L'équipe du SE-UNSA 92 vous présente ses meilleurs voeux pour 2009
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Jeudi 4 septembre 2025 : CSA SD. Mesures d'ajustement de carte scolaire
L'équipe du SE-UNSA 92 vous présente ses meilleurs voeux pour 2009
Les dotations en moyens d'enseignement aux académies viennent d'être transmises par le ministère. La catastrophe annoncée par le budget 2009 prend désormais corps.
Dans le premier degré, toutes les académies subissent une baisse : 3000 emplois sont retirés. Cette situation sera aggravée par la suppression des 3000 emplois de stagiaires qui diminuent les moyens d'enseignement de l'équivalent de 750 postes supplémentaires.
Alors qu'une dizaine de milliers d'élèves de plus sont attendus, ces chiffres démontrent la valeur des discours ministériels sur la « prise en charge de la difficulté scolaire ».
Dans le second degré, la purge n'est connue qu'à moitié. Si 3000 emplois sont d'ores et déjà retirés aux académies, 3000 autres le seront sur les moyens de remplacement dans les semaines qui viennent. Moins 6000 postes, à mettre en regard de la perte attendue d'une dizaine de milliers d'élèves.
Au final, aucune académie ne sera épargnée, d'autant que la disparition de 1000 postes stagiaires 2nd degré écorne les moyens d'enseignement de 500 emplois supplémentaires.
Au total, à démographie constante sur l'ensemble 1er et 2nd degré, la rentrée 2009 se fera avec 10 000 emplois en moins ! Les laborieux discours éducatifs du ministère apparaissent désormais pour ce qu'ils sont : une opération de camouflage.
L'éducation n'est considérée que comme un gisement d'économie d'emplois. Pourtant, la crise rendrait l'investissement éducatif encore plus nécessaire.
Le SE-UNSA lance un cri d'alarme. Alors que les écoles et les établissements sont à vif, toutes les conditions sont réunies pour qu'un degré supplémentaire soit franchi dans le conflit.
Le gouvernement est désormais devant un choix politique fondamental : s'il prenait l'option de faire de l'Ecole, et donc des enfants et des jeunes, un terrain d'affrontement central, il ouvrirait un conflit majeur avec la société.
Le SE-UNSA répète que l'urgence devrait être au dialogue social. Mais, pour espérer réduire les tensions, encore faut-il des gestes forts du gouvernement. L'ajournement de la réforme du lycée ne suffit pas : le gouvernement doit impérativement l'entendre. Pour sa part, le SE-UNSA prend toutes mesures pour offrir, dès janvier, les moyens d'action adéquats aux personnels et à l'ensemble de la communauté éducative.
Paris, le 18 décembre 2008
Luc Bérille, Secrétaire Général
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, en sont les premières victimes. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’Etat et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations.
C’est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations. Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :
Les organisations syndicales rendront publique le 5 janvier 2009, une déclaration commune développant leurs propositions et revendications.
Paris, le 15 décembre 2008
Le ministre annonce ce matin qu'il ajourne la réforme de la classe de seconde et qu'il va relancer les discussions avec les organisations syndicales pour discuter de l'ensemble 2nde-1ère-terminale. A l'évidence, la crainte d'un développement du mouvement lycéen est à l'origine de ce recul.
Le SE-UNSA ne peut que se réjouir de cette annonce. Il n'avait en effet cessé de dénoncer une réforme au pas de charge, hypothéquée par les économies budgétaires et concentrée sur la seule seconde, sans visibilité sur l'ensemble de l'architecture du lycée.
Enterrement de première classe ou dégagement d'un vrai espace de négociation ? La suite le dira. Le SE-UNSA continue à estimer qu'une réforme du lycée est indispensable dans l'intérêt de la réussite des élèves. Il fera donc à nouveau valoir ses mandats sur le sujet.
