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SE-UNSA 92

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Jeudi 4 septembre 2025 : CSA SD. Mesures d'ajustement de carte scolaire

Réunions d'information syndicale

24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 16:55
Le SE-UNSA appelle à la grève le 20 novembre dans le 1er degré et à une intersyndicale du 2nd degré

Le SE-UNSA estime que, face à la situation dans laquelle se trouvent placés les enseignants du 1er degré, les conditions d’un appel à la grève sont réunies. L’accumulation de mesures ministérielles prises sans concertation et au pas de charge, les déclarations à l’emporte-pièce mettant en doute la compétence professionnelle des enseignants des écoles, l’autoritarisme et les pressions permanentes de l’administration qui en découlent sur le terrain s’aggravent des perspectives ouvertes par le projet de budget 2009. Le SE-UNSA appellera donc les enseignants des écoles à la grève le jeudi 20 novembre, avec le SGEN-CFDT et le SNUIPP.
Le SE-UNSA s’alarme par ailleurs de la dégradation généralisée des conditions de travail des enseignants dans les établissements du 2nd degré. La forte inquiétude des personnels ne peut qu’être renforcée par les annonces du projet de budget 2009, les collèges, pourtant en augmentation démographique, risquant de payer particulièrement la note.
Dans ces conditions, le SE-UNSA propose aux différentes organisations syndicales d’enseignants du 2nd degré de se réunir en intersyndicale. Il souhaite que les possibilités d’un appel commun à la grève pour le 20 novembre y soient étudiées.

Luc BERILLE, Secrétaire Général


Téléchargez l'appel unitaire

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 17:47

Mobilisation réussie

L’UNSA Education se félicite du succès de la mobilisation du 19 octobre. L’ensemble des organisations ont réussi leur pari : réunir plus de 80 000 manifestants pour dénoncer un budget de régression, une politique éducative à courte vue, une volonté d’affaiblir, de la maternelle à l’université, le service public d’éducation. Le gouvernement doit entendre l’exaspération et les demandes des personnels, des étudiants, des parents d’élèves. Le système éducatif a besoin d’une politique ambitieuse et non d’une politique régressive. L’UNSA Education souhaite que d’autres mobilisations, dans le cadre unitaire qui a permis la réussite du 19 octobre, soient lancées le plus rapidement possible. Le gouvernement aurait tort de jouer, encore une fois, l’ignorance ou le mépris.

Patrick Gonthier, Secrétaire Général de l'UNSA Education

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 08:01

Renseignements pratiques

Parcours : Place d'Italie, Avenue des Gobelins, Boulevard Port Royal, Boulevard St Michel, Pont Sully, Boulevard Henri IV, place de la Bastille.
Défilé : Nous défilerons par région. Le rendez-vous pour l'Ile-de-France est fixé à 13h Place d'Italie (Mairie 13ème, Avenue Soeur Rosalie, Boulevard Blanqui)
Venez nombreux !
Visualisez le plan de la manif

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 09:58
Nouveau chambardement dans le domaine des évaluations nationales !

Les évaluations « diagnostic » de CE1 et CM2 ont fait long feu,  bienvenue aux évaluations « bilan » ! A partir du 19 janvier 2009, les élèves de CM2 devront plancher une semaine durant sur leur nouveau test d’évaluation des acquis. Leurs camarades de CE1 découvriront leurs nouveaux tests le 25 mai. Prévus dans le cadre du socle commun, ces tests, organisés en cinq séquences, porteront « sur toutes les compétences du programme ».

Les « objectifs et finalités » annoncés de cette mesure sont multiples :  

§         « mesurer les acquis des élèves français à des moments clefs de leur scolarité ;

§         disposer d’évaluations bilan pour engager des remédiations ;

§         donner aux parents toutes les informations auxquelles ils ont droit, en évitant une mise en concurrence incontrôlée des écoles ;

§         disposer d'un nouvel indice de l'efficacité des enseignements à l'école ;

§         disposer d'un instrument de pilotage du système éducatif, du niveau local de l'école jusqu'au niveau national. »

Les taux de réussite aux tests détermineront si les élèves sont "en grande difficulté" (moins de 33% de réussite), en situation de "maîtrise encore insuffisante des fondamentaux" (entre 33% et 50%), de savoirs "à consolider" (entre 50% et 66%) ou de "bonnes performances" (au-dessus de 66%). Les élèves de la première catégorie seront la "cible privilégiée des dispositifs de remédiation" prévus via la réaffectation des deux heures du samedi matin ou les stages de remise à niveau. Ceux de la deuxième catégorie devront "faire l'objet d'une attention particulière".

