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SE-UNSA 92

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Instances

Calendrier des réunions paritaires

Jeudi 7 septembre 2023 : CSA SD. Mesures d'ajustement de carte scolaire

Jeudi 9 novembre 2023 : CSA SD. Bilan des ressources 1er degré et AESH

Vendredi 26 janvier 2024 : CSA SD. Mesures de carte scolaire rentrée 2024

Réunions d'information syndicale

Mercredi 27 septembre : Nanterre à 9h30 (école élémentaire Jacques Decour B)

Mercredi 4 octobre : Le Plessis-Robinson à 9h30 (école maternelle Louis Hachette)

Mercredi 11 octobre : Visioconférence à 9h30

Mercredi 15 novembre : Mouvement inter. Visioconférence à 9h30

28 septembre 2023 4 28 /09 /septembre /2023 21:26

Un plan ambitieux nécessitant prévention, cohésion et moyens

 

Le plan de lutte contre le harcèlement présenté par la première ministre et le ministre de l’Éducation nationale s’appuie sur 3 axes : prévention, détection et sanction. Ce plan de grande ampleur est ambitieux et repose sur l’action conjointe de plusieurs ministères. Sa réussite, que nous appelons de nos vœux, nécessitera des moyens, de la cohésion et une implication de tous les acteurs sur le temps long, à l’École et à l’extérieur de celle-ci. Plus que du harcèlement scolaire, il s’agit de harcèlement entre élèves dans les différentes sphères de leur jeune vie, pas seulement à l’École.
 
 
Prévenir, c’est la clé
 
La prévention contre le harcèlement débutera dès l’école maternelle par des apprentissages autour de l’empathie. Plus que des cours avec des horaires définis et de nouveaux programmes, les personnels ont besoin d’outils complémentaires à ce qu’ils font déjà. L’utilisation de la méthode danoise pour développer l’empathie, parce qu’elle a fait ses preuves, est une entrée intéressante. 
 
La poursuite et le renforcement du dispositif pHARe, va dans le bon sens. Cependant, il conviendra de dresser un premier bilan cette année. En fonction des retours d’expérience, le dispositif devra pouvoir être enrichi et modifié pour s’adapter aux besoins réels des écoles et des établissements. L’employeur devra aussi être en mesure de rassurer les collègues pour lesquels les responsabilités que ce dispositif confère sont parfois un frein à leur engagement plein et entier.
 
Enfin le questionnaire (du CE2 à la 3e) destiné à identifier les signaux faibles est un outil supplémentaire. Pour le SE-Unsa, afin que la parole soit libre, il faudra le rendre anonyme. Par ailleurs, son organisation devra être pensée pour ne pas reposer sur quelques personnels mais bien partagée par tous. De même, l’ambition de ce questionnaire ne doit pas être de produire des statistiques lourdes en gestion, chronophages et dénuées de sens mais bien d’identifier les élèves en souffrance. 

 

Avoir du personnel en nombre et formé, c’est primordial
 
Pour lutter efficacement contre le harcèlement à l’École, il faut surtout des équipes pluridisciplinaires en nombre suffisant : enseignants, psychologues, CPE, AED, AESH, infirmières etc… Ces personnels doivent être formés, confortés dans leur mission et soutenus face à des situations complexes qui tendent les rapports avec les familles. Le SE-Unsa demande également que des assistants d’éducation en charge de missions d’appui pédagogiques et éducatives soient affectés dans les écoles. 
 
Le ministère doit engager un plan de formation de l’ensemble de la communauté éducative, avec comme premier objet la définition pénale du harcèlement, seule à même de se comprendre. La formation des familles est aussi primordiale.
 
Pour le SE-Unsa, la nécessaire formation pour accompagner le plan de lutte contre le harcèlement doit se faire sur le temps de service des personnels. 
 
