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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Vendredi 20 novembre : CDEN. Bilan de la rentrée 2020

 

 

 

 

1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 07:46

C'est acté !

 

Réouverture des écoles et établissements : quid des enfants EBEP, en situation de handicap, et des personnels qui en ont la charge, enseignants comme non-enseignants ?
Depuis le début de la crise, les enfants EBEP ou en situation de handicap tout comme le million d’AESH qui les accompagnent sont les grands oubliés des annonces et prises de parole ministérielles.

Les enseignants et les accompagnants n’auront pourtant pas démérité pour continuer à exercer leurs missions d’enseignement et d’accompagnement.
Le SE-Unsa n’aura eu de cesse d’interpeller le ministre sur la situation particulière des enfants et personnels concernés.
 
Après des annonces présidentielles et ministérielles toujours aussi peu dissertes sur le sujet, et la parution de la note du conseil scientifique du 24 avril préconisant une attention particulière aux enfants en situation de handicap et une adaptation de l’information et l’apprentissage des règles barrières de ces enfants, en prenant en compte leur handicap (visuel, cognitif, moteur…), le SE-Unsa, dans ses échanges avec le ministre et lors d’un groupe de travail consacré à la présentation du projet de protocole sanitaire national a réitéré avec force sa demande d’une doctrine spécifique (absente du projet) pour ces enfants, ces jeunes, et les professionnels qui en ont la charge, enseignants comme non-enseignants.
La proximité physique inhérente à l’accompagnement, exige notamment des consignes explicites pour les enfants et jeunes accompagnés, leurs accompagnants et enseignants.

Cette doctrine d’accueil, adossée au protocole sanitaire national sera soumise au Comité technique ministériel qui se tiendra mardi 5 mai.
Le SE-Unsa restera vigilant et intransigeant sur les conditions de sécurité et de protection des enfants, des jeunes et des personnels.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 08:04

Impossible et inacceptable

 

La reprise à marche forcée envisagée pour les écoles maternelles et élémentaires est à la fois inacceptable et impossible à mettre en œuvre dans les délais prévus et dans un cadre sanitaire totalement flou. 
 
Le Premier ministre a annoncé à l’Assemblée nationale le report de la reprise des lycées à début juin en fonction de l’évolution de l’épidémie et une reprise conditionnelle des collèges le 18 mai pour les classes de 6e et 5e selon la situation sanitaire des départements. La prise en compte du contexte sanitaire pour le second degré est une bonne nouvelle même si l’organisation d’une reprise décalée de quelques semaines resterait à hauts risques. 
 
Ce recul bienvenu par rapport aux hypothèses initiales du ministre jette une lumière particulièrement crue sur le sort fait au premier degré. Au motif affiché d’objectifs pédagogiques et de justice sociale, la reprise pour les élèves de primaire est en fait liée à la reprise de l’activité économique du pays. S’il ne faut pas nier cette nécessité, il convient d’être clair ; la reprise de l’école primaire puis des élèves de 6e et 5e vise à libérer les parents qui devront reprendre le travail dès le 11 mai des impératifs de garde de leurs enfants. 
 
Pour le SE-Unsa, la réouverture de toutes les écoles est impossible à mettre en œuvre d’ici le 11 mai et se heurte à plusieurs contradictions et incohérences :
  • Comment comprendre un déconfinement différencié en fonction de l’évolution de l’épidémie dans les départements mais une réouverture de toutes les écoles maternelles et élémentaires dès le 11 mai ?
  • Comment accepter que pour la société en général, les regroupements soient limités à 10 personnes et que dans les écoles et établissements, la taille du groupe soit fixée à maximum de 15 ?
  • Comment comprendre qu’on demande que les activités sportives collectives soient interdites et que l’exécutif envisage que les enfants fassent eux des activités sportives organisées par les collectivités territoriales ? 
En plus de ces questions, restent en suspens toutes les considérations sanitaires pour lesquelles à ce jour, aucune garantie n’est apportée après les préconisations dictées par les autorités de santé. Le ministre répète qu’il y aura un protocole strict mais celui-ci n’est pas connu.
 
