Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Nous contacter

SE-UNSA 92

8 bis rue Berthelot

92150 SURESNES

Tél : 01 45 06 67 66

ou 09 62 58 48 72

Fax : 01 42 04 33 93

92@se-unsa.org

Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Vendredi 7 mai 2021 : CDEN. Règlement-type départemental

Mardi 22 juin 2021 : GT. Ajustements de carte scolaire

Jeudi 24 juin 2021 : CTSD. Formation continue

 

 

 

 

Téléchargements

27 mars 2021 6 27 /03 /mars /2021 08:26
Direction d'école

Tous acteurs, tous concernés

 

La structuration de l’école est un sujet qui ne concerne pas que les directrices et directeurs. Le SE-Unsa revendique la création d’un statut d’établissement public d’enseignement du 1er degré.
Mais en quoi cette évolution serait-elle une avancée pour l’ensemble des équipes ?
Pourquoi devons-nous être tous acteurs et tous concernés par cette question fondamentalement liée à la direction d’école ?
 
 
La crise sanitaire a mis en lumière l’extraordinaire implication des directrices et directeurs, menée conjointement avec leurs équipes. Elle a aussi permis de montrer les nombreux besoins d’amélioration concernant la direction d’école, et notamment la structuration de l’école.
 
 
L’école fonctionne très bien comme ça : FAUX 
 
L’école est un local mis à disposition par la collectivité pour que l’État puisse remplir sa fonction de service public. L’école n’est pas une entité avec une existence juridique.
 
Les équipes ne peuvent pas décider ou mettre en œuvre leur projet pédagogique de façon autonome. Elles n’ont pas la main sur la journée de solidarité et l’ancienne 2e journée de pré-rentrée. Les formations qui leur sont proposées sont la plupart du temps imposées.
 
L’école n’a pas de budget propre. Sans moyens adéquats, elle peine à traiter les demandes décidées pour elle, notamment la gestion des flux financiers. Elle ne peut pas financer des projets pédagogiques avec des indemnités pour mission particulière (IMP). Elle ne peut pas non plus attribuer de fonds sociaux, alors que c’est le cas des collèges et des lycées.
 
 
Le directeur deviendrait un supérieur hiérarchique : FAUX
 
Avec un statut d’établissement public, et même s’il pourrait y avoir création d’une fonction de directeur d’établissement public d’enseignement, le directeur ne serait pas un supérieur hiérarchique. Il disposerait d’une autorité fonctionnelle, c’est-à-dire uniquement relative au fonctionnement de l’école.
L’intérêt est de lui reconnaître une légitimité à agir.
L’évaluation des enseignants resterait bien du ressort des IEN.
 
Par contre, au lieu d’attendre une réponse de l’IEN, le directeur pourrait immédiatement valider les projets pédagogiques élaborés avec l’équipe enseignante ; cela faciliterait leur mise en œuvre.
 
Le travail du directeur serait également facilité car cet établissement disposerait d’un secrétariat administratif qui serait pérenne et formé.
 
 
Cette évolution de l’école a aussi un intérêt pour les adjoints : VRAI
 
En effet, davantage de décisions pourraient être prises au sein de l’école. Le directeur pourrait proposer à l’IEN des formations choisies avec l’équipe. Après avis du conseil des maîtres, il pourrait arrêter une décision locale sur l’organisation de la journée de solidarité et l’ancienne 2e journée de pré-rentrée en matière de calendrier et de thème, sans recours à l’IEN.
 
Le projet d’école pourrait être validé après concertation pour répondre aux besoins (populations, contextes) et impulser des modifications, là encore sans recours à l’IEN. Le directeur pourrait décider, toujours après concertation avec l’équipe, de la durée du projet d’école. Un budget permettant d’en atteindre les objectifs pourrait y être dédié.
 
