Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Nous contacter

SE-UNSA 92

8 bis rue Berthelot

92150 SURESNES

Tél : 01 45 06 67 66

ou 09 62 58 48 72

92@se-unsa.org

Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 14:39

Le SE-Unsa défend les Conseillers Pédagogiques

 

Après la lettre ouverte au ministre, le SE-Unsa publie avec l’ANCP et AF, le SNUIPP-FSU et le SGEN-CFDT, une tribune commune qui porte sur les inquiétudes partagées et les revendications pour les conseillers pédagogiques.

Partager cet article
Repost0
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 19:55

Séance du 11/06/20

 

Situation du retour à l’école et au collège

Mme FIS : 45 % des élèves ont repris le chemin de l’école, 20 à 25 % dans les circonscriptions plus défavorisées et 60 % sur les autres territoires. Selon les territoires les demandes des familles et les ressources enseignantes sont variables.

Alors que la position des familles était positive à l’égard des écoles, elle s’avère plus nuancée depuis le déconfinement.

Les collèges ont rouvert depuis le 4 juin, 20 % des élèves sont accueillis, les chiffres sont à peu près identiques en lycées professionnels.

 

Les organisations syndicales font remonter différentes difficultés et des questions :

- déplacements en transports en commun pour les collégiens et lycéens

- élèves du second degré en rupture numérique fortement incités à reprendre par les équipes enseignantes, alors que les directives nationales laissent le choix aux familles

- la complexification des relations entre directeurs d’écoles et chefs d’établissements avec les familles, dues à l’impossibilité d’accueillir tous les élèves ou les élèves à plein temps

- partage des installations sportives entre les enseignants et les intervenants 2S2C

- protocole parfois très précis, parfois laissant place à interprétation

- si le nombre d’élèves venait à augmenter, difficultés pour les services de nettoyage d’assurer l’entretien imposé par le protocole

- intrusion de personnes extérieures lors de classes virtuelles et capacité limitée de l’outil du CNED

- La situation particulière du collège Evariste Gallois à Nanterre.

- Qu’en est-il des ASA ? Un certificat médical et une attestation seront-ils toujours suffisants ?

- protocole particulier pour les examens ?

- Situation de l’école Michelis à Neuilly : école en travaux, avec maternelle installée dans un pré-fabriqué, sans locaux de stockage des produits ménagers avant le confinement. Le déménagement était prévu en mars.

- Les directeurs du Plessis Robinson ont fait remonter une extrême fatigue : relations compliquées avec les familles, avec la mairie. C’est le cas dans la majorité des circonscriptions, les directeurs sont à saturation.

 

Mme FIS :

- L’insistance des équipes à faire revenir les élèves est dans l’intérêt de ceux-ci. Dans les lycées professionnels, l’absence des lycéens est souvent plus fréquente.

- La nécessité des faire évoluer les outils a été mise en évidence par la crise sanitaire, ils seront amenés à évoluer et à améliorer leurs protections.

- Le collège Évariste Gallois de Nanterre : Le 9 juin, une visite des conseillers de prévention sur le site a eu lieu. Un suivi particulier aura lieu. Mme CARDOSO, la psychologue, avait déjà commencé à travailler avec les équipes avant le confinement et à continuer en distanciel pendant le confinement. Des difficultés existaient avant la crise sanitaire au sein de l’établissement dont les personnels continueront à avoir un accompagnement.

- Pour les partages de locaux sportifs, il est préconisé que les activités 2S2C soient plutôt menées dans des locaux périscolaires et non scolaires.

- Les établissements ne peuvent rouvrir que si le nettoyage des locaux et les conditions sanitaires sont respectés. 50 % des personnels d’entretien en EPLE sont disponibles, des recrutements supplémentaires ont été réalisés pour permettre l’accueil des élèves.

