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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 11:12
Petites annonces pour la grande difficulté scolaire

Fait inhabituel, le Président de la République a prononcé un discours officiel sur l’école primaire. Cet intérêt du chef de l’Etat contraste avec le mauvais traitement budgétaire auquel il la soumet, et sur lequel il est resté muet.
Le SE-UNSA observe que ce discours n’a pas apporté d’informations véritablement nouvelles. Ainsi, l’objectif de diviser par trois le nombre d’élèves en grande difficulté à l’entrée en 6ème avait-il déjà été énoncé. Le SE-UNSA attendait surtout des précisions sur les moyens envisagés pour l’atteindre.
La nouvelle organisation du temps scolaire due à la suppression du samedi matin a déjà fait l’objet d’une négociation. Le SE-UNSA en a signé le relevé de conclusions. Une mise en œuvre réaliste exige de laisser l’initiative aux équipes pédagogiques de terrain. Reste posée la question de la pleine efficacité d’un dispositif pour les élèves en difficulté, organisé en dehors du temps scolaire.
Les dispositifs d’évaluation des élèves évoqués par le Président ne sont pas davantage une découverte. Communiquer aux familles les résultats de leurs enfants est une pratique habituelle. En revanche, le SE-UNSA ne peut que s’interroger sur la finalité de les informer des résultats globaux de l’école. S’agit-il d’entrer dans des comparatifs et d’ancrer ainsi des hiérarchies entre écoles ? Quel autre résultat alors que de susciter une démarche consumériste ?
L’annonce de l’évaluation des enseignants, désormais tous les 2 ans, est nouvelle. Si le SE-UNSA a bien entendu qu’elle viserait les progrès des élèves et non les méthodes utilisées, il s’interroge sur l’objectif recherché. Pour le SE-UNSA, une « évaluationnite » aiguë des personnels, par ailleurs peu réaliste au regard des moyens et des outils disponibles, est inacceptable.
Les programmes d’enseignement constituent le dernier pilier des mesures annoncées. Le SE-UNSA n’est pas en désaccord avec le rappel de l’importance décisive de la maîtrise de la langue. Il constate cependant que, bien qu’il s’en soit défendu, le Président de la République n’a pas échappé aux tentations nostalgiques. Les enseignants qui travaillent dans des conditions souvent difficiles dans les écoles, auront sans doute apprécié l’idée selon laquelle il faut « remettre de l’école à l’école ». Mais alors qu’y faisaient-ils d’autre jusqu’à présent ? L’évocation de la mémorisation, de la morale ou de l’autorité auront précisé le modèle idéal auquel le Président se réfère : celui des années 50.
Au-delà d’un discours, somme toute très général, le SE-UNSA attend désormais les traductions concrètes. Parce que la réduction de la difficulté scolaire est un véritable enjeu pour le pays, le SE-UNSA souhaite que la concertation précède bien toute décision.

 Luc BERILLE, Secrétaire Général du SE-UNSA

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