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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Jeudi 29 juin : CTSD. Formation continue du 1er degré

Mardi 4 juillet : Groupe de travail. 2ème phase du mouvement intradépartemental

 

22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 11:10

Un peu plus de clarté à propos des rythmes

 

Vendredi 15 février, une délégation du SE-Unsa 92 a été reçue en audience par le DASEN, M. Rosselet assisté de Mme Quillien, IEN-Adjointe. Cette discussion a bâtons rompus a été l’occasion d’échanger essentiellement sur la mise en place des rythmes dans les Hauts-de-Seine.

 

Nous avons tout d’abord rappelé le positionnement du SE-Unsa sur ce dossier, à savoir : prendre le temps de la réflexion, écouter et respecter les propositions des conseils d’école, veiller à ne pas léser les personnels. Et, comme le souhaite le ministre, « donner du temps au temps » du débat.

C’est pourquoi le SE-Unsa 92, comme sa direction nationale, n’avait pas jugé judicieux ou utile d’appeler à la grève le 12 février dernier. A une plate-forme trop vague et finalement inaudible est venu se rajouter une demande de report de cette réforme à la rentrée 2014, ce qui sera le cas dans notre département puisque, selon nos informations, une seule commune envisage de l’appliquer dès 2013 !

Pour mémoire le SE-Unsa a refusé de voter le décret lors de sa présentation au CSE ; si le volet « réussite des élèves » donnait plutôt satisfaction, aucune proposition concrète n’était faite concernant l’amélioration des conditions de travail des enseignants. Depuis, la circulaire sur l’aménagement des 108 heures a été publiée et des négociations sont en cours concernant la rémunération.

 

M. Rosselet nous confirme que selon ses sources, aucune commune des Hauts-de-Seine n’envisage l’entrée dans les nouveaux rythmes à la rentrée 2013, le doute subsistant toutefois pour Issy-les-Moulineaux. Le DASEN explique cet ajournement général par la grande taille des communes altos séquanaises, et le grand nombre de personnels municipaux avec lesquels il faudra négocier le réaménagement de leur temps de travail. Informations complémentaires : 10% des communes de l’Académie de Versailles appliqueraient la réforme des rythmes à la rentrée 2013, contre 8% nationalement.

Nous évoquons les pressions exercées par certains IEN pour inciter les communes à rentrer dans la réforme dès septembre 2013, Mme Quillien et M. Rosselet nous indiquent que les inspecteurs ne font que leur travail en respectant et relayant les consignes ministérielles données lors du rassemblement des IEN le 8 janvier dernier (voir ici)

 

Pour les Hauts-de-Seine :

Selon la circulaire sur l'Organisation du temps scolaire dans le premier degré et des activités pédagogiques complémentaires , M. Rosselet convoquera le CDEN afin de définir un nouveau règlement départemental dans lequel on inclura les 4 possibilités d’emploi du temps qui se trouvent dans le dossier de présentation de la réforme des rythmes scolaires p. 11 et 12.

Dans le même temps les conseils d’école et les mairies feront des propositions qui seront remontées vers les IEN.

M. le DASEN veillera à ce que les emplois du temps soient harmonisés par commune.

Si les emplois du temps proposés entrent dans le cadre défini par le règlement intérieur, le DASEN les validera.

Si les propositions des conseils d’école et de la mairie diffèrent le DASEN tranchera.

Si les propositions n’entrent pas dans le cadre, le DASEN étudiera les possibilités de dérogations.

 

Pour une mise en place à la rentrée 2014, le DASEN souhaite que l’organisation des rythmes par commune soit arrêtée fin septembre 2013 afin, notamment, que ce débat ne vienne pas s’ajouter à la campagne électorale des élections municipales (mars 2014). Il serait également souhaitable que les projets pédagogiques territoriaux soient arrêtés à la même date.

 

Autres points :

 

Nous avons interrogé monsieur le DASEN à propos de l’application de la circulaire n° 2013-019 du 4-2-2013 sur l’organisation du service des enseignants du premier degré (répartitions des 108h et mise en place des APC). La nouvelle organisation se mettra en place dès la rentrée  2013 : il n’y aura donc plus d’aide personnalisée à la rentrée prochaine.

