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Jeudi 4 septembre 2025 : CSA SD. Mesures d'ajustement de carte scolaire

Réunions d'information syndicale

9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 13:58

Enfin les postes offerts !

 

La session 2016 du CRPE offrira 12 911 postes aux différents concours de recrutement de professeurs des écoles, soit 951 postes de plus que lors de la session 2015 (+ 7,95 %).

L'augmentation du recrutement d'enseignants et personnels d'éducation annoncée en début de quinquennat continue donc dans le premier degré comme dans le second !

Il est à noter une certaine disparité des évolutions des postes offerts selon les académies, mettant en avant des besoins différents.

Concernant le concours externe qui représente la grande majorité du recrutement, on retient de fortes augmentations pour les académies de Montpellier (+ 68,8 %), Rennes (+ 33,7 %), Nice (+ 33 %) ou encore Lille (+ 31,3 %).

On peut cependant regretter la parution tardive de ces postes offerts notamment pour les candidats des académies connaissant de fortes baisses : Clermont Ferrand (- 52,5 %), Besançon (- 30,2 %) et Limoges (- 29,5 %).

Retrouvez ICI le nombre de postes offerts par concours et par académie (externe, externe spécial, 3ème concours, second interne, second interne spécial, examen professionnel).

 

Evolution du nombre de postes offerts au CRPE entre 2015 et 2016 pour les concours externes et 3ème concours

Académie

Concours externe

2015

Concours externe

2016

Concours externe spécial (langues régionales)

2015

Concours externe spécial (langues régionales)

2016

Troisième concours

2015

Troisième concours

2016

Aix-Marseille

536

580

-

-

14

20

Amiens

340

400

-

-

10

50

Besançon

265

185

-

-

0

-

Bordeaux

397

438

27

31

14

18

Caen

211

174

-

-

5

4

Clermont-Ferrand

200

95

-

-

5

5

Corse

17

14

17

1

1

15

Créteil

1 540

1635

-

-

95

110

Dijon

254

301

-

-

16

19

Grenoble

656

555

-

-

14

10

Guadeloupe

54

46

-

-

2

3

Guyane

108

127

3

5

12

8

Lille

588

772

-

-

12

18

Limoges

112

79

-

-

1

1

Lyon

673

615

-

-

27

25

Martinique

45

52

6

8

4

5

Montpellier

308

520

15

20

17

50

Nancy-Metz

284

292

2

2

14

16

Nantes

419

441

1

1

30

33

Nice

230

306

3

2

14

25

Orléans-Tours

401

407

-

-

13

8

Paris

327

351

-

-

5

6

Poitiers

170

190

-

-

4

9

Reims

270

214

-

-

5

6

Rennes

196

262

24

49

18

27

La Réunion

140

180

1

2

13

18

Rouen

355

350

-

-

15

10

Strasbourg

294

322

50

50

3

3

Toulouse

300

340

10

-

4

-

Versailles

1 430

1615

-

-

60

110

TOTAL

11 120

11 858

159

183

447

632

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 10:25

Premières informations

 

A quelques jours de la clôture des inscriptions, la ministre de l’Education Nationale a publié un communiqué de presse indiquant le nombre de places offert aux différents concours.

C’est un nombre en augmentation de 29% par rapport à la session 2014. 24 735 postes sont proposés : 11 726 postes pour le premier degré public et 13 009 postes pour le second degré public.

La répartition par académie dans le premier degré et par discipline dans le second degré devrait être publiée très prochainement au Journal Officiel.

En attendant ces informations, le communiqué de presse de la rue de Grenelle donne quelques éléments.

Pour le CRPE, 11 726 postes sont proposés. Ils se répartissent en 11 279 aux concours externes et 447 aux concours 3ème voie. Le Communiqué précise qu’à Créteil ce sont 1 540 places qui sont offertes contre 1050 en 2014. A Versailles, ce sont 1430 places contre 1195 en 2014.

Pour les concours du second degré, 13009 postes sont proposés. Ils se répartissent en 12 800 aux concours externes et 309 aux concours 3ème voie.

