas prévue dans les documents budgétaires présentés le 19 décembre lors du CTM (Comité Technique Ministériel) consacré aux mesures de rentrée 2019. Ceux-ci mentionnent bien la transformation des 11 200 contrats aidés en 6400 emplois d’AESH, mais cela ne constitue nullement une accélération. Seulement le maintien pour la 4ème année consécutive du plan de transformation initié par le précédent gouvernement (http://enseignants.se-unsa.org/Annonces-handicap-ca-change-quoi-pour-les-accompagnants)! Nous attendons donc que le ministre clarifie cette annonce par un argumentaire chiffré.
     
  • Plus de contrats aidés, cela signifie-t-il qu’il sera également mis fin au 50 000 contrats PEC (dont le cadre réglementaire est celui d’un contrat aidé) recrutés en 2018-19 ?
 
Pour le SE-Unsa cette annonce est un nouveau trompe l’oeil du ministre : soit le ministère met comme il le prétend, un terme à l'ultra-précarité en cessant le recrutement de tous les contrats aidés, PEC y compris, et il devra alors rapidement annoncer le déblocage des moyens nécessaires au recrutement d’AESH (les 4500 recrutements supplémentaires prévus actuellement au budget seront absolument insuffisants). Soit c’est une nouvelle opération de com chargée de dissimuler le maintien d’une réalité que nous dénonçons depuis le début : la coexistence de deux statuts pour exercer une même mission, et le maintien  d’un statut toujours ultra-précaire pour le métier d’accompagnant.
 
 
Et des recrutements uniquement dans le cadre de CDD de 3 ans renouvelables une fois
C’est un premier pas vers plus de stabilité.
Pour le SE-Unsa qui revendique ce modèle de CDD depuis 2014, c'est une satisfaction d'avoir été enfin entendu.
Cependant cette nouveauté sera regardée de près, car cette stabilité ne sera effective qu’à condition d’être réglementairement sécurisée : pas question de CDD de 3 ans révisables par avenants successifs impactant à la baisse la quotité de service des agents, et des changements d’affectations répétés, principaux facteurs à l’heure actuelle des conditions de travail dégradées des AESH.

 
Des équipes d’accompagnants à temps plein dans les PIAL
L’accès au temps complet est l’une des principales revendications du SE-Unsa pour les AESH. Avant la journée de mobilisation du 6, et avant même les annonces du 11 février dans le cadre de la concertation sur l’école inclusive, le ministre annonce donc que cette revendication serait en partie entendue. En partie seulement, puisqu’elle ne concernera que les AESH exerçant dans ce dispositif, dont on sait pour l’instant peu de choses, et sur lequel nous exigeons là encore des garanties (voir notre article).
 
 
La désignation d'un ou plusieurs AESH "référents" dans chaque département.
C’est l’une des mesures qui figurerait au texte adopté jeudi. Elle prévoit la désignation d’un ou plusieurs AESH « référents » dans chaque département, chargés de fournir à d’autres AESH un appui dans l’accompagnement des élèves. Quel sera la nature de cet appui ? Sera-t-il uniquement quantitatif ? Comment seront recrutés ces collègues ? S’agira-t-il de leur principale activité ou viendra-t-elle complétée l’activité principale -et pour l’instant seule reconnue- d’accompagnant ? Comment seront-ils formés et rémunérés ? Quel sera le lien avec les enseignants référents ? Si la mesure ne semble pas inintéressante, elle mérite d’être rapidement précisée.
 
 
Un entretien avec les parents
La mesure principale du texte proposé par Christophe Bouillon, qui prévoyait de garantir l'affectation d'un accompagnant des élèves handicapés au plus tard 45 jours avant la rentrée scolaire a été réécrite. A la place, est instauré entretien entre les parents de l'élève et l'accompagnant "au moment de (sa) prise de fonction". Une réécriture bien trop éloignée de l’esprit initial de la proposition, et qui ne répondra absolument pas à la problématique des enfants non-accompagné plusieurs jours, voire plusieurs semaines après la rentrée !
Par ailleurs, le SE-Unsa souhaite que le cadre de cet entretien soit précisé : le dialogue entre les familles et les AESH est certes légitime et justifié, mais nous veillerons à ce que cet « entretien » ne se transforme pas en « entretien d’embauche » ou tout autre dévoiement de ce nécessaire échange.