Cette légitimité du directeur à prendre des décisions pour l’école permettrait une adéquation plus rapide et réactive entre les situations locales et les réponses locales qu’elles attendent. L’école serait aussi un acteur à part entière du projet éducatif territorial.
 
Enfin, donner à l’école une existence juridique lui permettrait de devenir un acteur social. Dans le 2d degré les établissements scolaires ont la possibilité d’attribuer des fonds sociaux aux familles de collégiens et lycéens qui rencontrent des difficultés financières. L’école disposerait alors de fonds dédiés pour faire face à des dépenses liées à la scolarité : transport, sortie, tenue de sport, appareil auditif, lunettes, etc.
 
En effet, près de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France. Parmi elles se trouvent beaucoup de nos élèves : 1 sur 5 connaît la pauvreté et 1 sur 10 la grande pauvreté. Malheureusement, il ne fait aucun doute que la crise sanitaire que nous traversons va accroître ces inégalités qui freinent les possibilités de réussite scolaire.
 
Cette nouvelle structuration de l’école a donc un double objectif : permettre la réussite de tous les élèves et assurer la sérénité des équipes pédagogiques.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Les propositions du SE-Unsa sur la direction reposent sur deux volets complémentaires et indissociables : d’une part faciliter l’exercice de la fonction de directeur et d’autre part améliorer le fonctionnement de l’école grâce à une existence juridique. Mais cette transformation de l’école vers un établissement public d’enseignement du 1er degré ne saurait se faire de façon uniforme et à marche forcée. L’expérimentation sur la base du volontariat, issu d’une volonté conjointe des équipes pédagogiques et des collectivités, serait indispensable.
 
L’ensemble de la communauté éducative gagnerait à obtenir des avancées pour la direction, en particulier concernant une évolution du statut de l’école. En effet, améliorer les conditions d’exercice des directrices et directeurs permet d’améliorer les conditions de travail des autres collègues et de donner à l’équipe pédagogique les moyens d’atteindre notre objectif : la réussite de chaque élève.
Partager cet article
Repost0
20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 08:49

S'épuiser ou abandonner n'est pas un choix acceptable

 

Si leur fierté du travail accompli est quasi-unanime (96%) après une année à l’épreuve de la crise sanitaire, 75% des directrices et directeurs d’école s’épuisent dans cette fonction. A lui seul, ce résultat du sondage Ifop pour le SE-Unsa doit interpeler toute la communauté éducative. Si ce n’était pas assez édifiant, il suffirait alors de regarder les résultats constituant des indicateurs de confiance en l’avenir. 38% pensent que cette situation perdurera et 55% estiment qu’elle va se dégrader. Pas étonnant que plus d’un tiers des personnes débutant dans la fonction envisage de l’abandonner.
 
La mobilisation de tous est indispensable pour que ce dossier récurrent franchisse un cap décisif. C’est l’objectif de la semaine de la direction d’école lancée par le SE-Unsa du 22 au 26 mars. Durant cette semaine, une campagne de visibilité dans les écoles ainsi que sur les réseaux sociaux en déclinera les différentes facettes. Dans les départements, le SE-Unsa tiendra des conférences de presse avec des directrices et directeurs pour qu’ils témoignent de leurs défis quotidiens.
 
Après une première édition de la semaine de la direction en mars 2018 et le suicide de Christine Renon en 2019, de nombreux mois de travail et de concertations avec le ministère ont péniblement abouti à de premières avancées. Une amélioration du régime de décharges de certaines écoles et une revalorisation de l’indemnité de direction de 450 € bruts annuels ont été actées. Mais ces mesures sont insuffisantes. Toutes les directrices et tous les directeurs veulent des engagements concrets qui répondent aux besoins de chacune des écoles, et concernent tous les aspects de leur fonction, pour enfin mieux vivre leur métier.
 
Pour le SE-Unsa, les directrices et directeurs ne doivent pas avoir à choisir entre s’épuiser ou abandonner.
 