Les résultats constitueront un "indicateur de pilotage" qui permettra des comparaisons départementales, académiques et nationales. Cela permettra au ministre, aux recteurs et aux IA-DSDEN de "repérer les marges de progrès, fixer des cibles nationales, académiques et départementales et mobiliser les équipes". Ces résultats devront également aider les inspecteurs de circonscription à "adapter les plans d'animation et de formation".

Publication des résultats : "le grand public n'aura accès qu'aux résultats globaux de la France entière, des académies et des départements", et ce par "consultation du site national". Les parents, eux, auront de plus accès aux résultats de leur enfant et de l'école de leur enfant. C'est le maître ou le directeur qui communiquera par oral ou par papier les résultats. "Les résultats individuels des élèves ne seront connus que de leurs parents, de leur maître et du directeur de l'école». Les résultats individuels des écoles ne seront pas publics; ils resteront internes à l'Éducation nationale.

 

> L’avis du SE-UNSA

 Le SE-UNSA dénonce une confusion entre les diverses formes d’évaluation (bilan, diagnostique, formative) et l’utilisation que l’institution peut faire des résultats. Une évaluation en milieu d’année ne peut être qu’une évaluation diagnostique et ne peut servir de base à une évaluation des acquis des élèves en fin de cycle et des performances du système scolaire.

 Alors que les enseignants voient se multiplier ou disparaître, année après année, les évaluations en tous genres, ce nouveau dispositif n’apporte pas les clarifications attendues.

Enfin, quoi qu’en dise le Ministre, la publication des résultats de chaque école sera possible dans la mesure où ceux-ci seront communiqués aux parents. Les classements et, dans un contexte de désectorisation progressive, la mise en concurrence des établissements sont des risques qui ne sont pas écartés.

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 12:43

L'avenir sacrifié

Pour le SE-UNSA, le projet de budget 2009 inscrit durablement l’Education nationale dans la régression. Après les 20 000 retraits subis les deux ans précédents, les 13 500 suppressions d’emplois annoncées sont le début d’une ponction d’au moins 40 000 postes  sur les trois ans à venir. Au moment où tous les chiffres du chômage en France repartent à la hausse, il s’agit donc d’un véritable plan social. Ce projet, qui supprime 20% des places aux concours pour 2009, obère au passage l’avenir de milliers d’étudiants engagés depuis plusieurs années dans un parcours universitaire.

Le premier degré, après avoir subi un hold-up de 2000 emplois en 2006 et 2007, verra ses difficultés aggravées par le projet de  budget 2009. 750 emplois de professeurs des écoles disparaissent, via la suppression de 3000 postes de stagiaires en charge de classe un jour sur quatre de la semaine. Les 500 créations annoncées ne les compenseront pas. Dans quelles conditions les 16 000 élèves supplémentaires attendus seront-ils alors accueillis ?

Tout à son obsession d’économies, le ministère fait, de plus, la démonstration de sa méconnaissance de la difficulté scolaire. En redéployant 3000 postes d’enseignants spécialisés, il s’attaque aux élèves les plus en difficulté qui sont aujourd’hui pris en charge sur le temps scolaire.

Par ailleurs, à la brutalité des économies s’ajoute la brutalité des décisions. Ainsi, le gouvernement acte déjà, sans en avoir débattu, la création d’établissements publics du premier degré.

Dans le second degré, la hausse des effectifs se poursuit en collège, tandis que le ministre s’était engagé à maintenir les postes dans les lycées. Il annonce pourtant la disparition sèche de 2500 emplois dans le public, dont 500 par la suppression de 1000 postes de stagiaires à mi-temps devant les élèves.

Par ailleurs, le retrait prévu de 15% des moyens actuels de remplacement ne peut qu’inquiéter, annonçant le retour aux pratiques anciennes de recrutements de précaires sans formation.

Le SE-UNSA constate enfin que le ministère, s’il affaiblit l’enseignement public, est plus précautionneux avec le privé. Ce dernier reçoit 20% des 500 postes créés pour les établissements difficiles mais ne rend que 15% des emplois supprimés dans le second degré.
Pour le SE-UNSA, la « parité » a bon dos !

