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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Jeudi 11 février : CDEN. Carte scolaire

 

 

 

 

2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 10:37

Il reste tant à faire

 

Les députés ont adopté en première lecture le projet de loi confortant le respect des principes de la République. Ce texte tente de répondre à des mécanismes ou des agissements qui fragilisent le pacte républicain, sans pour autant redonner un élan à la République sociale qui peine à répondre aux besoins de cohésion, de mixité et de solidarité que rencontrent notre pays. 
 
 
Des apports positifs
 
> Cela concerne notamment l’obligation de neutralité pour les salariés de droit privé investis d’une mission de service public, la formation obligatoire des fonctionnaires au principe de laïcité, et particulièrement pour les enseignants, les personnels d’éducation et les futurs enseignants dans les Inspé.
 
> Le SE-Unsa approuve aussi l’interdiction faite aux professionnels de santé d’établir des certificats de virginité, déjà condamnés par le Conseil de l’Ordre des médecins et l’Organisation mondiale de la santé (lire notre article Si l’on parlait virginité ?). Désormais, un praticien qui ferait un tel examen se rendrait coupable de viol. À cela s’ajoutent une meilleure lutte contre la polygamie, les mariages forcés et pour l’égalité dans l’héritage.
 
> Enfin, des éléments viennent renforcer l’arsenal judiciaire ; ils ont été introduits à la suite de la mort de Samuel Paty et pénalisent le fait d’user de menaces, de violences ou de commettre tout autre acte d’intimidation à l’égard de toute personne participant à l’exécution d’une mission de service public, afin d’obtenir pour soi‑même ou pour autrui une exemption totale ou partielle ou une application différenciée des règles. De plus, le fait d’entraver ou de tenter d’entraver par des pressions ou des insultes l’exercice de la fonction d’enseignant selon les objectifs pédagogiques de l’Éducation nationale sera puni. En outre, les discours de haine en ligne, d’apologie de crimes contre l’Humanité et ceux divulguant des informations personnelles d’une personne en vue de l’exposer, seront réprimés, et plus sévèrement encore s’il s’agit d’un fonctionnaire d’État en mission de service public ou d’un élu.
 
Pour le SE-Unsa, ces renforcements juridiques seront vraiment utiles à condition que la réponse judiciaire soit proche du temps scolaire : si de tels agissements étaient jugés un an ou deux après les faits, cela perdrait en efficacité.
 
 
Des mesures inabouties
 
> Le nouveau régime d’instruction en famille passera du régime de déclaration à celui d’autorisation, avec des dérogations notamment liées à l’itinérance des parents, à l’état de santé de l’enfant ou son handicap, à la pratique intensive d’activités physiques ou culturelles, ou encore à toute situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif et qui respecte son intérêt supérieur.
À ce stade et compte-tenu de l’amplitude des dérogations, il est difficile de mesurer l’impact de cette loi sur le développement de l’instruction en famille.
 
Ces dispositions seront effectives à la rentrée 2022 pour les nouveaux entrants dans ce dispositif ; pour ceux qui pratiquent déjà l’instruction en famille, l’autorisation est reportée à la rentrée 2024. En outre, l’enfant instruit à domicile sera rattaché administrativement à une circonscription du premier degré ou à un établissement scolaire public.
 
De plus, une journée pédagogique autour de la citoyenneté, des principes républicains et aux droits de l’enfant sera organisée par des écoles volontaires à titre expérimental pour les enfants recevant une instruction dans la famille. Enfin, des cellules de prévention de l’évitement scolaire seront mises en place dans chaque département.
 
> Pour les établissements d’enseignement hors contrat, un énième renforcement des contrôles est prévu ; il porte sur la transmission annuelle de l’identité des personnels et des titres des enseignants et aussi sur des sanctions renforcées en cas de manque d’assiduité, de carences éducatives ou de risques pour la santé morale et/ou physique des élèves. 
Même si ces mesures viennent combler les oublis de la loi dite Gatel de 2018, elles demeureront insuffisantes tant que des éléments essentiels comme le projet pédagogique et la liste des personnels exerçant dans l’établissement (hormis le déclarant) ne seront toujours pas exigibles dans le dossier d’ouverture. Cela prive les pouvoirs publics d’informations essentielles pour contester ou non leur implantation.
 
Enfin, les établissements hors contrat se verront proposer une charte des valeurs et principes républicains. Il est étonnant que cela relève d’une simple proposition sans caractère obligatoire. 
 
Dans tous les cas, chaque enfant soumis à l’obligation d’instruction se verra désormais attribuer un identifiant national.
 
 
Une mesure inacceptable
 
Les dispositions présentes dans l’article 28 de la loi relèvent de la faute politique. Jusqu’à présent, le patrimoine immobilier des associations cultuelles était strictement réservé à l’exercice du culte. Or, cet article leur permettra désormais d’en faire une exploitation commerciale qui va se cumuler avec les avantages fiscaux qui concernent déjà les dons des fidèles : double jackpot !
 
Outre le fait que cette loi favorisera le culte qui possède le patrimoine foncier le plus important, on peut envisager la constitution de véritables trusts immobiliers qui pèseront, par leur dimension, sur les choix économiques nationaux.
 