- Dimanche le président de la république doit s’exprimer, nous aurons peut-être des éléments nouveaux et un allègement du protocole sera peut-être envisagé ;

- Actuellement, les enseignants assurent souvent double travail, distanciel et présentiel, les parents attendent la même qualité que pendant le confinement, difficilement possible avec le cumul.

- les ASA restent toujours aux mêmes conditions.

- Pour les examens, il n’y a pas de protocole particulier à ce jour.

- L’école Michelis de Neuilly est une situation suivie, compliquée du fait du travail en distanciel de l’IEN. C’est le problème des travaux alors que l’école est occupée.

- Les directeurs sont les premiers à être sollicités et de toutes parts. Dans certaines écoles, il a été possible de leur donner des décharges supplémentaires. C’est un point de tension, il y a un vrai souci sur les directions d’école. Leur fonction a évolué mais pas l’aménagement de leur travail. Il est nécessaire de faire évoluer ces postes du fait de leurs nouvelles missions.

 

Informations relatives à la DSDEN :

Un portail pour les prises de rendez-vous est en cours de réalisation, afin d’éviter les files d’attente. Du matériel est fourni pour la protection des personnels : masques, visières, gel.

 

Le calendrier de rentrée 1er et 2nd degré a pris du retard. Il est à l’étude la possibilité que certains agents de la DSDEN travaillent au mois d’août pour préparer la rentrée, éventuellement en télétravail, des contractuels seront recrutés pour leur prêter main forte. Les congés ne seront pas remis en question.

 

Anne GAU-SEGONZAC

Représentante UNSA-Education 92 au CHS-CT

Partager cet article
Repost0
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 08:11

Congé de formation, accès à la liste d'aptitude des PE

 

Point sur la situation dans le Département

  • Dans le 1er degré ce sont 45 % des élèves qui ont repris l'école. Il y a cependant des variations selon les territoires et les circonscriptions.
  • La DASEN ajoute que les directeurs ont été à la hauteur de l'enjeu, de la tâche et de ce qui était attendu d'eux. Ils ont été sous pression durant toute cette période de confinement et le sont encore sur cette période de déconfinement.
  • En ce qui concerne les 2C2S, la DSDEN a déjà signé 8 conventions et va en signer une 9ème. Les projets s’inscrivent dans le cadre des PEDT.

À l'ordre du jour de cette CAPD, 2 points : les demandes de congés formation ainsi que la liste d'aptitude des professeurs des écoles.

  • En ce qui concerne la liste d'aptitude des PE toutes les demandes ont été satisfaites. Il reste après cette CAPD, 45 instituteurs sur le département (37 femmes et 8 hommes).
  • Jours de grève : s'il y a une erreur sur les jours de grève, il faut que le collègue se rapproche de la circonscription afin que cette dernière fasse remonter un justificatif ou rectificatif à la DSDEN.
  • Pour les demandes de congés de formation, ce sont 27 collègues qui ont obtenu satisfaction (10 prolongations et 17 premières demandes).

Si vous souhaitez connaître un résultat vous concernant cliquez ici

 

Pascal ROSAMONT

Elu SE-Unsa 92 à la CAPD

Partager cet article
Repost0
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans CAPD
11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 13:48

Déclaration intersyndicale

 

Certains médias sont actuellement lancés dans une campagne de dénigrement des professeurs, de leur supposé manque de travail durant le confinement, de leur supposée réticence à reprendre le chemin des écoles et des établissements.
 
Les organisations membres du CSE s’indignent de ces discours mal informés, stigmatisant l’ensemble d’une profession. Le service public d’éducation a tenu pendant cette période difficile de part l’investissement des personnels, en dépit des nombreuses difficultés auxquelles ils ont été confrontés. Les facteurs limitant la reprise sont avant tout d’ordre médical et matériel, liés à l’application des consignes et du protocole sanitaires.
 
Les organisations du CSE demandent au ministre de s’exprimer publiquement pour dénoncer cette campagne calomnieuse et soutenir les personnels de son ministère.
 