 
Le temps médiatique n’est pas le temps de l’École 
 
Le ministre, habile communicant, cible les familles et l’opinion publique avant de défendre le travail déjà fait par les personnels de son ministère. Il se réjouit que la parole soit libérée, qu’il y ait un tsunami de témoignages ou que la peur change de camp. Ce vocabulaire, parfois guerrier, est certes volontariste mais aussi très simpliste. 
 
Pour le SE-Unsa, ce n’est pas d’un électrochoc porteur de lésions dont les milieux scolaires ont besoin. Tous les enseignants, CPE, PsyEN, AED, AESH en responsabilité au quotidien doivent pouvoir bénéficier d’un temps réfléchi et grave d’appropriation d’outils de réparation. Les situations de harcèlement sont toujours complexes et les élèves, harcelés ou harceleurs, doivent tous être pris en charge pour que cela cesse.
 
S’il n’est pas question de remettre en cause la parole de l’élève, un travail sérieux d’identification de faits pénalement caractérisés est nécessaire et cette responsabilité ne peut pas incomber aux seules équipes des écoles et des établissements. 
 
 
Pour le SE-Unsa, la mobilisation autour de la lutte contre le harcèlement était attendue après la multiplication des drames et des souffrances subies par les victimes du harcèlement et leurs familles. Sa mise en œuvre devra se faire avec les personnels, sans précipitation et avec rigueur. Le temps médiatique, quelle que soit l’urgence, n’est pas le temps de l’École. Si ce plan devait être prioritaire pour le ministre, alors il faudra déprioriser d’autres plans et actions jusque-là présentés comme tel. Pour le SE-Unsa, l’École ne peut pas et ne doit pas « faire » toute seule. 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
23 septembre 2023 6 23 /09 /septembre /2023 08:50

Le SE-Unsa demande des clarifications

 

Une nouvelle circulaire concernant les sorties scolaires est parue en juin 2023. Depuis le 1er septembre, les taux d’encadrement des sorties scolaires sont ainsi modifiés. Le SE-Unsa a demandé des clarifications au ministère.
 
 
La circulaire 2023 stipule que pour les sorties, hors activités sportives, les classes de maternelle ou les sections enfantines doivent être accompagnées de 2 adultes dont l’enseignant jusqu’à 16 enfants, puis d’un adulte supplémentaire par groupe de 8 élèves (lire notre article). Ces conditions impactent directement les collègues ayant des activités de type classe dehors car il n’est pas évident de trouver systématiquement 3 adultes lorsque l’on a un effectif de plus de 24 élèves, ce qui est plus que fréquent en maternelle.
 
Concernant les activités sportives, la circulaire 2017-116 est toujours valable. Cette dernière prévoit que pour des activités ne nécessitant pas d’encadrement particulier (natation, escalade…), l’enseignant seul peut se déplacer qu’elles se déroulent au sein de l’école ou dans le cadre d’une sortie récurrente.
 
Par le courrier que nous avons envoyé au ministère, le SE-Unsa veut lever les ambiguïtés qui pouvaient être induites mais aussi donner la possibilité aux équipes de déroger à la circulaire de 2023 lorsque le trajet ne représente pas de danger quel que soit le type d’activités. La présence d’adultes disponibles n’étant pas la même sur tout le territoire, sans assouplissement des textes, une iniquité certaine apparaîtrait.
 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Maternelle
16 septembre 2023 6 16 /09 /septembre /2023 17:51

Le SE-Unsa 92 à votre rencontre

 

Le SE-Unsa 92 organise deux réunions d'information syndicale en cette rentrée 2023. Venez rencontrer les représentants du personnel du SE-Unsa 92 et vous informer sur les sujets du moment : attractivité du métier, PACTE, reforme des retraites, direction d'école, remplacement, ...