 
60h de formation obligatoire pour tous les accompagnants recrutés
Une annonce qui n’en est pas puisque grâce à l’action du SE-Unsa cela a été rendu obligatoire en 2018. Une annonce pour cacher que rien de ce qui n’a été proposé dans le texte original, et que porte également le SE-Unsa en terme de formation n’a été retenu : un accès élargi à la formation continue et à une VAE diplômante d’un niveau supérieur au niveau V.

 
Par ces annonces le ministre dit vouloir « La pleine reconnaissance des accompagnants comme professionnels à part entière des équipes éducatives, qui se traduira par une revalorisation de ce métier » : aujourd’hui, et le 6 février en matière de reconnaissance des AESH, le SE-Unsa lui répond que tout reste à faire !

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 15:19

Groupe de travail du 16 mai

 

Le Groupe de Travail de vérification des barèmes pour le mouvement intra-académique des Psy EN s’est tenu au rectorat mercredi 16 mai 2018.

A cette occasion, vos élues se sont associées aux autres syndicats présents pour dénoncer la situation des Psy EN EDO et l’avenir des CIO.

Ont été également évoqués :

  • Les difficultés des Psy EN EDA pour leur 1ère participation à ce mouvement du 2nd degré

​Ainsi certains collègues qui souhaitaient demander un poste vacant dans leur commune d’exercice ont vu leur participation annulée d’office parce qu’ils ne peuvent pas postuler sur la circonscription où ils sont déjà affectés.

Les responsables de la gestion individuelle du 2nd degré ont interpelé le ministère sur ce type de problème. L’an prochain, le rattachement devrait être à nouveau sur un poste : on demandera toujours une circonscription puis un 2nd code précisera le vœu. Actuellement, seul un arbitrage rectoral pourrait permettre ce type d’affectation.

Pour valider sa participation au mouvement, il fallait saisir ses vœux sur SIAM et renvoyer son accusé de réception de sa demande de participation. Plusieurs candidat.e.s ont vu leur participation annulée faute d’avoir renvoyé leur accusé de réception.

  • Les montants des primes d’éducation prioritaire découlent du mode d’affectation (circonscription ou commune). Il existe 3 types de primes :

Prime REP et prime REP+ versées aux collègues affectés sur des établissements

Prime réseau prioritaire versée aux collègues non affectés sur un établissement (mais une circonscription) et exerçant en éducation prioritaire. Le montant de cette 3ème prime est le même que le montant de la prime REP. Les Psy EN EDA travaillant en REP+ ont ainsi vu le montant de leur prime baisser.

Vos élues ont à nouveau dénoncé cette injustice et interpelé les services sur ce sujet. Si le mode d’affectation des postes change lors du prochain mouvement, cela résoudrait ce problème.

Postes spécifiques : 3 candidatures retenues + 1 invalidée (dossier incomplet)

Psy EN EDA  : Sur les 61 collègues qui ont participé au mouvement, 10 ont vu leur participation annulée soit à leur demande, soit parce que l’accusé de réception n’avait pas été renvoyé soit parce que la même circonscription était demandée. Sur les 51 restant, 19 collègues viennent d’autres académies.

Psy EN EDO : Sur les 73 collègues qui ont participé au mouvement, 1 a vu sa participation annulée à sa demande. Sur les 72 restant, 58 collègues viennent d’autres académies.

Les candidats souhaitant entrer dans l’académie sont essentiellement des stagiaires.

Les résultats définitifs du mouvement intra-académique feront suite à la CAPA qui aura lieu entre le 11 et le 14 juin 2018.

Le se unsa a communiqué à tous les collègues qui avaient demandé leur suivi les éléments du barème retenu par l’administration.

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 21:06

IMP à 2500€, c'est fait !

 

Depuis plus d’un an, le SE-Unsa est mobilisé avec détermination, conviction et sens des responsabilités sur le dossier indemnitaire des enseignants référents. 

