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Jeudi 4 septembre 2025 : CSA SD. Mesures d'ajustement de carte scolaire

Réunions d'information syndicale

15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 17:06

Chiche !

 

visuel formation courrielLa fédération UNSA Éducation partage très largement les analyses du rapport sur la mastérisation que le professeur Jean-Michel Jolion, président du comité de suivi des masters, vient d’adresser au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il n’est plus temps de tergiverser : la fédération UNSA Éducation renouvelle sa demande de réouverture d’urgence du dossier dans sa globalité en s’appuyant sur les préconisations ou pistes prometteuses ouvertes par le rapport Jolion.
Sans appel, le rapport Jolion dresse le bilan d’une mastérisation cataclysmique de la formation des enseignants pour laquelle malheureusement Xavier Darcos avait trouvé des complicités syndicales. Comme l’indique le rapport, « au-delà des difficultés inhérentes à toute réforme et à sa phase de construction, cette réforme porte en elle des écueils qui ne pourront être levés par de simples ajustements. » L’UNSA exclut par conséquent toute tentative de ripolinage limitée à l’année de stage après concours, même si, dans une optique d’alternance professionnelle, les professeurs stagiaires aujourd’hui en souffrance, doivent à l’évidence bénéficier d’un allègement de service significatif.
C’est pourquoi l’UNSA, qui défendait cette position bien avant 2008, partage la position exprimée par le rapport Jolion sur la nécessité de former les futurs enseignants à leur métier et, par voie de conséquence, de repenser le cahier des charges des masters et des concours. Et, comme l’UNSA l’avait proposé en 2009, il trace les contours de ce que devrait être une agrégation rénovée axée sur le temps de formation différenciée qui va de « bac — 3 » à « bac + 3 ».
Les pistes ouvertes par le rapport doivent être rapidement approfondies et expertisées, notamment les dispositifs permettant d’éviter les phénomènes de « reçus-collés » pour lesquels le professeur Jolion propose des approches originales.
Si le rapport Jolion s’intéresse, comme c’était sa mission, à la période du master, la fédération UNSA Éducation souligne donc que la formation des enseignants doit être pensée dans un continuum allant du cycle licence (préprofessionnalisation) à un accompagnement personnalisé au début de l’exercice professionnel. Elle doit s’insérer dans une éducation-formation des enseignants tout au long de leur vie professionnelle avec un effort significatif pour une formation continue elle aussi en lambeaux. Initiale ou continue, la formation des enseignants est en effet une incontournable clé du changement nécessaire du système éducatif.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 09:52

Les candidats désertent le concours

 

Le nombre de candidats au concours de professeur des écoles n’augmente pas. Si l’an dernier, avec 18136 présents, ils étaient 6 pour une place, pour la session 2012, avec 18734 candidats, ils sont moins de 4 malgré 2000 postes supplémentaires à pourvoir.

Contrairement aux déclarations ministérielles qui, comme toujours, se veulent rassurantes, il ne s’agit pas là d’un épiphénomène mais bien d’une tendance qui s’enkyste. Ces chiffres sont à mettre en relation avec les 1000 postes qui n’ont pas été pourvus à la dernière session du CAPES.
Le métier d’enseignant n’attire plus et cela même en période de crise. Jusqu’à présent, la sécurité de l’emploi apparaissait comme un refuge aux étudiants. La coûteuse campagne publicitaire de Luc Chatel est un flop. La communication s’avère inefficace lorsque l’image du métier est profondément dégradée. Et pour cause ! Rémunération insuffisante, formation professionnelle détruite, conditions de travail dégradées, sont autant de repoussoirs pour des étudiants mastérisés.
Pour le SE-Unsa, cette perte d’attractivité du métier d’enseignant est un symptôme supplémentaire de la difficulté dans laquelle se trouve notre système éducatif. Il est incapable de traiter les inégalités scolaires et incapable désormais d’attirer vers le métier de professeur.
La masterisation lancée dès début du quinquennat continue de distiller sa nocivité. Pour le SE-Unsa, il faut que ça change ! Il est urgent de remettre sur l’ouvrage la formation des enseignants. Cela passe par la mise en place de modules de préprofessionnalisation en licence, par des aides financières aux étudiants et surtout par une réelle formation professionnelle en alternance, sans oublier une revalorisation financière digne de ce nom.

