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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Vendredi 20 novembre : CDEN. Bilan de la rentrée 2020

 

 

 

 

6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 14:49

Des précisions

 

Un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ministériel s’est tenu le vendredi 3 avril. C’est le deuxième comité depuis la fermeture des établissements scolaires liée au Covid-19. L’essentiel de l’ordre de jour était consacré à la gestion des conditions de travail dans ce contexte de crise sanitaire. Quelques avancées et précisions sont à retenir.
 

Protection

Les masques arrivent dans les écoles et les établissements : les personnels de « seconde ligne » (ceux qui accueillent les enfants de soignants notamment) seront enfin équipés de ces moyens de protection. Un million de masques sont livrés dans les établissements et ce stock sera renouvelé tous les 10 jours afin d’assurer la sécurité de toutes les personnes prenant part à ce dispositif. L’entretien des locaux doit se faire deux fois par jour.
 

Accompagnement psychologique des personnels confinés

Des initiatives académiques émergent pour venir en aide aux personnels en souffrance (cellule d’écoute). Le réseau PAS (Prévention, aide et suivi) de la MGEN est pleinement mobilisé également. Le ministère travaille à un dispositif national d’accompagnement et d’écoute.
 

Action Sociale

À la demande de l’UNSA, le ministère a alerté la Division des affaires financières pour que des budgets d’urgence soient déployés afin de venir en aide aux plus précaires notamment. Les personnes dans le besoin peuvent contacter les services sociaux de leur département qui continuent à œuvrer à distance.
 

Cadrage du télétravail

L’Unsa a demandé qu’une note de cadrage puisse être envoyée aux personnels en télé-enseignement afin d’en préciser les contours (horaires, droit à la déconnexion, espace de travail, outils, personnes ressources, conciliation vie pro / vie perso) et que cette note puisse être étayée des travaux déjà effectués sur le télétravail dans la Fonction publique. Le ministère a accueilli favorablement cette proposition et devrait pouvoir envoyer ce document repère aux collègues en télétravail. L’Unsa a également rappelé que les frais non prévus engendrés par l’achat de terminaux numériques pendant cette période devront pouvoir être défrayés. Cette possibilité fera l’objet d’une étude interministérielle.
 

Reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle

L’Unsa a demandé que la contraction du Covid-19 en service puisse être reconnue comme maladie professionnelle. Bien évidemment, cette maladie ne fait pas encore partie de la liste officielle des maladies professionnelles car elle est toute récente. Le ministère devra étudier cette possibilité, en prenant en considération qu’elle sera reconnue comme telle pour les soignants.
 

Fin du confinement

Même s’il est beaucoup trop tôt pour envisager le retour en classe, il est néanmoins nécessaire dès à présent d’envisager les différents scenarii possibles. L’ensemble des organisations syndicales a voté un avis permettant la mise en place d’un groupe de travail étudiant les conditions de déconfinement pour l’ensemble de la communauté éducative. Le ministère devrait mettre en place ce groupe de travail rapidement. Le retour à une activité « normale » ne pourra pas s’effectuer comme une rentrée classique, il y aura certainement plusieurs phases et notamment une première pour les personnels avec un accompagnement spécifique (écoute individuelle ou collective en fonction des équipes, notamment s’il y a eu des décès).
 
 
L’Unsa Éducation apporte tout son soutien aux personnels de l’Éducation nationale mobilisés quotidiennement à distance ou dans les établissements et continue à défendre leurs conditions de travail dans cette période difficile et inédite.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 16:32

CTSD du jeudi 02/04/20

 

Suite à une longue séance en visioconférence de 3 heures, la Directrice Académique a rendu son verdict concernant les mesures de cartes scolaire pour la rentrée 2020.

Le projet a peu évolué par rapport aux mesures qui nous ont été présentées lundi en GT, aussi l'UNSA-Education ne pouvait pas valider ces propositions. Mais afin de ne pas retarder les opérations du mouvement (un vote contre aurait entrainé la convocation d'un nouveau CTSD la semaine prochaine) nous avons refusé de voter ces mesures.

Vous pouvez retrouver l'ensemble des ouvertures et fermetures de classe en cliquant sur le lien ci-dessous.