L’action que nous avions initiée « pas d’Isae, pas d’enquête », suivie massivement par nos collègues, a permis la mise en place d’une IMP (Indemnité pour mission particulière) pour laquelle le précédent ministère ainsi que le nouveau ministre lui-même avaient pris des engagements sur un montant plafond de 2500 €.
 
Une pétition qui a recueilli plus de 1000 signatures, courriers, audiences, communiqué de presse, échanges téléphoniques avec le cabinet, le SE-Unsa a déployé toute la panoplie syndicale pour faire aboutir ce dossier.
 
Le résultat est là : 2500 € pour tous les référents handicap. Reste encore à engager une réflexion sur les conditions de travail, le périmètre d’intervention et les conditions matérielles. Un autre chantier s’ouvre...

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 09:30

La main sur le cœur, des oursins dans la poche

 

Le Handicap, déclaré grande cause nationale par le Président de la République, et son versant scolarisation, font l’objet de nombreuses déclarations d’attention et d’intention de la part du gouvernement. Pourtant les engagements de revalorisation à destination des Enseignants Référents Handicap (ERH)  pris sous la précédente mandature ne sont pas tenus.

 

Après des mois de discussions, il avait été acté qu’ils devraient percevoir le taux double d’une nouvelle indemnité, l’Indemnité pour Mission particulière, soit un montant de 2500€ brut annuel. Cette nouvelle rémunération devait se substituer à l’ancienne indemnité des Enseignants référents handicap d’un montant de 929 €.

 

Pour s’assurer de la mise en œuvre de cette mesure, le syndicat a adressé un premier courrier au nouveau ministre le 29 juin. En l’absence de réponse, le SE-Unsa a de nouveau interrogé le ministère  en octobre.

 

Depuis lors, toujours rien du côté de la rue de Grenelle, mais des réponses diverses des rectorats interrogés par les sections locales du SE-Unsa. Ici, la nouvelle rémunération est enfin et entièrement prévue. Ailleurs, ce sera seulement la moitié du montant.

 

Pour le SE-Unsa, c’est inacceptable. Les ERH, ce sont 1500 femmes et hommes qui croulent sous le travail avec très peu d’aide logistique. Ils sont au cœur de la construction et du suivi des projets de scolarisation de chacun de ces enfants et de ces jeunes avec leurs familles et les équipes. 

 

Le ministère doit reprendre le dossier et prévoir le versement de l’Indemnité pour Mission Particulière (IMP) à hauteur de 2500 € pour tous les référents, partout sur le territoire. C’est la condition pour que ces postes retrouvent l’attractivité qu’ils perdent de manière massive année après année.

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 20:33

Modules d'Initiative Nationale en ASH

 

Le groupe de travail était chargé d'examiner les candidatures aux modules de formation d'initiative nationale dans le domaine de l'adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés pour l'année scolaire 2017-2018.

Dans un 1er temps l'administration proposait de retenir un candidat par stage, soit 25 au total. Les plus gros barèmes "Formation continue" étaient donc retenus dans la mesure où les candidats répondaient aux critères de chaque stage.

Sur demande des représentants des personnels 6 nouveaux collègues étaient intégrés à la liste des candidats retenus.

C'est donc une liste de 31 noms (sur 203 candidats) qui sera envoyée au Rectorat puis au Ministère. Ce dernier sélectionnera les candidats sur l'ensemble du pays et donnera sa liste définitive des candidats retenus ultérieurement (à ce jour nous ne savons pas quand ils seront prévenus).

Si vous souhaitez connaître un résultat vous concernant cliquez ici

 

David PLANCHE

Elu SE-Unsa 92 à la CAPD

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 12:04

Le CAPPEI franchit une étape décisive

 

Après de nombreuses réunions au ministère, les textes instituant le Cappei(*), nouvelle certification qui remplacera à la rentrée 2017 le Capa-SH et le 2CA-SH ont été adoptés au Conseil supérieur de l’éducation le 26 janvier. Trois textes vont décrire, par le menu, la nouvelle certification et le contenu de la formation, un décret, deux arrêtés, une circulaire. Les remarques formulées par le SE-Unsa ont été, en grande partie, prises en compte. Décryptage...

