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SE-UNSA 92

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Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 15:01

La mystification

 

La réforme de la formation des enseignants et des personnels d’éducation entre dans sa deuxième année. Le processus de déconstruction atteint sa vitesse de croisière.

Une circulaire précise le dispositif pour l’année scolaire qui vient. Le contenu masque difficilement l’incongruité de la conception de la formation en vigueur aujourd’hui au ministère de l’Education nationale. Ainsi, les diverses étapes du dispositif tentent vainement de faire accroire que les stagiaires auront les outils nécessaires pour accomplir sereinement leur tâche. Cinq jours d’accueil dont trois jours de formation théorique à la tenue de classe et hop, bon pour le service !

Certes, un accompagnement rapproché est prévu le premier mois adossé à un binôme remplaçant/stagiaire et couplé à un ou deux stages programmés dans l’année.

Malheureusement, les formules floues et dilatoires ne fixent rien et chaque recteur fera selon son bon vouloir ou selon les moyens dont il dispose. Peu de points positifs sont à retenir hormis la remise d’un livret aux tuteurs et l’incitation au développement de l’offre de formation qui leur est destinée.

Pour le reste les interrogations et autres points de divergence sont nombreux :

- La formation prévue fin août demeure profondément anxiogène. L’élève y est presque considéré comme un adversaire qu’il faut « tenir ».

- La préconisation d’un binôme/remplaçant, Cela laisse songeur lorsqu’on connaît les difficultés de ce secteur. De plus, dans le premier degré, à la rentrée, les TR sont souvent envoyés en renfort auprès des directeurs sans aide administrative. Il est à craindre que ce ne soit plus possible.

- L’affectation sur un poste à l’année cantonnera les stagiaires sur un seul niveau ou cycle, restreignant ainsi leur vision du système et des publics auxquels ils seront confrontés.

- Un seul tuteur qui intervient dans la formation ne permet pas de regards croisés et ne valorise qu’un modèle d’enseignement

Le dispositif s’installe dans la durée, laissant croire que la formation prévue est suffisante. On reste dans le bricolage indécent bien loin des propositions du SE-Unsa concernant la formation initiale et continuée des enseignants et personnels d’éducation.

 

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 10:01

Le SE-Unsa lance une grande enquête

 

Qui sont les jeunes enseignants ? Quelle est leur approche du métier ? Quelles sont leurs aspirations, leurs envies, leurs désirs ?

Différentes études montrent qu’ils ne sont pas la copie conforme de leurs aînés. Leurs parcours personnels sont diversifiés, leur demande de mobilité réelle et leur engagement dans leur métier toujours aussi fort.

Pour le SE-Unsa, il est important de les connaitre, de comprendre leurs motivations, de repérer leurs centres d’intérêt pour mieux les représenter.

Le SE-Unsa lance donc une grande enquête nationale auprès de tous les jeunes enseignants et personnels d’éducation (http://www.se-unsa.org/spip.php?article3233).

Elle s’articule autour de quatre thèmes :

- mon métier,

- ma carrière,

- mes préoccupations

- mes centres d’intérêts

Les réponses permettront au SE-Unsa de mesurer la perception que les jeunes enseignants ont aujourd’hui de leur métier dans un monde en pleine mutation et un environnement scolaire perturbé. Ces résultats nous renverront également l’image qu’ont les jeunes enseignants des organisations syndicales et ce qu’ils en attendent.

En recueillant l’opinion de celles et ceux qui exercent depuis peu dans leurs classes, le SE-Unsa entend construire avec eux un syndicalisme de proximité moderne, capable de les accompagner au mieux dans leur univers professionnel.

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 11:40

Le découragement

  

Les résultats des enquêtes lancées par le SE-Unsa en direction des stagiaires et des tuteurs livrent un constat sans appel : la lassitude et le découragement gagnent nos collègues.

Du côté des stagiaires, le manque de temps et la charge de travail empêchent tout processus de formation de se mettre en œuvre. Les échanges avec les tuteurs, la formation à la gestion d’un groupe, les critères de tutorat et d’évaluation sont flous, insuffisants pour plus de 80% des stagiaires. La même proportion a le sentiment de ne pas être formée. Le second degré fait état de difficultés encore plus importantes. Pourtant, les stagiaires croient encore en un métier qu’ils ont choisi et pour lequel ils consentent des efforts extrêmement importants.

Néanmoins et c’est le second fait marquant de cette enquête, 8% d’entre eux affirment ne pas vouloir, à ce jour, poursuivre dans ce métier. C’est dix fois plus que l’an dernier. Rapporté aux 15000 stagiaires, cela représente un échec pour 1200 d’entre eux. Ce serait une catastrophe et un gâchis humain sans précédent.