D’un point de vue pédagogique, la reprise envisagée n’est pas cohérente non plus avec des groupes d’élèves en présentiel et d’autres qui poursuivront à distance. Pour le SE-Unsa, il est hors de question que les enseignants des écoles fassent double journée.
 
Le Premier ministre a renvoyé au local la responsabilité de prendre les décisions et le ministre ajouté que chaque famille serait informée le 4 mai. Pour le SE-Unsa, il est inacceptable que l’exécutif mette ainsi la pression sur les acteurs locaux, dans l’urgence, et se défausse de sa responsabilité sur les directeurs, les enseignants et les municipalités en disant accorder toute sa confiance aux acteurs de terrain pour trouver l’organisation la plus appropriée.
 
Pour le SE-Unsa, l’école, ses élèves et ses personnels méritent les mêmes protections, les mêmes garanties et les mêmes droits que le reste de la société française. Le SE-Unsa poursuit ses interventions à tous les niveaux et se met en capacité d’accompagner les équipes pour les protéger d’une reprise précipitée et imposée.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 07:37

Après l'avis du conseil scientifique, le SE-Unsa refuse une reprise précipitée

 

Après un premier avis daté du 20 avril où il déconseillait une reprise avant la rentrée de septembre, le conseil scientifique liste dans un second avis du 25 avril les conditions de mise en œuvre de la décision du gouvernement de rouvrir les écoles, collèges et lycées à partir du 11 mai.
 
Cet avis vise à éviter la propagation du virus à la faveur de la reprise des cours et à la maîtriser en cas de suspicion ou de découverte de nouveaux cas. Gestes barrières, désinfection très régulière, distanciation entre les élèves, cloisonnement des déplacements des groupes d’élèves, entrées et sorties quotidiennes normées et échelonnées, protocole en cas de symptômes… les préconisations sont nombreuses. Elles montrent qu’une reprise ne peut se faire qu’avec une organisation stricte, très complexe à construire puis à faire vivre à l’école, au collège ou au lycée et peut être très vite remise en cause dès qu’un cas apparaîtra dans les groupes d’élèves accueillis, dans leurs familles ou chez les personnels.
 
Quand on conjugue toutes ces conditions sanitaires aux contraintes de santé ou d’organisation familiale des personnels eux-mêmes, cette reprise apparaît impossible à mettre en œuvre pour le 11 mai et, repoussée au-delà, elle ne peut être que très partielle et restera très fragile.
 
Une reprise large et rapide, dans ces conditions sanitaires désormais fixées risque surtout de se heurter à de nombreuses impossibilités et dégrader la « continuité pédagogique » mise en œuvre depuis le mois de mars. Pour le SE-Unsa, à la lumière de cet avis du conseil scientifique, il faut que l’exécutif sache dire qu’une reprise large ne pourra pas avoir lieu avant septembre et ceci, en la préparant dès maintenant avec tous les acteurs de l’École.
 
Pour la fin de l’année scolaire, la priorité doit être de poursuivre et soutenir la continuité pédagogique et travailler avec les collectivités à élargir, sous réserve des avis sanitaires, l’accueil qui s’est mis en place depuis le mois de mars. L’appropriation des contraintes sanitaires et le temps donné aux équipes pourraient leur permettre d’envisager comment retrouver de façon échelonnée leurs élèves afin de voir avec eux comment ils vont scolairement mais aussi psychologiquement, socialement et du point de vue de leur santé.
 
Avec sa fédération l’Unsa-Éducation, le SE-Unsa a fait connaître ses réactions à l’exécutif. Le Premier ministre présentera son plan global de déconfinement mardi 28 avril puis le ministre devrait rencontrer les organisations syndicales. Le SE-Unsa alerte sur le niveau d’inquiétude et de tension extrêmement fort dans une profession qui subit et s’adapte dans l’urgence depuis début mars, sous le coup d’annonces diverses, variées et parfois contradictoires.
 