Pour le SE-Unsa, il s’agit d’une violation de l’esprit de la loi de 1905 : cette mesure devrait être tout simplement retirée.
 
 
La mixité scolaire, un levier pour faire République
 
L’enseignement public est insuffisamment sécurisé dans ce texte. Pourtant, les difficultés qu’il rencontre sont notamment liées à une érosion continue de la mixité scolaire qui génère des inégalités persistantes. Cette érosion se manifeste au sein du Service public, parfois avec l’aval des municipalités par le biais de dérogations de complaisance, ou encore de fausses domiciliations pour contourner la sectorisation. Toutes ces stratégies, ces micro-séparatismes, minent à leur échelle le pacte républicain.
 
Mais cela se manifeste surtout par la concurrence déloyale des établissements d’enseignement privés sous contrat. Cette concurrence alimentée par l’argent public, sans que l’intérêt ni le montant global de cette politique publique n’aient jamais été évalués (lire l’article du Cnal), aboutit à un tri social de la jeunesse de notre pays selon le rang de leurs parents dans la société. En effet, il sera très compliqué de faire accepter à la frange de la population la plus favorisée financièrement et culturellement, l’indispensable effort de mixité scolaire. Cet engagement est pourtant nécessaire à la continuité de notre vie démocratique, et il est regrettable que le ministère de l’Éducation nationale demeure inactif sur ce sujet.
 
Pour ces raisons, le SE-Unsa accueille favorablement les avancées, modestes mais réelles, contenues dans cette loi, pour obtenir un état des lieux de la mixité sociale. En effet, le gouvernement devra remettre au parlement un rapport sur la mixité sociale dans les établissements d’enseignement privés sous contrat, dans un délai d’un an après la promulgation de cette loi. De plus, les services du ministère de l’Éducation nationale transmettront chaque année aux conseils départementaux les données sociales anonymisées des élèves relevant des établissements publics et privés de la circonscription.
 
Dommage toutefois qu’aucune obligation ne soit inscrite dans la loi pour résorber les réservoirs d’entre-soi qui se sont constitués au fil du temps.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Cette loi fourre-tout slalome entre des apports intéressants, des mesures scolaires inabouties et une nécessaire fermeté à l’égard de dérives qui visent, sans le nommer, l’islamisme.
 
Mais à travers les débats qui ont eu lieu à l’Assemblée nationale et en anticipant ceux qui se dérouleront bientôt au Sénat, le SE-Unsa observe les difficultés du législateur d’intervenir en direction d’une religion, tout en ne voulant pas bousculer les passe-droits et les accommodements déraisonnables bénéficiant à d’autres. En effet : 
 
  • Comment comprendre qu’en Alsace et en Moselle, les cultes catholique, calviniste, luthérien et israélite soient encore financés par l’impôt de tous, et que l’enseignement religieux y soit encore dispensé sur le temps scolaire ? Des préférences persistent également en Guyane et dans plusieurs territoires ultramarins.
     
  • Comment comprendre que la loi du 15 mars 2004 portant sur le port de signes religieux des élèves ne s’adresse qu’aux élèves de l’enseignement public, sans que les écoles et établissements privés sous contrats (à 96 % catholiques) ne soient concernés ?
     
  • Comment comprendre que des fondations puissent si aisément contourner l’interdiction de financement des établissements privés hors contrat, notamment religieux, en les alimentant de dons défiscalisés sous couvert d’utilité publique ?
     
  • Comment comprendre que l’enseignement supérieur pontifical, placé sous l’autorité du Vatican, puisse continuer d’utiliser frauduleusement le titre d’Université, puisse délivrer illégalement des licences, et obtienne des financements publics pour son extension ? Cette situation serait-elle traitée pareillement si de tels établissements étaient sous l’autorité de Jérusalem ou de La Mecque ? (lire l’article du Cnal)
Pour le SE-Unsa, aucun passe-droit ne doit être toléré, au risque de renforcer le sentiment de « deux poids, deux mesures », d’une laïcité à géométrie variable.
 
Enfin, le SE-Unsa regrette le tri opéré dans les principes de la République, que cette loi veut pourtant conforter. Ainsi, bien que le premier article de la Constitution française indique que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, ce dernier attribut semble être devenu optionnel. 
 
Incompréhensible au moment où la barre des dix millions d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté est désormais franchie, que les ségrégations résidentielles et scolaires ne sont pas combattues et que l’incertitude sur notre capacité à faire société s’approfondit : des éléments constitutifs du terreau dans lequel prennent racine les mécanismes auxquels cette loi voulait faire face.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 18:39

C'est non !

 

Nous sommes alertés par des retours de l’académie de Lyon selon lesquels les prélèvements seraient effectués par les personnels des écoles et collèges. Pour le SE-Unsa, les enseignant·es, les CPE, les assistant·es d’éducation, les personnels administratifs, techniques, les AESH ou encore les assistant·es de service social n’ont pas à enfiler un équipement de protection individuel pour recueillir la salive des enfants et des jeunes, même après avoir suivi une « formation ».
 