D'autres mesures ont été prises :

- pour le remplacement, transformation de 8 postes de brigade départementale en 8 postes de TRS

- L'ouverture de l'école Nikki de Saint-Phalle de Bagneux est repoussée à la rentrée 2021, en raison du retard pris dans les travaux

- Scission de l'école élémentaire Anatole France de Gennevilliers en 2 écoles élémentaires Anatole France A et B

- Fermeture de l'école maternelle Michelis et des écoles élémentaires Michelis A et B de Neuilly, création d'une école élémentaire Michelis A et d'une école primaire Michelis B

David PLANCHE

Représentant UNSA-Education 92 au CTSD

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 09:37
Alors que les enseignants, les élèves, les familles sont sous pression depuis plusieurs semaines pour faire « la classe à la maison » et qu’ils ont tous besoin de souffler pour pouvoir tenir dans la durée, le ministre vient d’annoncer « les vacances apprenantes ». Le SE-Unsa dit non !

Bien sûr, il n’est pas question d’interdire aux enseignants qui le souhaitent de maintenir le lien avec leurs élèves. La continuité des échanges, les contacts rassurants, les rituels structurants, l’écoute attentive peuvent rester à l’ordre du jour pendant les vacances. Mais, pour le SE-Unsa, il n’est pas admissible que le ministre invite, sur un média grand public, les enseignants à continuer à « donner des devoirs » pendant les vacances de printemps, même « de façon modérée ». Les personnels, comme les élèves et leurs familles, ont non seulement droit à des vacances mais ils en ont besoin.

Le ministre se dit conscient du creusement des inégalités. Pour y remédier, il annonce sans aucune concertation avec les personnels « des cours particuliers pendant les vacances, à distance et gratuits, seuls ou en petits groupes ». Ainsi, les difficultés créées par l’enseignement à distance devront-elles être résolues par davantage d’enseignement à distance ? Ainsi, pourrait-on assurer pendant les vacances la continuité pédagogique qu’on n’a pas réussi à mettre en place pendant la période scolaire ? Ainsi, 6 heures de soutien à distance pendant les vacances pourraient-elles permettre de raccrocher les 5 à 8% d’élèves « perdus de vue » ?

Chaque intervention du ministre dans les médias se traduit par de nouvelles annonces, de nouvelles injonctions à faire toujours plus sans prise de recul sur cette « continuité pédagogique » dont tous les enseignants savent qu’elle peut être redoutable pour un très grand nombre d’élèves parce qu’il manque les interactions en classe, celles qui permettent d’identifier et de clarifier le sens des tâches accomplies et de transformer des contenus en connaissances et compétences.
 
À force de solliciter chaque jour davantage les personnels, en appelant toujours plus à leur engagement pour le Service public, le ministre court le risque de les épuiser totalement. Le SE-Unsa exige le respect des besoins de tous, élèves et enseignants, il exige le respect des vacances de printemps.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 17:20

Groupe de Travail du 30/03/20

 

En raison des conditions exceptionnelles dues au confinement, ce GT s'est tenu en visioconférence.

Nous sommes intervenus sur toutes les situations que vous avez portées à notre connaissance. La DASEN doit désormais rendre son arbitrage par rapport au projet de carte scolaire lors du CTSD qui se réunira jeudi matin, de nouveau en visioconférence.

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Carte scolaire
25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 10:35

Quelques avancées

 

Le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ministériel s’est réuni le vendredi 20 mars. Faisons  le  point  sur  les  mesures  prises  par  le ministère au fur et à mesure des annonces présidentielles qui impactent directement la santé et les conditions de travail des personnels

 

Accueil des enfants de soignants

 

Pour l’Unsa Éducation, cet accueil doit être effectué par des personnels volontaires uniquement et dans un cadre de travail sécurisé : conditions sanitaires optimales, rythme respectueux, aucune pression pour assurer la continuité pédagogique de leurs propres élèves. Le ministère travaille à un cadrage juridique pour préciser les contours de cette mission.

 

Rythme de travail

 

L’Unsa Éducation a demandé au ministère bienveillance et confiance envers les personnels qui accomplissent actuellement différentes missions : accueil des enfants de soignants,continuité pédagogique, école à la maison pour leurs propres enfants. Ces premiers jours de fermeture des écoles et des établissements ont démontré le dévouement des collègues à assurer le maintien du contact avec les élèves et leurs familles. L’organisation du travail à distance qui ne peut être calquée sur le rythme scolaire  devra  cependant  être  rapidement travaillée afin de trouver un rythme soutenable sur le long terme et d’éviter épuisement et découragement tant chez les personnels que chez les élèves.