Le SE-Unsa s’oppose à un retour précipité des élèves en classe selon des modalités impraticables et imposées aux personnels qui ont des craintes légitimes pour leur propre santé et celle de leurs élèves.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 07:40

Bonification d'ancienneté aux 6ème et 8ème échelons

 

Hier après-midi a eu lieu en visioconférence une CAPD qui avait pour ordre du jour l'examen des demandes de révisions d'appréciation finale de la Directrice Académique, ainsi que l'avancement accéléré d'un an au 6ème et 8ème échelon.
 
Sur les demandes de révision d'appréciation étudiées par la Direction Académique, La DASEN a accédé à une seule de ces demandes.
Les collègues ayant fait une demande et n'ayant pas obtenu satisfaction seront contactés pour avoir de explications sur le rejet de leur demande. 
 
Pour les avancements accélérés,
- à l'échelon 6, ce sont 87 collègues sur les 291 éligibles qui bénéficieront de ce raccourcissement.
- à l'échelon 8, ce sont 84 collègues sur les 283 éligibles qui bénéficieront de ce raccourcissement.
 
Si vous souhaitez demander un résultat vous concernant, cliquez ici. Pour rappel, le raccourcissement concernent les collègues qui ont eu un rendez-vous carrière en 2018/2019.
 
Pascal Rosamont
Elu SE-Unsa 92 à la CAPD

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans CAPD
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 07:58

Beaucoup de questions et peu de réponses ...

 

Un  comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail s’est tenu le mardi 21 avril pour traiter principalement des mesures de déconfinement.

 

Le Ministre n’a pourtant pas attendu cette instance nationale pour présenter ses premières hypothèses de reprise quelques heures auparavant ! L’UNSA Education a rappelé ses exigences : un protocole sanitaire national, condition sine qua non de la reprise et une construction dans le respect du dialogue social.

 

Alors même que l’épidémie n’est ni stoppée ni réellement maîtrisée, la perspective du déconfinement soulève énormément de questions et d’inquiétudes tant au niveau de l’organisation professionnelle que personnelle. Le CHSCTMEN aurait du pouvoir répondre à ces interrogations légitimes mais le Ministère n’est pas encore en mesure de présenter le protocole sanitaire retenu, qui devrait répondre en grande partie aux interrogations.

 

Pourtant l’ensemble des organisations syndicales et l’administration sont unanimes : le protocole sanitaire national sera la base de tous les échanges : quel doctrine pour le port du masque, les gants, les tests ? Qui décidera de l’ouverture ou non des établissements et écoles ? Quelle organisation pour respecter les gestes barrières ? Comment s’organisera le travail en présentiel et en distanciel ?  Autant de questions qui restent pour le moment sans réponse…

 

Quelques informations sont néanmoins importantes à retenir :

  • Les personnels "à risques" pourront continuer à télétravailler. L’UNSA Education a demandé au ministère d’étendre cette possibilité aux personnels vivant avec une personne à risque ( conjoint, enfant, parent vivant sous le même toit) . L’UNSA demande aussi que pour les parents, les autorisations d’absence pour garde d’enfant soient maintenues.
  • Si les conditions sanitaires ne sont pas remplies, il n’y aura pas d’ouverture.
  • Un temps de préparation sera donné aux équipes avant l’arrivée des élèves à partir du 11 mai.
  • Le Ministre devrait présenter l’ensemble du plan de déconfinement lors du Comité Technique Ministériel du 5 mai

 

L’UNSA Education a demandé qu’un CHSCTMEN se réunisse le plus rapidement possible pour étudier le protocole sanitaire et répondre aux questions concrètes des personnels.

 

L’UNSA agit avec les personnels pour que, si reprise il doit y avoir, elle s’opère dans des conditions préparées, sécurisées et efficaces pour les élèves et les personnels.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:12
Les "hypothèses" du ministre
 
Mardi 21 avril, le ministre, auditionné par les députés de la Commission des Affaires Culturelles, a exposé de manière détaillée les hypothèses sur lesquelles le ministère travaille pour une reprise progressive des écoles, collèges et lycées à partir du 11 mai. N’ayant fait l’objet d’aucun échange préalable avec les personnels, ces hypothèses soulèvent de très nombreuses questions.
 