Le communiqué précise qu’en Mathématiques ce sont 1440 places qui sont offertes contre 1243 en 2014. En Lettres modernes ce sont 1310 places en 2015 contre 1270 en 2014. En Anglais ce 1225 places en 2015 contre 1000 en 2014.

Les 12 800 postes offerts aux différents concours externes du second degré public sont ventilés ainsi :

Concours externes de l'Agrégation : 1 940 postes

Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement secondaire (CAPES) externe : 7 200 postes

Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique (CAPET) externe : 610 postes

Certificat d'aptitude au professorat de lycée professionnel (CAPLP) externe : 1 850 postes

Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement physique et sportif (CAPEPS) externe : 800 postes

Conseiller principal d'éducation (CPE) externe : 310 postes

Conseiller d'orientation psychologue (COP) externe : 90 postes

Par ce communiqué le ministère souhaite donner aux candidats potentiels un signe volontariste. Il espère ainsi remédier aux déficits de recrutements de certaines académies ou disciplines. Le nombre d’inscrits après le 21 octobre sera un premier indicateur.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 08:33

Des réponses concrètes. Vite !

 

Depuis la rentrée, la pression monte dans de nombreuses Espé. Le cadre réglementaire articule une formation professionnelle pour tous mais aussi adaptée au cursus et parcours antérieurs de ceux qui détiennent déjà un master ou en sont dispensés. Pour autant, des discours sur le terrain persévèrent dans la rigidité. Après déjà plusieurs interventions auprès du ministère qui ont trouvé des réponses toujours rassurantes mais suivies de peu d’effets, le SE-Unsa écrit solennellement à la Ministre pour demander de toute urgence des clarifications. Dans le même temps, les sections du SE-Unsa continuent d’intervenir localement auprès des Espé qui joueraient de leur autonomie.

Rappeler que les stagiaires déjà détenteurs d’un master n’ont pas à accomplir toutes les formations du cursus Meef, comme le fait le ministère, laisse planer beaucoup trop de doutes. Il faut des réponses concrètes, vite !

 

Madame la ministre,

 

Alors que les lauréats de la dernière session de concours inaugurent la formation en alternance voulue par la loi de refondation, nous vous alertons sur la tension qui règne dans de trop nombreuses Espé.

 

La réforme de la formation que nous avons soutenue a pour objectif l’acquisition de compétences professionnelles et l’entrée progressive dans un métier qui s’apprend. Pour les enseignants et CPE stagiaires, cette année est celle de la transformation de leur succès au concours en réussite de leur projet professionnel avec la titularisation à la clé. Pourtant, la mise en œuvre locale de la réforme de la formation suscite légitimement beaucoup d’inquiétudes en laissant planer le spectre de leur échec. Des informations erronées ici, des exigences incohérentes là en sont la source.

 

Les lauréats de la dernière session de concours effectuent d’une part un service à mi-temps dans les écoles et les établissements et d’autre part, suivent une formation dans les Espé. Bien que celle-ci et les exigences qui en découlent, selon les statuts et circulaires,  doivent-être adaptées aux différents profils, force est de constater que dans de nombreuses académies ce n’est pas le cas. En effet, alors que de nombreux stagiaires remplissent déjà la condition de diplôme nécessaire à leur titularisation  ou en sont dispensés (parents de trois enfants, sportifs de haut niveau..), des Espé cultivent une pression injustifiée et exigent formellement la validation partielle ou totale du nouveau master MEEF.

 

Après plusieurs interventions nationales et locales de notre part, nous attendons maintenant que vous apportiez toutes les clarifications nécessaires pour que l’année de stage se déroule de façon apaisée. C’est le gage d’une formation de qualité. Elle est fondamentale pour l’avenir de notre École.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:12

Une gestion calamiteuse !