 

Sécurisation des plus précaires

 

Les personnels actuellement sous contrat à durée déterminée s’inquiètent pour leur avenir. Pour l’Unsa, ils doivent faire l’objet, et notamment les plus précaires, d’une vigilance particulière. Le ministère n’envisage pas de mettre fin aux contrats en cours brutalement et examinera les situations au cas par cas. De plus, l’Unsa a demandé que les budgets d’action sociale soient abondés en urgence afin de faire face aux demandes d’aide qui ne devraient pas tarder à affluer (prêt d’urgence, prêt à taux zéro, logements sociaux...)

 

Soutien psychologique

 

L’Unsa a demandé la pleine mobilisation du réseau Prévention,Aide, Suivi (PAS) de la MGEN afin d’aider les collègues pendant cette période de confinement. N’hésitez pas, adhérents à la MGEN ou non, à composer le numéro vert si vous avez besoin de soutien : 0805 500 005

 

Jours de carence

 

À la demande de l’Unsa, soucieuse dès le début de la crise de ne pas pénaliser davantage les personnes atteintes du Covid-19, les jours de  carence sont dorénavant  suspendus  pour  tous, salariés et agents publics malades. Enfin, quelle que soit la situation, le salaire intégral (incluant  primes et indemnités) est  maintenu.

 

L’Unsa Éducation apporte tout son soutien aux personnels de l’Éducation nationale mobilisés quotidiennement pendant cette période difficile et inédite.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 15:00

Merci aux directrices et directeurs !

 

La crise sanitaire que nous traversons a contraint le SE-Unsa à reporter sa deuxième « Semaine de la direction d’école » qui était prévue du 23 au 27 mars. Pourtant, l’actualité démontre une fois de plus le rôle clé des directrices et directeurs d’école dans le 1er degré.
 
Les directrices et directeurs ont tout mis en œuvre pour permettre les meilleures organisations possibles suivant leurs contextes locaux, et sont allés au-delà de ce qui pouvait être attendu d’eux. Le SE-Unsa, déjà déterminé à obtenir de nouvelles avancées pour la direction et le fonctionnement de l’école, les en remercie, et mettra tout en œuvre pour faire reconnaître cet investissement.

Cette semaine aurait dû être la Semaine de la direction d’école organisée par le SE-Unsa. Après une première édition en 2018 qui avait permis d’attirer l’attention sur les conditions de travail des directrices et directeurs, le SE-Unsa souhaitait remettre en avant ce dossier qui n’avance pas malgré les engagements ministériels. Malgré son inscription à l’agenda social et un questionnaire ministériel qui a montré les attentes des personnels, à ce jour rien ne s’est concrétisé pour la direction d’école.

L’actualité nous prouve encore une fois que les directrices et directeurs d’école sont toujours en première ligne. Avec des consignes floues, souvent contradictoires et parfois inexistantes, les interrogations légitimes des collègues ou les leurs, et un manque criant de réponses, il a fallu gérer la fermeture des écoles aux élèves mais aussi la mise en place de la « continuité pédagogique » et l’accueil des enfants de personnels soignants par les enseignants volontaires, le tout en un week-end.

Après avoir paré à l’urgence, et ce dans le brouillard, le travail s’est poursuivi la semaine dernière pour maintenir le lien avec les collègues, harmoniser les consignes pour la continuité pédagogique entre les différentes classes de l’école, proposer un tutorat sur l’usage des outils disponibles, ou encore préserver le lien avec les familles et les collectivités… L’affiche que le SE-Unsa avait préparé pour sa Semaine de la direction d’école traduit bien l’ensemble de ces missions : « Place de la direction d’école, ici le possible est déjà fait, l’impossible est en cours ».

Le SE-Unsa ne peut pas tenir sa deuxième Semaine de la direction d’école à l’heure actuelle. Pour autant il n’en oublie pas les directrices et directeurs. Le SE-Unsa surveille attentivement la situation dans les écoles et fait remonter les difficultés rencontrées pour réguler le plus urgent.

Pour le SE-Unsa, il est indispensable de reconnaître l’extraordinaire investissement des directrices et directeurs d’école. À l’issue de cette crise sanitaire, le ministère devra se souvenir du rôle primordial qu’ils ont joué et devra agir pour leur permettre d’exercer leurs missions dans les meilleures conditions. Les directrices et directeurs n’ont que trop attendu. Le SE-Unsa est à leurs côtés, déterminé à obtenir de nouvelles avancées pour la direction et le fonctionnement de l’école.
 