 
Les hypothèses pour une rentrée progressive
 
1) La rentrée se ferait par niveau :
  • La semaine du 11 mai : rentrée des GS, CP et CM2.
  • La semaine du 18 mai : rentrée des 6ème et des 3eme en collège, des premières et terminales en lycée.
  • La semaine du 25 mai : rentrée de tous les autres niveaux.
  • Dans les écoles, la pré-rentrée aurait lieu le 11 mai et l’accueil des élèves débuterait dès le 12. En revanche, dans le second degré, on aurait une semaine complète pour s’organiser.
 
2) Les conditions et précisions apportées par le ministre :
  • Un protocole sanitaire national : pour rouvrir, les écoles et établissements devront pouvoir respecter ce protocole qui n’est pas encore connu.
  • Des groupes à effectif réduit (le ministre évoque le nombre de 15 élèves). Lorsque les élèves ne sont pas avec leur(s) enseignant(s), ils sont soit à la maison (école à distance), soit en étude, soit accueillis dans des activités péri-scolaires (sportives, sanitaires, culturelles ou civiques) organisées par les collectivités.
  • Les élèves et les personnels présentant des risques ou ayant des membres de leur famille à risques resteront à distance.
  • L’organisation concrète sera locale pour prendre en compte la réalité des locaux, des équipements, des effectifs, des personnels disponibles,…
  • Le rythme de mise en œuvre pourra être différencié selon les territoires (régions épargnées par l’épidémie ou très touchées par exemple ; écoles en EP avec classes dédoublées ; écoles à faible effectif en zone rurale).
  • La priorité sera accordée aux élèves décrochés de l’enseignement à distance (4% selon le ministre) et aux élèves en situation de handicap.
  • Sur le plan pédagogique, il ne s’agira pas de faire les programmes mais de faire le point avec chaque élève et de consolider ses apprentissages grâce à la « personnalisation ».
Des incertitudes qui nourrissent l’inquiétude des personnels et des familles
 
L’absence d’un protocole sanitaire établi à partir de recommandations des autorités de santé et en dialogue avec les représentants des collectivités et des personnels, stabilisé et connu de tous contribue fortement à l’impression que le ministre « met la charrue avant les bœufs » et tente d’imposer avant tout débat ses choix préférentiels. Interrogé par les députés sur les avis scientifiques qui le conduisent à faire de telles propositions, le ministre n’a cité qu’une publication de l’Académie des Sciences allemande. Celle-ci, au vu de la situation de la pandémie en Allemagne recommande la réouverture des écoles pour des raisons principalement sociales et économiques. Mais la comparaison avec l’Allemagne est-elle bien judicieuse ? Au final, le ministre affirme que « faire durer le confinement scolaire serait la solution de facilité ». Pas sûr que les personnels qui s’échinent à faire fonctionner la « continuité pédagogique » partagent cette opinion.
 
Les incertitudes sur les masques, les tests, le gel hydroalcoolique, les sanitaires des établissements scolaires, les difficultés à respecter et faire respecter les gestes barrière que mettent en évidence les enseignants qui participent à l’accueil des enfants de soignants, expliquent en grande partie les réserves des personnels.
 
Les objectifs mis en avant par le ministre pour cette reprise sont des objectifs sociaux. Il cite les décrocheurs de l’école à distance, les enfants qui n’ont plus accès à la cantine et les violences intra-familiales. Cette affirmation du rôle social de l’Ecole est positive mais il ne faudrait pas qu’elle soit utilisée pour « culpabiliser » les personnels et les contraindre à accepter de reprendre le chemin de leur école ou de leur établissement même si les garanties sanitaires ne sont pas assurées.
 
