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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Mardi 22 juin 2021 : GT. Ajustements de carte scolaire

Jeudi 24 juin 2021 : CTSD. Formation continue

Jeudi 1er juillet 2021 : CAPD. Recours suite aux refus de temps partiel sur autorisation

 

 

 

 

Téléchargements

10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 08:25

Un espace à investir pour obtenir des avancées

 

Alors que l’agenda social sur la direction d’école est au point mort depuis plusieurs mois, une proposition de loi « créant la fonction de directeur d’école » a été déposée à l’Assemblée nationale. Elle y sera examinée à partir du 22 juin. Pour le SE-Unsa, cette proposition de loi peut permettre d’enfin avancer si des modifications importantes sont apportées au texte initial.
Le SE-Unsa est mobilisé pour faire modifier ce projet.
 
L’agenda social sur la direction d’école, relancé en novembre dernier, n’a pas dépassé le stade de la réouverture.
 
Alors que les directrices et directeurs ont encore montré leur rôle essentiel pendant la crise sanitaire mais aussi que tout repose sur un engagement qui dépasse les limites de l’humainement supportable, un processus législatif vient de s’ouvrir sur ce sujet. Une proposition de loi « créant la fonction de directeur d’école », déposée le 12 mai 2020 et dont la rapporteure est Cécile Rilhac, sera examinée le 17 juin par la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation. Elle sera ensuite examinée en séance publique de l’Assemblée nationale le 22 juin. Le Sénat de son côté vient également de produire un rapport sur la direction d’école.
 
Le SE-Unsa regrette que le dossier de la direction d’école se traite au parlement plutôt que dans le cadre d’un dialogue social avec le ministère qui n’a jamais réussi à dire quelle est la réalité de sa détermination à agir. Pour le SE-Unsa, il faut se saisir de l’opportunité d’avancer et faire entendre les demandes urgentes des directrices et directeurs d’école pour pouvoir assumer une mission à laquelle ils tiennent mais qui les amène trop souvent au-delà des limites du supportable. La proposition de loi, dans sa première version, comporte des perspectives d’améliorations très attendues et plusieurs points essentiels à faire évoluer.
 
De réelles perspectives d’amélioration 
  • hausse conséquente des décharges à partir de 8 classes (à temps plein à partir de 10) avec exonération des APC, ce qui constitue une réponse à la surcharge de travail ;
  • prise en compte des dispositifs spécifiques comme les Ulis et les UPE2A dans le calcul de la décharge avec possibilité d’octroyer un temps de décharge à un adjoint (sur la base du volontariat) pour la gestion de ces dispositifs ;
  • création d’un référent départemental direction d’école ;
  • reconnaissance en matière de rémunérations et d’avancement de carrière ;
  • formation spécifique et évaluation de la fonction reconnaissant une mission pleine et entière ;
  • capacité à faire appliquer pleinement des décisions prises par le conseil d’école. Cela nécessite de revoir les compétences décisionnelles du conseil d’école, qui actuellement ne vote que le règlement intérieur.
  • possibilité de cumuler, sur la base du volontariat, la mission de direction avec la responsabilité de l’organisation du temps périscolaire. Cette proposition a du sens sur le plan éducatif car elle permet d’avoir une vision globale sur l’organisation des différents temps de l’enfant. Elle risque cependant de se heurter au principe de réalité et au manque de temps des directeurs.
Des manques à combler et des dispositions à revoir
  • absence de mesures pour les décharges des directeurs de 1 à 4 classes et manque de précisions pour celles des directeurs de 5 à 7 classes ;
  • possibilité d’un soutien par des emplois de secrétariat relevant d’une volonté locale alors que tous les directeurs en ont besoin ;
  • absence de stabilité sur le financement de ces mesures car il ne serait pas assuré grâce au budget de l’Éducation nationale, mais par une taxe supplémentaire sur le tabac, par définition non pérenne ;
  • suppression pure et simple des élections des représentants des parents d’élèves en cas de liste unique illustrant une bien étrange conception de la démocratie. Pour alléger la tâche des directeurs, ces élections pourraient être organisées par le biais d’un vote électronique.
Focus sur la fausse-bonne idée de l’emploi fonctionnel 
 