 
Paris, le 18 mars 2021,
 
Stéphane Crochet,
Secrétaire Général
Partager cet article
Repost0
16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 09:09
22-26 mars 2021

Semaine de la direction d'école par le SE-Unsa

 

Après une première édition en mars 2018, la deuxième édition de la « Semaine de la direction d’école » organisée par le SE-Unsa aura lieu du lundi 22 au vendredi 26 mars 2021. Elle a pour objectif de faire connaître les actions et mandats du SE-Unsa. Elle vise également à montrer que nous sommes tou·tes acteur·trices et tou·tes concerné·es par la direction et le fonctionnement de l’école.
 
 
Qu’est-ce que la Semaine de la direction d’école ?
 
La deuxième édition de la Semaine de la direction d’école se tiendra du lundi 22 au vendredi 26 mars 2021. Elle sera à nouveau l’occasion de mettre en lumière les missions des directrices et directeurs, rendues d’autant plus importantes et visibles avec la gestion de la crise sanitaire. Elle permettra également de rappeler les avancées obtenues par le SE-Unsa et de faire connaître nos propositions pour la direction et le fonctionnement de l’école.
 
Pendant cette semaine de la direction, le SE-Unsa présentera chaque jour ses actions et mandats sur un thème particulier :
  • lundi 22 mars : simplification des tâches
  • mardi 23 mars : conditions d’exercice et rémunération
  • mercredi 24 mars : augmentation des décharges
  • jeudi 25 mars : partenaires de l’école
  • vendredi 26 mars : structuration de l’école 
Le fonctionnement de l’école est l’affaire de tous, que l’on soit directrice, directeur ou non. 
 
Le SE-Unsa compte sur votre participation pour nous aider à obtenir les améliorations dont l’école a besoin !
 
 
Comment participer ?
 
Dès le lundi 22 mars, et pendant toute la semaine, vous pouvez utiliser un filtre Direction d’école : tous acteurs, tous concernés sur les réseaux sociaux.
 
Vous pouvez également participer à la réalisation d’un nuage de photos : 
 
  • prenez-vous en photo avec la pancarte La semaine de la direction d’école, j’y participe avec le SE-Unsa et/ou
  • prenez en photo votre liste de tâches à accomplir pendant cette semaine, 
> > puis envoyez vos photos à direction@se-unsa.org
 
 
Quel outils ?
 
  • l’affiche Place de la direction d’école
  • la pancarte La semaine de la direction d’école, j’y participe avec le SE-Unsa
> > Cliquez ici pour les télécharger

N’oubliez pas d’envoyer vos photos à direction@se-unsa.org !
Partager cet article
Repost0
12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 10:31

Où en est-on après le vote au Sénat de la proposition de loi ?

 

La proposition de loi Rilhac créant la fonction de directrice et de directeur d’école avait été adoptée par l’Assemblée nationale le 24 juin 2020. Elle a été examinée, modifiée et adoptée au Sénat le 10 mars 2021. À cette étape du cheminement législatif, le texte adopté par le Sénat, sans révolutionner le fonctionnement de l’école, peut être de nature à faciliter l’exercice de certaines missions. Toutefois, la proposition de loi a suscité de très fortes attentes chez les directrices et les directeurs ; certaines absences ou impécisions dans le texte ne permettent pas, à ce stade, de répondre à la hauteur de ces attentes. Le SE-Unsa fait le point du texte à cette étape.
 
