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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Mardi 22 juin 2021 : GT. Ajustements de carte scolaire

Jeudi 24 juin 2021 : CTSD. Formation continue

Jeudi 1er juillet 2021 : CAPD. Recours suite aux refus de temps partiel sur autorisation

 

 

 

 

Téléchargements

18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 12:32

Communiqué commun

 

Au vu de la situation sanitaire et des tensions qu’elle fait peser sur le système éducatif, mais aussi du fait de la forte inquiétude des personnels de l’Éducation nationale sur le rôle de l’École dans la propagation de l’épidémie, les organisations FSU, Unsa Éducation, SgenCFDT, CGT Éduc’action, Snalc, SUD Éducation, Sncl-Faen alertent le ministre de l’Éducation nationale et font part de leurs demandes urgentes.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 21:04

Une première marche qui en appelle d'autres

 

Après deux réunions de concertation, le ministre a présenté aux organisations syndicales lundi 16 novembre ses arbitrages sur la répartition des 400 millions d’euros dédiés à la revalorisation 2021. Si le SE-Unsa prend acte des améliorations apportées aux premiers projets, il continue de demander de la visibilité sur la Loi de programmation. Pour le SE-Unsa, cette Loi de programmation est indispensable pour construire la revalorisation des carrières dans leur ensemble.
 
 
Répartition de l’enveloppe
 
La Loi de finances 2021 prévoit une enveloppe de 400 millions d’euros pour la revalorisation. Elle prévoit également que ces mesures qui entreront en vigueur en cours d’année représentent 500 millions en année pleine*. Pour 2021, cette enveloppe sera ventilée selon quatre axes : 
  • Prime d’attractivité pour les début et milieu de carrière : 173 millions d’euros
  • Prime d’équipement informatique : 178 millions d’euros
  • Mesures catégorielles (dont la direction d’école) : 45 millions d’euros
  • Amélioration des ratios hors-classe : 4 millions d’euros
 
Détails des mesures
 
> Prime d’attractivité
 
L’arbitrage rendu par le ministre est l’aménagement de l’un des 4 scénarios présenté lors des concertations (enseignants.se-unsa.org/Remuneration-enfin-des-perspectives-pour-2021). Ainsi, la prime d’attractivité sera identique pour tous les corps enseignants, CPE et PsyEN. Versée à partir de mai 2021, elle ira de 100 € nets par mois pour la première tranche (échelon 2) à 36 € nets par mois (échelons 6 et 7) pour les dernières tranches.
 
Pour le SE-Unsa, ces montants 2021 amorcent une correction des trop faibles rémunérations des enseignants, CPE et PsyEN au grade de la classe normale, notamment au début de la carrière. Il faudra d’autres marches pour sortir de la situation où les enseignants et assimilés connaissent des salaires qui mettent plus de 20 ans à les placer à l’abri des préoccupations de fin de mois.

Pour le SE-Unsa, un travail sur le premier échelon et un accroissement pluriannuel de cette prime d’attractivité doit permettre d’offrir rapidement un premier salaire de 2 000 € net par mois et concerner toute la classe normale.

 
Pour le SE-Unsa, il faut en parallèle construire une accélération de la totalité de la carrière. Le passage au deuxième grade, la hors-classe, doit être plus rapide. La classe exceptionnelle, troisième grade, doit être élargie pour devenir une perspective pour tous. Ainsi, l’annonce d’une augmentation du taux de passage à la hors-classe de 17 % à 18 % des promouvables est un signe positif à poursuivre dès 2022 pour atteindre 20 % à court terme.
 
 
> Prime d’équipement informatique
 
S’agissant de la prime d’équipement informatique, son montant sera de 150 € nets. Elle sera payée tous les ans avec le salaire de mars. 
Le SE-Unsa a été entendu pour la prise en compte des PsyEN parmi les bénéficiaires mais il dénonce la mise à l’écart des professeurs documentalistes et CPE renvoyés à une mise à disposition de matériel par les établissements.

Pour le SE-Unsa, cette prime devra concerner tout le monde et être améliorée, dans le cadre pluriannuel.
 
 
> Direction d’école
 
Le ministre confirme que 21 millions d’euros sur l’enveloppe catégorielle de 45 millions sont réservés à l’amélioration de la rémunération des directeurs d’école sans précisions sur la répartition pour l’instant. 
 