(affiche téléchargeable en cliquant sur l'image)
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 09:28

Pour le SE-Unsa, c'est non !

 

Le SE-Unsa alerte le ministre sur le découragement et la colère que provoquerait une modification du calendrier scolaire et donc des vacances de printemps et d’été.
 
Si la situation des enseignants, CPE et PsyEN  n’est pas comparable à celle des soignants dans cette crise sanitaire, il n’en demeure pas moins qu’ils mettent toute leur énergie pour faire face. À la place qui est la leur et dans la situation exceptionnelle qui bouleverse toute la société, enseignants, CPE et PsyEN continuent de faire vivre le Service public d’éducation en assurant une continuité scolaire et en participant à l’accueil des enfants de parents soignants.

Depuis quelques jours, la question de la modification du calendrier scolaire, liée à l’impact possible de la crise sanitaire sur les examens, est régulièrement posée par des journalistes au ministre. Il y répond en disant que le ministère planche sur toutes les hypothèses et que ce n’est pas l’hypothèse privilégiée.

Personne ne sait ce que sera l’ampleur de la crise, ses conséquences et les mesures qu’il faudra prendre pour y remédier mais le SE-Unsa rappelle qu’actuellement les personnels de l’Éducation nationale, comme tous les salariés qui le peuvent, travaillent et participent à la gestion de cette crise inédite. Ils le font dans des conditions et une intensité qui nécessiteront de pouvoir récupérer pleinement.
 
Le ministre doit se porter garant du maintien des vacances scolaires de printemps et d’été.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 09:25

Suppression du jour de carence, enfin !

 

Suspension du dispositif "jour de carence" pour tous, salariés et agents publics malades pendant cette période d’urgence sanitaire.
Depuis le début de la crise, l’UNSA Fonction Publique demandait cette mesure de justice, qui permettra de ne pas pénaliser davantage les personnes atteintes du covid-19.

 

C’est à l’Assemblée Nationale que le Premier Ministre a annoncé cette mesure lors de l’examen du projet de loi sur l’urgence face au Covid-19. Le gou­ver­ne­ment a déposé un amen­de­ment à son projet de loi qui pré­voit l’appli­ca­tion de cette sus­pen­sion au jour d’entrée en vigueur de la loi.

 

Depuis le décret du 31 jan­vier 2020, en cas de confi­ne­ment, qua­ran­taine, garde d’enfants ou pré­cau­tion médi­cale, aucun jour de carence n’était appli­quée pour les sala­riés. Pour les agents publics, une note cir­cu­laire s’appli­quait mais ne concer­nait pas les agents mala­des, y com­pris, ceux du coro­na­vi­rus. Un jour de carence leur était appli­qué.

 

Pour l’UNSA Fonction publi­que, la santé, la mala­die ne pou­vaient pas être des objets de sanc­tion finan­cière d’autant que des soi­gnants, des agents publics et des sala­riés sont mobi­li­sés au ser­vice du pays.

 

La sus­pen­sion du jour de carence était indis­pen­sa­ble et néces­saire.

 

L’UNSA Fonction Publique acte donc posi­ti­ve­ment cette déci­sion qu’elle récla­mait avec insis­tance.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 13:07

Enfin une clarification des priorités pour les personnels

 

Depuis jeudi soir, la situation évolue d’heure en heure. Pour l’Éducation nationale, les consignes se sont suivies et se sont bousculées. Après l’intervention de Jean-Michel Blanquer sur FranceInfo ce dimanche matin et un échange avec son cabinet, le SE-Unsa retient qu’on en arrive enfin à prioriser les consignes aux personnels pour faire coexister en première urgence les objectifs sanitaires valables pour tous, la protection des personnels et l’accueil des enfants de soignants.

Le ministre a dit que tout ne serait pas parfait, que personne ne devait se sentir contraint. Il a parlé de dispositifs regroupant un minimum de personnes et a dit que tout ne serait pas parfait. Ainsi le SE-Unsa en déduit qu’il arrivera que le « service d’accueil minimum » ne puisse pas se mettre en place, dans les plus petites écoles notamment. Le SE-Unsa en conclut également que toutes les réunions d’équipes en présentiel qui avaient été prévues n’ont plus lieu d’être.

S’agissant de l’accueil des enfants de soignants, le ministre a rappelé qu’il concerne les situations où les parents n’ont pas d’autres alternatives. Ce nombre devrait être réduit du fait des nouvelles consignes du premier ministre enjoignant au maximum de personnes de rester chez elles. Ainsi, pour beaucoup de soignants, les solutions de garde pourront se trouver dans leur sphère personnelle.