La proposition de loi veut créer une nouvelle fonction de directeur tout en contournant l’écueil du statut et en évacuant la dimension hiérarchique, ce qui est positif. Toutefois, l’emploi fonctionnel n’est pas la bonne formule. Ce type d’emplois existe déjà dans la Fonction publique pour des postes à haute responsabilité.
Les nominations sur ces emplois sont faites à la discrétion de l’autorité hiérarchique (IA-Dasen) avec obligation de mobilité après une durée déterminée, renouvelable une fois. Par ailleurs, ces emplois sont révocables sur décision unilatérale de cette autorité. Cet élément n’est pas envisageable, tant du point des personnels que du point de vue de la stabilité des équipes, qui est un facteur d’amélioration du climat scolaire.
 
Un processus législatif s’ouvre désormais pour cette proposition de loi.
Le SE-Unsa est déterminé pour avancer sur le dossier de la direction d’école et obtenir les évolutions nécessaires du texte et des améliorations concrètes très attendues par les directrices et directeurs. 
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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 18:01

Une proposition de loi qui a du sens mais non aboutie

 

Alors que le travail sur la direction d’école inscrit à l’agenda social depuis le printemps 2018 n’a toujours pas progressé, le groupe LREM à l’Assemblée nationale a déposé une proposition de loi sur la direction d’école. Si elle peut permettre d’avancer vers la reconnaissance d’une mission pleine et entière et de donner les moyens aux directeurs de pouvoir assurer leur mission, cette proposition de Loi comporte des éléments qui mériteraient d’être mieux définis. 
 
Cette proposition de loi pourrait répondre aux attentes fortes des directeurs et directrices d’école, tout en ne franchissant pas des lignes rouges, notamment celle d’une fonction hiérarchique comme l’avait un temps envisagé une mission Flash en 2018 ou le projet d’Établissement public local d’enseignement des savoirs fondamentaux (EPLESF) qui avait soulevé la colère des enseignants au printemps 2019. La proposition de loi permet de donner des perspectives aux directrices et directeurs notamment sur :
  • davantage de temps pour assurer leur mission avec une décharge totale de classe à partir de 8 classes même s’ils·elles pourraient alors conserver des missions d’enseignement, d’accompagnement, de formation ou de coordination ;
  • la possibilité d’être soutenu·es par des emplois de secrétariat mis à disposition par une convention avec la collectivité et un référent départemental direction d’école dans chaque DSDEN ;
  • une volonté de simplification des tâches ;
  • une reconnaissance sur les plans de la rémunération et de l’avancement de carrière ;
  • les moyens de pouvoir prendre et appliquer pleinement des décisions du conseil d’école. 
Néanmoins certaines propositions doivent être précisées ou modifiées : 
  • Les caractéristiques d’un « emploi fonctionnel » qui existe déjà dans la Fonction publique et donc à l’Éducation nationale, si elles devaient être transposées à la fonction de direction d’école, pourraient se concrétiser par des nominations à la discrétion du Dasen et une obligation de mobilité. 
  • Le financement du coût de ces mesures serait assuré par une taxe supplémentaire sur le tabac, par définition non pérenne.
  • La notion de « délégation de l’autorité académique » au directeur, s’il est précisé qu’elle concerne le « bon fonctionnement de l’école », doit être définie. 
 
D’autre part, cette loi envisage des évolutions pour lesquelles l’exposé des motifs est souvent plus prometteur que les articles eux-mêmes. Des dispositions présentées dans l’exposé des motifs ne relèvent en effet pas de la loi mais de textes règlementaires ultérieurs : c’est le cas des décharges ou de la rémunération. Pour devenir réalité, ces mesures nécessitent un engagement à les réaliser de la part du ministère de l’Éducation nationale.
 