Au moment où d’autres pays investissent pour l’avenir, le gouvernement lance un plan drastique d’économies à courte vue dans l’Education.

Le SE-UNSA, avec les parents, les associations et tous les défenseurs de l’Ecole, appelle à concentrer toutes les forces pour réussir la manifestation du 19 octobre.

 

Luc BERILLE, Secrétaire Général

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 12:35

Promouvoir le travail décent

L’UNSA est partie prenante de deux initiatives pour faire du 7 octobre une grande journée de mobilisation pour le travail décent :

- L’une, avec la CFDT, la CFE-CGC, la CGT, la FSU et Solidaires, appelle les salariés à participer massivement à la journée d’action syndicale mondiale pour le travail décent à l’initiative de la Confédération syndicale internationale (CSI). Ce sera l’occasion pour les salariés dans toutes les professions et sur tout le territoire d’affirmer l’exigence d’emplois de qualité pour toutes et tous, de salaires revalorisés, d’amélioration des conditions et de la durée du travail respectant la santé et la dignité des personnes, d’une protection sociale et de retraite garantie et de haut niveau, des services publics efficaces et contribuant à la cohésion sociale.

Ainsi, le 7 octobre donnera lieu à des initiatives sur l’ensemble du pays (rassemblements, manifestations, actions ciblées…). Les organisations engagées demandent à leurs organisations professionnelles et territoriales de se rencontrer pour décider des formes et des modalités de mobilisation permettant la plus large implication des salariés ;

- L’autre, avec la CFDT, la CFTC, la CGT et FO, qui reprend des revendications identiques, appellent leurs adhérents à marquer cette journée par un rassemblement à Paris, Place du Trocadéro, à côté du parvis des Droits de l’Homme, à partir de 17h. Ce rassemblement prendra la forme d’un grand meeting et d’un concert. Les secrétaires généraux de la Confédération internationale des syndicats, Guy Ryder, de la Confédération européenne des syndicats, John Monks et des cinq organisations françaises affiliées dont Alain Olive, prendront la parole. Des délégations syndicales internationales seront également présentes. Le concert gratuit sera animé par Cali, Manu Dibango, Idir et des groupes jazz et pop européens.

L’UNSA appelle ses adhérents et l’ensemble des salariés à se mobiliser pour assurer la réussite de cette journée mondiale consacrée à une revendication essentielle à l’heure de la mondialisation : la promotion du travail décent.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:30
Luc Bérille répond à Xavier Darcos

Le secrétaire général du SE-UNSA prend la défense de l'école maternelle et répond aux provocations du ministre de l'Education Nationale : regardez la vidéo
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 09:56
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 21:49
Une petite politique pour les tout petits

L'école maternelle française subit régulièrement des attaques. Dernière en date, celle de Michèle Tabarot, députée UMP, qui préconise, dans un rapport remis au premier Ministre, de transformer les classes qui accueillent des enfants de 2 à 3 ans en jardins d'éveil animés par des professionnels de la petite enfance.

 Pour le SE-UNSA, le message est limpide : les enfants de 2 ans ne sont plus les bienvenus à l'école. C'est d'ailleurs ce que propose clairement le rapport d'audit sur la RGPP dans l'Éducation nationale.

 Xavier Darcos, qui n'en est plus à une provocation près, n'a-t-il pas lui-même déclaré devant le Sénat qu'il fallait cesser de recruter des fonctionnaires de niveau Master pour  « faire faire des siestes à des enfants ou leur changer les couches »?

 Alors que la France offre un choix d'accueil aux enfants de 2 ans dans une école maternelle laïque et gratuite, le gouvernement balaie d'un revers de main cette ambition sociale.

 Une fois de plus, les familles les plus modestes, et singulièrement les femmes, feront les frais du « débrouillez-vous ».  Car les bonnes âmes qui s'acharnent aujourd'hui contre l'école maternelle ne vont pas jusqu'à poser le vrai débat : celui de la politique de la petite enfance pour notre pays. Pour le SE-UNSA, celle-ci devrait rendre des choix possibles, l'école maternelle étant l'un d'eux, en complément, et non en opposition, aux modes d'accueil collectifs ou individuels.