- le mercredi 4 octobre 2023 à 9h30 au Plessis-Robinson (école maternelle Louis Hachette)

- le mercredi 11 octobre 2023 à 9h30 en visioconférence

Inscrivez-vous à ces réunions, vous recevrez une invitation avec tous les renseignements nécessaires pour participer à ces réunions.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
7 septembre 2023 4 07 /09 /septembre /2023 16:48

Mesures d'ajustement de carte scolaire

 

Voici les mesures qui ont été prises lors du CSA SD qui s'est réuni cet après-midi :

- Bagneux : +1 mat Joliot Curie, +1 mat Eluard
- Chatillon : +1 mat Gay Lussac
- Clamart : +1 mat Anne Franck
- Colombes : +1 mat Arc sportif / +1 Reine Henriette / +1 elem Langevin Wallon
- Issy : +1 elem F. Giroud / +1 elem La Fontaine / +1 P.Bert
- Le Plessis-Robinson : +1 La Ferme / +1 mat F. Peatrick
- Levallois : -1 elem Buffon
- Malakoff : -1 Cogniot
- Meudon : +1 Ravel-Prévert
- Nanterre : +1 mat Romain Rolland / -1 mat Henri Wallon
- Puteaux : -1 mat Défense 2000 / +1 mat La Rotonde / +1 Pyramides
- Rueil : +1 mat Georges Sand
Le bilan est de 4 fermetures pour 17 ouvertures.  
On note sur le département -556 élèves de plus que ce qui était attendu. Cela nous fait donc -4300 élèves à cette rentrée sur le département par rapport à l’année dernière. C’est donc une grosse baisse démographique qui se confirme.

Pascal ROSAMONT

Représentant SE-Unsa au CSA SD

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Carte scolaire
5 septembre 2023 2 05 /09 /septembre /2023 08:43

Ce qui change à la rentrée

 

Le décret du 14 août 2023 précise les missions des directeur·rices d’école, les conditions de leur nomination et de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que la mise en place de la bonification d’ancienneté au titre des services accomplis dans la fonction de directeur d’école.
 
 
Les missions : des précisions, mais encore du flou
 
L’autorité fonctionnelle, et seulement fonctionnelle
 
Le premier article du décret précise les dispositions relatives aux directeur·rices d’école de façon à compléter le code de l’éducation en ce qui concerne le fonctionnement des écoles maternelles, élémentaires ou primaires.
 
Art. R. 411-10. - Le directeur d’école veille à la bonne marche de l’école maternelle, élémentaire ou primaire dont il a la charge et au respect de la réglementation qui lui est applicable. Il prend toute disposition utile concernant l’organisation et le bon fonctionnement de l’école pour que celle-ci assure sa fonction de service public. À ce titre, il a autorité sur l’ensemble des personnes présentes dans l’école pendant le temps scolaire.
 
Le texte installe ici l’autorité fonctionnelle. Il s’agit d’assurer le bon fonctionnement de l’école dans le cadre de la règlementation et d’assurer l’organisation du service public d’éducation. Cette autorité est au profit du bon fonctionnement de l’école sur le temps scolaire. Cela concerne la sécurité, les répartitions, l’organisation des services d’accueil et d’enseignement ainsi que le suivi des élèves, comme le détaillent les alinéas qui suivent.
 
Pour le SE-Unsa, l’autorité fonctionnelle permet de faciliter le travail de la directrice ou du directeur d’école en lui donnant la possibilité de décider rapidement pour le bon fonctionnement de son école, sans devoir attendre une décision hiérarchique. Le cadre est clair de ce côté et aucune autorité hiérarchique de la directrice ou du directeur n’est évoquée dans le texte. Pas d’évaluation, pas de nomination, pas de sanction des enseignant·es par la direction de leur école. Cela reste de la compétence des IEN et des Dasen.
 
 
Les élections par voie électronique : c’est pour quand ?
 
Art. R. 411-12. - Le directeur d’école organise les élections des représentants des parents d’élèves au conseil d’école selon les modalités qu’il fixe après consultation du conseil d’école. 
 
L’article 5 de la loi Rilhac dispose que l’élection des représentants des parents d’élèves au conseil d’école peut se faire par voie électronique sur décision du directeur d’école, après consultation du conseil d’école. Cet article est en vigueur depuis le 23 décembre 2021. Avec le décret du 14 août 2023, cela est maintenant inscrit dans le code de l’éducation et intégré au fonctionnement de l’école. Cependant, il ne sera possible de le faire qu’avec une application fiable.
 