En revanche, cette proposition de loi écarte la question de la structuration et du fonctionnement de l’école. Pour le SE-Unsa, c’est pourtant un des leviers pour la réussite des élèves et la sérénité des équipes pédagogiques.
 
Il s’agit donc maintenant de voir quel sera l’avenir de cette proposition de loi, le cheminement d’une proposition de loi étant long et semé d’embûches, avec des modifications tout au long du processus d’examen jusqu’à sa validation par le conseil constitutionnel. 
 
Les attentes des directrices et directeurs d’école comme les besoins de l’école sont immenses, cette proposition de Loi ne devra pas aboutir à la déception, ou pire, à de mauvaises surprises. Si les rédacteurs ont auditionné de nombreux acteurs dont les organisations syndicales, ils ne peuvent pas pour autant se prévaloir de leur caution. Le SE-Unsa qui porte le sujet de la direction et du fonctionnement de l’école depuis de très nombreuses années, et retrouve plusieurs de ses propositions, demande maintenant à pouvoir discuter du projet dans sa globalité.
 
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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 16:23

Restitution du questionnaire adressé en novembre par le ministère

 

La restitution du questionnaire adressé aux directrices et directeurs d'école en novembre a été présentée ce mardi 7 janvier aux organisations syndicales. Plus de 29 000 contributions ont été recueillies.

Pour le SE-Unsa, s'il n'y a pas de véritable surprise dans les résultats, ce questionnaire engage le ministère pour la suite.

 

 

Analyse des résultats du questionnaire

 

Partie 1 : ressenti concernant le métier de directeur d’école et la gestion du temps

La fonction de directeur est vécue comme satisfaisante, mais avec des aspects difficiles, tels que l’administratif ou la sécurité. La surcharge de travail, le manque de temps et le caractère chronophage de la direction sont bien identifiés, et le télescopage entre la fonction de directeur et celle d’enseignant est particulièrement souligné.

Le suivi collectif des élèves (83%) et le pilotage / suivi pédagogique (74%) sont considérés comme les deux domaines constituant le cœur de métier. Ce sont également les deux domaines estimés les plus satisfaisants, à respectivement 65 % et 66 %.

Les deux domaines considérés comme les plus pénibles sont la sécurité, dans et aux abords de l’école (66%) et le fonctionnement administratif (inscriptions, mise à jour de ONDE, organisation des services) (62%). Malheureusement ce domaine fait partie des deux domaines auxquels les directeurs consacrent le plus de temps dans la semaine (75%).

Enfin le suivi de situations individuelles et les relations avec les parents d’élèves sont à la fois les plus satisfaisants mais aussi les plus pénibles et considérés comme nécessitant le plus de soutien.

 

Partie 2 : besoins exprimés

Le besoin d’appui et de soutien sur des tâches secondaires et de formation apparaît régulièrement.

Parmi les pistes concrètes d’amélioration proposées, on retrouve de grands domaines :

  • les besoins de ressources humaines

  • le temps de travail du directeur

  • le besoin d’une aide et d’un soutien pour la gestion quotidienne

  • la simplification des tâches attribuées aux directeurs

  • l’amélioration du système informatique et d’informations

 

Partie 3 : écoute, respect et considération dont bénéficie le directeur d’école

L’autorité du directeur est reconnue par tous (80%), mais en cas de besoin il n’est aidé par ses collègues que dans 55 % des cas.

 

Partie 4 : souhaits en matière d’autonomie

Les directeurs souhaiteraient être décisionnaires de l’utilisation des 108h (87%), de bénéficier de réunions régulières d’échange / de mutualisation d’expérience avec d’autres directeurs (83%), et d’être davantage associés au pilotage pédagogique et aux actions de la circonscription (68%).

Concernant le fait d’être associés à l’évaluation des professeurs des écoles, ils sont 56 % à le souhaiter uniquement pour ce qui concerne leur coopération et leur contribution à l’action de la communauté éducative, et 25 % à le souhaiter dans tous les domaines, dont la classe.