Les principaux éléments satisfaisants 
 
  • une décharge complète d’APC pour les directeurs des écoles de 1 à 4 classes ;
  • quand la décharge n’est pas complète, la possibilité d’avoir des missions d’enseignement dans son école et ce sans responsabilité de classe ;
  • la création d’un ou plusieurs référents direction d’école dans chaque DSDEN ; ces référents sont des pairs qui sont là pour épauler et aider les directeurs ;
  • la possibilité de réaliser les élections des représentants des parents d’élèves par voie électronique dans toutes les écoles ;
  • le partage de la responsabilité du PPMS qui ne sera donc plus assumée uniquement par les directeurs d’école ;
  • l’apparition dans la loi de l’aide administrative et matérielle, qui jusqu’à présent n’était pas mentionnée dans un texte officiel ;
  • une offre de formation dédiée aux directeurs proposée tout au long de leur carrière ;
  • l’accès à une formation, pour les faisant fonction, trop souvent exclus jusqu’à présent ;
  • l’avancement accéléré des directeurs ;
  • l’apparition de la notion d’autorité fonctionnelle des directeurs d’école reconnaît un rôle de pilote d’équipe, sans dimension hiérarchique envers les enseignants. L’autorité hiérarchique, c’est-à-dire l’autorité qui a le pouvoir de nomination, sanction, évaluation, reste donc de la compétence des Dasen et IEN. L’autorité fonctionnelle, elle, existe déjà conformément au décret de 1989 sur les directeurs et concerne le fonctionnement de l’école : par exemple, le directeur arrête les services de surveillance, la répartition des élèves et des moyens d’enseignement, fixe les modalités d’utilisation des locaux scolaires, etc.
 
 
Les éléments négatifs ou non-précisés
 
  • Si le texte adopté par le Sénat ne mentionne pas explicitement la notion d’emploi fonctionnel, toutefois, de par son titre, la proposition de loi ne l’exclut pas en créant la fonction de directrice ou de directeur d’école qui disposerait d’un emploi. Il s’agit là d’un point qui devra être explicité.
    Le SE-Unsa n’est pas demandeur d’un emploi fonctionnel tel qu’il existe actuellement dans la fonction publique, notamment en raison des contraintes de mobilité obligatoire.
  • Les seuils de décharge ne sont pas précisés.
    Pour le SE-Unsa, si ces seuils n’ont pas à être inscrits dans la loi, l’absence de visibilité sur une augmentation des décharges n’est pas de nature à rassurer sur l’amélioration des conditions d’exercice.
  • Le rapport évaluant l’impact du développement des outils numériques sur la simplification des tâches administratives pour les directeurs a disparu par rapport à la proposition de loi issue de l’Assemblée nationale.
  • Le texte prévoit une formation certifiante pour prendre la direction d’une école avec une décharge complète d’enseignement.
    Pour le SE-Unsa, selon sa conception et sa mise en place, cette formation pourrait être de nature à restreindre l’accès à ces postes, et viendrait se rajouter à la liste d’aptitude. Elle créerait ainsi deux voies d’accès différenciées selon les types d’école. 
  • Pour les directeurs déchargés à temps plein, la possibilité d’être chargé de missions de formation ou de coordination vient alourdir la charge de travail.
    Pour le SE-Unsa, cela ne peut se faire que sur la base du volontariat.
  • Enfin, si la volonté de développer la formation est nécessaire, elle devra s’accompagner des moyens nécessaires pour la mettre en place de façon effective.
 
L’avis du SE-Unsa

Après le passage au Sénat, le processus législatif n’est pas terminé. Il faut désormais attendre le passage de cette proposition de loi en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.

Pour le SE-Unsa, le projet de loi créant la fonction de directrice et de directeur d’école doit être un engagement des élus de la Nation à améliorer la situation de la direction d’école. Il ne peut pas et ne doit pas être seulement un symbole. Le SE-Unsa continue de porter ses propositions d’amélioration pour la direction et le fonctionnement de l’école : les attentes légitimes d’évolution ne doivent pas être déçues.

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 09:09

Enfin des avancées concrètes !

 

Un nouveau groupe de travail s’est réuni le 7 décembre dans le cadre de l’agenda social sur la direction d’école. Il visait à conclure les discussions avant que le ministre ne donne ses arbitrages concernant l’enveloppe de 21 millions d’euros alloués aux directrices et directeurs et les 600 postes supplémentaires consacrés à l’amélioration du régime de décharge.