Le SE-Unsa, avec l’Unsa Éducation et l’ensemble des syndicats de la fédération refusent cette éventualité. 
 
Le SE-Unsa est intervenu auprès du ministère dès jeudi 25 février pour demander que ce soit clarifié auprès des rectorats. Il soutiendra l’ensemble des personnels qui subiraient des pressions pour tenir ce rôle qui ne peut être le leur.
 
Il demande également que les moyens soient mis en œuvre pour recruter des personnels ou faire appel à la sécurité civile pour accompagner et soutenir les personnels de santé du ministère qui ne peuvent assurer seuls l’ensemble des tests envisagés et le contact tracing. Le ministère évoque en ce sens le recrutement de médiateurs notamment parmi les étudiant·es en médecine dans l’ensemble des académies.
 
Depuis un an et le début de la crise sanitaire, les personnels de l’Éducation nationale se sont engagés bien au-delà de leur cadre de travail habituel pour que le service public d’éducation joue pleinement son rôle dans la lutte contre l’épidémie et toutes ses conséquences pour les élèves. Il ne faudrait pas tirer sur la corde au-delà de l’imaginable.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 14:47

Prolongation jusqu'au 1er juin 2021

 

La loi du 15 février 2021 a prolongé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1er juin 2021 sur l’ensemble du territoire national.
En conséquence, la mesure de suspension du jour de carence pour les agents publics testés positif à la Covid-19 initialement prévue jusqu’au 31 mars 2021 est prolongé jusqu’au 1er juin 2021.
 
Cette mesure vise à favoriser l’auto-confinement des agents testés positifs et à lutter contre la pandémie.
 
L’avis du SE-Unsa
Le SE-Unsa, qui formule cette demande depuis plusieurs semaines, accueille favorablement cette décision car elle va dans le sens du renforcement de la protection des personnels.
Il faut attendre à présent la publication du décret qui officialisera cette annonce de la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 14:23

L'UNSA Éducation demande au ministère : CLARIFIER, DONNER LES MOYENS, ANTICIPER

 

Lors du dernier point sur la situation sanitaire avec le ministère ENJS le 16 février, l'UNSA Éducation a rappelé qu'il a toujours été dans ses priorités de maintenir un lien éducatif et social avec les élèves.

Nous avons toutefois durci le ton pour réitérer nos demandes fortes d'anticipation, de clarté, de transparence, d'information, et de moyens pour accomplir les missions.

Les personnels ont fait et continuent de faire leur maximum afin d'assurer leurs missions tout en respectant les consignes sanitaires. Les élèves, leurs familles, la société leur en est reconnaissante.

Reconnaissance et respect doivent également être apportés par l'employeur et sur le lieu de travail. Cela nécessite, a minima, que ces consignes cessent d'évoluer à un rythme intenable et que les moyens humains nécessaires à l'application du protocole soient accordés.

L'UNSA Éducation a rappelé que sa préférence a toujours été au maintien de l'ouverture des écoles et établissements, quitte à favoriser l'enseignement hybride lorsque c'est nécessaire. Il n'a jamais été dans notre état d'esprit de provoquer des polémiques ou des doutes qui alimentent les peurs et la confusion. Toutefois, on ne peut nier les tensions et inquiétudes actuelles dans des conditions sanitaires et professionnelles vraiment difficiles.

Sans nous positionner sur d'éventuelles décisions dratiques à prendre - ce n'est ni notre rôle ni de notre compétence - nous avons formulé des demandes autour de 3 grands axes : CLARIFIER, DONNER LES MOYENS, ANTICIPER.

 

Clarifier :

L'UNSA Éducation demande une clarification de la stratégie du MENJS sur les décisions à venir mais aussi sur les éléments sur lesquels il s'appuie pour prendre ces décisions.

La décision d'allègement du protocole un vendredi soir (12 février), sans concerter les organisations syndicales au préalable, sans prévenir les personnels directement, sans argumenter alors que la situation sanitaire s'aggrave, a été mal vécue. Sur le fond, cet allègement est surprenant quand par ailleurs les hôpitaux sont en alerte. Sur la forme, une mise à jour de la FAQ un vendredi soir peut être perçue comme passée en catimini.

Attention à ne pas alimenter les doutes en procédant de cette manière, auprès des personnels, des élèves et de leurs familles. Le SNMSU UNSA, notre syndicat des médecins de l'Éducation nationale, a d'ailleurs exprimé son inquiétude. Son expression, qui relève d'un vrai souci de santé publique, mérite d'être entendue.

 

Donner les moyens :

Le souhait du ministre de maintenir les écoles ouvertes rejoint la préoccupation de la plupart des organisations syndicales. Toutefois l'UNSA Éducation a fait remarquer que la décision ministérielle d'assouplir les règles peut ressembler à une stratégie pour diminuer le nombre de classes fermées et par conséquent rendre viable le maintien des écoles ouvertes.

L'UNSA Éducation porte une autre approche, plus sécurisante, plus respectueuse, plus reconnaissance du quotidien épuisant des personnels : le politique doit se donner les moyens de mettre en oeuvre les objectifs annoncés. Cela nécessite de donner les moyens aux équipes pour pouvoir maintenir les écoles et établissements ouverts.