Ce retournement du ministre pose une autre question : pourquoi lui aura-t-il fallu 4 mois avant de décider enfin cet ajournement ? La totalité des organisations syndicales le lui avait en effet réclamé devant l’impossibilité d’une réflexion sérieuse dans des délais aussi contraints. Le peu de cas fait du dialogue social est à nouveau illustré
Pour le SE-UNSA, d’autres sujets de très graves tensions persistent. Pas plus que pour le lycée, une réforme de l’aide spécialisée aux enfants en difficulté en primaire ne s’accommodera du passage en force. Le SE-UNSA demande là aussi au ministre d’ajourner pour apaiser.
Paris, le 15 décembre 2008
Luc Bérille, Secrétaire Général
Le SE-UNSA s’affirme comme la seconde force de l’enseignement
Les élections professionnelles des enseignants se sont déroulées dans le climat très particulier créé par la politique gouvernementale. La concentration des attaques contre l’Ecole et ses enseignants aura incontestablement marqué ce scrutin. La première conséquence en est l’accroissement notable de la participation. Les enseignants ont ainsi opposé un démenti cinglant aux allégations de M. Darcos mettant en doute le caractère représentatif des organisations syndicales.
Dans le premier degré, l’acharnement du ministère a creusé un fossé profond entre lui et les enseignants des écoles. Ce contexte d’exacerbation voulu sciemment par le ministre a été entretenu par la part très réduite laissée au dialogue social. Cette situation ne pouvait que créer un terrain électoral difficile pour le syndicalisme réformiste incarné par le SE-UNSA qui avait refusé de dissocier opposition et proposition. Elle favorisait a contrario et le vote radical, et le vote « légitimiste » pour le syndicat déjà le plus représentatif. C’est ce qu’ont traduit les résultats de l’élection à la CAPN des enseignants des écoles où le SE-UNSA, s’il maintient ses 3 sièges, enregistre une érosion de 1,6 point, le SGEN-CFDT disparait de la commission nationale, tandis que SUD et le SNUIPP progressent logiquement.
Dans le second degré, si le contexte général de la politique gouvernementale est évidemment identique, ses réfractions ne sont pas de même nature. Le ressentiment des enseignants des collèges et lycées, pour réel qu’il soit, n’a pas atteint le même degré de cristallisation. Les résultats du SE-UNSA dans les différents corps du secondaire confirment son travail patient d’implantation, notamment parmi les certifiés où il gagne un siège en CAPN. Il est le syndicat qui, avec un gain de 1,32 point, progresse le plus.
Au total, avec une légère progression de 0,15 point sur la totalité des commissions nationales tous niveaux confondus, le SE-UNSA s’affirme bien comme la seconde force de l’enseignement.
Le syndicat remercie les plus de 70 000 électeurs qui lui ont manifesté leur confiance. Fort de ce résultat, il consacrera toutes ses forces pour faire vivre et progresser son combat.
Rassemblement mercredi 10 décembreLe SE-UNSA a participé à la réunion de l’interfédérale nationale élargie à la communauté éducative (fédérations de l’éducation, parents, lycéens, étudiants, associations complémentaires de l’École, mouvements pédagogiques…) qui s’est réunie le 24 novembre à Paris au siège de la FCPE.
Malgré les fortes mobilisations du 19 octobre et du 20 novembre, le gouvernement reste sourd.
Les organisations ont donc décidé de poursuivre l’action en décembre par une nouvelle journée nationale d’action le mercredi 10 décembre qui prendra la forme de manifestations décentralisées.
Pour la région parisienne, un rassemblement est organisé devant la gare Saint-Lazare de 17h à 18h30.
Sorti par la petite porte l'an dernier, le livret de compétences standardisé revient par la fenêtre cette année à l'école primaire !
Un livret ministériel avait été expérimenté l'an dernier mais son inadéquation aux besoins des professionnels avait conduit le ministère à annoncer la prolongation de son expérimentation d'un an.
Depuis cette annonce, silence du ministère. Et pour cause ! Il n'y a plus d'expérimentation. Le livret de compétences est imposé à tous les enseignants du premier degré dès cette année. Il constitue une partie du nouveau livret scolaire national qui vient d'être publié au BO du 27 novembre 2008 à mettre en œuvre en même temps que les nouvelles évaluations « bilan » CE1 et CM2.