Le SE-Unsa met tout en œuvre pour que les scénarios qui seront choisis concernent un maximum de directrices et de directeurs d’école. Les arbitrages définitifs doivent être connus dans les prochains jours.
 
 
600 postes supplémentaires destinés aux décharges de direction
 
Le ministère a précisé qu’il s’agissait d’une première marche dans une démarche globale d’amélioration. Le SE-Unsa a rappelé que l’amélioration du régime de décharge doit concerner tous les directeurs. Néanmoins, cette dotation de 600 nouveaux postes consacrés aux décharges de direction en 2021 est une avancée qui en appelle d’autres. Pour le SE-Unsa, cela nécessite une inscription de montée en charge dans le cadre pluriannuel qui doit passer par une loi de programmation, indispensable pour donner vie à cet escalier. Nous souhaitons obtenir le plus rapidement possible la visibilité sur les étapes suivantes.
 
Le scénario qui serait pour l’instant retenu par le ministère devrait être le suivant :
  • Pour les 3 483 écoles à 1 classe : passage de 4 à 6 jours annuels (soit 1 jour de décharge toutes les 6 semaines)
  • Pour les 5 204 écoles à 2 classes : passage de 10 à 12 jours annuels (soit 1 jour de décharge toutes les 3 semaines)
  • Pour les 5 890 écoles à 3 classes : passage de 10 à 12 jours annuels (soit 1 jour de décharge toutes les 3 semaines)
  • Pour les 1 544 écoles à 9 classes élémentaires ou primaires : passage d’un tiers de décharge hebdomadaire à une demi-décharge (alignement sur les maternelles)
  • Pour les 734 écoles à 13 classes élémentaires ou primaires : passage d’une demi-décharge hebdomadaire à trois quarts de décharge (étape vers l’alignement sur les maternelles).
Dès les premiers groupes de travail avec le ministère, le SE-Unsa avait rappelé ses priorités pour la rentrée 2021 :
  • décharges effectives et régulières pour les écoles de 1 à 3 classes ;
  • alignement du régime de décharges des écoles élémentaires et primaires sur celui des écoles maternelles pour les structures de 9 classes et 13 classes ;
  • travail sur les écoles de 7 classes pour faire baisser le seuil de décharge à tiers-temps.
Ce scénario, actuellement proposé par le ministère, est celui qui permettrait de réunir le maximum de critères parmi ceux que le SE-Unsa a portés. Il concernerait 16 855 écoles.
 
Le SE-Unsa a demandé que ces nouvelles mesures soient accompagnées de consignes précises aux Dasen pour obtenir :

- la régularité des décharges des écoles de 1 à 3 classes ;

- le maintien de régimes de décharges plus avantageux dans les départements où ils existent.
 
 
Une enveloppe de 21 millions d’euros de revalorisation
 
4 scénarios ont été présentés lors de ce groupe de travail. Le scénario retenu n’est pas encore connu, mais c’est le scénario 1 qui sera proposé au ministre :
  • scénario 1 : 450 € pour tous
  • scénario 2 : 300 € pour les classes uniques, 390 € de 2 à 3 classes, 410 € à 4 classes, 485 € de 5 à 9 classes et 570 € à partir de 10 classes
  • scénario 3 : 413 € de 1 à 3 classes, 459 € de 4 à 9 classes, 505 € à partir de 10 classes
  • scénario 4 : 200 € de 1 à 3 classes, 575 € à partir de 4 classes.
Le SE-Unsa privilégie le scénario 1 et a redemandé qu’un montant unique de 450 € soit attribué à l’ensemble des directrices et directeurs d’école sous la forme d’une prime annuelle. Pour le SE-Unsa, il s’agit d’une première étape. La revalorisation des directeurs et directrices devra être inscrite dans le calendrier de prochaines négociations.
Le SE-Unsa a indiqué qu’il était pertinent de verser cette indemnité en une fois pour créer une réelle « prime de rentrée » reconnaissant la charge de travail induite par cette période de l’année scolaire.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, les directrices et directeurs n’ont que trop attendu : il est urgent de voir se concrétiser les annonces du ministre et de connaître les arbitrages définitifs.
 