Déclaration commune au Conseil supérieur de l’éducation du 11 juin 2020
Snes-FSU, Snuipp-FSU, Snuep-FSU, Snep-FSU, FSU, SE-Unsa, Snalc, Sgen-CFDT, FEP-CFDT, Sud éducation, CGT educ’action, SNFOLC
Partager cet article
Repost0
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 08:25

Un espace à investir pour obtenir des avancées

 

Alors que l’agenda social sur la direction d’école est au point mort depuis plusieurs mois, une proposition de loi « créant la fonction de directeur d’école » a été déposée à l’Assemblée nationale. Elle y sera examinée à partir du 22 juin. Pour le SE-Unsa, cette proposition de loi peut permettre d’enfin avancer si des modifications importantes sont apportées au texte initial.
Le SE-Unsa est mobilisé pour faire modifier ce projet.
 
L’agenda social sur la direction d’école, relancé en novembre dernier, n’a pas dépassé le stade de la réouverture.
 
Alors que les directrices et directeurs ont encore montré leur rôle essentiel pendant la crise sanitaire mais aussi que tout repose sur un engagement qui dépasse les limites de l’humainement supportable, un processus législatif vient de s’ouvrir sur ce sujet. Une proposition de loi « créant la fonction de directeur d’école », déposée le 12 mai 2020 et dont la rapporteure est Cécile Rilhac, sera examinée le 17 juin par la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation. Elle sera ensuite examinée en séance publique de l’Assemblée nationale le 22 juin. Le Sénat de son côté vient également de produire un rapport sur la direction d’école.
 
Le SE-Unsa regrette que le dossier de la direction d’école se traite au parlement plutôt que dans le cadre d’un dialogue social avec le ministère qui n’a jamais réussi à dire quelle est la réalité de sa détermination à agir. Pour le SE-Unsa, il faut se saisir de l’opportunité d’avancer et faire entendre les demandes urgentes des directrices et directeurs d’école pour pouvoir assumer une mission à laquelle ils tiennent mais qui les amène trop souvent au-delà des limites du supportable. La proposition de loi, dans sa première version, comporte des perspectives d’améliorations très attendues et plusieurs points essentiels à faire évoluer.
 
De réelles perspectives d’amélioration 
  • hausse conséquente des décharges à partir de 8 classes (à temps plein à partir de 10) avec exonération des APC, ce qui constitue une réponse à la surcharge de travail ;
  • prise en compte des dispositifs spécifiques comme les Ulis et les UPE2A dans le calcul de la décharge avec possibilité d’octroyer un temps de décharge à un adjoint (sur la base du volontariat) pour la gestion de ces dispositifs ;
  • création d’un référent départemental direction d’école ;
  • reconnaissance en matière de rémunérations et d’avancement de carrière ;
  • formation spécifique et évaluation de la fonction reconnaissant une mission pleine et entière ;
  • capacité à faire appliquer pleinement des décisions prises par le conseil d’école. Cela nécessite de revoir les compétences décisionnelles du conseil d’école, qui actuellement ne vote que le règlement intérieur.
  • possibilité de cumuler, sur la base du volontariat, la mission de direction avec la responsabilité de l’organisation du temps périscolaire. Cette proposition a du sens sur le plan éducatif car elle permet d’avoir une vision globale sur l’organisation des différents temps de l’enfant. Elle risque cependant de se heurter au principe de réalité et au manque de temps des directeurs.
Des manques à combler et des dispositions à revoir
  • absence de mesures pour les décharges des directeurs de 1 à 4 classes et manque de précisions pour celles des directeurs de 5 à 7 classes ;
  • possibilité d’un soutien par des emplois de secrétariat relevant d’une volonté locale alors que tous les directeurs en ont besoin ;
  • absence de stabilité sur le financement de ces mesures car il ne serait pas assuré grâce au budget de l’Éducation nationale, mais par une taxe supplémentaire sur le tabac, par définition non pérenne ;
  • suppression pure et simple des élections des représentants des parents d’élèves en cas de liste unique illustrant une bien étrange conception de la démocratie. Pour alléger la tâche des directeurs, ces élections pourraient être organisées par le biais d’un vote électronique.
Focus sur la fausse-bonne idée de l’emploi fonctionnel 
 