 

Nous avons également évoqué le problème du manque de moyen de remplacement, le DASEN rappelle que suite à une mauvaise gestion des exeats, le 92 est déficitaire en personnels et que pour combler ce déficit combiné à une forte proportion de congés longs, il avait été amené à faire appel à la liste complémentaire (épuisée dès septembre) puis au recrutement de contractuels (100 à ce jour, et le recrutement continue…). Mme Quillien reconnait que l’accueil des contractuels peut être une charge supplémentaire pour les équipes et surtout pour les directeurs, mais elle fait confiance à l’esprit de solidarité de la profession.

 

Nous remercions M. Rosselet et Mme Quillien pour leurs éclairages qui, nous l’espérons, ramèneront un peu de sérénité dans les salles des maîtres et raviveront l’espoir, pour le moment déçu, d’une réforme des rythmes de qualité prenant en compte l’avis des enseignants.

 

Charles BARDOU, Robert PERRIN, David PLANCHE

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:35

La circulaire est publiée

 

 

La circulaire définissant le service des enseignants des écoles avec la nouvelle répartition des 108h est publiée au BOEN du 21 février.

Ce texte répartit les 108h en 36h d’APC, 2 forfaits de 24h pour les travaux de concertation, 18h d’animation pédagogique et d’actions de formation (ces actions correspondent à la moitié au moins des 18h et peuvent se faire à distance), 6h de conseil d’école.

Au-delà de l’abaissement déjà connu de 60 à 36h pour les APC et son corollaire, l’augmentation du temps destiné au travail d’équipe, aux rencontres avec les familles et au suivi des élèves, le SE-Unsa est satisfait de voir actée sa proposition de forfaits. Ces deux forfaits ainsi que la disparition de la mention « réparties et effectuées sous la responsabilité de l’Inspecteur de l’Education Nationale » présente dans la précédente circulaire mettent fin aux contrôles tatillons développés ces cinq dernières années. BO à l’appui, le SE-Unsa veillera à ce que seul soit demandé le tableau de service en début d’année et que disparaissent les tableaux excel demandant pour chacun où et quand, il a fait chaque quart d’heure.

La nouvelle circulaire qui se substitue à celle de 2010 reprend sans les modifier les dispositions particulières pour les enseignants sur postes fractionnés, les titulaires remplaçants, les maîtres formateurs, les enseignants en Clis ou en Rased. Les allègements d’APC pour les directeurs seront précisés dans un texte à venir.

Comme l’avait demandé le SE-Unsa, cette circulaire s’appliquera à tous quel que soit le rythme de la semaine dans l’école à la rentrée 2013. En effet, elle se substitue à la précédente sans faire référence à la réforme des rythmes.

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:03

Enfin supprimé ! 

 

C'était une revendication prioritaire de l'Unsa Fonction Publique qui n'a cessé de porter cette demande à tous les niveaux.
Au-delà de l’injustice de cette mesure, c’est aussi le changement de politique vis-à-vis des agents de la Fonction publique qu’il était indispensable et urgent de marquer.
La ministre avait annoncé en septembre que ce serait à l’ordre du jour des discussions salariales en février-mars. C’est donc chose faite. La mesure sera inscrite dans la prochaine loi de finance rectificative.

 

Communiqué de presse de l’Unsa Fonction Publique du 21 février 2013

Suppression du jour de carence : les fonctionnaires ne sont plus taxés de tous leurs maux …

 

L’UNSA Fonction Publique se félicite de l’annonce par Marylise Lebranchu de l’abrogation du jour de carence. Elle répond à une attente forte de tous les agents publics.

Comme la ministre l’avait dit le 7 février, l’UNSA Fonction Publique jugeait le dispositif inéquitable. Il s’appliquait à 100% des agents qui ne pouvaient en être exonérés en aucune manière.

Après les annonces faites pour les agents de catégorie C, cette décision donne plus de poids aux déclarations de la ministre en faveur des services publics.

Ces éléments répondent à deux des attentes exprimées par l’UNSA Fonction Publique dans sa lettre ouverte du 9 janvier. Elle les acte donc positivement.

Reste la question du pouvoir d’achat et du gel du traitement des agents publics pour la troisième année consécutive. L’UNSA Fonction Publique continuera à en faire une priorité de ses revendications.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 09:51

Le SE-Unsa pose ses exigences

 

Le SE-Unsa a été reçu par le Cabinet du ministre, dans le cadre des négociations ouvertes le 8 février sur les mesures catégorielles 2013 qui pourraient concerner les enseignants.