Enfin, nombre de propos du ministre indiquent que les logiques administratives habituelles de notre système sont dépassées dans cette situation. Ainsi à des inquiétudes sur d’éventuelles retenues sur salaire, le ministre répond qu’il n’y aura aucune procédure de sanction ou de brimade. Le SE-Unsa y veillera.

Jeudi à 20h, sans y être préparés, l’Éducation nationale et tous ses personnels ont plongé dans une situation jamais connue auparavant pour faire face à une grave crise sanitaire. La situation évolue continuellement. Le SE-Unsa agit au ministère et dans les académies afin qu’il n’y ait aucune tension supplémentaire pour les personnels. Pour affronter la crise, l’Éducation nationale comme le pays a besoin que l’on préserve sa cohésion.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 17:47

Faire confiance aux personnels

 

Jeudi à 20h, sans y être préparés, l’Éducation nationale et tous ses personnels ont plongé dans une situation jamais connue auparavant pour faire face à une crise sanitaire qui percute et inquiète toute la société. La mise en œuvre en urgence de mesures pas toujours aisément conciliables soulève de nombreuses questions. Le SE-Unsa agit au ministère et dans les académies afin qu’elles ne se transforment pas en tensions supplémentaires pour les personnels. Pour affronter la crise, le pays a besoin de cohésion.

C’est par un discours solennel au ton grave que le président de la République a annoncé jeudi soir à 20h la « fermeture des écoles, collèges, lycées et universités jusqu’à nouvel ordre » à compter du vendredi 13 mars après les cours. Sans y être préparées, les équipes ont pris les premières dispositions dès le lendemain pour mettre en œuvre cette mesure exceptionnelle et inédite en veillant à être rassurantes et sécurisantes pour leurs élèves. Beaucoup de questions demeurent pour lundi, pour la première semaine et les suivantes, d’autant plus que les consignes de l’institution n’apparaissent pas toujours conciliables surtout si elles sont mises en œuvre de façon rigide.

Lors d’une réunion en urgence avec les organisations syndicales ce vendredi, le ministre a rappelé les principes qui sous-tendent les décisions : freiner la propagation du virus, protéger les personnes vulnérables, soutenir le système de soins, préparer le redémarrage après la crise. Cependant, les mesures qui en découlent ne sont pas si faciles à articuler pour les enseignants : suspension de l’accueil des élèves et étudiants, recours maximum au télétravail, mise en œuvre de l’enseignement à distance et accueil des enfants de soignants.
L’inventaire des questions et difficultés a été fait mais les réponses ne sont pas encore toutes arrêtées ou demeurent imprécises. Nombre d’entre elles sont en cours de discussions entre les ministères ou en cours d’expertise réglementaire et juridique. Les premiers éléments apportés pendant la réunion nécessitent d’être confirmés et affinés dans la Foire aux questions qui doit être mise à jour sur le site du ministère.

Que doivent faire les personnels lundi ?

Nationalement, la réponse n’est pas si claire malgré le point presse du ministre de ce samedi après-midi. Il faut mettre en œuvre l’enseignement à distance et  accueillir les enfants des personnels soignants (voir fiche du ministère des Solidarités en PJ). Il faut aussi garder ses propres enfants ou encore se protéger dans certains cas de santé. Localement, les indications ont différé d’un territoire à l’autre. Dans une telle situation, il ne peut y avoir de réponse facile mais le SE-Unsa demande que l’institution évite toute injonction malvenue, fasse confiance aux personnels et demeure humble dans ses discours sur l’enseignement à distance. Celui-ci ne remplacera pas le travail des élèves en classe avec les enseignants et il est très difficile d’anticiper toutes les implications sur les apprentissages et la vie des élèves de cette situation appelée à durer plusieurs semaines.

Des informations complémentaires sont apportées d'heure en heure et viennent bousculer ce qui avait été préparé vendredi dans les écoles et les établissements. Pour le SE-Unsa, l’institution doit faire confiance aux équipes pour faire les choix les plus adaptés à leur contexte en prenant en compte les contraintes et les possibilités de chacun. Les militants du SE-Unsa, nationalement et dans les territoires portent cette exigence auprès de l’institution et accompagnent l’école et ses personnels alors que toute la société a besoin de préserver, autant que possible, cohésion et sérénité pour affronter la crise.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92