 Parce que l'école maternelle est tout sauf une garderie, le SE-UNSA défend la possibilité d'une scolarisation à partir de 2 ans dès lors que les parents en font la demande et continue de militer pour en améliorer la qualité.

 Il ne se résout pas à ce que ces enfants soient ravalés à une simple marge de manœuvres budgétaires et exige la tenue d'une conférence de consensus sur ce thème, loin des débats idéologiques.

 

Luc Bérille, Secrétaire Général

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 19:22
Réformes en rafales sur fond d'hécatombe budgétaire

Pour le SE-UNSA, la rentrée 2008 s’annonce sous de sombres augures.

Dans le 1er degré, le hold-up continue. Pour 17 000 élèves supplémentaires attendus, le ministère affiche la création de 700 emplois, 580 théoriques en réalité. On sait désormais qu’entre le budget annoncé et le budget effectivement exécuté, le 1er degré est systématiquement pillé. Vrai en 2006, accentué en 2007 (où les 400 créations prévues ont abouti, dans la pratique, à une baisse de 1 659 emplois), ce pillage sera sans doute confirmé en 2008. Conditions concrètes d’enseignement dans les classes, recrutement, accueil des 2 ans et accompagnement des néo-titulaires feront les frais de cette impéritie budgétaire.

Mais la grande nouveauté de cette rentrée est évidemment la suppression des cours du samedi matin.
Le SE-UNSA craint, pendant plusieurs semaines, un grand bazar. La décision unilatérale de supprimer les cours du samedi matin et le retard des textes cadrant la mise en œuvre de cette mesure, engendrent des effets dont le ministre porte l’entière responsabilité.
Le SE-UNSA demande à l’administration de laisser du temps aux écoles pour mettre en place les dispositifs, en liaison avec les parties concernées. Rien de très sérieux ne pourra être fait avant les vacances de Toussaint.
Sur le fond, nos réserves demeurent. Placer l’aide aux élèves en difficulté hors du temps scolaire, en alourdissant la journée, ne sera pas le plus productif au plan pédagogique. Le désaccord du SE-UNSA avec les nouveaux programmes de l’école primaire persiste. Mais les programmes sont les programmes. Le SE-UNSA fait confiance aux enseignants pour mettre en œuvre une pédagogie efficace prenant en compte les besoins de leurs élèves. Il les appelle donc à utiliser au maximum la liberté pédagogique qui leur est reconnue.

Dans le 2nd degré, des records de dégradation vont être battus. Si les évolutions démographiques font apparaître une baisse globale de 34 000 élèves, les 5 200 ETP supprimés sont sans commune mesure avec ces évolutions. Ces suppressions entraîneront une nouvelle détérioration des taux d’encadrement et de l’offre éducative, mais aussi des difficultés accrues pour les néo-titulaires dont l’accompagnement n’est pas budgété.
Le déferlement sans précédent de 63 000 heures supplémentaires, récupérées en contrepartie de la suppression de 3 500 emplois, va déstabiliser les établissements déjà fortement touchés par les mesures de carte scolaire. Effectifs chargés, multiplications de compléments de service et relations malsaines entre collègues sont à redouter.
Le SE-UNSA dénonce ces effets pervers qui minent les équipes, alimentent les tensions et condamnent à la surcharge de travail avec, au-delà du plus financier que l’on fait miroiter, fatigue et baisse de disponibilité. Il appelle les enseignants à refuser une imposition abusive d’heures supplémentaires au-delà de leurs obligations de service.


A ces sinistres constats, s’ajoutent de grands dossiers qu’il nous faut traiter :
- La réforme du lycée, avec quel calendrier, et quels moyens ? …
- La réforme de la formation des maîtres, qui annonce une gravissime régression …
- La revalorisation du métier d’enseignant, promise par le Président de la République, mais dont on ne sait toujours rien …
- Le budget 2009 et les 30 000 emplois de fonctionnaires supprimés, dont 13 500 pour la seule Education nationale. Un simple « trait de plume », pour Xavier Darcos !

L’ampleur de ces chiffres illustre bien, malheureusement, un problème politique de fond : celui de la place donnée à l’Education nationale dans notre pays.

Parce qu’il ne se résout pas à une politique qui ampute, supprime, tire des traits de plume, le SE-UNSA appelle toute la communauté éducative à concentrer ses forces, en organisant une grande manifestation nationale à Paris, lors de la prochaine session budgétaire.

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