Lors de cette première réunion, le SE-Unsa a posé le cadre des discussions qu’il souhaite voir aboutir.
 
Dans l’immédiat, la réparation d’injustice concernant des corps maltraités :
  • création de l’équivalent de l’ISOE pour les enseignants du premier degré. Elle doit atteindre les 1200 euros annuels comme dans le second degré ;
  • augmentation rapide du ratio d’accès à la hors-classe pour les PE et les CPE, en retard par rapport aux autres corps d’enseignants ; 
  • la disparition de la journée de carence. 
Dans un second temps, une revalorisation généralisée doit être mise en perspective pour l’ensemble des personnels enseignants, d'éducation et d’orientation. De nouvelles perspectives de carrière doivent être programmées. Les enseignants français figurent parmi les plus mal rémunérés d’Europe. 
 
Il est temps que la Nation reconnaisse enfin ses enseignants et le travail difficile qu’ils conduisent chaque jour. La bonne volonté et la conscience professionnelle ne sauraient suffire à reconnaître l’engagement des personnels.
 
La priorité à l’École portée par le Président de la République doit se traduire par une reconnaissance financière. Si, dans une période économique difficile, elle doit relever d’une programmation, elle doit être engagée dès la rentrée prochaine.
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 11:25

Les apprentissages d'abord

 

 

C’est localement que tout doit se décider mais après des mois de considérations diverses et variées, de désinformation, il est difficile de commencer à dessiner concrètement ce que pourrait être la nouvelle semaine scolaire de son école. Enseignants, invitons nos partenaires à prendre le temps et ne perdons pas la main. Rappelons bien le premier objectif de cette réforme : favoriser les apprentissages des élèves. Notre avis est alors essentiel.

 

Alors que les discussions ne font que débuter, des mairies envisagent trop rapidement de résoudre l’équation par un allongement de la pause méridienne. Si cela peut avoir du sens lorsque des activités péri-éducatives adéquates seront proposées, trop souvent cela se résumera à du temps libre surveillé dans la cours ou sous le préau les jours de pluie. Dans ses conditions, plus question de trouver par la suite en classe le pic de vigilance identifié par les chronobiologistes. Les élèves reviendraient en classe énervés et il faudrait beaucoup de temps pour récupérer les capacités des uns et ce sera impossible pour d’autres. Le bénéfice de 5 matinées d'apprentissages plutôt que 4 serait hypothéqué par des après-midis dégradés.

 

La pause méridienne rallongée ne peut être la solution de facilité

Bien sûr, cette pause méridienne rallongée est une solution apparemment facile mais elle n’est pas nécessairement la bonne. Et en tous cas, pas nécessairement pour tous les jours de la semaine. Tout d’abord parce que son contenu conditionne le reste de la journée. Ensuite parce que, ne libérant pas les enfants plus tôt, elle empêcherait de concevoir de nouvelles passerelles avec les clubs et associations. De même la pause méridienne allongée, ne permet pas aux parents de récupérer leurs enfants plus tôt alors que les horaires des familles sont très divers et irréguliers sur la semaine.

Le temps de la discussion locale est arrivé. Le Maire a jusqu’au 31 mars pour demander le report (en saisissant d’abord le conseil général avant le 9 au sujet des transports). Les projets d’organisation de la semaine seront validés ensuite jusqu’à fin avril. L’étape de discussion ne doit pas être bâclée. Ce n’est pas parce que les textes ont tardé à être publiés qu’il faut maintenant faire vite en ratant l’essentiel : favoriser les apprentissages des élèves. Pour la pause méridienne comme pour les autres temps de l’enfant, l’entrée gestionnaire ratera la cible. Les enseignants ont des arguments prééminents à faire entendre. A nous de jouer.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:51

Les enseignants retrouvent leur place de professionnels

 

La circulaire d’application du décret sur l’organisation de la semaine scolaire dans le primaire est publiée au BO (à retrouver ici).
Elle en reprend les éléments et explicite leur mise en œuvre.
Elle y ajoute la définition des APC en ré-instituant les enseignants dans leur rôle de professionnels.

 

Ce texte constitue un appui important pour les enseignants dans l’élaboration du projet d’organisation de la semaine scolaire dans leur école :

  • D’abord, ils pourront faire connaître leur projet d’organisation via le conseil d’école.
  • Ensuite, leur avis pourra être relayé auprès du DASEN par les représentants du personnel puisque la circulaire confirme le DASEN dans son rôle de maître d’œuvre et décideur in fine.