Concernant cette revalorisation, il est important pour le SE-Unsa que soit reconnu l’investissement de l’ensemble des directrices et directeurs d’école par le versement d’une indemnité au montant unique pour toutes et tous.
 
Concernant l’amélioration du régime de décharges, la transcription des mesures annoncées devra faire l’objet d’une attention particulière lors des opérations locales de carte scolaire. Les améliorations de décharges des écoles de 1 à 3 classes seront des avancées concrètes si cela aboutit à des décharges régulières : toutes les 6 semaines pour les écoles à 1 classes, toutes les 3 semaines pour les écoles de 2 et 3 classes.
Le scénario d’amélioration de décharges 2021 est loin d’être suffisant. Le SE-Unsa a œuvré pour qu’il concerne à la fois un maximum de collègues et différents types d’écoles avec l’enveloppe impartie.
 
Le SE-Unsa continue à agir pour obtenir une loi de programmation qui permette de construire les prochaines étapes le plus rapidement possible.
Partager cet article
Repost0
25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 17:20

Décharges et revalorisation

 

Un nouveau groupe de travail a eu lieu le 24 novembre dans le cadre de l’agenda social sur la direction d’école. Il portait sur les décharges et la revalorisation pour faire suite aux annonces ministérielles du 16 novembre. Le SE-Unsa met tout en œuvre lors des négociations pour que l’amélioration du régime de décharge touche un maximum de directrices et de directeurs.
 
Les annonces du ministre
 
Le ministre a annoncé le 16 novembre :
  • 21 millions d’euros alloués à une revalorisation des directrices et directeurs ;
  • 900 postes sanctuarisés pour les décharges réglementaires des écoles de 1 à 3 classes, actuellement réglementaires mais pas toujours effectives ;
  • 600 postes supplémentaires consacrés à l’amélioration du régime de décharge.
 
Les propositions du SE-Unsa sur l’utilisation des 600 postes supplémentaires destinés aux décharges de direction
 
Le ministère n’ayant attribué qu’une enveloppe de 600 ETP supplémentaires pour la rentrée 2021, le SE-Unsa agit pour construire une progressivité avec cette nouvelle enveloppe de décharges de direction, même s’il ne peut évidemment s’agir que d’une étape qui en appelle d’autres.
 
Le SE-Unsa fait des propositions avec plusieurs objectifs :
  • Obtenir de la régularité et de la visibilité pour les directeurs des écoles de 1 à 3 classes. La gestion des décharges de direction des écoles de 1 à 3 classes est souvent difficile car elle ne s’inscrit pas dans un calendrier régulier : 4 jours dans l’année pour les écoles à 1 classe, 10 jours dans l’année pour les écoles de 2 et 3 classes. Le SE-Unsa propose ainsi de rendre ces décharges régulières, ce qui permet également de faciliter la gestion du calendrier de ces décharges avec :
    • 6 jours annuels de décharge pour les écoles à 1 classe. Cela correspond à 1 jour de décharge toutes les 6 semaines.
    • 12 jours annuels de décharge pour les écoles de 2 classes. Cela correspond à 1 jour de décharge toutes les 3 semaines.
    • 18 jours annuels de décharge pour les écoles de 3 classes. Cela correspond à 1 jour de décharge toutes les 2 semaines.
  • Améliorer la situation des écoles à 7 classes. Ces écoles accueillent 200 élèves en moyenne et autant de familles pour des directrices et directeurs qui ne sont déchargés qu’un jour dans la semaine. Il est important de leur octroyer davantage de temps et les aligner ainsi sur le régime de décharge des écoles 8 classes.
  • Aligner le régime de décharge des écoles élémentaires et primaires sur celui des écoles maternelles pour les structures de 9 classes et 13 classes. Les écoles de 9 et 13 classes n’ont pas la même décharge selon qu’il s’agisse d’écoles maternelles ou non. Pour le SE-Unsa, il est impératif d’aligner le temps de décharge des écoles élémentaires et primaires sur celui des maternelles.
 