Les tuteurs font également état de la même lassitude. 55% affirment ne pas continuer à assurer cette fonction l’an prochain. Professionnels de la formation, ils jettent un regard extrêmement critique et amer sur les contenus et les dispositifs mis en œuvre. Le manque de temps pour rencontrer les stagiaires, le peu de reconnaissance financière, les conditions de titularisation sont les points saillants expliquant leur défiance.

C’est donc tout naturellement que les propositions du SE-Unsa recueillent un avis favorable pour près de 90% des stagiaires et des tuteurs.

Voir les résultats de l'enquête stagiaires

 Voir les résultats de l'enquête tuteurs

 Le projet de formation du SE-Unsa 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 21:55

Le chef de l'État reconnaît les errances de la «mastérisation Darcos»

 

Le président de la République, lors de la cérémonie des vœux, vient de reconnaître implicitement l'échec de la  «mastérisation Darcos» de la formation des enseignants. Il confirme ainsi l'analyse développée avec constance par la fédération UNSA Éducation.

L'UNSA Éducation et ses syndicats nationaux concernés (SE, SEA, Sup'Recherche, SI.EN, SNIEAP, SNPDEN, A&I, SNPTES) sont attachés à la nécessaire formation professionnelle des enseignants. La fédération UNSA Éducation attend maintenant des deux ministères concernés (Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche) un calendrier et des contenus de discussion concernant la formation des futurs enseignants des écoles, collèges, lycées.

Elle regrette que les pouvoirs publics aient attendu que les stagiaires se trouvent dans des situations impossibles à gérer pour reconnaître les profondes insuffisances du «modèle» actuel. L'UNSA Éducation demande que soient traitées sur le fond les questions des contenus des concours comme ceux des formations. Doivent être également inclus dans les discussions: la formation des formateurs, la place des IUFM (dans une logique de mutualisation des compétences entre universités d'une même académie), et la situation des stagiaires après concours.

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 11:54

L'aveuglement ministériel persiste

 

Le ministère a reçu le SE-Unsa en audience pour dresser un premier bilan de la masterisation. Ce fut une litanie de constats totalement factuels. A aucun moment ne seront posées les questions de fond : qu’est-ce que le métier d’enseignant, quelle formation professionnelle est nécessaire ? Tout cela a été soigneusement évité, au prétexte qu’ « on ne va pas refaire l’histoire.. »

Le SE-Unsa ne partage absolument pas l’optimisme dont ont fait preuve ses interlocuteurs. Nous pouvons mesurer, chaque jour, la difficile réalité que vivent les enseignants et personnels d’éducation stagiaires. Sentiment de solitude et d’abandon, épuisement, désarroi… constituent leur lot quotidien. Ces collègues témoignent de leur impossibilité d’avoir un quelconque recul sur leur pratique et découvrent que le volet « acquis professionnels » leur fait cruellement défaut.

Le SE-Unsa continue d’exiger le retrait de cette réforme. Pour le SE-Unsa, la formation des enseignants et des personnels d’éducation doit se dérouler en plusieurs étapes :

- préprofessionnalisation dès la licence

- concours en fin de M1

- années de M2 et de stagiaire en alternance

- titularisation s’appuyant sur les regards croisés des formateurs

Pour le SE-Unsa, lourde est la responsabilité des organisations syndicales qui, en son temps, ne se sont pas opposées à cette réforme. On les voit aujourd’hui s’agiter pour faire oublier cette forfaiture. N’ayons pas la mémoire courte envers ceux qui ont envoyé les stagiaires dans le mur en échange d’une revalorisation dont chacun peut aujourd’hui « apprécier » la qualité.

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 18:12

Le SE-UNSA s'intéresse à vous !

 

Parce que débuter dans le métier d’enseignant n’est pas facile, cette année particulièrement, suite à la réforme de la formation, le SE-Unsa a créé un blog à destination des enseignants stagiaires et des néo-titulaires.

Si vous êtes PE, PLC, PLP ou CPE stagiaire ou T1, ce blog vous permettra de partager vos difficultés, vos doutes, vos angoisses mais aussi tous les points positifs que vous découvrez en entrant dans l’Education Nationale.

Parce que votre point de vue nous intéresse, laissez votre témoignage sur notre blog.

 

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 14:38
Le bricolage continue

Le ministère vient enfin de faire parvenir aux recteurs et aux inspecteurs d’académie la note de cadrage qui tente de préciser le dispositif d’accueil et de formation des fonctionnaires stagiaires.

