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Jeudi 4 septembre 2025 : CSA SD. Mesures d'ajustement de carte scolaire

Réunions d'information syndicale

14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:30

Un rapport tendancieux

 

L’Institut Montaigne se présente comme un laboratoire d’idées indépendant et publie un rapport censé présenter des pistes pour « vaincre l’échec à l’école primaire ».

Cette officine du prêt-à-penser libéral bénéficiant du financement de nombreuses sociétés du CAC 40 utilise de façon partielle et réductrice des enquêtes pourtant sérieuses (DEPP, PISA, PIRLS) pour étayer ses propos.

Les auteurs ne vont pas au terme de leurs analyses tronquées par des a priori idéologiques. Ils affirment ainsi d’emblée, au seuil de leur travail, que le problème de l’école n’est pas celui des moyens mis à sa disposition. Ils constatent cependant un peu plus loin et du bout du clavier que l’investissement par élève du primaire est l’un des plus bas d’Europe.

Mais, bien sûr, ils ne vont pas jusqu’à examiner la question du rééquilibrage des financements entre la scolarité obligatoire et le lycée. Ils souhaitent rendre le métier d’enseignant attractif mais en renvoient une image infantilisante (pénaliser les enseignants qui se soustrairaient à la formation continue devenue obligatoire ; introduire une part variable, indexée sur les résultats des élèves, dans la rémunération ; choisir les nouveaux directeurs « sous statut » parmi les plus méritants...). 

Enfin, pour eux, le salut est dans des EPEP, dont les directeurs auraient des fonctions administratives et hiérarchiques sur le modèle du second degré. Des pistes que le SE-UNSA a refusé catégoriquement lors de son congrès de Brest en mars dernier.

L'analyse détaillée du SE-UNSA 

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 08:36

Pas de réforme acceptable sans de nouvelles sources de financement justes et équitables

 

Une délégation de l’UNSA, conduite par Alain Olive, a rencontré ce mercredi 14 avril à 16 heures Eric Woerth, Ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique et cela au moment où vient de paraître le rapport du COR.

L’UNSA Fonction publique sera reçue à son tour le 22 avril.

L’UNSA a rappelé à Eric Woerth que dans le cadre de la répartition, la préservation d’un bon taux de remplacement était l’élément essentiel de toute réforme.

Or depuis des années, ce taux de remplacement baisse mécaniquement.

L’UNSA demande que soit mis fin à cette dégradation.

L’UNSA a aussi indiqué au ministre que repousser l’âge légal du départ à la retraite au-delà de soixante ans, sans avoir au préalable réglé les problèmes de l’emploi des seniors et de la pénibilité revenait, de fait, à faire baisser encore le taux de remplacement pour nombre de nos concitoyens. L’UNSA ne peut l’accepter.

A l’évidence, les groupes de travail annoncés sur ces sujets, ne pourront en quelques semaines répondre aux questions posées.

Pour l’UNSA, il n’y aura pas de réforme des retraites acceptable si on ne recherche pas de nouvelles sources de financement justes et équitables.

Lors de cette rencontre, l’UNSA a fait des propositions : remettre en cause le bouclier fiscal et  l’exonération des heures supplémentaires, mettre fin aux exonérations de charges sociales non compensées, taxer l’intéressement et la participation, augmenter d’un point la CSG, augmenter, comme il était prévu, de 0,3 point la cotisation vieillesse.

Eric Woerth semble opposé à toute idée de nouveaux prélèvements pour financer les retraites.

C’est donc sur ce sujet essentiel  que l’intersyndicale, dont les responsables du dossier retraite vont se réunir le lundi 19 avril, doit aussi faire porter son action.

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 10:29

Des débats sérieux et un ministre prisonnier des choix budgétaires et idéologiques

 

Pour le SE-UNSA, il était temps de sortir de l’omerta et que l’institution pose enfin sur la table ce dossier complexe. Lors de ces Etats généraux les experts invités, comme les participants, se sont exprimés en toute indépendance.

Les débats ont été sérieux. Eloignés du sensationnel et de l’émotionnel, ils ont permis de passer du concept étroit de la sécurité à celui, plus ambitieux, du « vivre ensemble » et de l’Education.