Christian CHEVALIER, Secrétaire général du SE-Unsa

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 16:50

La précarité entre en Seine

 

L’académie de Paris vient d’adresser un courrier aux candidats malheureux de la session 2011 du concours de professeurs des écoles. On leur propose, dans les semaines qui viennent, d’occuper des postes de contractuels pour pallier au manque de remplaçants dans les écoles. On va même jusqu’à leur présenter cette proposition comme un complément de formation professionnelle bénéfique à l’obtention du concours !

Avec la réintroduction d’enseignants non-titulaires dans le premier degré, nous assistons à la réalisation concrète d’objectifs politiques poursuivis depuis 4 ans. Budget après budget le gouvernement n’a cessé d’assécher les moyens, notamment en remplaçants. Il a ainsi recréé un besoin auquel un recrutement de contractuels vient répondre.

Après le flop du recours aux retraités, on fait désormais appel à des étudiants, peu ou pas formés, en prenant le risque de les placer en difficulté, eux et leurs futurs élèves, alors même que le remplacement exige une très forte adaptabilité. Toutes les situations peuvent leur être proposées au pied levé, de la maternelle au CM2 en passant par les CLIS ou les SEGPA.

Cette situation parisienne est emblématique et fera très vite des émules dans d’autres académies confrontées aux mêmes difficultés. Et la suppression annoncée de 1077 postes de remplaçants dans le projet de loi de finances pour 2012 ne peut que conduire à la multiplication des ces situations.

Le SE-Unsa dénonce la réintroduction dans le premier degré d’une précarité éradiquée il y a plus de 30 ans. Il exige un changement de cap. Il devient urgent d’augmenter le nombre des postes offerts aux concours et de rouvrir le recours aux listes complémentaires qui permettait justement d’éviter le recours à l’emploi précaire.

Christian CHEVALIER, Secrétaire Général

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:47

"Laura" rêve et "Julien" et ambitieux !

 

La campagne de recrutement lancée par Luc Chatel coûtera 1.35 million d’euros aux contribuables. Elle a pour objectif de faire oublier la désastreuse carte scolaire et tente de faire croire à l’opinion publique que les 17.000 recrutements vont compenser les 16.000 suppressions d’emploi. Au regard des 33.000 départs à la retraite prévus, c’est le double des recrutements qui aurait été nécessaire !
Au-delà, cette campagne se présente sous la forme de deux affiches qui nous montrent que les stéréotypes sexistes ont la vie dure. D’un côté, une « Laura » éthérée qui rêve et de l’autre, bien sûr, un « Julien » volontaire qui, lui, est bourré d’ambition. Autant de clichés que justement nous essayons de faire dépasser à nos élèves. Merci monsieur le ministre !
Ceci étant, le passage du rêve à la réalité risque d’être brutal pour Laura lorsqu’elle découvrira une réalité du métier difficile, voire anxiogène, qui plus est avec une formation professionnelle initiale indigente.
Quant à l’ambition de Julien, elle se heurtera au mur des réalités, avec un salaire mensuel de 1500 euros alors qu’il est titulaire d’un M2. Au bout de 10 ans de carrière, il pourra espérer atteindre 2000 euros… De quoi passer de l’ambition à la déprime !
Pour le SE-Unsa, ce n’est pas une campagne de communication qui ramènera les étudiants vers le métier d’enseignant. La recette est connue. Pourtant, les ingrédients essentiels manquent cruellement aujourd’hui : une formation professionnelle de qualité, des conditions sereines de travail, une rémunération à la hauteur du niveau de recrutement et un projet éducatif national ambitieux.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 15:01

La mystification

 

La réforme de la formation des enseignants et des personnels d’éducation entre dans sa deuxième année. Le processus de déconstruction atteint sa vitesse de croisière.

Une circulaire précise le dispositif pour l’année scolaire qui vient. Le contenu masque difficilement l’incongruité de la conception de la formation en vigueur aujourd’hui au ministère de l’Education nationale. Ainsi, les diverses étapes du dispositif tentent vainement de faire accroire que les stagiaires auront les outils nécessaires pour accomplir sereinement leur tâche. Cinq jours d’accueil dont trois jours de formation théorique à la tenue de classe et hop, bon pour le service !