 

 

L’avis du SE-Unsa

 

Si les difficultés concernant la direction d’école et son fonctionnement sont connues depuis de nombreuses années, ce questionnaire permet pour la première fois aux directrices et directeurs de s’exprimer à la demande du ministère, sur l’exercice de leur fonction. Le caractère institutionnel du questionnaire et le nombre de réponses engagent le ministère pour la suite.

Plusieurs réunions sont prévues dans le cadre de l’agenda social. Le SE-Unsa y portera ses propositions pour la direction et le fonctionnement de l’école. Pour le SE-Unsa, le travail engagé doit déboucher sur des mesures concrètes le plus tôt possible.

 

 

Les résultats du questionnaire sont consultables ici.

La synthèse du ministère se trouve sur cette page.

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 15:25

Demandez le programme !

 

Comme tous les ans, le SE-Unsa 92 propose une formation aux collègues qui sollicitent leur inscription sur la liste d'aptitude à la direction d'école. Composée de 5 modules de 2 heures, elle permet de préparer au mieux le rendez-vous avec l'IEN et l'entretien de direction qui aura lieu début janvier. Les réunions auront lieu en soirée à Boulogne en novembre/décembre : demandez le programme !   

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4 octobre 2019 5 04 /10 /octobre /2019 13:18

Les annonces du ministre doivent être renforcées de mesures d'urgence

 

Le ministre a ouvert le Comité technique ministériel du 3 octobre. Après une expression solennelle et l’observation d’une minute de silence à la mémoire de Christine Renon, Jean-Michel Blanquer a fait des annonces. Pour le SE-Unsa, ces annonces ouvrent des perspectives absolument nécessaires qui doivent être accompagnées de mesures d’urgence.

Comme il l’a expliqué ensuite dans une vidéo adressée aux directrices et directeurs d’école, le ministre a annoncé la création d’un comité consultatif national sur la direction d’école dans le cadre de la réouverture de l’agenda social. Il a également prévu un questionnaire à destination des directeurs d’école et la création d’un groupe permanent de consultation des directeurs à l’échelle départementale. De plus, il a accédé à notre demande intersyndicale d’un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ministériel sur la prévention des actes suicidaires.

Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, a jugé ces annonces positives mais a demandé directement au ministre qu’elles s’accompagnent de mesures d’urgence. Il faut immédiatement décider du report de tâches administratives non essentielles, de l’octroi de journées de décharge supplémentaires avant les vacances d’octobre ainsi que de réunions de directeurs sur le temps de classe, dès le mois de novembre, pour leur permettre de sortir de leur isolement.

Pour le SE-Unsa, ce nouveau comité consultatif national doit se réunir au plus vite. Des mesures doivent être prises concernant notamment les décharges et le soutien pour le traitement des tâches administratives. Depuis de nombreuses années, le SE-Unsa alerte sur l’urgence de la direction d’école et travaille des propositions. Début avril 2019, lors de la première et unique réunion de l’agenda social « Directeurs d’école », le SE-Unsa a remis l’ensemble de ses propositions pour la direction et le fonctionnement de l’école. Comme en témoignent les mobilisations et recueillements partout en France le 3 octobre et les plus de 100 000 signatures de la pétition « plus jamais ça ! » recueillies en 48h, il faut à présent avancer rapidement et concrètement.

Au-delà de la direction d’école, le SE-Unsa a rappelé que la carence en médecine de prévention et le problème global des conditions de travail dans le ministère de l’Éducation nationale doivent être traités. Qu’il s’agisse des enseignants ou d’autres catégories de personnels, le rythme des injonctions, cohérentes ou non, parfois paradoxales, conduit à la perte de sens de nos métiers.

Face à l’urgence, l’institution ne peut pas rater ce rendez-vous avec ses personnels.

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 09:01

Un amendement à contre-sens

 

La commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale vient d’adopter un amendement au Projet de Loi pour l’École de la Confiance créant des « établissements publics des savoirs fondamentaux » pour regrouper des classes primaires et le collège.
 
