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Jeudi 8 octobre : CTSD. Bilan de la ressource enseignante 1er degré à la rentrée 2020

 

 

 

 

27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 09:00

On prend du retard ...

 

 

Une première rencontre entre le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et les organisations syndicales a eu lieu le 14 novembre. Dans un document sont recensés les principes de la réforme, le statut des futures écoles supérieures du professorat et de l’éducation ainsi que le cadre national de la formation et la période transitoire.

Pour le SE-Unsa, les principes posés ne prêtent pas à débat. Enseigner : un métier qui s’apprend, une formation professionnelle intégrée de niveau master, incluant un recrutement par concours, une double tutelle des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche sont autant de principes incontournables.

Tout va maintenant se jouer dans la déclinaison pratique de ces principes. Pour le SE-Unsa, il est urgent de rentrer dans le vif du sujet. Il faut rapidement jouer sur plusieurs tableaux. En premier lieu, il convient de construire le cahier des charges national de la formation. Il permettra d’élaborer ensuite les contenus des concours qui eux-mêmes guideront les contenus des masters et pas seulement du M2. En effet, le danger de l’ESPE pourrait être de ne se préoccuper que du M2, laissant à l’université le soin de définir celui du M1. Cela irait à l’encontre d’une formation intégrée telle que nous la portons. Dans la même logique, l’ESPE devra aussi se préoccuper des modules de préprofessionnalisation et des pré recrutements que nous revendiquons dès la licence.

Autre éléments fondamental que le ministère devra anticiper : la couverture géographique des Ecoles supérieures. Une concentration des  étudiants sur un seul lieu conduira à la même concentration des formateurs de terrain sur quelques départements. Quid alors de la primordiale diversité des terrains de stage ? Quel impact sur les postes mis au mouvement ?

Le SE-Unsa plaide par ailleurs pour la création d’une certification de formateur dans le second degré avec décharge de service et indemnité. L’afflux de stagiaires doit pouvoir s’appuyer sur un réseau de formateurs qualifiés.

Comme on le voit, le dossier comprend de multiples aspects. Or, le calendrier est contraint si l’on ne veut pas continuer à mettre face à des élèves des enseignants sans formation. Elaborer des contenus de concours, de formation, les statuts d’un nouvel établissement ne se fait pas d’un claquement de doigts. Le SE-Unsa exige donc du ministère qu’il fasse  très rapidement des propositions de contenus et d’organisation. Le temps presse.

 

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