Concernant d’autres mesures prévues au budget 2021, les décharges des écoles de 1 à 3 classes actuellement de droit mais non financées le seraient par des postes dédiés pour environ 900 équivalents temps plein (ETP) et que des décharges supplémentaires sur d’autres groupes seront attribués pour 600 ETP. Ce sont des réunions à venir qui devront préciser les catégories d’écoles concernées. 
 
Pour le SE-Unsa, là encore, il faut dépasser la logique des avancées arrachées une à une pour dégager un plan global d’amélioration. Les directrices et directeurs d’école ont besoin de soutien immédiat et de perspectives consolidées pour sortir d’une situation intenable constatée déjà bien avant la crise sanitaire.
 
 
> Enseignants, CPE et PsyEN contractuels
 
Le SE-Unsa avait demandé que la revalorisation 2021 concerne également les personnels contractuels ; il regrette que les montants soient limités (54 € nets par mois au maximum). Sur ce dernier point comme sur les précédents, les décisions pour 2021 ont besoin de s’inscrire dans une perspective pluriannuelle. 
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, des améliorations ont été apportées aux premiers projets présentés en octobre mais des écueils et des manques demeurent. Alors que l’École a besoin de retrouver optimisme et attractivité, l’absence de visibilité sur une montée en charge au-delà de 2021 empêche les personnels de se projeter ensemble sur l’indispensable revalorisation complète des carrières et la correction des écarts de rémunération.

Le SE-Unsa poursuit également son action pour que la rémunération des AESH connaisse vite une amélioration pour celles et ceux qui n’ont qu’un salaire de 760 € en moyenne.
 
Le SE-Unsa sait que le rattrapage des retards accumulés ne peut se concevoir sur un seul budget, qui plus est, en période de crise sanitaire et économique. Néanmoins, et justement parce que l’École démontre encore son rôle central pour que notre pays affronte les crises multiples et de long cours, y compris la remise en cause des valeurs de la République, il est urgent de donner des perspectives collectives budgétairement consolidées. 
 
* Mieux comprendre : pourquoi parle-t-on de 400 millions ou de 500 millions d’euros par an ?
Les mesures annoncées pour 2021 ne prendront pas toutes effet au 1er janvier. Par exemple, les primes d’attractivité ne devraient pas débuter avant mai. Par conséquent, l’enveloppe budgétaire nécessaire pour 2021 sera inférieure à celle qu’il faudrait pour une année pleine. À partir de 2022 ce seront donc bien 500 millions par an qui seront alloués pour la pérennité des futures mesures.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 14:58

Le ministère doit prendre ses responsabilités

 

Depuis la rentrée du 2 novembre, de nombreuses écoles et établissements sont confrontés à des familles qui refusent de respecter le protocole et de faire porter un masque à leur enfant. Parfois, au contraire, les familles font savoir qu’elles refusent que des enfants sans masques soient admis à l’école avec leurs enfants.
 
Les enseignants, et tout particulièrement les directrices et directeurs d’écoles, font depuis des semaines l’impossible pour accueillir au mieux l’ensemble des élèves dans un contexte de menaces sanitaires et terroristes inédit.

Le décret du 29 octobre 2020 impose le masque à tous les élèves (hors situations médicales) à partir du CP, mais force est de constater que, alors qu’une grande majorité́ des familles respecte l’obligation du port du masque, certaines familles s’affranchissent de cette obligation générant de fait des tensions et une surcharge de travail pour les équipes pédagogiques qui accueillent leurs enfants.

 
Des contestations organisées
 
Au-delà de parents agissant isolément, il existe un collectif « Réaction19 », dont le représentant conduit des réunions en ligne avec Farida Belghoul, militante à l’origine des journées de "retrait à l’école" de 2013 prétendant que l’école enseignait la « théorie du genre ». Un autre groupuscule est également mobilisé « le conseil national de transition ». Ce mouvement complotiste, incite lui aussi les parents à adresser des lettres comminatoires aux directrices et directeurs d’écoles.

L’action de ces collectifs, volontairement démagogues, populistes et antirépublicains visent à attaquer l’École républicaine et à travers elle la République et la démocratie en contestant les lois et décrets.

 
Une réponse institutionnelle insuffisante
 
Face à ces manifestations, l’Éducation nationale doit avoir une réponse ferme et protéger ses personnels, agents de l’État en charge d’une mission de service public.
 