Le SE-Unsa est opposé à cet amendement. Malgré une présentation portant une entrée pédagogique, l’amendement n’a qu’une vision administrative, qui plus est partielle, méconnaissant les réalités des écoles, collèges, et des communautés éducatives.

 
Des acteurs oubliés
 
Tout d’abord, l’amendement ne prévoit en aucune façon de recueillir l’accord des communautés éducatives et de l’institution éducation nationale mais seulement une décision du préfet sur proposition des collectivités pour créer un « établissement public des savoirs fondamentaux ». Il n’est pas envisagé de soumettre le projet à l’avis des conseils d’école et d’administration, pas plus que celui des instances de dialogue départemental que sont le CTSD et le CDEN. Même l’avis du Directeur académique des services de l’Éducation nationale n’y figure pas.

 
La vie des écoles et des collèges oubliée aussi
 
Par ailleurs, l’amendement néglige des pans entiers de la vie des écoles et des collèges. Les compétences sur le périscolaire et les agents municipaux ne sont pas dans le paysage.  Seules les charges avant tout liées aux bâtiments, à l’équipement et au fonctionnement feraient l’objet d’une convention. Quid de l’organisation du périscolaire ? Quid des agents, en particuliers des Atsem pour l’école maternelle ?

 
Dans quel(s) lieu(x) ?
 
La question du lieu n’est pas abordée. Il s’agirait de « regrouper les classes d’un collège et d’une ou plusieurs écoles situées dans le bassin de vie ». Mais il n’est pas indiqué si ce regroupement est seulement administratif ou physique. On ne sait même pas s’il regroupe toutes les classes du collège et des écoles concernées.

 
Et les personnels ?
 
On ne sait pas non plus si les directeurs disparaissent lorsque plusieurs écoles sont concernées. En tout cas le texte n’en dit rien. S’il disparaissait, qui serait l’interlocuteur de proximité pour un établissement multi-sites ?
La seule disposition prévue est de placer un directeur dans une fonction de « directeur adjoint »  au chef d’établissement.  Quelle plus-value pour ce directeur devenu, « directeur adjoint » si ce n’est l’assurance de multiplier les réunions -ce qui vaut aussi pour les enseignants- avec la seule promesse de pouvoir « se répartir les tâches administratives avec l’équipe administrative du collège » ? Cette perspective, non traduite dans la loi, laisse croire d’ailleurs qu’il y aurait toute une équipe disponible dans les collèges.
 
 
Pour le SE-Unsa, l’objectif de cet amendement pourrait être de renforcer par un cadre juridique des dispositifs d’école du soclemenées par certaines équipes ; en l’état, il contient tous les ingrédients pour briser ces dynamiques enclenchées aujourd’hui dans les territoires.  Si l’objectif est la généralisation à l’ensemble du système éducatif, pour le SE-Unsa, cela ne répond pas à la problématique de la direction et du fonctionnement de l’école. Ce n’est d’ailleurs pas la réponse attendue par les personnels non plus.
Cet amendement, désormais intégré au projet de la loi qui doit être votée à l'Assemblée nationale le 11 février, se donne toutes les chances de rater encore une fois le rendez-vous du progrès pour les élèves et les personnels.

 
 
* Dans plusieurs départements, des regroupements entre des classes du primaire et le collège sont effectifs. Ces dispositifs sont basés sur des objectifs partagés par tous les partenaires : équipes, collectivités, administration Éducation nationale.
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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 10:03

Participez à la formation du SE-Unsa 92 !

 

Comme tous les ans, le SE-Unsa 92 propose une préparation à l'entretien de direction, en novembre/décembre, à Boulogne. Cette formation se déroule sur 5 séances de 2 heures, le mardi soir. La 1ère séance aura lieu le mardi 20 novembre.

Si vous êtes intéressé·e pour y participer, inscrivez-vous en cliquant ici. Nous vous enverrons le planning des séances en retour.

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 13:15

Le SE-Unsa a été reçu

 

Suite à son courrier, le SE-Unsa a été reçu au ministère le mardi 19 décembre. Lors de cette audience, le SE-Unsa a demandé l’ouverture du dossier de la direction et du fonctionnement de l’école.