Nous regrettons que dans sa conclusion, Luc Chatel n’ait pu sortir des figures imposées du sarkozysme : menaces sur les allocations familiales, vouvoiement des élèves, vidéo-protection …

S’il semble entendre le besoin de formation des enseignants exprimé unanimement lors de ces Etats Généraux, le ministre reste prisonnier de la catastrophique « mastérisation ». De la même manière, le contexte budgétaire rend peu crédible certaines bonnes intentions affichées.

Il annonce la création d’un nouveau dispositif expérimental baptisé CLAIR, implanté dans les zones sensibles. Pour le SE-UNSA, cette expérimentation doit se faire de façon négociée avec les représentants des personnels et en toute transparence.

Cependant, en sortant des caricatures faciles mais aussi en évacuant les sujets qui fâchent (présence adulte renforcée dans les établissements, moyens pour le travail en équipe…), le ministre semble vouloir prendre le temps de poursuivre ce travail. Il s’est engagé à le faire dans la concertation avec notamment un bilan d’étape prévu en octobre. Le conseil scientifique présidé par Eric Debarbieux, doit y garder une place centrale.

Le SE-UNSA participera à tous ces rendez-vous. Il y exigera un changement de cap politique. Réinvestir dans l’éducation est une urgence. Le gouvernement ne peut s’exonérer de cette responsabilité.

Paris, le 8 avril 2010

Christian CHEVALIER, Secrétaire Général

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 12:56

La communication ministérielle gênée aux entournures

 

Le ministère a reçu les organisations syndicales fin mars pour leur faire part du bilan des évaluations nationales CM2.

La Dgesco était visiblement embarrassée d’annoncer des résultats bruts en baisse de 11% en mathématiques et 3% en français. La DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) qui a été introduite dans le processus cette année, a pu « lisser scientifiquement » les résultats, c’est-à-dire les ancrer statistiquement : dans certaines écoles, les élèves ont planché sur une trentaine d’items supplémentaires (exercices identiques à ceux de 2009) pour assurer la comparabilité sur deux années scolaires. Les résultats étant identiques sur les items 2009, cela a permis au ministère d’arriver aux conclusions suivantes : ce ne sont pas les élèves qui ont plus de difficultés cette année mais les exercices de la session 2010 qui sont plus difficiles que ceux de 2009.

Le site du ministère présente donc les choses de la façon suivante  : « Les résultats publiés sont calculés sur la base d’une analyse statistique réalisée par le ministère à partir d’un échantillon représentatif. Ils garantissent la possibilité d’une comparaison avec les résultats 2009 ».

Au vu des résultats nationaux, la question des disparités territoriales mériterait d’être enfin sérieusement abordée : en effet, les départements d’outre-mer cumulent à la fois les plus forts taux d’’élèves « n’ayant pas les acquis suffisants » et les plus faibles taux d’élèves « ayant des acquis solides » ou « très solides ». Si une utilité concrète pour l’école pouvait être enfin donnée à ces évaluations, ne serait-elle pas celle de la réduction de ces inégalités choquantes sur le territoire de la République ?

La Dgesco espérait sans doute démontrer l’efficacité des programmes de 2008. Mais force est de constater qu’elle s’est fourvoyée, notamment en refusant d’entendre les remarques de bon sens émises par les organisations syndicales depuis deux ans. Il semblerait que la situation évolue un peu et que le dialogue puisse enfin avoir lieu. Le ministère accepte en effet d’ouvrir de nouvelles discussions avec les organisations syndicales, en y associant la DEPP. Il est grand temps d’aborder enfin de front les questions que nous n’avons cessé de soulever : objectifs de ces évaluations et dates de passation ; modalités de cotation des items ; contenu des exercices proposés ; procédure par échantillonnage.