 

Dès le début de l’année le SE-Unsa 92 est intervenu pour décrier le dispositif mis en place pour le suivi des contractuels admissibles (CAD). En effet, faire reposer le suivi de ces personnels sur les épaules déjà bien chargées des directeurs ¼ déchargés nous paraissait être un fardeau trop lourd à porter pour nos collègues en manque de temps pour assumer leurs seules charges de direction d’école. Compléter ce dispositif avec des personnels travaillant à 75% (par manque de directeurs ¼ déchargés) aurait pu être une solution acceptable, dans la mesure où le suivi demandé s’apparentait à du « compagnonnage ». Malheureusement la dernière note de cadrage reçue par nos collègues n’est pas du tout dans cet esprit : visites conseils, entretiens, rapports de visite, il s’agit désormais de tutorat qui devrait, selon le SE-Unsa 92, être assuré par des maîtres formateurs.

Certes le nombre d’enseignants non-titulaires accueillis cette année est exceptionnel (700 entre les CAD et les PES) et notre département est en manque de formateurs, mais ce n’est pas à nos collègues d’en payer le prix. Le SE-Unsa 92 demande au DASEN d'autoriser les collègues qui doivent assurer le suivi des CAD à pouvoir le refuser au vu de la charge de travail et des conpétences demandées. C’est en ce sens qu’il s’exprimera lors de la CAPD du mardi 26 novembre.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 17:13

Des précisions sur le concours exceptionnel

 

Vous souhaitez devenir enseignant ou CPE ?

Attention, en juin 2013 aura lieu un concours exeptionnel. Le SE-Unsa vous informe.

 

Le calendrier

Vous serez amené vous inscrire aux concours 2014 dès janvier-février 2013 (et non pas en juin-juillet comme les années précédentes). Les épreuves d’admissibilité se dérouleront en juin 2013 (et non à l’automne 2013) et les épreuves d’admission en juin 2014concours exceptionnelLes divers concours 

Ce seront des concours externes et des troisièmes concours (pour les candidats ayant une activité professionnelle de cinq ans dans le secteur privé).

 

Les concours sont ouverts  :

-          à tous les étudiants inscrits en M1 ou en M2

-          aux titulaires d’un Master ou d’un grade équivalent

-          aux parents de 3 enfants et aux sportifs de haut niveau

 

Si vous êtes déjà inscrit aux concours 2013 actuellement engagés, vous pouvez tout à fait vous inscrire à ces épreuves exceptionnelles.

 

Le contenu des épreuves

Le contenu des épreuves d’admissibilité et d’admission restera inchangé pour la session 2014.

 

La formation

Entre l’admissibilité et les épreuves d’admission, l’administration vous proposera de devenir agents contractuels et d’effectuer des stages en responsabilité correspondant à un tiers-temps de service d’enseignement, rémunérés à hauteur d’un mi-temps.

Si vous avez déjà un master, votre emploi du temps sera de fait allégé des enseignements disciplinaires. Vous pourrez si vous le souhaitez, réaliser davantage d’heures de service d’enseignement que le tiers-temps prévu.

 

Le concours 2015

Les concours suivants, qui permettront de pourvoir les postes à partir de la rentrée 2015, seront différents des concours 2013 et 2014. Leur maquette, leur format et le cursus de formation dans lequel ils seront inclus ne sont pas encore arrêtés. Comme les concours 2014, ces concours nouvelle version s’adresseront principalement aux étudiants inscrits en Master 1 en septembre 2013 mais seront également ouverts aux étudiants inscrits en Master 2 et aux personnes titulaires d’un diplôme de Master ou d’un grade équivalent.

Si vous désirez des informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter via notre adresse mail : 92@se-unsa.org

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 09:00

On prend du retard ...

 

 

Une première rencontre entre le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et les organisations syndicales a eu lieu le 14 novembre. Dans un document sont recensés les principes de la réforme, le statut des futures écoles supérieures du professorat et de l’éducation ainsi que le cadre national de la formation et la période transitoire.

Pour le SE-Unsa, les principes posés ne prêtent pas à débat. Enseigner : un métier qui s’apprend, une formation professionnelle intégrée de niveau master, incluant un recrutement par concours, une double tutelle des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche sont autant de principes incontournables.