Des questions auxquelles il faudra répondre
 
En nous plaçant dans l’hypothèse que la situation sanitaire permet d’envisager une reprise selon le calendrier du ministre, de nombreuses questions se posent encore :
  • Comment assurer la « distanciation sociale » dans les transports scolaires ou publics utilisés par les élèves et les personnels ?
  • Comment assurer les mouvements des élèves dans les espaces communs (couloirs, cour de récréation,…) ?
  • Comment assurer la restauration scolaire ?
  • Comment assurer la rotation des groupes d’élèves ?
  • Comment organiser les entrées et les sorties pour éviter les regroupements d’adultes ?
  • Comment seront identifiés les personnels à risques ?
  • Comment procéder en cas de repérage d’un cas suspicieux ?
  • Qui assurera l’école à distance si les enseignants sont à temps plein dans leur établissement ? Penser qu’ils puissent faire les deux, comme le ministre l’a laissé entendre, c’est nier la réalité du métier. Des garanties doivent être apportées sur cette question.
  • Un effectif de 15 élèves ne peut être une norme absolue. Elle doit être modulée en fonction de l’âge des élèves et des locaux. Qui décidera ?
  • Une pré-rentrée est indispensable pour mettre au point une organisation nouvelle. Une journée n’est pas suffisante dans les écoles et il ne peut pas être demandé aux personnels de se réunir avant le 11 mai. Il faut décaler la rentrée des élèves pour donner plus de temps en équipe pour préparer leur arrivée.
 
Bien sûr, nous pensons tous qu’il est souhaitable que les élèves reviennent en classe au plus vite, pour limiter au maximum le décrochage des apprentissages, permettre une mise en commun des expériences, et faciliter la projection vers la reprise en septembre.
Bien sûr, nous comprenons qu’il va falloir apprendre à vivre avec le Covid-19 et qu’il faut que l’école reprenne.
Mais cela ne peut se faire au détriment de la santé des élèves et des personnels et doit s’inscrire dans le déconfinement général de la société toute entière.
Les personnels demandent simplement les mêmes garanties et les mêmes mesures de protection que le reste de la population.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 13:49

Séance du mercredi 22/04/2020

 

Un CHS-CT départemental s'est réuni ce matin, en visioconférence. Les discussions ont tourné autour des conditions de la reprise prévue par le ministre à partir du 11 mai.

Toutes les questions ont pu être posées. Certaines n'ont pas obtenu de réponse, car elles ne relèvent pas de l'échelon départemental.

De nombreuses précisons sont attendues d'ici le 11 mai, date du retour des enseignants dans les établissements scolaires.

Vous trouverez ci-dessous des liens vers la déclaration liminaire de l'UNSA-Education, le compte-rendu du CHS-CTD et les avis votés à l'unanimité.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 16:55

C'est avec les personnels qu'il faut la construire

 

Alors qu’il y a à peine 48 heures, le Premier ministre disait qu’aucun scénario n’était arrêté concernant la réouverture des écoles et des établissements scolaires, le ministre vient d’annoncer les modalités de reprise aujourd’hui à l’Assemblée nationale sans les avoir échangées avec les représentants des personnels, des parents, des élèves et des collectivités territoriales. Pourtant, cette reprise progressive a besoin d’être partagée.
 
Hormis l’intérêt de la progressivité, pour le SE-Unsa, les modalités annoncées par le ministre sont loin de répondre à toutes les interrogations et inquiétudes que suscite la reprise chez les personnels et les familles. Elles ont été prononcées avant que soit arrêté un cadrage sanitaire national. Pour le SE-Unsa, l’Éducation nationale ne doit pas faire exception aux règles et précautions imposées au reste de la société, aux entreprises et au monde du travail en général. Le seuil de 15 élèves par groupe est l’exemple d’une « norme » arrêtée par le ministre alors qu’elle ne fait l’objet, à ce jour, d’aucune préconisation des autorités sanitaires compétentes.
 
Alors même que l’épidémie n’est ni stoppée ni réellement maîtrisée, la perspective du déconfinement soulève suffisamment de questions et d’inquiétudes sans que le ministre ne vienne faire des annonces surprises et ajoute encore de la tension.
 
Selon un récent sondage mené auprès d’un panel représentatif des enseignants, CPE et PsyEN adhérents du SE-Unsa, seulement 32 % considèrent que les décisions prises à l’Éducation nationale ont été adaptées à la crise sanitaire, soulignant ainsi la défiance des personnels envers leur ministre.
 
Pour le SE-Unsa, si le ministre est légitime pour présenter et expliciter ses choix, il doit surtout prendre soin de sécuriser chacun et de recueillir l’adhésion d’une profession exaspérée de découvrir dans les médias ce qui se décide sans elle.
 