En matière de personnels, il est nécessaire de répondre à la question du renouvellement des "contrats-covid" afin de permettre les remplacements nécessaires dans le premier degré et aux vie scolaires de fonctionner dans le second degré. Il est également indispensable et urgent d'apporter le renfort nécessaire aux médecins de l'éducation nationale pour assurer le contact tracing. Déjà trop peu nombreux·ses au regard de leurs missions avant la crise sanitaire, les voici contraint·es à assumer une charge intenable,sans horaires et sans week-end, et nombreux·ses sont celles et ceux au bord du burn-out.

Par ailleurs, les services de restaurations cumulent toutes les contraintes organisationnelles et sanitaires, alors qu'ils apportent un service essentiel pour des élèves déjà bousculés dans leur scolarité : pouvoir se nourrir. C'est une priorité de santé et une priorité sociale.Mais les contraintes sont telles que de moins en moins d'élèves peuvent être accueilli·es

Concernant les masques, puisque la DGRH a confirmé en CHSCT MEN qu'il ne revient par aux personnels de s'assurer que les élèves portent bien des masques de catégorie 1, au moins faudrait-il les en informer ! Au quotidien, cette question génère des tensions et de la fatigue.

 

Anticiper :

Malgré nos demandes réitérées depuis plusieurs semaines, nous ne disposons toujours pas de cadre clair pour le retour des congés d'hiver, prévu la semaine prochaine pour la zone A. Il ne sera pas acceptable de recommencer l'épisode douloureux vécu lors des vacances de Toussaint, avec des consignes passées pendant le week- end précédant la reprise.

Sur  l'évolution des consignes sanitaires, il n'est plus acceptable que la FAQ soit mise à jour de façon incessante. 5 mises à jours en 15 jours (certaines non officielles car rectifiées en catimini sur des incohérences transmises par l'UNSA Éducation). Ce rythme n'est plus tenable et les consignes sont devenues illisibles. Les décisions doivent être davantage anticipées et une communication doit être apportée directement aux collègues via leurs messageries professionnelles.

Concernant les tests, l'UNSA Éducation demande que les collègues soient informé·es sur les modalités, calendrier et lieux. Les tests salivaires doivent être privilégiés pour les jeunes enfants. Pour la vaccination des personnels de l'éducation, nous demandons également un calendrier prévisionnel.

Enfin, il faudra également anticiper, à moyen terme, les conditions de la rentrée scolaire prochaine, alors que la préparation de septembre 2021 se fait dans un contexte de diminution de postes dans le 2D. La DGESCO annonce la mise en place d'un groupe de travail dédié. Nous y sommes favorables. Il faudra qu'il soit le lieu d'échanges et de décisions concertées.

 

Encore une fois : CLARIFIER, DONNER LES MOYENS, ANTICIPER !

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 11:29

Préparation de la rentrée 2021

 

Lors de ce CDEN, qui s'est réuni ce matin en visioconférence, la Directrice Académique a présenté l'ensemble des mesures qui ont été prises lors du CTSD du 3 février 2021.

L'UNSA-Education a de nouveau voté contre ce projet, au regard du nombre très important de fermetures de classes et du sort réservé aux écoles en Éducation Prioritaire.

Vous pouvez retrouver la déclaration liminaire de l'UNSA-Education 92 en cliquant sur le lien ci-dessous.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 07:41
Nous sommes enseignantes et enseignants de l’école maternelle, Atsem, parents d’élèves, chercheur·es, militantes et militants de syndicats enseignants, d’associations complémentaires de l’École, de mouvements pédagogiques. Nous faisons vivre l’école maternelle… et pourtant notre expertise n’a pas été jugée digne d’intérêt par le Conseil supérieur des programmes (CSP) qui, sur instruction du ministre, propose une réorientation profonde du programme de la maternelle transformant ses missions jusqu’à les réduire à la seule préparation du CP et à ses tests d’entrée. Cette rupture avec l’équilibre trouvé en 2015 autour du triptyque « accueil, éducation, préparation à la scolarité future » dessine le portrait d’une maternelle où l’importation brutale de contenus inspirés d’une certaine vision de l’école élémentaire et recentrés sur les seuls « fondamentaux » ne peut que nuire au bien-être et aux apprentissages des jeunes enfants, en particulier des plus éloignés de la culture scolaire.
 
Le programme de 2015 avait été plébiscité et approprié par les équipes pédagogiques. Toutes se retrouvent dans le projet d’une école maternelle accueillante, bienveillante, exigeante où la place centrale du langage et le rôle du jeu comme l’une des entrées dans les apprentissages ont été réinstaurés. Une école, soucieuse du développement de l’enfant dans toutes ses dimensions : langagières, cognitives, sociales, affectives, physiques, artistiques… Une école attentive aux progrès et réussites de chaque élève, aux objectifs communs ambitieux, mais avec le respect des différences de rythmes et de développement si prégnantes chez les plus jeunes, sans mise en compétition, ni culte de la performance.
 
