Le SE-UNSA met à votre disposition un tableur qui permet de traiter les résultats des évaluations CM2 sans utiliser le logiciel ministériel :
le tableur (1,1 Mo)
le mode d'emploi
Calendrier des instances
Jeudi 4 septembre 2025 : CSA SD. Mesures d'ajustement de carte scolaire
Les outils du SE-UNSA
Comme annoncé précédemment le SE-UNSA met à votre disposition des outils concernant la mise en place des consignes syndicales pour la passation des évaluations CM2 :
1/ Un modèle de lettre aux IEN
2/ Un modèle de lettre aux parents
3/ Le communiqué intersyndical
En début de semaine prochaine nous vous proposerons un "logiciel" pour la saisie et la transmission des résultats
Le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNUipp-FSU appellent au tri sélectif... des exercices
Le ministère a décidé unilatéralement d'une évaluation des élèves de CM2 la semaine prochaine, sur la base d'une procédure rigide qui n'a fait l'objet d'aucune concertation.
Présentée comme une évaluation bilan, elle intervient sur des contenus de programmes qui n'ont commencé à se mettre en oeuvre qu'à la rentrée et à un moment où la totalité des notions évaluées n'a pu être étudiée avec les élèves. De plus, le codage simpliste ne permet pas de prendre en compte le fait que des notions n'aient pas encore été étudiées ou soient en cours d'acquisition.
Dans de telles conditions le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNUipp-FSU estiment que ces évaluations, en mettant en échec artificiellement des élèves ne sont pas à leur service. Cette démarche inacceptable conduirait à :
- une situation très difficile à gérer dans chaque classe avec les élèves et leurs parents ;
- un danger d'instruction à charge contre l'école par la centralisation de résultats ainsi faussés.
Le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNUipp-FSU ont demandé solennellement au Ministre de suspendre cette opération précipitée et mal pensée. Xavier Darcos a pourtant persisté.
Dans ces conditions, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNUipp-FSU appellent les personnels à préserver les conditions d'une évaluation profitant effectivement aux élèves et aidant à la communication avec les parents. Ils refusent toute publication école par école qui introduirait une logique consumériste inacceptable au regard des objectifs de l'école publique.
Ils demandent donc aux personnels concernés de mettre en oeuvre les consignes suivantes :
- de ne pas faire passer, les exercices correspondant à des notions non étudiées depuis le début de l'année
- ne rendre compte que de des seuls résultats des évaluations aux élèves et aux parents de la classe concernée ;
- ne pas utiliser le logiciel ministériel de transmission et ne transmettre que les résultats anonymés des exercices effectivement passés
Téléchargez les consignes du SE-UNSA
Le SE-UNSA demande au ministre de surseoir aux évaluations de CM 2
Le ministère de l’Education nationale jugerait-il que les sujets de tension manquent dans les écoles ? Il faut croire que oui si l’on en juge par les évaluations de CM 2 qu’il s’apprête à imposer aux enseignants ! Encore une fois, un dispositif mal réfléchi, lourd et potentiellement dangereux tombe d’en haut … Encore une fois, il n’aura fait l’objet d’aucune concertation préalable.
Pour le SE-UNSA, il y aurait un véritable intérêt à des évaluations nationales permettant de vérifier les acquis en fin de cycle et ainsi de mieux appréhender les performances du système scolaire. Mais avec des passations d’épreuves entre le 19 et le 23 janvier, donc en milieu d’année scolaire, ces objectifs sont impossibles à atteindre !
De surcroît, les modalités proposées sont à la fois simplistes, ce qui interdira toute connaissance fine des acquisitions des élèves, et complexes quant au protocole de saisie et de remontée des résultats.
Enfin, le SE-UNSA constate qu’aucune garantie n’est donnée quant à la confidentialité des évaluations. La porte est donc ouverte à un « classement » des écoles selon les résultats des enfants, induisant des logiques de concurrence consuméristes inacceptables au regard des objectifs de l’Ecole publique.
Le SE-UNSA appelle le ministère à faire preuve de sagesse. Il demande au ministre de surseoir à ces évaluations de CM 2 et d’engager des discussions pour construire un outil pertinent garantissant la confidentialité des résultats.
Paris, le 7 janvier 2009
Luc Bérille, Secrétaire Général
L'équipe du SE-UNSA 92 vous présente ses meilleurs voeux pour 2009
Les dotations en moyens d'enseignement aux académies viennent d'être transmises par le ministère. La catastrophe annoncée par le budget 2009 prend désormais corps.