Tout va maintenant se jouer dans la déclinaison pratique de ces principes. Pour le SE-Unsa, il est urgent de rentrer dans le vif du sujet. Il faut rapidement jouer sur plusieurs tableaux. En premier lieu, il convient de construire le cahier des charges national de la formation. Il permettra d’élaborer ensuite les contenus des concours qui eux-mêmes guideront les contenus des masters et pas seulement du M2. En effet, le danger de l’ESPE pourrait être de ne se préoccuper que du M2, laissant à l’université le soin de définir celui du M1. Cela irait à l’encontre d’une formation intégrée telle que nous la portons. Dans la même logique, l’ESPE devra aussi se préoccuper des modules de préprofessionnalisation et des pré recrutements que nous revendiquons dès la licence.

Autre éléments fondamental que le ministère devra anticiper : la couverture géographique des Ecoles supérieures. Une concentration des  étudiants sur un seul lieu conduira à la même concentration des formateurs de terrain sur quelques départements. Quid alors de la primordiale diversité des terrains de stage ? Quel impact sur les postes mis au mouvement ?

Le SE-Unsa plaide par ailleurs pour la création d’une certification de formateur dans le second degré avec décharge de service et indemnité. L’afflux de stagiaires doit pouvoir s’appuyer sur un réseau de formateurs qualifiés.

Comme on le voit, le dossier comprend de multiples aspects. Or, le calendrier est contraint si l’on ne veut pas continuer à mettre face à des élèves des enseignants sans formation. Elaborer des contenus de concours, de formation, les statuts d’un nouvel établissement ne se fait pas d’un claquement de doigts. Le SE-Unsa exige donc du ministère qu’il fasse  très rapidement des propositions de contenus et d’organisation. Le temps presse.

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 13:28

Recrutement d’enseignants supplémentaires

 

Le manque d’enseignants dans les écoles de notre département depuis la rentrée scolaire se fait particulièrement sentir, surtout en ce qui concerne le remplacement puisque des nombreux ZIL sont affectés sur des remplacements longs, voire des postes à l’année.

C’est dans ce contexte que le Directeur Académique vient d’informer le SE-Unsa 92 qu’un recrutement d’enseignants venait d’avoir lieu dans les Hauts-de-Seine.

Dans un 1er temps ce sont 11 listes complémentaires qui ont été appelés (la totalité de la liste ouverte pour l’Académie de Versailles).

Mais le DASEN a également décidé de recruter 25 contractuels qui devraient être opérationnels dès lundi puisque ces personnels ont déjà été sous contrat à la fin de l’année scolaire 2011/2012. Ce sont donc en tout 36 enseignants supplémentaires qui vont arriver sur le terrain.  

Il a aussi été décidé de raccourcir la formation des stagiaires, ils seront déchargés de classe une journée par semaine jusqu’aux vacances de la Toussaint et non plus jusqu’à celles de Noël. Cela va libérer les 64 brigades qui assuraient leur remplacement plus tôt que prévu.

Si le SE-Unsa 92 se félicite de l’arrivée d’un nombre non négligeable d’enseignants sur le terrain, il regrette cependant que :

-      la totalité des « nouveaux » arrivants ne soit pas issue de la liste complémentaire, comme l’a demandé le SE-Unsa au ministère

-      le retour des brigades se fasse au détriment de la formation des stagiaires

Le SE-Unsa 92 espère que le recrutement important de stagiaires pour la rentrée 2013 (1250 pour l’Académie de Versailles, contre 1000 pour la rentrée 2012) permettra de résoudre en partie ce déficit récurrent d’enseignants dans notre département.   

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 06:32

PES

Réunion d'information syndicale

 

Le SE-Unsa 92 organise une réunion d'information syndicale pour les PES

Mercredi 12 septembre

de 14h à 16h

Maison des Syndicat

245 Boulevard Jean Jaurès

92100 BOULOGNE

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 14:16

La pénurie de professeurs se confirme

 

La totalité des chiffres concernant les admissions aux concours du CAPES externe sont désormais connus. Cette année encore, le déficit de lauréats pèse sur les résultats. Ainsi 706 postes sont restés vacants, ce qui représente 14,56 % des postes à pourvoir. Avec 298 lauréats manquants, les mathématiques se hissent au sommet du podium des disciplines déficitaires, suivies par l’anglais (-131) et les lettres classiques (-95).