Depuis la rentrée, la baisse des contrats aidés a accru la tension dans les écoles. Si les difficultés rencontrées sont les plus visibles là où l’aide administrative a été supprimée au cours du 1er trimestre, les difficultés de fonctionnement ressenties par de nombreux directeurs sur l’ensemble du territoire sont réelles et ne peuvent pas être ignorées.
La complexification des missions est en effet une réalité, parfois renforcée par une tendance à l’automatisation de certaines tâches qui, sous couvert d’une simplification avec de nouveaux logiciels, peut se révéler chronophage.
 
Elle est aussi accrue par une incapacité de l’école à décider faute de statut. Pour le SE-Unsa, la question du statut de l’école ne peut plus attendre. L’école doit trouver un nouveau cadre juridique et administratif qui lui permette notamment de prendre des décisions qui sont, aujourd’hui, prises ailleurs. Ce nouveau cadre doit aussi lui permettre de fonctionner avec le personnel nécessaire à la réalisation des tâches et missions qui lui incombent, au premier rang desquelles celles liées au secrétariat administratif.
Cette évolution doit pouvoir se faire dans le cadre d’expérimentations encadrées là où l’ensemble des partenaires sont volontaires.
 
Pour le SE-Unsa, il faut avancer résolument et concrètement. Le ministère doit prendre la mesure de la dégradation des conditions d’exercice des directeurs et des difficultés de fonctionnement de l’école et enfin ouvrir ce dossier. Si l’écoute a été attentive, le ministère n’a pas répondu formellement. Dans l'attente de sa réponse officielle, le SE-Unsa continue d’appeler les directrices et directeurs à prioriser les tâches à destination des élèves et des enseignants.
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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 14:06

Demandez le programme !

 

Comme tous les ans le SE-Unsa 92 vous propose sa préparation à l’entretien de direction. Elle se déroule à Boulogne-Billancourt, en 5 séances de 2 heures. La première séance aura lieu le mardi 21 novembre à 17h30.

Demandez le programme en cliquant ici

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:44

Des engagements pour améliorer l'exercice du métier

 

La ministre a rendu publics « 16 engagements pour faciliter l’exercice du métier de directeur d’école » (cf PJ). Le ministère reprend ainsi à son compte la charte de confiance résultant d’une initiative du SE-Unsa et du collectif* qui travaille sur cette question depuis plusieurs mois. Si ce document évoque des éléments facilitateurs, il aurait pu aller plus loin dans les engagements dans un contexte où les directeurs sont de plus en plus sollicités.
 
Le document comporte ainsi des engagements dont la réalisation contribuerait à améliorer les conditions de travail des directeurs :
- bénéficier des équipements adaptés pour fonctionner
- disposer d’une planification annuelle des réunions
- avoir des délais de réponse raisonnables pour les enquêtes
- éviter de recevoir plusieurs fois la même information
- avoir effectivement la formation règlementaire prévue
- disposer d’outils numériques facilitant la gestion administrative
 
Pour le SE-Unsa, certains engagements auraient mérité d’aller plus loin. Une limitation des sollicitations des directeurs en dehors des heures de service, avoir une formation et le temps  nécessaire pour l’appropriation des nouveaux outils ou supprimer des tâches concrètes devenues chronophages en sont des exemples non-exhaustifs.
 
Ces engagements doivent maintenant trouver des déclinaisons concrètes localement. Pour le SE-Unsa, ils doivent servir d’appui pour faire évoluer des pratiques marquées encore trop souvent par une absence de confiance de la part de l’administration.
 
Au-delà, pour le SE-Unsa, cette question récurrente de la direction d’école ne pourra se traiter sur le fond et la durée qu’en abordant enfin l’indispensable réflexion sur la structuration actuelle de l’école et son statut.
 
(*) Ce collectif comprend le SE-Unsa, le SIEN-Unsa, le Sgen CFDT et le GDID
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