Pas de concertation avec les organisations représentatives, pas de consultation du Conseil Supérieur de l'Education… Après les nouveaux programmes, la nouvelle organisation de la semaine, la sédentarisation des maîtres des RASED, le ministre persiste dans le passage en force sans tenir compte des signaux forts que lui ont adressés massivement les enseignants du premier degré le 20 novembre.
L'imposition d'un livret standardisé en lieu et place des livrets scolaires élaborés par les conseils des maîtres sonne comme un nouveau déni de la professionnalité des enseignants : c'est l'un des messages que le SE-UNSA portera au ministre vendredi matin. Saura-t-il l'entendre ?
Paris, le 2 décembre 2008
Luc Bérille, Secrétaire Général
250 000 SIGNATURES REMISES AU MINISTERE
POUR SAUVER LES RASED
La délégation (SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU, FNAME, FNAREN, AFPEN) a remis la pétition « sauvonslesrased », avec les premières 250 000 signatures récoltées. Elle a fait part au représentant du ministère qui l’a reçue des raisons de cette mobilisation et de l’ampleur du mécontentement suscité.
En réponse, le directeur adjoint de la DEGESCO, M. Allal, a affirmé que :
- le ministère ne supprimera pas les RASED, en particulier, dans le cadre du budget triennal, il n'envisage plus de poursuivre la suppression des postes E et G en 2010 et 2011,
- le recrutement et les formations spécialisées E et G sont maintenus, et des départs auront donc lieu en 2009. Certaines circulaires des inspecteurs d’académies faisant état du contraire sont donc « des erreurs ».
- il confirme, par contre la « sédentarisation » de 3000 emplois de maîtres E et G, principalement E. Il s’agirait de les implanter dans des « écoles au public fragile », sur des classes ordinaires, sans recréer de classes de perfectionnement. Les enseignants spécialisés ainsi « sédentarisés » auraient vocation à « partager leur expérience » avec leurs autres collègues de l’école.
Pour les organisations, l’annonce par le ministère du maintien du dispositif RASED et de la formation est une forme de reconnaissance de la pertinence des aides spécialisées. Mais le projet ministériel de « sédentarisation » contredit cette affirmation. Il signifierait en effet la prise en charge d’une classe ordinaire à temps plein par les collègues. Par conséquent, il n’y aurait plus aucune aide spécialisée aux élèves qui en ont besoin dans l’école, pas plus que de travail en partenariat. Il est du reste significatif que cette opération ne repose sur aucune étude. Visiblement, aucune réflexion sur ce qui en résulterait n’existe, ouvrant la voie à toutes les dérives locales.
Le ministère ne peut rester ainsi sur deux discours. Si les aides spécialisées sont pertinentes, il serait encore plus absurde d’en priver, par la « sédentarisation », les élèves des écoles les plus fragiles !
Les organisations appellent donc toute la communauté éducative à maintenir et amplifier la mobilisation en :
- continuant à faire signer la pétition «www.sauvonslesrased.org »
- se tournant vers les parents, les élus, les partenaires de l’Ecole pour renforcer le mouvement d’opinion pour la réussite de tous les élèves, la sauvegarde des aides spécialisées, des RASED et de leurs 3000 postes, notamment lors de la prochaine journée de mobilisation du 10 décembre.
Elles ont convenu de se revoir dans les prochains jours pour examiner les suites à donner à ce mouvement.
Votez et faites voter SE-UNSA !
Tous les 3 ans les enseignants sont appelés aux urnes pour les élections professionnelles. Elles permettent de déterminer :
- le nombre d'élus aux commissions administratives partaires (CAPD, CAPA, CAPN)
- les décharges dont les organisations syndicales vont disposer pour vous défendre
Alors mardi 2 décembre c'est le moment d'exprimer votre choix : votez et faites voter SE-UNSA !