Si ces chiffres sont légèrement moins élevés que ceux de l’an dernier, la situation n’en reste pas moins alarmante. La désaffection du métier de professeur s’installe durablement. Au delà du déficit des viviers en master sur la plupart des disciplines proposées au CAPES, c’est bien la question de fond de l’attractivité du métier qui est posée. Il est perçu comme anxiogène et difficile. Il est de surcroît mal payé.

Il est donc temps d’enrayer un phénomène qui pourrait s’amplifier avec les recrutements annoncés de plus de 10.000 professeurs chaque année sur le quinquennat. Pour le SE-Unsa, le débat sur la refondation de l’École de la République doit s’emparer de cette problématique. Elle doit être traitée dans sa globalité : pré-recrutements indispensables pour faciliter l’accès à l’enseignement aux étudiants d’origine modeste, parcours de formation véritablement professionnels, modalités d’affectation revues, accompagnement dès l’entrée dans le métier…

Enfin, il faudra s’attaquer à la rémunération des enseignants. A même niveau de qualification (Master 2), les étudiants se tournent à juste titre vers des métiers mieux rémunérés. L’enquête de l’OCDE pointant le faible traitement des professeurs français comparé à celui de leurs homologues est toujours d’actualité.

Il serait pour le moins paradoxal, à l’heure où se prépare une loi d’orientation ambitieuse pour l’École, que la nation ne se donnât pas les moyens nécessaires pour recruter ceux qui en seront les acteurs majeurs. C’est un véritable défi et le SE-Unsa portera toutes ces questions dans le débat qui vient de s’ouvrir. 

Paris, le 10 juillet 2012

Christian Chevalier, Secrétaire Général

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:33

Le fiasco éducatif du quinquennat 

 

Hasard du calendrier, le jour où le parlement est saisi d’une proposition de loi faisant disparaître du Code de l’éducation toute référence aux IUFM, la Cour des comptes rend son rapport sur la formation des enseignants.

Ses conclusions sont sans appel. La masterisation Darcos est un cuisant échec. Ni la date des concours, ni le mode d’affectation des stagiaires et encore moins leur simili-formation ne trouvent grâce aux yeux des sages de la rue Cambon.

Contrairement aux affirmations péremptoires de 2007, non seulement cette réforme aura été coûteuse budgétairement mais elle s’avère inefficace quant à la formation même des enseignants. Le rapport pointe des inepties à la pelle :
- La charge de travail des stagiaires est de 1/3 supérieure au temps de travail d’un titulaire.
- L’efficacité du tutorat est sérieusement mise en doute, d’autant qu’un stagiaire sur quatre n’exerce pas dans l’établissement de son tuteur.
- Le traitement de l’hétérogénéité des élèves, fondamental, n’occupe désormais qu’une dizaine d’heures dans la formation initiale…

Dans le même temps, la Cour des comptes observe que 70% des stagiaires n’ont aucune expérience d’enseignement lors de leur prise de fonction. Elle pointe aussi le manque d’attractivité financière et s’alarme de la baisse inquiétante des viviers. Autant de thèmes sur lesquels le SE-Unsa alerte depuis 5 ans.

Cinq ans pour mesurer enfin, sans conteste, la gabegie engendrée par une décision politique dogmatique. En précisant que « ce nouveau dispositif a été engagé pour pouvoir tirer parti le plus rapidement possible des économies d’emplois qu’il permettait », le rapport résume l’absurdité et l’irresponsabilité d’une politique budgétaire aveugle.

Pour le SE-Unsa, cette politique de la terre brûlée, intentionnelle, aura plongé l’École publique dans la difficulté. Il est désormais temps de reconstruire la formation professionnelle des enseignants, socle indispensable à une refondation de l’École de la République.

 

Paris, le 8 février 2012

Christian CHEVALIER, Secrétaire Général

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