Par son flou, ce texte traduit toute la difficulté ministérielle à mettre en œuvre une mastérisation mal préparée et mal organisée qui ne répond en rien à la nécessité d’une formation professionnelle par alternance. Le ministère n’a plus la main : ni sur la formation initiale des étudiants abandonnée aux universités, ni sur la formation des fonctionnaires stagiaires que chaque recteur et chaque inspecteur d’académie organisera à sa guise.

Le texte leur laisse beaucoup de latitude pour résoudre la quadrature du cercle : assurer la formation des stagiaires tout en les utilisant comme moyens d’enseignement. Le tout en donnant l’illusion de l’efficience par un accompagnement ou un compagnonnage aux contours extrêmement flous, comme si la formation d’adultes s’improvisait. Hormis pour les EMF du premier degré, la compétence et la qualification des « compagnons » importe visiblement peu.

Les futurs stagiaires vont se retrouver confrontés à la réalité de la classe sans possibilité de prendre du recul. La formation proprement dite faite de regroupements à l’université ou ailleurs -les IUFM ne sont même pas cités- est réduite à portion congrue. Une semaine maximum par an y sera consacrée, puisque le tiers temps se trouve préempté pour effectuer des stages de pratique accompagnée.

Tout cela relève du bricolage. La mastérisation, telle qu’elle est conçue, constitue une régression historique. Ses initiateurs gouvernementaux et ceux qui les ont soutenus, en s’abstenant lors du vote des décrets, portent une lourde responsabilité dans cette catastrophe. Qu’enseigner demeure le seul métier qui ne s’apprenne pas, ne semble guère les émouvoir.

Le SE-UNSA veillera à ce que les instances paritaires soient consultées sur les modalités d’organisation de cette année de formation. Il y défendra tout ce qui pourra donner du sens à une formation professionnelle indispensable. 
 

Christian CHEVALIER, Secrétaire Général

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:04
Journée d'action le 15 décembre

L’entêtement du gouvernement sur le dossier de la masterisation conduit les étudiants et les élèves dans le mur. Il faut réagir ! Aussi, à l’appel de l’UNEF, l’UNL, la FIDL, le SE-UNSA, A&I-UNSA, le SIEN-UNSA, le SNPDEN-UNSA, Sup’Recherche-UNSA, le SNPTES-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNuipp-FSU, le SNES-FSU, le SNEP-FSU, la FERC-CGT... appellent à une journée nationale de mobilisation le 15 décembre 2009.

Dans l’enseignement primaire, secondaire, supérieur (notamment dans les IUFM), des initiatives de grèves, des rassemblements, des assemblées générales de débat, des manifestations pour dénoncer le projet régressif du gouvernement.

Les organisations signataires exigent la remise à plat de la réforme impliquant le retrait des décrets concernant la formation des enseignants et des textes d’application déjà publiés et l’ouverture indispensable de réelles négociations.
Téléchargez le communiqué intersyndical

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 22:53
Droit dans le mur !



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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 20:25

Groupe de travail Maîtres-Formateurs au Ministère du 15 juin 2009

 

Dans le cadre des discussions autour de la masterisation, les organisations syndicales avaient réclamé la prise en compte des maîtres-formateurs dans le dispositif de la nouvelle formation des enseignants. Le Ministère s’est engagé à ce que les PEMF continuent leurs missions spécifiques auprès des nouveaux enseignants.

Un premier groupe de travail s’est réuni à la DGESCO le 15 juin en présence du SE-UNSA, du Sgen et du Snuipp.

Le SE-UNSA a rappelé en préalable :

-         son attachement à la présence des EMF dans la formation initiale des enseignants

-         sa volonté que soient maintenues les écoles d’application, lieu de référence incontournable

Le SE-UNSA a demandé :

-         qu’il y ait une impulsion du Ministère, vis-à-vis des Universités, pour permettre une réelle co-intervention PEMF/Professeurs, dans le cadre du Master, seule garantie de la dimension professionnelle du métier

-         que les conditions de travail soient prises en compte dans les obligations qui vont incomber aux EMF. Cela suppose un service aménagé en fonction des tâches nouvelles qui nécessitent de la disponibilité vis-à-vis des stagiaires mais aussi du temps personnel pour la formation

-         que les conventions qui pourraient être passées entre les EMF et les universités soient cadrées a minima afin de garantir un cadre commun d’intervention

Après un premier tour de table pour rappeler les positions de chacun, nous avons convenu d’un cadre de discussion pour les prochaines semaines autour :

-         des missions des EMF dans le nouveau contexte

-         de la reconnaissance institutionnelle de cette fonction notamment via l’évolution du CAFIPEMF

-         des déclinaisons en terme d’organisation du service (temps de travail, décharges…)

La prochaine réunion est fixée au 25 juin en présence du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ; nous y examinerons la circulaire de 1995 et proposerons des aménagements pour assurer le devenir des PEMF.

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