Cette école est caricaturée et accusée de ne pas préparer suffisamment aux évaluations standardisées d’entrée au CP. Il est vrai que ces tests fondés sur une conception appauvrie de la lecture et des mathématiques, réalisés en format papier-crayon et instaurant des normes arbitraires sans rapport avec le programme en vigueur sont éloignés de ses objectifs actuels et de la richesse des apprentissages menés dans tous les domaines. Une richesse qui a valu à la maternelle la confiance sans faille des familles, bien avant que l’instruction à trois ans soit rendue obligatoire, cette dernière servant aujourd’hui de prétexte à la révision du programme, alors qu’elle a surtout permis une augmentation du financement public des écoles privées par les collectivités territoriales.
 
Absence de consultation, volonté de mainmise sur l’école, reprise sans condition du projet ministériel de resserrement de l’école sur les « fondamentaux » étriqués… témoignent que l’élève est perçu comme un perroquet docile. Le Service public d’éducation, réduit dans ses missions, ne formerait plus à une citoyenneté éclairée.
 
Cette ré-orientation aboutirait à des propositions qui confinent à l’absurde : instruire les élèves de trois ans à l’organisation grammaticale de la phrase ou à la phonologie (relation entre les lettres et les sons)… Comme si le langage pouvait se réduire à l’étude de la langue, avant même que d’être un moyen de communiquer et de penser le monde, comme si la priorité n’était pas de mettre en confiance tous les enfants pour qu’ils et elles osent s’exprimer et s’approprier les pratiques langagières de l’école.
 
De même, sous prétexte que la connaissance des nombres de 1 à 20 est difficile pour beaucoup d’élèves au CP, il faudrait obtenir des élèves de la grande section le comptage jusqu’à 100, de 10 en 10… Comme si rapprocher l’obstacle permettait de le franchir plus facilement ! Exercices systématiques de transformation de phrases, cahier de mots, carnet d’expériences scientifiques… comme si reproduire les formes scolaires de l’élémentaire permettait la réussite de toutes et tous, quand la recherche démontre que « faire trop vite, trop tôt » génère l’échec, en particulier des élèves issus des classes populaires !
 
La mesure systématique de compétences en fin d’école maternelle cantonnerait les enseignements à des séances répétées d’entraînement à des techniques puis à un « bachotage » pour préparer les tests en CP. Comment cette note du Conseil supérieur des programmes qui évoque une évaluation standardisée des élèves, non seulement en fin de grande section mais également dès trois ans, peut-elle prétendre prendre en compte le bien-être du jeune enfant découvrant l’école ?
Les contenus proposés et la performance précoce induite font de la bienveillance une injonction paradoxale intenable pour les personnels enseignants.
 
De plus, l’idée d’apprendre ensemble disparaît et c’est au contraire un renforcement de l’individualisation qui se profile, renvoyant chaque enfant, chaque élève à lui-même, ses pré-requis et son adaptation anticipée à une forme scolaire empruntée à l’école élémentaire. Ainsi, par exemple, le jeu est vidé de sa composante sociale, et est sommé de se mettre au service exclusif d’apprentissages « sérieux ». Est-ce ainsi que peut se construire l’école du plaisir et du goût d’apprendre ensemble ?
 
Nous refusons fermement cette école qui soumet les plus jeunes enfants et leurs familles à la pression du résultat dès l’entrée en petite section. Quitte à faire assumer au seul apprenant et à sa famille la responsabilité d’une inadaptation à une norme scolaire renforcée et uniformément imposée à toutes et tous, le plus tôt possible.
 
Nous refusons cette école de la perte de sens des savoirs, de la performance précoce à tout crin, qui tourne le dos à la spécificité de l’école maternelle française. C’est en étant soucieuse de faire grandir les enfants qu’elle accueille, en explorant à l’égal tous les champs d’apprentissage, en multipliant les découvertes, les expériences de l’échange, de l’esprit et du corps, en construisant un langage réflexif et des savoirs ambitieux, que l’école maternelle cultivera l’envie d’apprendre et contribuera à une émancipation future.
 
Nous refusons cette école où les équipes enseignantes ne seraient que des exécutantes sommées de « se conformer à des protocoles précis ». Enseigner est un métier de conception.
 
L’école maternelle que nous voulons porte une toute autre ambition. Elle suppose un investissement à la hauteur des besoins : des effectifs réduits dans toutes les classes, des locaux et du matériel adaptés pour favoriser accueil et apprentissages, la présence d’une Atsem garantie à temps plein dans chaque classe, la reconstitution des réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté (Rased) et leur intervention dans toutes les écoles, à des fins de prévention… Cela implique également une formation initiale et continue d’ampleur et de qualité. Seul le maintien du programme de 2015 permet aux équipes pédagogiques de poursuivre en continuité les enseignements au cours des trois années du cycle d’une école maternelle, en préservant son identité.
 
Nous portons ainsi l’ambition d’une école maternelle œuvrant à former des enfants désireux d’apprendre et de comprendre le monde. Former des citoyennes et citoyens éclairés et critiques, oui, cela commence à l’école maternelle !
 