 
Ce qu’il faut en retenir
  • Cette formation s’inscrit dans la perspective de l’école inclusive.
  • Elle constituera un élément supplémentaire dans la construction d’une identité professionnelle transversale 1er/2nd degré.
  • Les options actuelles disparaissent au profit de la notion de parcours par type de difficulté ou de handicap, et de lieu d’exercice.
  • La formation se déroulera en deux temps : des modules de 300 heures sur une année et un accès aux modules d’initiative nationale pour une durée de 100 h les cinq années suivantes. Le SE-Unsa a obtenu que ce temps soit inscrit dans le décret, autrement dit, il devient un droit avec priorité d’accès.
  • Au cours de la 1ère année, un tronc commun à tous les stagiaires de 150 h environ sera suivi de modules différenciés dits de professionnalisation et d’approfondissement.
  • Les passages entre les différents lieux d'exercice seront facilités.
 
Des modifications importantes à la demande du SE-Unsa
  • Deux parcours différenciés sont reconnus pour les formations de Rased en fonction de la dominante (E et G actuelles), contrairement au projet initial du ministère qui fusionnait E et G.
  • Les candidats bénéficieront en N-1 de 24 heures pour affiner leur projet de formation.
  • Les deux modules « grande difficulté en maths » et « grande difficulté en lecture écriture » sont fusionnés en un seul « grande difficulté scolaire » avec 2 niveaux afin de pouvoir assurer la prise en charge des élèves, quel que soit le champ de leur difficulté.
  • Les stagiaires seront suivis par un tuteur.
  • Les épreuves du diplôme seront au nombre de trois et les candidats conserveront les notes des épreuves réussies supérieures à 10 pendant trois ans.
  • Les CPE ne pourront pas obtenir le CAPPEI mais auront accès à un module spécifique. Pour ces collègues, c'est une première.
  • Les enseignants du 2nd degré exerçant en SEGPA, EREA et ULIS pourront obtenir le Cappei avec une procédure simplifiée reconnaissant enfin leur engagement professionnel.
  • Les enseignants du second degré, y compris les contractuels en CDI qui exercent en SEGPA, EREA ou ULIS disposeront de 3 ans pour obtenir le CAPPEI. En attendant, ils percevront l’indemnité spécialisée de 834 euros par an.
  • L’accompagnement à la production de l’écrit professionnel sera inscrit dans les différents modules.
  • Une attestation précisera le parcours suivi : Rased, Ulis, UE, EGPA/Érea, pénitentiaire. Le SE-Unsa a demandé que celle-ci figure dans l’espace I-Prof pour garantir la portabilité en cas de mutation ou de changement de corps.
 
Ce qui reste à construire
 
L’identification des postes dans le second degré et l’impact de la certification sur les affectations des personnels.
Les échanges au CSE ont mis en évidence l’impréparation du ministère sur la gestion des futurs personnels spécialisés du second degré. Le SE-Unsa a obtenu la mise en place d’un groupe de travail avec la DGRH et le cabinet de la ministre pour traiter ces questions au plus vite, car elles ont des implications fortes sur l’attractivité du CAPPEI.
 
La gestion paritaire
Le SE-Unsa a demandé un nouveau mode de gestion des départs en stage et des affectations sur les postes spécialisés afin de permettre à chacun de concourir à égalité quel que soit le corps d’origine. En effet aujourd’hui, les commissions administratives paritaires sont cloisonnées par corps et les affectations des uns se font à l’insu des autres sur les postes d’enseignants référents ou de coordonnateurs d’Ulis 2nd degré.
 
Le financement
Ce projet devrait aboutir à une forte augmentation des départs en stages. Le SE-Unsa a interrogé le Ministère sur leur financement. Ce dernier confirme sa volonté de relancer la formation spécialisée et des budgets en conséquence. À suivre.
 
Historique du dossier : à lire
 
 
(*) Cappei : certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 17:36

Le SE-Unsa a déposé les 1000 signatures au cabinet de la ministre le 15 novembre

 

Le SE-Unsa a rencontré le cabinet de la ministre le 15 novembre 2016 pour déposer les 1000 signatures de référents.