Dans le premier degré, toutes les académies subissent une baisse : 3000 emplois sont retirés. Cette situation sera aggravée par la suppression des 3000 emplois de stagiaires qui diminuent les moyens d'enseignement de l'équivalent de 750 postes supplémentaires.
Alors qu'une dizaine de milliers d'élèves de plus sont attendus, ces chiffres démontrent la valeur des discours ministériels sur la « prise en charge de la difficulté scolaire ».
Dans le second degré, la purge n'est connue qu'à moitié. Si 3000 emplois sont d'ores et déjà retirés aux académies, 3000 autres le seront sur les moyens de remplacement dans les semaines qui viennent. Moins 6000 postes, à mettre en regard de la perte attendue d'une dizaine de milliers d'élèves.
Au final, aucune académie ne sera épargnée, d'autant que la disparition de 1000 postes stagiaires 2nd degré écorne les moyens d'enseignement de 500 emplois supplémentaires.
Au total, à démographie constante sur l'ensemble 1er et 2nd degré, la rentrée 2009 se fera avec 10 000 emplois en moins ! Les laborieux discours éducatifs du ministère apparaissent désormais pour ce qu'ils sont : une opération de camouflage.
L'éducation n'est considérée que comme un gisement d'économie d'emplois. Pourtant, la crise rendrait l'investissement éducatif encore plus nécessaire.
Le SE-UNSA lance un cri d'alarme. Alors que les écoles et les établissements sont à vif, toutes les conditions sont réunies pour qu'un degré supplémentaire soit franchi dans le conflit.
Le gouvernement est désormais devant un choix politique fondamental : s'il prenait l'option de faire de l'Ecole, et donc des enfants et des jeunes, un terrain d'affrontement central, il ouvrirait un conflit majeur avec la société.
Le SE-UNSA répète que l'urgence devrait être au dialogue social. Mais, pour espérer réduire les tensions, encore faut-il des gestes forts du gouvernement. L'ajournement de la réforme du lycée ne suffit pas : le gouvernement doit impérativement l'entendre. Pour sa part, le SE-UNSA prend toutes mesures pour offrir, dès janvier, les moyens d'action adéquats aux personnels et à l'ensemble de la communauté éducative.
Paris, le 18 décembre 2008
Luc Bérille, Secrétaire Général
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, en sont les premières victimes. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’Etat et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations.
C’est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations. Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :
Les organisations syndicales rendront publique le 5 janvier 2009, une déclaration commune développant leurs propositions et revendications.
Paris, le 15 décembre 2008
Le SE-UNSA s’affirme comme la seconde force de l’enseignement
Les élections professionnelles des enseignants se sont déroulées dans le climat très particulier créé par la politique gouvernementale. La concentration des attaques contre l’Ecole et ses enseignants aura incontestablement marqué ce scrutin. La première conséquence en est l’accroissement notable de la participation. Les enseignants ont ainsi opposé un démenti cinglant aux allégations de M. Darcos mettant en doute le caractère représentatif des organisations syndicales.
Dans le premier degré, l’acharnement du ministère a creusé un fossé profond entre lui et les enseignants des écoles. Ce contexte d’exacerbation voulu sciemment par le ministre a été entretenu par la part très réduite laissée au dialogue social. Cette situation ne pouvait que créer un terrain électoral difficile pour le syndicalisme réformiste incarné par le SE-UNSA qui avait refusé de dissocier opposition et proposition. Elle favorisait a contrario et le vote radical, et le vote « légitimiste » pour le syndicat déjà le plus représentatif. C’est ce qu’ont traduit les résultats de l’élection à la CAPN des enseignants des écoles où le SE-UNSA, s’il maintient ses 3 sièges, enregistre une érosion de 1,6 point, le SGEN-CFDT disparait de la commission nationale, tandis que SUD et le SNUIPP progressent logiquement.
Dans le second degré, si le contexte général de la politique gouvernementale est évidemment identique, ses réfractions ne sont pas de même nature. Le ressentiment des enseignants des collèges et lycées, pour réel qu’il soit, n’a pas atteint le même degré de cristallisation. Les résultats du SE-UNSA dans les différents corps du secondaire confirment son travail patient d’implantation, notamment parmi les certifiés où il gagne un siège en CAPN. Il est le syndicat qui, avec un gain de 1,32 point, progresse le plus.
Au total, avec une légère progression de 0,15 point sur la totalité des commissions nationales tous niveaux confondus, le SE-UNSA s’affirme bien comme la seconde force de l’enseignement.
Le syndicat remercie les plus de 70 000 électeurs qui lui ont manifesté leur confiance. Fort de ce résultat, il consacrera toutes ses forces pour faire vivre et progresser son combat.