Certes, un accompagnement rapproché est prévu le premier mois adossé à un binôme remplaçant/stagiaire et couplé à un ou deux stages programmés dans l’année.

Malheureusement, les formules floues et dilatoires ne fixent rien et chaque recteur fera selon son bon vouloir ou selon les moyens dont il dispose. Peu de points positifs sont à retenir hormis la remise d’un livret aux tuteurs et l’incitation au développement de l’offre de formation qui leur est destinée.

Pour le reste les interrogations et autres points de divergence sont nombreux :

- La formation prévue fin août demeure profondément anxiogène. L’élève y est presque considéré comme un adversaire qu’il faut « tenir ».

- La préconisation d’un binôme/remplaçant, Cela laisse songeur lorsqu’on connaît les difficultés de ce secteur. De plus, dans le premier degré, à la rentrée, les TR sont souvent envoyés en renfort auprès des directeurs sans aide administrative. Il est à craindre que ce ne soit plus possible.

- L’affectation sur un poste à l’année cantonnera les stagiaires sur un seul niveau ou cycle, restreignant ainsi leur vision du système et des publics auxquels ils seront confrontés.

- Un seul tuteur qui intervient dans la formation ne permet pas de regards croisés et ne valorise qu’un modèle d’enseignement

Le dispositif s’installe dans la durée, laissant croire que la formation prévue est suffisante. On reste dans le bricolage indécent bien loin des propositions du SE-Unsa concernant la formation initiale et continuée des enseignants et personnels d’éducation.

 

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 10:01

Le SE-Unsa lance une grande enquête

 

Qui sont les jeunes enseignants ? Quelle est leur approche du métier ? Quelles sont leurs aspirations, leurs envies, leurs désirs ?

Différentes études montrent qu’ils ne sont pas la copie conforme de leurs aînés. Leurs parcours personnels sont diversifiés, leur demande de mobilité réelle et leur engagement dans leur métier toujours aussi fort.

Pour le SE-Unsa, il est important de les connaitre, de comprendre leurs motivations, de repérer leurs centres d’intérêt pour mieux les représenter.

Le SE-Unsa lance donc une grande enquête nationale auprès de tous les jeunes enseignants et personnels d’éducation (http://www.se-unsa.org/spip.php?article3233).

Elle s’articule autour de quatre thèmes :

- mon métier,

- ma carrière,

- mes préoccupations

- mes centres d’intérêts

Les réponses permettront au SE-Unsa de mesurer la perception que les jeunes enseignants ont aujourd’hui de leur métier dans un monde en pleine mutation et un environnement scolaire perturbé. Ces résultats nous renverront également l’image qu’ont les jeunes enseignants des organisations syndicales et ce qu’ils en attendent.

En recueillant l’opinion de celles et ceux qui exercent depuis peu dans leurs classes, le SE-Unsa entend construire avec eux un syndicalisme de proximité moderne, capable de les accompagner au mieux dans leur univers professionnel.

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 11:40

Le découragement

  

Les résultats des enquêtes lancées par le SE-Unsa en direction des stagiaires et des tuteurs livrent un constat sans appel : la lassitude et le découragement gagnent nos collègues.

Du côté des stagiaires, le manque de temps et la charge de travail empêchent tout processus de formation de se mettre en œuvre. Les échanges avec les tuteurs, la formation à la gestion d’un groupe, les critères de tutorat et d’évaluation sont flous, insuffisants pour plus de 80% des stagiaires. La même proportion a le sentiment de ne pas être formée. Le second degré fait état de difficultés encore plus importantes. Pourtant, les stagiaires croient encore en un métier qu’ils ont choisi et pour lequel ils consentent des efforts extrêmement importants.

Néanmoins et c’est le second fait marquant de cette enquête, 8% d’entre eux affirment ne pas vouloir, à ce jour, poursuivre dans ce métier. C’est dix fois plus que l’an dernier. Rapporté aux 15000 stagiaires, cela représente un échec pour 1200 d’entre eux. Ce serait une catastrophe et un gâchis humain sans précédent.