Ce texte issu d’un dialogue important entre le ministère et les organisations syndicales met la concertation au cœur de la démarche, comme l’a demandé le SE-Unsa. La place des conseils d’école est réaffirmée.

 

La pédagogie réhabilitée

S’agissant des APC, ce texte signé du nouveau Directeur Général de l’Enseignement Scolaire réhabilite la pédagogie. Le cadre donné aux nouvelles APC permet aux équipes de construire les actions qu’elles estiment les plus efficaces pour la réussite des élèves. C’est donc la fin des solutions uniformes aux approches mécanistes imposées depuis la Rue de Grenelle. Par ailleurs, la circulaire est une garantie pour les enseignants à l’heure où se sont manifestées les craintes d’intervention des élus sur les APC. Le conseil des maîtres est réaffirmé dans ses prérogatives : type d’activités, nombre d’élèves, constitution des groupes et organisation horaire.

 

Cette circulaire marque un changement de ton en direction des enseignants. Le SE-Unsa les encourage à s’en saisir pour s’affirmer aux yeux des autres membres de la communauté éducative comme les professionnels responsables qu’ils sont.

 

L'analyse détaillée du SE-Unsa

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 22:50

Le SE-Unsa n'appelle pas à la grève nationale

 

Le SE-Unsa n’appelle pas à la grève nationale mardi 12 février. Cette grève, à l’appel de CGT, CNT, FO, Snuipp et Sud amalgame tous les sujets et conduit au maintien du statu quo pour l’Ecole et ses enseignants.
Priorité politique et budgétaire de la Nation, notre Ecole est à la croisée des chemins. Elle ne peut rester immobile. Il en va de la réussite des élèves, il en va de la dignité professionnelle des enseignants.

Une loi d’orientation favorable à l’Ecole et aux enseignants
Le SE-Unsa soutient la loi d’orientation et de programmation pour l’Ecole. Y renoncer est suicidaire.
Le SE-Unsa est :

  • pour la reconstruction de la formation des maîtres via les ESPE (Ecoles supérieures du Professorat de l’Education) ;
  • pour la création programmée de 60 000 postes et la priorité au primaire ;
  • pour le socle commun et l’articulation de l’école primaire et du collège ;
  • pour la scolarisation des moins de 3 ans dans des conditions d’accueil favorables ;
  • pour le « plus de maîtres que de classes » qui permet de nouvelles approches pédagogiques ;
  • pour l’élaboration de nouveaux programmes, conduite par le futur Conseil supérieur des programmes, en concertation avec les enseignants.

Rejeter cette loi, c’est rester sur l’héritage de ces cinq dernières années. Après son adoption, beaucoup restera à faire pour sa déclinaison concrète, mais elle marque des avancées essentielles pour notre système éducatif.

 

Les rythmes, c’est pas sans nous !
La réforme des rythmes écrase la loi d’orientation. Après des mois d’atermoiements, d’informations contradictoires, de désinformations, cette réforme cristallise l’exaspération d’une profession éreintée par le dernier quinquennat.

Pour autant, le SE-Unsa est, là aussi, défavorable à l’immobilisme.
Après 5 années d’une semaine Darcos décriée, après 5 ans de journées surchargées qui épuisent les enseignants et leurs élèves, il est nécessaire d’avancer. Pas n’importe comment ! C’est pourquoi le SE-Unsa exige que des garanties soient données aux enseignants déjà sous pression.

Le décret permet aux enseignants de peser sur les choix locaux d’organisation de la semaine de chaque école. Ils craignent de ne pas faire le poids face à des élus trop pressants. Des exemples de désaccord sur une pause méridienne rallongée alimentent ces craintes. Mais le texte est clair. D’une part, le conseil d’école y est force de propositions. D’autre part, ce sont bien les DASEN qui arrêteront l’organisation de chaque école.

Le SE-Unsa demande la mise en place de comités de pilotage et de suivi dans tous les départements. Tous les acteurs doivent y être représentés.

Parce que c’est localement que tout se joue, c’est dans les communes et les départements, que le SE-Unsa construira, avec les collègues, le rapport de force nécessaire chaque fois qu’il le faudra, y compris en recourant à la grève si besoin !