Pour le SE-Unsa, il faut concrétiser la promesse de simplification des tâches pour la direction d’école. Il ne suffit pas d’offrir une possibilité, il faut maintenant que le ministère donne les moyens de sa mise en œuvre.
 
Le PPMS
 
Art. R. 411-14. – (…) Dans le cadre du plan particulier de mise en sûreté adopté dans les conditions prévues par les dispositions de l’article L. 411-4, il prend toutes dispositions, en liaison avec les autorités administratives compétentes, pour assurer la sécurité des personnes et des biens, l’hygiène et la salubrité de l’école sur le temps scolaire. 
 
Le PPMS est désormais établi et validé conjointement par l’autorité académique, la commune et les personnels compétents en matière de sûreté. Le directeur donne son avis et peut faire des suggestions de modifications au regard des spécificités de son école. Il peut également consulter les personnels compétents en matière de sécurité. Son rôle n’est plus d’établir mais d’assurer sa diffusion au sein de la communauté éducative, de le mettre en œuvre et d’organiser les exercices nécessaires au contrôle de son efficacité.
 
Le SE-Unsa rappelle que c’est à l’administration de mettre en œuvre les dispositions de la loi Rilhac concernant le PPMS. Le SE-Unsa continuera d’agir dans tous les départements pour que cette disposition soit appliquée.
 
 
Ouverture à la formation des directeurs
 
Art. R. 411-17. - Le directeur peut participer à la formation des directeurs d’école. 
 
Cet alinéa autorise explicitement une nouvelle mission sans en préciser plus le cadre : à destination des néo-directeurs ? en formation continue ? sous quel pilotage ? à quelles conditions ?
 
Pour le SE-Unsa, il est urgent de définir les contours de cette nouvelle mission. La formation par les pairs est souvent appréciée, mais cela ne doit pas se faire en alourdissant la tâche des collègues ou sans compensation.
 
 
La bonification d’ancienneté 
 
Le quatrième article du décret précise les conditions de la bonification d’ancienneté au titre des services accomplis dans la fonction de directeur d’école.
 
Les instituteurs et professeurs des écoles nommés dans l’emploi de directeur d’école ou en assurant les fonctions poursuivent leur carrière dans leur corps.
À l’issue de chaque année de services continus accomplis dans la fonction de directeur d’école, les personnels mentionnés à l’article 3 bénéficient, pour l’avancement au sein de leur corps respectif, d’une bonification d’ancienneté de trois mois.
 
Les personnels concernés sont les instituteur·rices et professeur·es des écoles assurant les fonctions de direction, y compris les chargé·es d’école. Cette nouvelle bonification n’est pas rétroactive. Elle est mise en place à compter du 1er septembre 2023 d’après l’article 21 du décret.
Les articles 15 à 17 précisent les modifications apportées aux textes règlementaires sur la durée dans les échelons pour les intituteur·rices et les professeur·es des écoles en fonction de direction d’école, ainsi que les différents reclassements possibles en cas d’avancement ou de promotion ensuite. 
 
 
L’évaluation
 
L’article 14 annonce une évaluation spécifique pour les enseignant·es nommé·es sur un emploi de directeur d’école à partir de la prochaine rentrée.
 
Les directeurs d’école sont évalués au plus tard après trois ans d’exercice dans leurs fonctions puis au moins une fois tous les cinq ans.
 
Pour les directeur·rices nommé·es avant 2020, une première évaluation doit avoir lieu avant 2028, selon l’article 20.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, encore une fois, il est nécessaire de clarifier les conditions de cette évaluation. Avec la multiplication des derniers textes sur la direction d’école, les référentiels ne manquent pas. Reste à les transformer en critères observables, à définir les enjeux de cette nouvelle évaluation et l’impact sur les rendez-vous de carrière. En effet, les textes règlementaires le définissant ne sont pas modifiés à ce jour pour les enseignant·es en charge d’une direction école.
 