Les revendications du SE-Unsa
 

Le SE-Unsa revendique dans son projet pour l’école l’amélioration du régime de décharge pour tous les directeurs.

Nombre
de classes
1 2 3 4 à 6 7 8 9 élé 9 mat 10 11 et 12 13 élé 13 mat 14 et plus TOTAL
Décharge
actuelle
4 j/an 10 j/an 0,25 0,33 0,50 1 12 010 postes
Proposition
du SE-Unsa
10 j/an 18 j/an 0,25 0,33 0,50
+ 0,50 MSUP*
0,75
+ 0,25 MSUP*
1 9 842 postes supplémentaires
(*) Le régime amélioré de décharge pourrait prévoir un groupe intermédiaire de 7 à 10 classes, entre la demi-décharge et la décharge totale, où les directeurs d’école, complètement déchargés de la responsabilité d’une classe, conservent une mission d’enseignement, sur le principe d’un maître supplémentaire dans l’école.
 
L’avis du SE-Unsa
 
Avec une enveloppe contrainte de seulement 600 ETP destinés à financer une hausse des décharges, les possibilités offertes sont insuffisantes au regard des besoins criants des directrices et directeurs.
Néanmoins elles permettent une amélioration du régime de décharge pour un nombre important de directrices et directeurs d’école.

Pour le SE-Unsa, les avancées arrachées tous les 5 ans environs et pour certains segments d’école seulement ne permet pas de franchir le cap dont l’école a besoin pour répondre aux attentes qui croissent beaucoup plus vite. Cette amélioration 2021 doit se poursuivre au travers d’une programmation pluriannuelle. Il est urgent de construire un plan global d’amélioration et de montée en charge visant à sortir les directeurs de la situation intenable dans laquelle ils se trouvent.

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 14:26

Quand l'urgence dépasse la nécessité

 

Le SE-Unsa, le Sgen-CFDT, le SNE, le GDID et le GTRID publient un communiqué de presse commun après les récentes annonces du ministre sur la direction d’école dans le cadre de la présentation des mesures de revalorisation pour 2021.

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 11:04

Les directeurs d'école en première ligne

 

En cette période de reconfinement, les écoles restent ouvertes. Pour le SE-Unsa, le fait de pouvoir continuer à accueillir les élèves en présentiel est une bonne nouvelle. Mais le contexte épidémique imposant le calendrier ainsi que la menace terroriste renforcée mettent sous pression les enseignants des écoles, au premier rang desquels se trouvent les directeurs et directrices d’école. 
 
Les enseignants et les directeurs étaient censés être en vacances. L’arrivée d’un nouveau protocole sanitaire à appliquer pour la semaine de reprise du 2 novembre est venue bousculer une rentrée déjà pleine d’interrogations avec les conditions de mise en place de l’hommage national à Samuel Paty. 
 
Les équipes des écoles, en lien avec les administrations locales et les collectivités, se préparaient en effet à mettre en place un accueil des élèves différé à 10h le lundi 2 novembre afin de libérer un peu de temps de préparation sur les aspects pédagogiques de l’hommage. Un message du ministre est venu le 30 octobre annuler cette rentrée décalée, annulant ainsi ce qui avait pu être préparé localement.
 
La préparation de cette reprise est un casse-tête pour tous, et la surcharge de travail concerne les équipes des écoles et leurs directeurs et directrices. Pour cette raison, il faut laisser du temps aux personnels pour la mise en œuvre du nouveau protocole sanitaire et des dernières consignes. L’ensemble de la semaine de reprise doit pouvoir être utilisée pour construire le fonctionnement adéquat des écoles.
 