Le 21 avril 2020,
Stéphane Crochet,
Secrétaire général du SE-Unsa

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 18:01

Jusqu'à 1000 euros pour les personnels de l’Éducation nationale

 

Sans concertation préalable, Olivier Dussopt a annoncé mardi 14 avril aux organisations syndicales qu’une prime exceptionnelle de « surcroît d’activité » serait versée aux agents publics impliqués dans la crise. Cette annonce a été depuis confirmée dans les médias par Gérald Darmanin.
 
Cette prime, d’un montant de 1000 euros maximum, sera modulable, selon des critères non définis à ce jour. Elle sera aussi défiscalisée et exonérée de cotisations sociales.
 
Elle concernerait les titulaires et les contractuels. Les agents en autorisation d’absence seraient exclus, les agents en télétravail pourraient la percevoir. L’exemple de la participation à la garde des enfants de soignants a été donné.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, il était souhaitable et il est normal que le surcroît de travail des personnels dans cette crise donne lieu à une reconnaissance financière. Le SE-Unsa regrette l’absence de concertation préalable. Il faut que des discussions s‘enclenchent au ministère de l’Éducation nationale pour définir les critères d’éligibilité.
Alors qu’il est essentiel de reconnaître l’engagement des agents, sur le terrain et à distance, le SE-Unsa met en garde sur les risques d’une répartition inéquitable de cette prime entre les personnels qui pourrait induire de la division et de l’amertume quand toute la société a besoin d’unité.
Par ailleurs, cette prime ne saurait faire oublier nos revendications pour une revalorisation équitable pour tou·tes les enseignant·es, CPE et PsyEN.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 16:28

Aménagement des concours de recrutement

 

Après plusieurs semaines d’attente, les modalités de passation des concours de recrutement des métiers de l’enseignement dans le contexte de crise sanitaire liée au Covid-19 viennent d’être dévoilées.
 
 
Les épreuves
 
Toutes les épreuves des concours internes qui n’ont pas été passées sont reportées à la rentrée de septembre 2020.
 
Les concours externes dont les épreuves d’admissibilité ont déjà eu lieu iront à leur terme. Les épreuves d’admission auront bien lieu avec, dans la mesure du possible, le recours à la visioconférence.
 
Pour les concours externes dont les épreuves n’ont pas encore commencé, les épreuves d’admissibilité, qui vaudront pour épreuves d’admission, auront lieu aux mois de juin et de juillet. Il est néanmoins prévu un oral au mois de juin 2021, au moment de la titularisation des personnels, dont les modalités sont à définir.
 
Tous les candidats recevront un mail leur confirmant ces changements et leur donnant un calendrier précis.
 
 
Le calendrier
 
La modification des épreuves des différents concours de recrutement des métiers de l’enseignement va de pair avec une modification du calendrier. Elle représente une pression supplémentaire pour les jurys ainsi que pour toutes les personnes impliquées dans l’organisation des concours dont il faut souligner l’engagement.
 
Elle implique également une période nettement plus resserrée pour les affectations des lauréats des concours, période pendant laquelle nos collègues entrants dans le métier pourront compter sur le SE-Unsa pour les accompagner.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Le SE-Unsa est satisfait du maintien des concours de recrutement plutôt qu’une année blanche et un conours massif aux contrats pour tout de même pourvoir les emplois.
 
Le SE-Unsa veillera tout particulièrement à ce que les conditions de passation des épreuves répondent aux normes sanitaires strictes.
Par ailleurs, le SE-Unsa accompagnera la situation de nos collègues contractuels candidats aux concours internes reportés au mois de septembre.
 
Enfin, le SE-Unsa continuera d’être force de propositions afin d’assurer le bon déroulement des concours et de l’affectation des lauréats, et sera vigilant à la mise en place du futur oral de titularisation auquel il n’était pas favorable puisqu’il rajoute une pression supplémentaire sur une année de stage déjà suffisamment chargée pour nos collègues entrants dans le métier .

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Stagiaires et débuts de carrière