Pour le SE-Unsa, les enseignants et l’Education Nationale méritent mieux que le « sur place » et le refus de toute évolution. Il engage les enseignants à faire entendre concrètement leur voix. Ne brûlons pas les étapes. L’heure est à la discussion dans les territoires pour que chacun dise ce qu’il veut pour son école, ses élèves et ses conditions de travail.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:27

Il faut avancer, vite !

 

Le chiffre de 400 euros circule aujourd’hui dans les médias.
Lundi 4, le ministre reçoit les organisations syndicales. Le SE-Unsa lui demandera d’acter, dès à présent, cette première étape indispensable de revalorisation et exigera l’ouverture immédiate de négociations pour obtenir un plan de montée en charge afin de réparer une injustice qui n’a que trop duré.

Il y a plusieurs mois, le seul SE-Unsa a lancé une campagne « L’ISOE pour les PE, c’est maintenant » qui a rencontré un écho très favorable auprès des collègues. Les plus de 24 000 signatures recueillies à ce jour montrent combien l’attente est forte. 
 
Deux revendications majeures
Depuis des semaines, le SE-Unsa porte avec opiniâtreté cette demande auprès du ministre et de son cabinet sur deux fronts : 
  • la création d’une indemnité d’un montant annuel à terme comparable à l’Isoe du second degré de 1200 euros.
  • l’élargissement de l’accès à la hors-classe permettant des perspectives de carrière pour tous et donc des pensions revalorisées.

Depuis plus de 20 ans, les enseignants de l’école primaire sont négligés. L’accès à la hors-classe est toujours aussi étriqué et le régime indemnitaire en berne. La comparaison avec les autres corps comparables d’enseignants est sans appel. C’est à la réparation de cette injustice que le ministère doit résolument s’engager. La priorité au primaire doit aussi se concrétiser pour ses enseignants, dès maintenant.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:13

La foire aux questions

 

Le décret sur les rythmes scolaires a été publié au journal officiel du samedi 26 janvier.

 

Que dit le décret ?

A la rentrée 2013, la semaine scolaire comportera 4 jours et demi de classe dont le mercredi matin. La semaine fera toujours 24h d’enseignement mais réparties sur ces 9 demi-journées. Les journées feront au plus 5h30, les demi-journées au plus 3h30, la pause méridienne 1h30 au minimum.

 

Est-ce que des dérogations sont possibles ?

Oui mais seulement pour le samedi à la place du mercredi ou pour porter la journée de classe au-delà de 5h30 ou la demi-journée au-delà de 3h30. La demande de dérogation devra être justifée par un projet éducatif territorial.

 

Tout le monde en septembre 2013 ?

C’est la date d’entrée en vigueur de la nouvelle semaine selon le décret mais les Maires peuvent faire la demande d’un report à 2014 au DASEN, avant le 31 mars. Ils doivent aussi saisir le Conseil général compétent en matière de transport scolaire avant le 11 mars. Après le 31 mars, le DASEN fera connaître sa décision au Maire.

 

Dans le cadre d’une semaine de 9 demi-journées, chaque école aura une organisation différente ?

Oui, comme aujourd’hui avec une variable supplémentaire, la longueur des journées peut être différente d’une journée à l’autre (exemple : 2 jours à 5h30 et 2 jours à 5h avec un mercredi matin de 3h)

 

Qui décide ?

C’est le DASEN qui arrête l’organisation pour chacune des écoles. Le Maire ou le conseil d’école peuvent faire des propositions et l’IEN donnera son avis.

 

Quand sera connue la décision du DASEN ?

Selon le calendrier de la réforme donné par le ministère, c’est entre le 31 mars et les vacances de printemps que, pour chaque école, on saura d’abord si on passe à 9 demi-journées à la rentrée 2013 puis quels seront les horaires de l’école.

 

Comment les enseignants peuvent faire entendre leur voix ?

  • D’abord par les conseils d’école. Même si ce n’est pas obligatoire, le SE-Unsa engage les équipes à convoquer des conseils d’école sur ce seul sujet après avoir arrêté entre enseignants l’organisation qu’ils souhaiteraient.
  • Ensuite par le syndicat. Dans le cas de désaccord entre les enseignants et le Maire par exemple, il pourra être important de travailler avec le DASEN avant que des décisions ne soient prises. De la même façon, dans des grandes villes ou de tailles moyennes, il sera peut-être nécessaire que les collègues ou les directeurs se rencontrent pour proposer des organisations compatibles plutôt que laisser la Mairie imposer ses choix.