Les tuteurs font également état de la même lassitude. 55% affirment ne pas continuer à assurer cette fonction l’an prochain. Professionnels de la formation, ils jettent un regard extrêmement critique et amer sur les contenus et les dispositifs mis en œuvre. Le manque de temps pour rencontrer les stagiaires, le peu de reconnaissance financière, les conditions de titularisation sont les points saillants expliquant leur défiance.

C’est donc tout naturellement que les propositions du SE-Unsa recueillent un avis favorable pour près de 90% des stagiaires et des tuteurs.

Voir les résultats de l'enquête stagiaires

 Voir les résultats de l'enquête tuteurs

 Le projet de formation du SE-Unsa 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 21:55

Le chef de l'État reconnaît les errances de la «mastérisation Darcos»

 

Le président de la République, lors de la cérémonie des vœux, vient de reconnaître implicitement l'échec de la  «mastérisation Darcos» de la formation des enseignants. Il confirme ainsi l'analyse développée avec constance par la fédération UNSA Éducation.

L'UNSA Éducation et ses syndicats nationaux concernés (SE, SEA, Sup'Recherche, SI.EN, SNIEAP, SNPDEN, A&I, SNPTES) sont attachés à la nécessaire formation professionnelle des enseignants. La fédération UNSA Éducation attend maintenant des deux ministères concernés (Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche) un calendrier et des contenus de discussion concernant la formation des futurs enseignants des écoles, collèges, lycées.

Elle regrette que les pouvoirs publics aient attendu que les stagiaires se trouvent dans des situations impossibles à gérer pour reconnaître les profondes insuffisances du «modèle» actuel. L'UNSA Éducation demande que soient traitées sur le fond les questions des contenus des concours comme ceux des formations. Doivent être également inclus dans les discussions: la formation des formateurs, la place des IUFM (dans une logique de mutualisation des compétences entre universités d'une même académie), et la situation des stagiaires après concours.

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 11:54

L'aveuglement ministériel persiste

 

Le ministère a reçu le SE-Unsa en audience pour dresser un premier bilan de la masterisation. Ce fut une litanie de constats totalement factuels. A aucun moment ne seront posées les questions de fond : qu’est-ce que le métier d’enseignant, quelle formation professionnelle est nécessaire ? Tout cela a été soigneusement évité, au prétexte qu’ « on ne va pas refaire l’histoire.. »

Le SE-Unsa ne partage absolument pas l’optimisme dont ont fait preuve ses interlocuteurs. Nous pouvons mesurer, chaque jour, la difficile réalité que vivent les enseignants et personnels d’éducation stagiaires. Sentiment de solitude et d’abandon, épuisement, désarroi… constituent leur lot quotidien. Ces collègues témoignent de leur impossibilité d’avoir un quelconque recul sur leur pratique et découvrent que le volet « acquis professionnels » leur fait cruellement défaut.

Le SE-Unsa continue d’exiger le retrait de cette réforme. Pour le SE-Unsa, la formation des enseignants et des personnels d’éducation doit se dérouler en plusieurs étapes :

- préprofessionnalisation dès la licence

- concours en fin de M1

- années de M2 et de stagiaire en alternance

- titularisation s’appuyant sur les regards croisés des formateurs

Pour le SE-Unsa, lourde est la responsabilité des organisations syndicales qui, en son temps, ne se sont pas opposées à cette réforme. On les voit aujourd’hui s’agiter pour faire oublier cette forfaiture. N’ayons pas la mémoire courte envers ceux qui ont envoyé les stagiaires dans le mur en échange d’une revalorisation dont chacun peut aujourd’hui « apprécier » la qualité.

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 18:12

Le SE-UNSA s'intéresse à vous !

 

Parce que débuter dans le métier d’enseignant n’est pas facile, cette année particulièrement, suite à la réforme de la formation, le SE-Unsa a créé un blog à destination des enseignants stagiaires et des néo-titulaires.

Si vous êtes PE, PLC, PLP ou CPE stagiaire ou T1, ce blog vous permettra de partager vos difficultés, vos doutes, vos angoisses mais aussi tous les points positifs que vous découvrez en entrant dans l’Education Nationale.

Parce que votre point de vue nous intéresse, laissez votre témoignage sur notre blog.

 

 

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