 
Paris, le 2 février 2021
 
Les organisations signataires :
 
AFEF – Association française pour l’enseignement du français ; AGEEM – Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques – Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques ; ANCP&AF – Association nationale des conseillers pédagogiques et autres formateurs ; CAPE – Collectif des associations complémentaires de l’école publique ; CEMEA – Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active ; CGT-Éduc’action - CNT-SO – Confédération nationale des travailleurs – solidarité ouvrière ; Collectif éducation 94 ; CRAP-Cahiers pédagogiques – Cercle de recherche et d’action pédagogiques ; DDEN – Fédération des délégués départementaux de l’Éducation nationale ; DEI-France – Défense des enfants international – France ; FCPE – Fédération des conseils de parents d’élèves ; GFEN – Groupe français d’éducation nouvelle ; ICEM-Pédagogie Freinet – Institut coopératif de l’école moderne – Pédagogie Freinet ; SE-UNSA – Syndicat des enseignants – Union nationale des syndicats autonomes ; SGEN-CFDT – Syndicat général de l’éducation nationale – Confédération française démocratique du travail ; INTERCO-CFDT – Inter-collectivités territoriales – CFDT ; SNUipp-FSU – Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs des écoles et PEGC – Fédération syndicale unitaire ; SNUTER-FSU – Syndicat national unitaire Territoriaux ; Sud-Éducation
 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Maternelle
8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 15:08

J'y ai droit !

 

Déménager, s’inscrire ou inscrire sa famille aux activités culturelles et sportives, préparer ou profiter de sa retraite, anticiper ses vacances... sont autant de projets agréables que de possibles préoccupations matérielles ou financières.
Que vous soyez en activité ou à la retraite, vous avez droit à des aides spécifiques et le SE-Unsa est là pour vous informer et vous accompagner.
 
 
Il y a des moments dans l’année ou dans la vie où les dépenses financières pour s’assurer un quotidien serein peuvent être source de difficultés.

Trop souvent méconnues ou régulièrement associées aux seules situations de détresse extrême, les aides spécifiques octroyées par l’employeur dans le cadre de l’Action sociale sont souvent hors de nos pensées ou alors nous refusons d’y prétendre. Pourtant, notre quotidien nécessiterait souvent des coups de pouce pour vivre plus sereinement notre vie d’agent·e public·que.
 
C’est pourquoi, au SE-Unsa, nous vous proposons dès à présent nos informations, notre écoute et notre expertise.
 
 
L’accompagnement Mes aides spécifiques du SE-Unsa, c’est : 
 
  • des informations pour comprendre les différents types d’aides et les conditions pour y avoir droit ;
     
  • des alertes à chaque nouveauté concernant les aides possibles ;
     
  • des communications personnalisées au regard de votre situation et des aides auxquelles vous pouvez prétendre ;
     
  • un accompagnement par nos équipes locales pour connaître également les aides d’initiative locale, propres à votre lieu d’exercice.
 
Alors, dès aujourd’hui, demandez l’accompagnement Mes aides spécifiques du SE-Unsa en complétant notre formulaire en ligne !
 
 
Vous êtes déjà adhérent·e du SE-Unsa ?

Le ministère n’a pas de comité d’entreprise, votre syndicat vous l’offre.
Le SE-Unsa permet à tou·tes ses adhérent·es de bénéficier d’avantages financiers relevant d’un comité d’entreprise pour rendre votre quotidien plus agréable (billetteries, vacances, loisirs, presse, réductions diverses…).
Accédez à toutes les offres via votre espace adhérent : monespace.se-unsa.org
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 18:19

Il faut prolonger les contractuels et AED venus prêter main forte

 

Le SE-Unsa demande la prolongation jusqu’à la fin de l’année scolaire des contrats des enseignants et AED recrutés depuis le mois de novembre.
 
À l’automne, alors que le pays affrontait sa deuxième vague épidémique, le gouvernement répondait enfin à la demande de renforts formulée par le SE-Unsa. Mais il y répondait à sa façon… Le ministère accordait aux rectorats des possibilités de recrutements de contractuel·les et d’AED et ceci, seulement jusqu’aux vacances de février.
Ils sont tout de même plusieurs centaines à avoir répondu présents malgré des contrats peu attractifs et des conditions d’exercices dégradées.
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, il faut dès maintenant assurer la poursuite des contrats jusqu’aux vacances d’été pour pouvoir affronter la suite de l’épidémie, stabiliser l’École et sécuriser ces personnels venus prêter main forte. L’évolution de la situation sanitaire et le renforcement des contraintes conduisent même à davantage de besoins.
Prolonger dès maintenant et durablement éviterait une gestion dans l’urgence pour les rectorats, une organisation en catastrophe sur le terrain : information à la dernière minute sur lieu d’affectation, ruptures de contrats et signatures a posteriori, difficultés financières pour ces personnels avec à nouveau des acomptes pour salaire pendant deux mois de suite…
 
La prudence budgétaire peut expliquer la réticence à autoriser ces prolongations de contrats, en attendant de voir ce qu’il en sera du maintien de l’ouverture des écoles et établissements scolaires.
 