Globalement, le décret du 14 août permet d’intégrer les nouvelles dispositions concernant la direction d’école au code de l’éducation, côté fonctionnement de l’école, et aux décrets définissant les statuts des personnels ou les obligations de services. Il s’agit d’une harmonisation nécessaire pour mettre en cohérence la loi Rilhac et les textes existants. Les circulaires qui en découleront devront permettre de préciser les modalités concrètes de mise en œuvre, notamment en ce qui concerne l’ouverture vers la formation ou l’évaluation.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école
5 septembre 2023 2 05 /09 /septembre /2023 08:35

Mesures d'ajustement de carte scolaire

 

Comme tous les ans, un CSA SD se réunira jeudi 7 septembre, soit quelques jours après la rentrée, pour examiner les mesures d'ajustement de carte scolaire dans les écoles du département. Il est toujours très compliqué de devoir modifier la structure d'une école une fois que la rentrée est effectuée, aussi nous vous conseillons vivement de remplir notre enquête en ligne si vous pensez que votre école est susceptible de connaître une mesure de carte.  

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Carte scolaire
29 août 2023 2 29 /08 /août /2023 16:43

Ni les causes des atteintes à la laïcité ni leur gestion au sein des établissements

 

Gabriel Attal a annoncé que les abayas seraient désormais interdites à l’École.
 
La loi de 2004 interdit déjà le port de tenues ou signes manifestant ostensiblement son appartenance religieuse. Cette loi a fait l’objet de circulaires, dont la dernière date de novembre 2022 et d’outils institutionnels clairs sur le sujet. Si le problème des atteintes à la laïcité demeure, ce que le SE-Unsa dénonce fermement, il est illusoire de croire qu’une note de service suffira à le résoudre.
 
En désignant nommément un vêtement particulier, le ministère prend le risque d’ouvrir une brèche.
 
Il ne faut pas douter que les élèves et ceux qui cherchent à organiser ces atteintes à la laïcité sauront trouver des parades pour contourner ce nouveau texte.
 
Le SE-Unsa réaffirme que la laïcité est un principe essentiel pour notre École et pour notre pays. Il est le moyen de respecter toutes les croyances, dans les limites fixées par la loi et de garantir que l’École soit un lieu de neutralité et de sérénité.
 
L’annonce du ministre ne résoudra rien. C’est un acte de communication politique qui ne renforce pas l’état de la législation et de la règlementation. La médiatisation et l’utilisation de ce sujet pourraient se traduire par des effets contraires à ceux escomptés.
 
Pour le SE-Unsa, il faut interroger les causes de cette recrudescence d’atteintes à la laïcité pour apporter des réponses adaptées. Il faut également questionner d’autres problématiques, notamment la non-mixité sociale de certains établissements.
 
Le SE-Unsa demande qu’une réflexion globale soit menée sur les causes de l’augmentation des atteintes à la laïcité avant d’arrêter des décisions dans la précipitation. 
 
 
Paris, le 29 août 2023
Élisabeth Allain-Moreno
Secrétaire générale du SE-Unsa
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
29 août 2023 2 29 /08 /août /2023 16:39

Utile mais insuffisante

 

Le gouvernement a créé une prime exceptionnelle pouvoir d’achat pour les agents publics. Elle sera versée en une fois avant la fin décembre 2023.
Si votre rémunération brute est inférieure à 3 250€/mois, vous devriez y avoir droit si vous remplissez toutes les conditions. Cette prime one-shot est d’un montant maximum de 800 €. 
 
 
Quelles sont les principales conditions à remplir ?
 
  • Avoir été nommé ou recruté avant le 1er janvier 2023 ;
  • Être rémunéré par un employeur public au 30 juin 2023 ;
  • Avoir perçu une rémunération brute inférieure ou égale à 39 000 euros entre le 1er juillet 2022 et le 30 juin 2023, soit l’équivalent de 3 250 euros bruts/mois.
 