Sans délai, le SE-Unsa a demandé que la consigne soit passée par les recteurs et les directeurs académiques de ne pas accepter à l’école un enfant qui refuserait de porter le masque. Les lois de la République s’appliquent à toutes et tous et accepter un enfant sans masque reviendrait à̀ accepter le non-respect de la loi.
 
Suite à notre intervention, la FAQ du ministère a été mise à jour le 13 novembre et une consigne est désormais publiquement posée pour pouvoir refuser un élève dont le parent s’oppose au port du masque de son enfant. Il reste cependant urgent de donner un cadre clair et concret aux personnels, notamment aux directrices et directeurs d’école, quant à la marche à suivre lorsque le refus du parent a lieu.
 
L’Unsa Éducation est intervenue en ce sens lors du Comité technique ministériel du vendredi 13 novembre et a demandé que la FAQ soit plus précise et qu’un cadre clair soit très rapidement adressé aux personnels sur la conduite à tenir pour se protéger, pour protéger l’École et les élèves.
 
La consigne syndicale 
 
En cas de refus d’une famille que son enfant porte le masque à l’école, le SE-Unsa donne consigne aux personnels de refuser l’accès à l’établissement, de renvoyer les parents vers les autorités académiques et d’alerter l’IA-Dasen à l’aide d’un courrier.
 
Le SE-Unsa demande aux personnels de solliciter la protection fonctionnelle dès lors que des familles refuseraient d’obtempérer à la demande de port du masque dans l’établissement ou menaceraient les personnels d’entreprendre des poursuites à leur encontre.
 
 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 14:13

Tribune commune

 

Dans le contexte de crise que nous vivons et dans lequel les directrices et directeurs sont particulièrement exposé·es, le SE-Unsa, le Sgen-CFDT, le SNE, le GDID et le GTRID signent une tribune pour porter leurs demandes sur la direction d’école.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 09:00

Renforcement de la protection des agents publics

 

La protection des agents publics (protection fonctionnelle) est une obligation de l’employeur public. Les agents publics doivent pouvoir compter sur le soutien et la protection de leur administration lorsqu’ils subissent des attaques ou des menaces dans l’exercice de leurs fonctions. Cette protection due aux agents doit faire l’objet d’une vigilance accrue. Dans une circulaire, la ministre de la Fonction publique rappelle les devoirs de la hiérarchie et liste les actions qu’elle doit mettre en œuvre afin d’assurer et de renforcer cette protection primordiale. 

 
La hiérarchie doit se mobiliser pour protéger ses agents victimes de menaces ou attaques
 
Cette protection peut prendre des formes diverses : assistance juridique, prise en charge médicale, droit de réponse en cas de diffamation, …
  • soutien renforcé et systématique de l’employeur (grâce notamment à la mise en place d’une formation systématique et à la sensibilisation accrue aux obligations qui lui incombent) ;
  • protection renforcée notamment lorsque l’agent a déposé plainte ;
  • accord sans délai de la protection fonctionnelle lorsque les circonstances et l’urgence des situations le justifient.
L’autorité hiérarchique a des obligations, en particulier en matière de diligence, sans quoi elle s’expose à des procédures disciplinaires. Il est rappelé que tout fonctionnaire a l’obligation de signaler au procureur de la République les crimes et délits dont il a connaissance (article 40 du Code de procédure pénale).
 
 
Cas particuliers des attaques sur les espaces numériques
 
En cas de diffamation, menaces ou injures sur les réseaux sociaux envers un agent en particulier, la réponse de la hiérarchie doit être systématique et très ferme.
La réponse peut prendre différentes formes : droit de réponse via un communiqué de presse, signalement auprès d’un hébergeur d’accès d’un contenu illicite, signalement sur la plateforme du ministère de l’intérieur tout fait relevant d’incitation à la haine, d’apologie du crime ou de terrorisme. 
 