Après la lettre à la ministre le 17 octobre dernier, nous avons relancé son cabinet le 10 novembre qui nous a reçus le 15 novembre. Nous avons fait état des 1000 signatures recueillies en quelques semaines et de la forte attente de ces collègues tant sur la question de la rémunération que de leur charge et de leurs conditions de travail.
Les référents ont indiqué dans une pétition que nous les invitions à signer, plus de 1000 à ce jour, qu’ils ne rempliraient pas l’enquête annuelle commandée par la Dgesco qui doit remonter pour la fin du mois de novembre. Nous leur avons apporté un total soutien dans cette démarche.
Au-delà de la question de la rémunération, les enseignants référents expriment leur mal-être professionnel devant la dégradation de leurs conditions de travail qui ne leur permet plus d'exercer sereinement leurs missions et de ce fait rend de plus en plus complexe l’inclusion.
 
Rémunération : nous avons attiré l’attention de nos interlocuteurs sur le différentiel de rémunération qui représentait un point de blocage et expliquait en partie la désaffection actuelle sur ces postes. Si l’ISAE n’est pas accessible, nous avons demandé que soient examinées rapidement des hypothèses indemnitaires qui pourraient remettre à niveau cette fonction et permettre la mobilité professionnelle entre les enseignants spécialisés.  
 
Conditions de travail : nous avons demandé que s’ouvre dans les meilleurs délais un groupe de travail sur la chaine règlementaire issue de la loi de 2005, référents et mis à disposition dans les MDPH.
 
Il nous a semblé que nos échanges ont été constructifs et que nos interlocuteurs ont été attentifs à nos arguments. Ils se sont engagés à nous apporter des réponses sur ces deux points. Nous devrions avoir des informations plus concrètes dans les jours qui viennent.
 
En attendant
Nous appelons les référents à poursuivre leur action de ne pas faire remonter l’enquête DGESCO et à prendre contact avec les sections départementales du SE-Unsa.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 20:00

Pour la relance des formations spécialisées

 

Une même certification pour les enseignants qu’ils soient du premier ou du second degré, des parcours différents en fonctions des fonctions occupées qui peuvent se compléter ultérieurement pour des mobilités professionnelles, le Certificat d’aptitude professionnel aux pratiques de l’éducation inclusive (Cappei) prend forme.
Mardi 4 octobre, le SE-Unsa a participé à la deuxième réunion de travail sur ce projet de certification spécialisée, le Cappei qui remplacera les actuels Capa-SH et 2CA-SH. Le SE-Unsa se félicite de voir ses demandes prises en comptes :
- La durée totale de 400h de formation sera garantie par les textes réglementaires qui inscriront le droit à disposer des 100h de modules d’initiative nationale différés aux années post-certification.
- L’accompagnement à la production de l’écrit professionnel sera inscrit. Sur notre demande, le tutorat devrait l’être aussi.
- Une attestation précisera le parcours suivi : Rased, Ulis, UE, Segpa/Érea, pénitentiaire. Le SE-Unsa demande que celle-ci figure dans l’espace I-Prof pour garantir la portabilité en cas de mutation ou de changement de corps.
- Un dispositif transitoire permettant aux enseignants du second degré, y compris non-titulaires en CDI, actuellement en fonction en Segpa ou Érea, de suivre des formations et valider facilement le Cappei. Cela répond à notre demande et donne une réponse aux questions de rémunération (cf. notre précédent article).
Le SE-Unsa a rappelé sa volonté d’un début de formation en année N-1 afin de donner le temps nécessaire au changement de posture professionnelle. Il a aussi demandé un nouveau mode de gestion des départs en stage et des affectations sur les postes spécialisés afin de permettre à chacun de concourir à égalité quelle que soit le corps d’origine. En effet aujourd’hui, les commissions administratives paritaires sont cloisonnées par corps et les affectations des uns se font à l’insu des autres sur les postes d’enseignants référents ou de coordonnateurs d’Ulis 2nd degré.
Ce projet devrait aboutir à une forte augmentation des départs en stages. La SE-Unsa a interrogé leurs financements. Le ministère confirme sa volonté de relancer la formation spécialisée et des budgets en conséquence.
Une prochaine réunion se tiendra le 19 octobre. Elle devrait permettre de travailler sur la traduction en textes réglementaires de ce projet.