Pour le SE-Unsa, c’est de la prudence mal placée. Qu’il s’agisse de permettre à l’École d’affronter la crise sanitaire ou à des personnes d’affronter la crise économique, ces prolongations de contrats sont nécessaires au bon fonctionnement des établissements et des écoles. Aujourd’hui les renforcements successifs du protocole renforcé nécessitent plus de personnels.
 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 18:16

L'intersyndicale saisit le ministre

 

Le SE-Unsa, la CGT Éduc’action, la FSU, le Sgen CFDT, le Snalc et Sud Éducation demandent au ministre d’ouvrir en urgence des négociations salariales et des discussions pour une reconnaissance du métier d’AESH et sortir ces personnels d’une précarité insupportable.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans ASH
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 17:43

De nouvelles modalités pour une certification plus attractive ?

 

Le ministère souhaite revoir les modalités d’organisation du Cafipemf. Le SE-Unsa détaille pour vous les projets de modifications, très vraisemblablement arrêtés avant la fin de l’année scolaire. En effet s’il veut concrétiser l’ambition de 33 % de maîtres formateurs dans les équipes pluri-catégorielles de formation initiale des enseignants, le ministère doit rapidement attirer de nouveaux candidats à la certification.
 
 
Les conditions d’inscription
 
Elles seraient inchangées : être instituteur ou professeur des écoles - titulaires ou contractuels -, et justifier, au 31 décembre de l’année de l’examen, de 5 ans de services dans une école publique, sur ou en dehors du territoire national.
 
La nouveauté : suite à l’inscription (l’année précédente auprès du rectorat), le candidat bénéficierait d’une visite conseil avec son IEN. Celle-ci donnerait lieu à un compte-rendu communiqué au candidat.
 
 
Une formation préalable de 5 semaines
 
Tout candidat inscrit bénéficierait désormais d’une formation de 5 semaine non consécutives de juin à décembre de l’année N dont l’organisation sera déterminée par le recteur :
  • 3 semaines d’observation et de pratique accompagnée auprès d’un maître formateur ou d’un CPC dans l’exercice de sa mission d’accompagnement
  • 2 semaines de formation assurées conjointement par l’académie et par l’Inspé.
Cette formation inclurait notamment des modules de méthodologie et d’initiation à la recherche permettant de délivrer des crédits European Credits Transfer System (ECTS)*.
 
*Système européen de trasnfert et d’accumulation de crédits permettant une resonnaissance des qualifications. En savoir plus sur le site de l’Union européenne dédié à l’éducation et à la formation.
 
 
L’examen
 
Il se déroulerait désormais sur un an et ne comporterait plus d’épreuve d’admissibilité. La rédaction d’un mémoire ne ferait plus partie des attendus. 2 épreuves sont prévues.
 
  1. Une première épreuve décomposée en deux séquences consécutives :
Séquences Activité Durée

1

Observation par le jury d’une séance de français ou maths en élémentaire et sur des activités langagières ou sur la construction du nombre en école maternelle.
1/3 du temps pourra être consacré à une autre discipline à condition qu’elle contribue à l’apprentissage des maths ou du français.

60 min

2 Entretien entre le candidat et le jury. 60 min

>> Le jury

Il est composé d’un IEN d’une autre circonscription, d’un enseignant de l’Inspé n’ayant pas participé à la formation du candidat et d’un maître formateur exerçant dans une autre circonscription.

>> Les attendus
  • Capacité à conduire une analyse didactique et pédagogique et à réfléchir à sa propre pratique
  • Bonne maîtrise des contenus didactiques et pédagogiques en français et en mathématiques

Cas particuliers des candidats directeurs d’école et des CPC faisant fonction : ils pourraient bénéficier d’un aménagement de la première épreuve s’ils en ont formulé le souhait au moment de leur inscription.

Une première épreuve aménagée décomposée elle-aussi en deux séquences :

Séquences Activité Durée

1

Observation par le jury d’une séance liée à l’exercice professionnel du candidat :
 - Faisant fonction de conseiller pédagogique : animation d’une action de formation professionnelle collective
 - Directeur d’école : animation d’une réunion de nature pédagogique : conseil des maîtres, conseil de cycle, conseil école-collège

45 min

2 Entretien entre le candidat et le jury. 45 min
 
  1. La deuxième épreuve
Tous les candidats y seraient soumis, et ce dans le délai d’un mois après la première épreuve. Elle se décomposerait en 4 séquences :
 
Séquences Activité Durée
1 Observation en classe d’un PE stagiaire ou titulaire, en présence du jury 60 min
2 Analyse immédiatement consécutive de la séquence 1 par le candidat avec le PE en présence du jury 30 min

3
Production par le candidat d’un rapport de visite sur la séance observée en séquence 1 qui doit être transmis dans les 2 semaines 45 min

4
(3 à 4 semaines après séquence 2)
Entretien du candidat avec le jury :
 - Il explicite son analyse et ses intentions de la séquence 2 et présente l’écrit professionnel produit en séquence 3.
 - Le questionnement du candidat par le jury dépasse le cadre de la séance observée et permet au jury d’apprécier les connaissances pédagogiques et didactiques du candidat.