 
La hiérarchie doit mettre en place un suivi systématique des menaces ou attaques ainsi que des protections accordées (ou non)
 
Doivent être mis en place : 
  • un dispositif de signalement et de suivi pour recenser les attaques, les demandes de protection accordées ou non et les protections mises en œuvre ;
  • un dispositif d’orientation, de conseil et d’accompagnement des agents s’estimant victimes vers les services compétents ;
  • le suivi systématique des menaces envers agent en lien avec les services de police et de gendarmerie. 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Cette circulaire intervient après l’assassinat de notre collègue Samuel Paty et, pour le SE-Unsa et l’Unsa Fonction publique, ces intentions sont louables et nécessaires.
Toutefois, il nous semble primordial d’agir en amont de ces attaques et menaces en ouvrant rapidement le chantier pour lutter contre toute forme de violence vis-à-vis des agents publics.
La protection des agents passe aussi par l’investissement de l’État dans la prévention et donc entre autres dans l’Éducation. 
 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 12:33

En préambule, l'administration précise que l'annulation de la rentrée décalée du 2 novembre a été prise suite aux annonces de confinement du président et d'un conseil de défense suite aux assassinats de Nice. L'administration remercie la profession pour l'hommage qui a été rendu à Samuel PATY.

 

Masques :

- Obligatoires pour les enfants dès 6 ans : Le port du masque est désormais banalisé dans la société, donc rendu possible pour de jeunes enfants.

- De nouveaux masques adultes en tissu ont été livrés dans les circonscriptions en début de semaine, ainsi que des masques XS en tissu pour les élèves du 1er degré, idem pour le 2e degré et les élèves boursiers.

- Des masques inclusifs pour élèves malentendants et pour les enseignants mal entendants qui en ont fait la demande sont en cours de distribution

- Des visières sont arrivées pour les AESH inclusifs.

 

Point sur la situation sanitaire depuis la rentrée :

- 5 fermetures d'école

- 85 fermetures de classes, le 1er degré a été très impacté

- 236 cas de Covid confirmés parmi les enseignants et 52 cas parmi les autres personnels (48 % dans le 1er degré, 26% en collège et 17 en lycée)

- Depuis début octobre, la DSDEN (cellule Covid) a repris la gestion des courriers aux personnels et élèves testés positifs ou cas contact pendant le temps scolaire. Les cas contact hors temps scolaires sont toujours gérés par l'ARS.

- Les enseignants positifs ou cas contact bénéficient d'une ASA (Autorisation Spéciale d’Absence) Covid automatique qui ne nécessite pas d'arrêt de travail.

 

Depuis le reconfinement du mois d'octobre 2020 :

 - Les personnels vulnérables : c'est le décret n° 2020-521 du 5 mai 2020 qui s'applique désormais, avec 11 critères de vulnérabilité. Ils bénéficient d'une ASA s'ils le souhaitent.    

-  Il n'existe pas d'ASA pour les personnels ayant un proche vulnérable.

- Les Conseils d'école et Animations pédagogiques sont tous en distanciel. 

- Deux fermetures provisoires de collèges ont été décidées par l'administration cette semaine (Courbevoie et Montrouge) en raison d'un manque important de personnel

- Le lycée Newton s'est vu refusé son droit de retrait exercé pour des conditions de sécurités insuffisantes suite à l'élévation du plan Vigipirate au niveau « alerte attentat ».

- Des collèges et lycées souhaitent des aménagements en demi-groupes d'élèves pour s'adapter au nouveau protocole sanitaire. L'administration les refuse, mais étudie des aménagements plus légers, avec l'accord de la rectrice.

 

La Psychologue du travail alerte l'administration sur l'état de sidération et de troubles qui touche une partie des personnels.

 

Anne GAU-SEGONZAC

Représentante de l'UNSA-Education 92 au CHS-CT

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 15:37

Le gouvernement doit entendre la colère

 

Après les multiples alertes et réunions de ces derniers jours, le SE-Unsa avec sa fédération l’Unsa Éducation appellent le gouvernement à répondre au plus vite aux demandes et à la colère des personnels de l’Éducation nationale.
 
Dans ce contexte de double crise sanitaire et terroriste qui bouleverse notre école et notre société, le SE-Unsa n’appelle pas à une grève nationale le 10 novembre dans une situation sanitaire évolutive et dans un délai aussi rapproché. Le ministère doit montrer qu’il prend en compte la parole des corps intermédiaires.
 