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 15:59

Signature d'une convention avec la FAS

 

La Fédération des Autonomes de Solidarité et le SE-UNSA viennent de signer une convention. L’objet : mieux défendre encore les personnels.
La coopération entre la Fédération des Autonomes de Solidarité et le SE-UNSA est historique. Elle a permis d’aider de nombreux collègues confrontés à des difficultés dans l’exercice de leur métier. Le nouveau partenariat FAS-MAIF nécessitait la réécriture de la convention entre nos deux associations.
C’est aujourd’hui chose faite. La signature a eu lieu à l’ouverture de notre Congrès national pour lui donner toute l’importance qu’elle représente pour nos adhérents.
Le protocole établit entre la FAS et le SE-UNSA porte notamment sur :
- la protection juridique en cas d’agressions physiques et morales, de différends avec les collectivités territoriales
- une collaboration sur les problèmes en relation avec les textes réglementaires
- une information et diffusion des documents pour les personnels en poste à l’étranger
- des échanges de documentations relatives aux risques professionnels et à leur prévention.
C’est donc un nouvel outil qui complète l’aide juridique administrative développée par notre syndicat au service de ses adhérents.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 19:11

75% des enseignants sur la touche !

 

Etrange conception du dialogue social : c’est lors d’une interview à RTL que Luc Chatel vient de laisser entrevoir les contours de la revalorisation des enseignants annoncée par le Président de la République. C’est l’option la plus basse qui a visiblement été retenue. Elle exclut la très grande majorité des enseignants actuellement en exercice.

Les mesures annoncées (157 euros supplémentaires pour les débuts de carrière) ne concerneraient, en effet, que les futurs recrutés au master et par lissage, les enseignants qui n’ont pas encore atteint le 5ème échelon, soit ceux ayant 7 années d’ancienneté. Il y a fort à parier qu’à niveau de recrutement identique, de nombreux étudiants préfèreront se tourner vers l’emploi privé, nettement mieux rémunéré à diplôme égal. La question de la réduction des viviers de recrutements, induite par la mastérisation, se pose donc avec acuité.

Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, dont on nous disait qu’il mettrait du beurre dans les épinards des enseignants, laisse un goût particulièrement amer. L’immense majorité d’entre eux, victimes chaque jour des dégâts occasionnés par cette politique, se trouve exclue du processus de revalorisation. Aucune mesure immédiate et visiblement aucune perspective nouvelle de carrière n’est envisagée pour eux à moyen ou long terme.

Pour le SE-UNSA, on est très loin du compte. Mardi matin, le ministère reçoit les organisations syndicales pour leur exposer son projet en détail. Le SE-UNSA y dénoncera des mesures qui excluent les trois quarts des enseignants. Il y fera valoir ses propositions pour une revalorisation pour tous.

La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail. (Nicolas Sarkozy - Lettre aux éducateurs, le 4 septembre 2007)

 Paris, le 29 mars 2010

Christian CHEVALIER, Secrétaire Général

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:51
Erreur technique du Ministère : Résultats le 22 mars 2010

Mardi 16 mars, en fin d’après-midi, des collègues, candidats aux permuts 2010, nous ont avisés de l’accès aux résultats via I-prof.

Le SE-UNSA a immédiatement interrogé la DGRH du ministère pour vérifier :
- si le calendrier confirmé à la CAPN du 9 mars avait été modifié et dans ce cas, pour quelles raisons ;
- si les informations lues par certains candidats étaient fiables.

En réponse, le ministère a informé les syndicats représentés en CAPN qu’ « une erreur technique a conduit à libérer des messages sur I-PROF concernant les résultats du mouvement interdépartemental du premier degré dès le mardi 16 mars au soir alors que nos vérifications étaient encore en cours."...... "Ayant encore d’ultimes travaux à conduire, nous maintenons notre calendrier initial"....

Cette réponse et les échanges que nous avons eus avec le ministère, tendent à confirmer que les résultats lus sur I-prof, hier soir, ne sont pas stabilisés.

Comme le SE-UNSA vous l’a annoncé, nous aurons confirmation des résultats le 22 mars.
Nous vous tiendrons informés.

Bonne chance à toutes et tous !

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 11:28
Etudiants et retraités à la rescousse !

Alors que la tension sur le terrain est de plus en plus perceptible, Luc Chatel vient de faire des annonces sur le remplacement des professeurs absents.

Pour répondre à la demande légitime des élèves et de leurs familles, le ministre fait feu de tout bois. Comme ses prédécesseurs, il sort des cartons la proposition qui consiste à faire appel à des enseignants retraités. Par contre, il innove en proposant que des étudiants en master assurent ces fonctions de remplaçants.