60 min

 
> > Les attendus
  • La maîtrise des compétences professionnelles attendues d’un formateur au regard du référentiel des compétences du formateur
  • La capacité à conseiller et à accompagner les professeurs des écoles, en particulier dans les domaines du français et des mathématiques

L’évaluation

Pour chaque épreuve, le jury s’appuie sur une grille d’évaluation et positionne le candidat par une note sur une échelle de 0 à 20 points.

L’examen est obtenu dès lors que le candidat obtient au moins 10 sur 20 à chaque épreuve. Les domaines de compétences ainsi que les modalités d’évaluation sont précisés par voie de circulaire du ministre chargé de l’Éducation nationale.

La spécialisation 

Après trois années d’exercice en tant de maître formateur ou conseiller pédagogique, il est possible de se présenter à l’épreuve complémentaire facultative de spécialisation. L’ouverture d’une spécialisation est décidée par le recteur.
 
Les spécialisations possibles :
  • Arts visuels
  • Éducation physique et sportive
  • Éducation musicale
  • Enseignement en maternelle
  • Enseignement et numérique
  • Histoire-géographie - enseignement moral et civique
  • Langues et cultures régionales
  • Langues vivantes étrangères
  • Sciences et technologie
L’épreuve complémentaire de spécialisation se décompose en trois séquences :
 
Séquences Activité Durée

1

Rédaction d’un rapport d’activités portant sur les années de service effectuées en qualité d’instituteur ou de professeur des écoles - maître formateur ou de conseiller pédagogique. Les activités recensées sont valorisées au regard de la spécialisation visée.  

2
Observation par le jury d’une séance de formation collective assurée par le candidat et s’inscrivant dans le domaine de la spécialisation visée. 60 min

3

Entretien du candidat avec le jury :
 - Il explicite ses intentions mises en œuvre dans la séquence 2 et présente son rapport d’activités.
 - Le questionnement du candidat par le jury dépasse le cadre de la séance observée et permet d’apprécier les connaissances pédagogiques et didactiques du candidat dans les domaines correspondant à la spécialisation visée.

60 min

Le jury est composé d’un IEN n’exerçant pas d’autorité hiérarchique sur le candidat, d’un enseignant de l’Inspé n’ayant pas contribué à la formation du candidat et d’un maître formateur exerçant dans une autre circonscription.

Admission des candidats ayant obtenu un total de points égal ou supérieur à 10 points sur 20. Les domaines de compétences ainsi que les modalités d’évaluation sont précisés par voie de circulaire du ministre chargé de l’Éducation nationale.

Les postes
 
Les titulaires du Cafipemf sans spécialisation ont vocation à exercer en tant que conseillers pédagogiques de circonscription généralistes ou en tant que maîtres formateurs. Une épreuve complémentaire facultative de spécialisation est nécessaire pour les autres catégories de fonctions comportant une spécialisation.
 
Les enseignants titulaires d’une spécialisation peuvent, le cas échéant, postuler sur des postes à vocation généraliste de conseillers pédagogiques ou de maîtres formateurs. La spécialisation est fonction de l’épreuve complémentaire facultative de spécialisation choisie par le candidat.
 
Les titulaires d’une spécialisation peuvent être amenés à accomplir des missions qui dépassent le cadre des seules activités correspondant à la spécialisation choisie, dans la mesure où leur mission s’exerce toujours, y compris dans leur spécialité, en référence à la polyvalence de l’enseignant.
 
 
Les missions 
 
Celles-ci restent inchangées. En revanche, une réorganisation pourrait être décidée localement, avec un rééquilibrage vers les missions de formation en Inspé.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
En refondant en grande partie les épreuves de l’examen et sa temporalité (tout en 1 an au lieu de deux précédemment), le ministère espère répondre à la pénurie des personnels certifiés, pénurie qui s’est accentuée depuis une première refonte de l’examen il y a trois ans. Si nous partageons cette préoccupation, nous faisons néanmoins le constat d’une certification qui se retrouve de fait allégée dans ses contenus.
 
Si la période de formation pré-examen garantit le lien avec la recherche, celui-ci se retrouve considérablement amoindri du fait de la disparition du travail d’écriture longue et réflexive. Les nouveaux certifiés resteraient ainsi de bons « techniciens », experts de leur pratique, mais ne seraient plus encouragés à une pratique réflexive indispensable. Certes, 5 semaines - en particulier les 2 semaines de formation - si elles sont tenues, sont intéressantes comparativement aux 5 jours actuels (le minimum constaté dans les académies). Cependant, quelle reconnaissance pour le formateur qui accueillera le candidat ?
 
Autre point d’inquiétude : le recentrage sur le français et les maths. Cohérent avec la stratégie déployée dans le premier degré, mais laissant de côté la polyvalence propre au métier de professeur des écoles.

Relancer l’attractivité des missions de formateurs c’est essentiel. Les besoins sont réels et vont s’intensifier. Le ministre oublie une fois de plus qu’un des leviers de l’attractivité, outre l’aménagement possible de l’examen, passe également par une réelle reconnaissance et revalorisation des missions. 
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