20 octobre 2011
4
20
/10
/octobre
/2011
10:44
Luc Chatel fait machine arrière
Luc Chatel fait machine arrière sur son projet d’évaluation et de tri des élèves en maternelle. Dans une interview au journal Le Monde, il annonce :
- ce dispositif « n’est pas une évaluation »,
- « nous voulons proposer des outils de repérage qui ne seront pas des tests et qui ne classeront pas les enfants»,
- « ce dispositif est facultatif et restera dans les classes »,
- « il n’y aura pas de remontée nationale sur le niveau de chaque établissement ».
Le ministre range donc ce dispositif dans la catégorie des outils à disposition des enseignants. Ce recul est à mettre à l’actif de la mobilisation initiée par le SE-Unsa, largement relayée par l’opinion publique et les familles choquées, à juste titre, par ce protocole d’évaluation. L’appel initié par le SE-Unsa aura recueilli en quelques jours plus de 15.000 signatures.
Pour le SE-Unsa, l’école maternelle doit rester le temps des situations d’apprentissages adaptées à chacun, pour une scolarité réussie. Le travail fondamental de prévention ne doit pas être confondu avec des démarches prématurées de dépistage généralisées. Pour porter ses fruits, il doit être étayé par l’action de personnels aux compétences spécifiques : psychologues scolaires et enseignants des RASED, personnels médico-sociaux…, là où ils existent encore. Il ne sert à rien d’afficher l’ambition de lutter contre la difficulté scolaire dès la maternelle si l’on continue à priver chaque année davantage l’École de ses moyens et de ses expertises. C’est pourtant ce que prévoit, comme les années précédentes, le budget 2012.
Christian CHEVALIER, Secrétaire Général
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
-
dans
Maternelle
12 octobre 2011
3
12
/10
/octobre
/2011
15:57
5 ans ... et déjà triés !
Pas encore 6 ans, mais déjà marqués comme « à Risque », voire « à Haut Risque» ! C’est ce qui guette les enfants de cinq ans qui n’obtiendront pas « le score » fixé par le dispositif national d’évaluation en maternelle que l’Education nationale s’apprête à imposer dans toutes les écoles.
En novembre, les élèves de grande section seront testés par leur enseignant via un protocole relevant d’ordinaire des médecins scolaires. Des informations confidentielles deviendront ainsi des éléments du dossier scolaire.
Ensuite, on annoncera aux parents que leur enfant appartient à une catégorie « à risque » ou à « haut risque » et qu’il devra suivre une succession de séances d’entraînement pré-formatées. Pas de réponse individualisée, pas de recours aux aides spécialisées, le protocole unique du ministère est sensé tout résoudre !
Enfin, en mai et juin, plusieurs épreuves collectives et individuelles d’évaluation seront conduites pour mesurer les performances de chaque élève à travers une kyrielle d’exercices imposés dans un cadre inhabituel et stressant.
Ainsi, des enfants de cinq ou six ans seront déclarés en échec alors qu’à cet âge, quelques mois de plus ou de moins engendrent des différences de maturité importantes. Les enseignant(e)s de maternelle savent très bien identifier, dans le cadre habituel des activités en classe, les enfants qui ont besoin d’accompagnement particulier. C’est leur métier. Ils n’ont nul besoin d’un dispositif inadapté et pernicieux.
Le SE-Unsa refuse cet étiquetage des enfants. Il dénonce la confusion entre compétences scolaires et comportements qu’induisent certains items du protocole d’évaluation. Il s’oppose à l’amalgame entre le médical et le pédagogique. Il récuse une vision caricaturale des premiers apprentissages.
Le SE-Unsa dit non à la transformation des enseignants en exécutants. Il les appelle à refuser de mettre en œuvre une évaluation qui instaure la pression scolaire avant même l’entrée à l’école élémentaire. Il invite à le rejoindre toutes celles et tous ceux qui veulent que l’école maternelle reste un lieu épanouissant où chaque enfant peut vivre une première scolarité réussie, en signant l’appel qu’il lance aujourd’hui « Pas de tri en maternelle ».
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
-
dans
Maternelle
31 mai 2011
2
31
/05
/mai
/2011
15:07
Le SE-Unsa lance un Appel national
L’École maternelle constitue un élément essentiel et original du système éducatif français. Ses effets déterminants sur le développement des enfants, sur les premiers apprentissages et sur la réussite scolaire ultérieure sont établis.
Alors que 99% des enfants la fréquentent, l’école maternelle doit être reconnue comme la première étape incontournable du socle commun. La rendre obligatoire dès 3 ans acterait une situation de fait et l’instituerait définitivement comme « vraie école » aux yeux de tous : familles, élus locaux et pouvoirs politiques :
- les familles, pour qu’elles investissent pleinement cette première scolarité,
- les élus locaux, pour qu’ils reconnaissent ses besoins de fonctionnement,
- et les pouvoirs publics, pour qu’ils cessent de la dépouiller.
Le SE-Unsa revendique depuis plusieurs années déjà que la scolarité obligatoire débute dès trois ans.
Dans un contexte idéologique et budgétaire de tension, il choisit de saisir l’opinion publique en lançant un appel à diffusion très large. La maternelle, c’est essentiel ! Affirmons-le haut et fort, avant qu’elle ne devienne définitivement un « gisement d’emplois » et qu’on ne lui substitue des jardins d’éveil.
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
-
dans
Maternelle