Quand convoquer les conseils d’école ?

Il ne sert à rien de convoquer des conseils d’école tant que le DASEN n’a pas donné le cadre car il faudrait peut-être recommencer après. En revanche, chaque école peut commencer à réfléchir à son projet et avoir des échanges avec la Mairie et les parents d’élèves.

 

Qu’en est-il des temps péri-éducatifs ?

Même si le ministère affirme sur son site qu’aucun enfant ne devra rester sans solution jusqu’à 16h30 et qu’il y a bien une dotation spécifique qui leur est destinée, il n’y a aucune obligation réglementaire pour les Mairies sur ces activités péri-éducatives et leur gratuité. Cependant, on peut penser que la pression des familles (et leur poids électoral) conduiront les mairies à mettre en œuvre des dispositifs péri-scolaires.

 

Le projet éducatif territorial, c’est quoi ?

Il a vocation à coordonner les actions éducatives sur un territoire. Il n’a pour l’instant pas de traduction réglementaire.

 

Quelles sont les obligations des enseignants en dehors des 24h de classe ?

En dehors des 24h d’enseignement, les enseignants devront 36h d’APC (Activités Pédagogiques Complémentaires) en remplacement des actuelles 60 d’aide personnalisée. Ces APC seront de l’aide aux élèves en difficulté ou au travail personnel ou toute autre action prévue au projet d’école. Elles se feront en groupes restreints. Leur contenu et leur organisation relèvent du projet d’école et sont soumis à l’avis de l’IEN. A ces 36h d’APC, viennent s’ajouter 48h forfaitisées dédiées aux concertations, équipes éducatives, rencontres avec les familles, 6h de conseil d’école et 18 d’animation et formation pédagogiques.

 

Et encore des questions

Pourra-t-on toujours faire des études surveillées ?

Rien n’empêche les collectivités ou des associations de poursuivre ce qu’elles faisaient avant en rémunérant des enseignants.

 

Les animations pédagogiques pourront-elles avoir lieu le mercredi-après-midi ?

Malgré nos demandes, le ministère n’a pas voulu empêcher cette possibilité.

 

Devrons-nous aussi toujours une journée au titre de la journée de solidarité ?

Le SE-Unsa demande que de nombreuses actions comme les fêtes de l’école ou les classes de découverte ou les conseils d’école exceptionnels puissent être pris en compte pour la journée de solidarité.

 

Aurons-nous toujours une journée de pré-rentrée flottante à effectuer dans la première période de l’année ?

Celle-ci est toujours prévue au calendrier scolaire. Le SE-Unsa demande qu’on laisse les équipes décider de son organisation notamment quand elles souhaitent la positionner avant la rentrée. C’est possible dans certains endroits mais ailleurs c’est fixé départementalement ou par circonscription.

 

Téléchargez notre 4 pages sur les rythmes en noir et blanc ou en couleur.

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 19:28

Chiche, M. le Ministre !

 

Le SE-Unsa prend acte de la récente déclaration du ministre de l’Education nationale qui pointe l’existence d’un déséquilibre de rémunération persistant entre les professeurs des écoles et ceux du second degré. Reconnaissant que : « les enseignants du primaire ont des conditions de ressources qui ne sont pas équilibrées avec celles du secondaire », il se dit aujourd’hui prêt à discuter de mesures financières permettant de combler cette différence.

Les plus de 20 000 signatures déjà récoltées pour la pétition du SE-Unsa « L’Isoe des PE, c’est maintenant ! »  et les 8 500 cartes de vœux adressées en quelques jours au Président de la République témoignent de l’urgence de la situation et de l’impatience des personnels.

Alors que la mise en œuvre chaotique de la réforme des rythmes scolaires cristallise l’exaspération des enseignants qui ont encaissé déconsidération professionnelle et dégradation économique pendant 5 ans, il est plus que temps de leur adresser les signes tangibles du changement tant espéré. Le SE-Unsa sollicite du ministre l’ouverture, sans tarder, d’indispensables discussions. Il y revendiquera l’obtention d’une indemnité de 100 euros mensuels et d’un ratio d’accès à la hors-classe offrant enfin à toutes et à tous de réelles perspectives de carrière.

Pour le SE-Unsa, le temps des personnels est venu ! Le « ministre des élèves » est aussi celui des enseignants. La priorité au primaire doit aussi se traduire par l’amélioration des conditions de vie des personnels.

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