Pour le SE-UNSA, ces solutions de fortune cachent mal la difficulté ministérielle à rapiécer le service public du remplacement, par ailleurs maltraité budgétairement (3000 postes de remplaçants en moins à la rentrée 2009).

Remplacer ce n‘est pas faire de la garderie. Assurer des cours au pied levé ne s’improvise pas. Cela nécessite une formation complète et une réelle capacité d’adaptation. Demander à des étudiants, du jour au lendemain, de prendre en charge une classe, sans maîtriser les contenus des programmes, sans appréhender la gestion d’un groupe d’élèves, sans même être au fait de leurs droits et devoirs, relève de l’irresponsabilité.

L’emploi d’étudiants pour effectuer des remplacements constitue une dérive supplémentaire dans l’imbroglio de la masterisation. Pour qui en doutait encore, la qualité de la formation professionnelle des futurs enseignants est bien le cadet des soucis de ceux qui ont porté et soutenu cette réforme. Le SE-UNSA avait d’ailleurs refusé de cautionner cette masterisation en votant contre les projets de décrets en CTPM. 

Pour le SE-UNSA, les étudiants ne doivent pas devenir les variables d’ajustement d’une politique budgétaire inconséquente. Il s’opposera à toute initiative locale ou nationale qui confondrait remplacements et stages de formation de master.

Christian CHEVALIER, Secrétaire Général

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 09:24
Journée nationale d'action interprofessionnelle

A l’issue du sommet social du 15 février, la CGT, CFDT, FSU, Solidaires et l’UNSA, réunies en intersyndicale, ont décidé d’appeler à une journée d’action interprofessionnelle le 23 mars pour la défense de l’emploi, des retraites et du pouvoir d’achat.
Le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation et n’a rien dit rien non plus sur le malaise dans la Fonction publique.
Pour nos organisations, la situation économique et sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d’emploi, pour porter avec force nos attentes et défendre nos intérêts communs.
S’agissant des retraites, les organisations syndicales affirment leur volonté d’agir pour que le débat prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités.
Téléchargez le communiqué commun
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 14:49
La drapeau flotte sur la marmite

Le premier ministre vient de clore le triste débat sur l’identité nationale par un séminaire. Il était temps. Il annonce quelques mesures susceptibles, selon lui, de redorer le blason terni d’une mythique identité nationale.

Une fois encore c’est l’Education nationale qui est appelée à la rescousse. La panoplie du parfait petit républicain est désormais complète. A la Marseillaise, déjà inscrite dans les programmes, viennent s’ajouter le drapeau tricolore et la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Ces trois symboles sont complétés par un « carnet du jeune citoyen » qui suivra à la trace le comportement civique de chaque élève, avec sans nul doute, quelques belles pages héroïques à y écrire.

Pour le SE-UNSA, ce n’est pas en agitant quelques colifichets, fussent ils des symboles de la République, que l’on apportera des solutions de fond à la question du vivre ensemble dans notre société. Ce n’est pas en hissant les couleurs aux frontons des établissements que l’on supprimera, comme par enchantement, les incivilités, la violence, où que l’on résoudra la question de la difficulté scolaire.

Ces piètres emplâtres gouvernementaux cachent mal la réalité de la dégradation de l’Ecole de la République. Dégradation dont on connait les causes : désectorisation, suppressions massives d’emplois, formation professionnelle des futurs enseignants anéantie, école maternelle affaiblie, enseignement privé favorisé… Pour que notre Ecole soit véritablement celle de l’apprentissage citoyen et du vivre ensemble, la Nation doit la préserver et la promouvoir. Alors même que la crise frappe durement, son affaiblissement organisé ne lui permet plus de prendre sa part dans la cohésion sociale.

Le SE-UNSA appelle tous les citoyens attachés à l’Ecole de la République à signer et à faire campagne pour « l’appel national pour l’école publique ». Cet appel qui réunit d’ores et déjà plus de trente organisations a recueilli plus de 25 000 signatures en 10 jours.

Christian CHEVALIER, Secrétaire Général

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