Le SE-Unsa a :
  • averti solennellement l’exécutif de l’état d’exaspération et d’épuisement ;
  • demandé nationalement et localement la diminution des groupes d’élèves dès qu’il n’est pas possible d’appliquer le protocole ;
  • demandé nationalement et localement la suspension de toutes les réunions et formations non-urgentes ;
  • demandé au ministère de mettre en place des journées banalisées s’il faut passer à de nouvelles étapes (nouveau protocole, fonctionnement pédagogique en alternance ou continuité pédagogique) ;
  • fait des propositions d’aménagement des programmes et des examens ;
  • demandé des recrutements de personnels en particulier par le recours aux listes complémentaires, des recrutements d’assistant d’éducation dans le 1er comme dans le 2d degré.
Ces avertissements et demandes ont été portées à tous les niveaux et dans de multiples instances : comité technique ministériel, comité de suivi de la réforme du lycée, réunion ministérielle faisant suite à l’alerte sociale, interventions auprès du ministère, du rectorat et des IA-Dasen. Un CHSCT ministériel est prévu le 10 novembre. Dans les territoires, des rectorats ont bougé et des réorganisations sont en cours. Le gouvernement et le ministère doivent apporter des réponses nationales.
 
Dans cette période de tension, de confusion et dans cette situation sanitaire évolutive, le SE-Unsa ne partage pas le choix d’un appel national qui peut encore déstabiliser les équipes qui s’efforcent de maintenir un équilibre pour elles-mêmes, les élèves et leurs familles, et conduit à perdre une journée de salaire dans une période où de nombreux foyers, y compris chez les personnels, subissent des pertes de revenus provoquées par la crise.
 
Le SE-Unsa appelle les équipes à faire entendre tous leurs problèmes de protection et de conditions de travail par les fiches du Registre santé et sécurité au travail qui peuvent déboucher sur l’usage de la procédure d’alerte et du droit de retrait et soutient celles qui sont contraintes d’user du droit de grève pour faire entendre leurs besoins urgents qui ne trouvent pas d’écho favorable de leur administration locale.
 

Le SE-Unsa poursuit son travail avec les autres organisations pour construire et inscrire dans la durée les actions qui fédèrent la profession et les parents d’élèves pour obtenir la protection des conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les personnels.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 21:21

Colère et épuisement des personnels

 

Dans le cadre des dispositions spécifiques au premier degré, le SE-Unsa a été reçu le 4 novembre par le ministère avec les autres organisations signataires de l’alerte sociale du 31 octobre (lire notre article).
Comme il l’avait déjà fait la veille en Comité technique ministériel, le SE-Unsa a solennellement mis en garde la rue de Grenelle. S’ils ne sont pas entendus, la colère et l’épuisement pourraient supplanter la conscience professionnelle de ceux qui font vivre l’École publique au-delà des déclarations médiatiques du ministre.
 
Le SE-Unsa a demandé au ministère de changer de méthodes de gestion de la crise. Sur la forme comme sur le fond.
 
Sur la forme, stop aux annonces qu’il faut ensuite mettre en musique sans avoir d’autres éléments que des déclarations sur les ondes et des lettres et des vidéos aux professeurs. Oui, une situation de crise peut conduire à des décisions rapides. Celles-ci doivent être adressées aux personnels sous la forme d’instructions officielles. Ces mêmes instructions, parce qu’elles auraient un caractère officiel, devraient être adressées directement aux collectivités. Ensuite, le ministère doit entendre qu’il faut à chaque fois prévoir des temps pour construire et mettre œuvre. Le SE-Unsa demande au ministère de mettre en place des journées banalisées s’il faut passer à de nouvelles étapes : nouveau protocole, fonctionnement pédagogique en alternance ou continuité pédagogique.
 
Sur le fond, non tout n’est pas prêt. Ni pour cette phase sanitaire, ni pour les éventuelles phases suivantes. Il faut des recrutements supplémentaires sur liste complémentaire pour pouvoir pallier les absences de personnels largement prévisibles compte-tenu de la protection nécessaire des personnels vulnérables, des congés maladie et des septaines qui vont croître. Le SE-Unsa a dit son opposition à la « réquisition » d’enseignants spécialisés, d’enseignants complétant des décharges de direction, des décharges d’enseignants maîtres formateurs…
Cette situation va durer de longs mois, elle ne peut se gérer par ce type de désorganisations et de telles contraintes sur les personnels.
 
Enfin, le SE-Unsa a réitéré sa demande de passage en distanciel des réunions nécessaires comme le conseil d’école et la suspension des autres réunions comme les animations pédagogiques par exemple. Cette suspension serait aussi un moyen de dégager du temps aux équipes pour faire face à la situation.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 11:04

Les directeurs d'école en première ligne

 

En cette période de reconfinement, les écoles restent ouvertes. Pour le SE-Unsa, le fait de pouvoir continuer à accueillir les élèves en présentiel est une bonne nouvelle. Mais le contexte épidémique imposant le calendrier ainsi que la menace terroriste renforcée mettent sous pression les enseignants des écoles, au premier rang desquels se trouvent les directeurs et directrices d’école. 
 
