Le SE-Unsa met en garde le ministère
La situation des directeurs est explosive. Malgré la relance de l’agenda social pour les prochains mois, les personnels ne croient plus à des avancées significatives pourtant indispensables. Pour que les réponses apportées soient à la hauteur des besoins, le ministère doit assumer des mesures très coûteuses. Le SE-Unsa se mobilise aux côtés des directrices et directeurs, au travers de son alerte sociale et de l’action « Direction : on met la pression ! » pour que le gouvernement consente enfin à donner les moyens qui s’imposent.
- L’accroissement du temps de décharge pour tous.
- La réduction de la lourdeur des tâches administratives qui nécessite la mise à disposition d’une aide administrative formée et pérenne.
- d’obtenir une décharge totale de la responsabilité d’une classe attitrée : elle doit être remplacée par un temps d’enseignement dans le cadre du projet d’école, sur le principe d’un maître surnuméraire, pour les directeurs qui ne sont pas complètement déchargés ;
- dans les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) ou les écoles avec des configurations d’accueil des élèves particulières, que des moyens en décharge supplémentaires soient octroyés pour expérimenter des organisations qui reconnaissent les difficultés liées à la direction de ces écoles ;
- que soit clarifié le périmètre décisionnel du directeur ;
- qu’une formation régulière et adaptée à leurs besoins soit mise en place ainsi que des réunions entre directrices et directeurs, sur leur temps de travail et en dehors de leur temps de décharge (lorsqu’ils ne sont pas déchargés à plein temps) ;
- d’avoir une rémunération à la hauteur des missions exercées par les directeurs.
- Réexamen des critères de décharges
Même s’il est pertinent de ne pas se limiter aux seuls critères de la taille de l’école, introduire de nouveaux critères ne suffit pas pour impacter réellement la vie quotidienne de tous les directeurs et directrices d’école. Se pose également la question des moyens pour mettre en œuvre ces décharges supplémentaires, puisque la circulaire précise que les décharges attribuées selon les règles actuelles resteront stables ou augmenteront.
- L’aide administrative
Les pistes annoncées ne sont pas satisfaisantes : elles ignorent la nécessité d’une aide administrative formée et pérenne. Le ministère est déconnecté de la réalité quotidienne des directeurs et directrices. Ce sera une nouvelle fois aux directeurs de trouver du temps pour assurer la formation de personnels censés les aider, qui de surcroît, ne seront là que pour quelques mois. Alors que les directeurs manquent cruellement de temps, c’est une nouvelle mission qui vient s’ajouter à une liste déjà très longue ; peut-on appeler ça une aide ?