 
Quel montant dois-je percevoir ?
 
Cela dépend de la rémunération brute perçue entre le 1er juillet 2022 et le 30 juin 2023.
 
Inférieure ou égale à 23 700 €
(< 1 975 € bruts mensuels)
800 €
Supérieure à 23 700 €
et inférieure ou égale à 27 300 €
(entre 1 975 € et 2 275 € bruts mensuels)
700 €
Supérieure à 27 300 €
et inférieure ou égale à 29 160 €
(entre 2 275 € et 2 430 € bruts mensuels)
600 €
Supérieure à 29 160 €
et inférieure ou égale à 30 840 €
(entre 2 430 € et 2 570 € bruts mensuels)
500 €
Supérieure à 30 840 €
et inférieure ou égale à 32 280 €
(entre 2 570 € et 2 690 € bruts mensuels)
400 €
Supérieure à 32 280 €
et inférieure ou égale à 33 600 €
(entre 2 690 € et 2 800€ bruts mensuels)
350 €
Supérieure à 33 600 €
et inférieure ou égale à 39 000 €
(entre 2 800 et 3 250 € bruts mensuels)
300 €

 

Cas particuliers
 
Travail sur une partie de l’année seulement
Cas concret : j’ai été rémunéré 9 mois sur les 12 mois, le montant de ma rémunération est rapporté à 12 mois (18 000 € bruts sur 9 mois correspondent à 24 000 € si j’avais été rémunéré sur toute l’année).
Le montant de ma prime sera de 700 €.
 
Travail à temps partiel
Cas concrets :
 
1. Je suis enseignante au collège à l’échelon 6 de la classe normale.
Mon salaire brut annuel est de 37 200 € bruts/an. Je travaille à temps partiel avec une quotité de 70 %.
Je suis concerné par la tranche la plus basse de la prime d’attractivité soit 300 euros. Mais, dans la mesure où je travaille à temps partiel, je percevrai 210 €, soit 70 % du montant auquel j’aurais pu prétendre si j’avais travaillé à temps plein).
2. Je suis AESH à l’échelon 7 et j’ai un contrat de 62 % j’ai perçu une rémunération brute de 15 000 € bruts entre le 1/07/2022 et le 30/06/2023.
Je suis concerné par la tranche la plus avantageuse 800€ mais je ne perçois que 62 % de la prime soit 496 € bruts.
 
 
Quels éléments de ma rémunération sont pris en compte ?
 
L’ensemble des éléments de rémunération sont pris en compte à l’exception :
  • des heures supplémentaires,
  • des IMP dans le second degré,
  • de l’indemnité d’enseignement en milieu pénitentiaire,
  • des sommes perçues dans le cadre de la Gipa,
  • de la prise en charge des frais de transports domicile-travail et du forfait mobilité durable.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour les plus bas salaires, cette prime est utile mais insuffisante. En effet, elle ne compense que très partiellement la faible augmentation de la valeur du point d’indice (1,5 % au 1er juillet).
 
Par ailleurs, cette prime « exceptionnelle » ne vient compenser l’augmentation des prix que pour l’année 2023. Pourtant, même si l’inflation devait ralentir, cela n’empêcherait pas les prix de rester à un niveau très élevé.
 
Cette prime one-shot ne répond donc que très partiellement au problème de pouvoir d’achat des personnels concernés.
 
> > Retrouvez la calculette Prime exceptionnelle pouvoir d’achat sur votre espace adhérent
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
10 juillet 2023 1 10 /07 /juillet /2023 15:11

10 mois d’annonces ne font pas une politique éducative cohérente

 

La circulaire de rentrée du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse est un exercice réussi de compilation de 10 mois d’annonces. Cependant, pour le SE-Unsa, des déclarations disparates, formulées tantôt par le président de la République, par la première ministre ou par le ministre lui-même, ne font pas une politique éducative cohérente et ambitieuse. Aucune rupture ni même évolution de cette politique, aujourd’hui rejetée par tous, n’est envisagée.