Les enseignants et les directeurs étaient censés être en vacances. L’arrivée d’un nouveau protocole sanitaire à appliquer pour la semaine de reprise du 2 novembre est venue bousculer une rentrée déjà pleine d’interrogations avec les conditions de mise en place de l’hommage national à Samuel Paty. 
 
Les équipes des écoles, en lien avec les administrations locales et les collectivités, se préparaient en effet à mettre en place un accueil des élèves différé à 10h le lundi 2 novembre afin de libérer un peu de temps de préparation sur les aspects pédagogiques de l’hommage. Un message du ministre est venu le 30 octobre annuler cette rentrée décalée, annulant ainsi ce qui avait pu être préparé localement.
 
La préparation de cette reprise est un casse-tête pour tous, et la surcharge de travail concerne les équipes des écoles et leurs directeurs et directrices. Pour cette raison, il faut laisser du temps aux personnels pour la mise en œuvre du nouveau protocole sanitaire et des dernières consignes. L’ensemble de la semaine de reprise doit pouvoir être utilisée pour construire le fonctionnement adéquat des écoles.
 
Ce sont encore souvent les directeurs qui doivent en premier lieu gérer les incohérences des informations, leur transmission aux parents et à leurs collègues, les questions, le lien avec les collectivités… Les groupes de travail avec le ministère passent, les directrices et directeurs se surpassent, mais pour l’amélioration de leurs conditions de travail il faut encore que l’on repasse !
 
L’avis du SE-Unsa

L’actualité démontre une fois de plus le rôle clé des directrices et directeurs d’école dans le 1er degré. Parce que le sens du métier, le sens du devoir font de la réussite des élèves le cœur de leurs missions, ils mettent tout en œuvre, avec leurs équipes, pour permettre les meilleures conditions possibles de reprise, en allant souvent au-delà de ce qui pouvait être attendu d’eux. Pour le SE-Unsa, il est indispensable de reconnaître l’investissement sans faille des directrices et directeurs d’école. Le ministère doit se souvenir du rôle primordial qu’ils ont joué et devra agir pour leur permettre d’exercer leurs missions dans les meilleures conditions en faisant aboutir concrètement les travaux de l’agenda social. Les directrices et directeurs n’ont que trop attendu.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école
31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 13:52

Les personnels en colère

 

Non, les personnels de l’Éducation nationale ne s’habituent pas à faire et défaire dans l’urgence. Ils sont exaspérés et en colère. Pendant les congés, à partir des consignes académiques, ils ont d’abord organisé une reprise sous la double contrainte d’un nouveau protocole sanitaire et de l’hommage à notre collègue Samuel Paty avec une rentrée décalée des élèves. Alors que, dans de nombreux territoires, le travail des administrations locales et des équipes en lien avec les collectivités permettait une rentrée décalée à 10h, alors que le travail d’information aux familles avait été réalisé, les personnels ont appris vendredi 30 octobre en fin de journée, que la reprise des élèves se feraient finalement à l’horaire habituel et que les modalités de l’hommage en seraient modifiées.
 
Dans ce contexte de pandémie et de menace terroriste renforcée avec un plan vigipirate relevé au niveau « urgence attentats » qui met l’École sous pression, les enseignants, les directeurs d’école, les CPE ont à cœur de prendre leur responsabilité pour que l’École joue pleinement son rôle mais le mode de gestion « ordre et contre-ordre » tire dangereusement sur la corde. Non pas sur celle de la confiance qui est déjà rompue mais sur celle de la conscience professionnelle. Celle-ci est particulièrement solide mais pas au point de pouvoir subir toutes les mises à l’épreuve inutiles, d’autant plus dans cette période où le manque de visibilité sur l’évolution de l’épidémie pourrait conduire l’École à s’adapter à nouveau du jour au lendemain à de nouvelles mesures. Le SE-Unsa alerte solennellement l’exécutif, les personnels ne tiendront pas indéfiniment.

Stéphane Crochet
Secrétaire général du SE-Unsa
Le 31 octobre 2020

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92