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 17:10

Pas d'ISAE, pas d'enquête !

 

Devant le refus du ministère de leur verser l’ISAE, le SE-Unsa appelle les référents handicap à signer une pétition pour dire leur intention de ne pas faire remonter l’enquête Dgesco.

 
Depuis la loi de 2005, les enseignants référents à la scolarisation des élèves en situation de handicap sont une pièce maîtresse de l’école inclusive. Leur cœur de métier repose sur le suivi et l’accompagnement des élèves. Il y a longtemps que leur activité s’est tournée vers des tâches administratives chronophages dont ils ne perçoivent pas l’intérêt quant à l’amélioration de la qualité de l’accueil des enfants en situation de handicap.
 
Le nombre d’enfants, d’élèves, qu’ils doivent accompagner n’a cessé d’augmenter. Il n’est pas rare de trouver des collègues avec plus de 200 dossiers à traiter annuellement. À raison d’une réunion obligatoire annuelle par élève, on voit l’impossibilité matérielle d’assurer correctement le suivi individuel de chacun des parcours.
De ce fait, dans les départements, on assiste à une véritable crise du recrutement avec des postes restés vacants de plus en plus nombreux.
 
Enfin, le ministère refuse d’inscrire les référents dans la liste des bénéficiaires de l’ISAE alors même que l’essentiel de leur tâche est tourné vers ce que décrit cette indemnité, à savoir l’accompagnement et le suivi ! Ce n’est pas acceptable. Aussi, devant cette indifférence à la situation impossible que vivent nos collègues, le SE-Unsa les appelle à manifester leur refus de remplir l’enquête annuelle de la Dgesco.
 
En signant cette pétition, j’attire l’attention de Mme la ministre pour lui dire le sentiment d’injustice que je ressens de ne pas percevoir l’ISAE. Sans réponse de sa part, je l’informe de mon intention de ne pas faire remonter l’enquête annuelle Dgesco relative aux élèves en situation de handicap.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 18:57

Tous concernés car tous citoyens !

 

Plus de 5500 personnes ont déjà signé la pétition du SE-Unsa pour la reconnaissance d’un vrai métier d’assistant handicap.

Les signataires sont principalement des professeurs des écoles, des AESH et CUI, des enseignants du 2nd degré mais aussi beaucoup de parents et membres des associations engagées pour l’école inclusive. C’est bien la preuve que cette problématique touche l’ensemble de la société et ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires.

Les élèves en situation de handicap ont besoin d’un accompagnement de qualité, stable et pérenne. Les chiffres nous montrent que nous en sommes encore loin. En effet, et malgré le nouveau statut d’AESH, le métier est exercé en majorité par des personnels sous contrat aidé de six mois (renouvelables deux ans maximum). Le recours aux CUI sur cette mission n’est pas la bonne solution car cela se traduit par un turn-over permanent, une précarisation des personnels et une fuite des compétences.

Le statut d’AESH, créé en juin 2014, avait pour objectif de reconnaître la professionnalité des accompagnants par une formation et un diplôme reconnus. Pour le moment, la seule différence notable est la possibilité d’obtenir un CDI après six années d’ancienneté. La précarité n’est pourtant jamais vraiment loin car avec des temps incomplets subis et un avancement dans la carrière de quelques euros tous les trois ans, il est difficile pour les AESH de se projeter dans l’avenir.  

Plus d’un an après la réforme, les AESH se sentent seul(e)s, sans aucune nouvelle de ce diplôme et sans aucune formation. Il est temps que le ministère se saisisse de ce sujet qui concerne les personnels touchés bien sûr mais plus largement les élèves, leurs familles et toute la communauté éducative ! Le SE-Unsa a donc interpellé la Ministre.

Vous n’avez pas encore signé cette pétition ? il est encore temps rdv ici

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