Où sont les mesures concrètes qui permettraient à tous les élèves de réussir, puisque c’est bien là l’ambition que doit porter l’Ecole ? Marteler l’excellence comme un mantra ne suffira pas à répondre à cet enjeu. Le CNR-éducation, dispositif facultatif et qui n’est pas conçu pour être déployé dans l’ensemble des établissements, n’est pas non plus la mesure adaptée. Enfin, la volonté répétée d’améliorer la mixité scolaire restera un vœu pieux, en l’absence d’un véritable dessein politique.

Si la protection des élèves (lutte contre le harcèlement, les discriminations…) comme priorité absolue n’est pas contestable, l’ensemble des personnels, sans exception, doit y être associé. Les CPE et les psychologues de l’éducation nationale ne peuvent pas rester les invisibles de cette circulaire de rentrée, contrairement à leur implication sans faille sur le terrain.

Pour le SE-Unsa, introduire et conclure cette circulaire « inventaire à la Prévert » sur la revalorisation salariale confirme la logique néolibérale de la gouvernance Macron : rémunérés plus, les personnels doivent plus, l’école doit tout.

 

Paris, le 6 juillet 2023

Elisabeth Allain-Moreno

Secrétaire générale
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
28 juin 2023 3 28 /06 /juin /2023 14:28

Monsieur le Président, l’École ne peut pas tout !

 

La communauté éducative a découvert, abasourdie, les annonces concernant l'École faites par le Président de la République lors de son déplacement à Marseille. Une ribambelle d’annonces devrait-on dire, sans aucun sens ni réflexion sur leur faisabilité. Sans aucune concertation non plus avec les acteurs de l’École sur des sujets forts qui impactent pourtant tout le système éducatif, et bien au-delà.

L’accueil des enfants de 2 ans n’a rien d’innovant et nécessite des moyens en personnels qu’il passe sous silence. Le chef de l’Etat propose que l’accueil des élèves au collège se fasse sur une amplitude de 8h à 18h. Accueil par qui, comment et pour quoi faire ? Enfin, il imagine que raccourcir les grandes vacances améliorerait les apprentissages, notamment des plus fragiles. Mais la solution pour plus d’égalité ne peut se réduire à cette idée sans repenser tous les temps scolaires qui permettraient aux personnels d’enseigner plus sereinement et plus efficacement.

Lutter contre l’échec scolaire et protéger les jeunes de la délinquance ne peut avoir pour réponse sérieuse de faire venir les élèves plus longtemps en classe de la maternelle au collège. L’École ne peut pas tout ! Elle est certes le témoin, et parfois le réceptacle de la violence exprimée ou subie par les élèves, mais la désigner comme le lieu de résolution de tous les maux de la société révèle une méconnaissance de sa mission et pourrait la mettre en difficulté. C’est aussi renvoyer beaucoup de culpabilité aux familles en rupture avec l’institution, en les déresponsabilisant et en les éloignant toujours plus de la nécessaire confiance en l’École.

Par ailleurs, réfléchir aux rythmes scolaires nécessite un peu plus de temps et de contributeurs que 20 secondes d’intervention du Président. Si ce n’est pas la journée, la semaine et l’année qui sont repensées avec l’ensemble des acteurs des temps scolaires, périscolaires et extrascolaires, la problématique de l’inégal accès à des activités entre enfants sera simplement déplacée des grandes vacances vers les fins de journée ou les fins de semaine.

L’exaspération des personnels atteint ses limites. Encore une sortie présidentielle qui va finir de transformer le creux important des candidats aux métiers de l’École en un véritable gouffre.

Le SE-Unsa dit « STOP Monsieur Macron ! ». L’École est fondamentale et précieuse, mais l’École est fragile. On ne joue pas avec elle. Elle a besoin de stabilité et de dialogue, et surtout qu’on lui donne les moyens d’offrir un droit à une éducation de qualité pour tous.

 

Paris, le 28 juin 2023

 

Elisabeth Allain-Moreno

Secrétaire générale du SE-Unsa

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92