Ce sont encore souvent les directeurs qui doivent en premier lieu gérer les incohérences des informations, leur transmission aux parents et à leurs collègues, les questions, le lien avec les collectivités… Les groupes de travail avec le ministère passent, les directrices et directeurs se surpassent, mais pour l’amélioration de leurs conditions de travail il faut encore que l’on repasse !
 
L’avis du SE-Unsa

L’actualité démontre une fois de plus le rôle clé des directrices et directeurs d’école dans le 1er degré. Parce que le sens du métier, le sens du devoir font de la réussite des élèves le cœur de leurs missions, ils mettent tout en œuvre, avec leurs équipes, pour permettre les meilleures conditions possibles de reprise, en allant souvent au-delà de ce qui pouvait être attendu d’eux. Pour le SE-Unsa, il est indispensable de reconnaître l’investissement sans faille des directrices et directeurs d’école. Le ministère doit se souvenir du rôle primordial qu’ils ont joué et devra agir pour leur permettre d’exercer leurs missions dans les meilleures conditions en faisant aboutir concrètement les travaux de l’agenda social. Les directrices et directeurs n’ont que trop attendu.

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 14:38

Préparez-le avec le SE-Unsa !

 

Malgré le contexte sanitaire, le SE-Unsa 92 organisera cette année encore une préparation à l'entretien de direction. Cette session ne se fera pas sur 5 mardis soirs comme d'habitude mais sur une journée de stage le jeudi 3 décembre 2020.
Nous vous conseillons de vous inscrire dès maintenant à notre formation car les délais sont contraints (vous devez envoyer votre demande d'absence à votre IEN au plus tard le 3 novembre).
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 09:04

Le SE-Unsa 92 écrit à la Directrice Académique

 

Depuis le printemps, les conditions de travail les directrices et directeurs d'école ne cessent de se dégrader. La gestion de la crise sanitaire est venue s'ajouter à une charge de travail déjà très importante. 

Depuis la rentrée de septembre, certaines demandes institutionnelles sont venues alourdir les tâches des directrices et directeurs : sondages hebdomadaires sur l'absentéisme et les stocks de masque, enquête sur l'impact de la crise sanitaire (via le portail des évaluations CP/CE1), organisation du stage de réussite d'automne et, dernière demande en date, participation à une visioconférence sur la coéducation et la laïcité (pour animer un conseil des maîtres sur le sujet).

Où est l'allègement des tâches des directrices et directeurs ?

 

Nationalement, le SE-Unsa a lancé des actions de mobilisation et de protection que nous relayons localement dans un courrier à la Directrice Académique (en pièce jointe) :

 

- signature de la pétition "Direction : on met la pression !"

 

- réactivation de la consigne "Je ferai quand le pourrai". Le SE-Unsa 92 appelle les directrices et directeurs à prioriser les tâches à destination des élèves et des enseignants, celles en lien avec la sécurité et à répondre aux demandes institutionnelles par "Je ferai quand je pourrai" en utilisant le visuel en pièce jointe. Cette consigne peut par exemple être utilisée dans le cadre de la visioconférence sur la coéducation et la laïcité

 

- envoi de fiches du Registre Santé et Sécurité au Travail au CHS-CTD pour contraindre l'institution à prendre en compte la réalité des risques psycho-sociaux auxquels ils sont confrontés

 

- dépôt d'un préavis de grève couvrant toute la fin de l'année scolaire, afin de pouvoir envisager une journée d'action

 

Le SE-Unsa se mobilise aux côtés des directrices et directeurs pour que le gouvernement se décide enfin à avancer concrètement pour la direction et le fonctionnement de l'école et pour que cessent les injonctions administratives qui alourdissent leur charge de travail.

 

Direction d'école
Partager cet article
Repost0