La proposition de loi veut créer une nouvelle fonction de directeur tout en contournant l’écueil du statut et en évacuant la dimension hiérarchique, ce qui est positif. Toutefois, l’emploi fonctionnel n’est pas la bonne formule. Ce type d’emplois existe déjà dans la Fonction publique pour des postes à haute responsabilité.
Les nominations sur ces emplois sont faites à la discrétion de l’autorité hiérarchique (IA-Dasen) avec obligation de mobilité après une durée déterminée, renouvelable une fois. Par ailleurs, ces emplois sont révocables sur décision unilatérale de cette autorité. Cet élément n’est pas envisageable, tant du point des personnels que du point de vue de la stabilité des équipes, qui est un facteur d’amélioration du climat scolaire.
 
Un processus législatif s’ouvre désormais pour cette proposition de loi.
Le SE-Unsa est déterminé pour avancer sur le dossier de la direction d’école et obtenir les évolutions nécessaires du texte et des améliorations concrètes très attendues par les directrices et directeurs. 
Partager cet article
Repost0
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école
8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 14:34

Le SE-Unsa écrit au ministre de l’Éducation Nationale

 

Pour le SE-Unsa, la rentrée scolaire ne peut pas se préparer comme se sont déroulés les différents temps de la gestion de la crise sanitaire depuis le mois de mars.


Le SE-Unsa veut que les leçons de la fermeture et de la réouverture des écoles et des établissements soient tirées pour mieux se préparer aux différents scénarios sanitaires et protéger les élèves et les personnels des soubressauts des décisions de dernière minute.
Continuité pédagogique, décrochage, protocoles sanitaires, équipements informatiques, protection des personnels : sur tous ces enjeux, le SE-Unsa est force de propositions. La rentrée scolaire qui s’annonce ne sera pas une rentrée comme les autres. Elle ne peut pas non plus être source d’anxiété pour les élèves et les personnels après la crise que nous avons vécue.

 

Le SE-Unsa se tourne vers le ministère pour réclamer une rentrée préparée et concertée.

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 10:28

Pas plus vite que la musique

 

Les annonces du gouvernement relatives à la phase 2 du déconfinement, présentées par le Premier ministre le 28 mai, ont été complétées pour les écoles et établissements par le ministre de l’Éducation nationale pour une mise en œuvre à partir du 2 juin.
 
Les annonces à retenir pour l’école sont les suivantes :
  • La France est désormais divisée en 2 zones, une zone verte et une zone orange (Île-de-France, Guyane et Mayotte), mais toutes les écoles devront rouvrir, quelle que soit leur zone.
  • Le protocole sanitaire reste en vigueur sans modification.
  • Toutes les familles qui le souhaitent doivent pouvoir scolariser leur enfant, au moins sur une partie de la semaine.
  • Concernant les élèves en situation de handicap, le gouvernement a l’objectif que 100 % des Ulis soient ouvertes (mais le ministre n’a fait référence qu’aux Ulis, pas aux élèves en situation de handicap eux-mêmes, qu’ils relèvent d’Ulis ou non).
La réouverture des écoles se poursuit avec un élargissement du nombre d’élèves accueillis, mais dans le respect du protocole sanitaire qui demeure inchangé, tout comme les conditions d’accueil. Si le ministre a indiqué que 100% des écoles doivent être ouvertes, les dispositions prises par les équipes doivent permettre d’accueillir tous les élèves au cours de la semaine et non sur son ensemble. Il n’est pas question d’accueillir tous les élèves en même temps si cela n’est pas possible.
 
Pour les élèves décrocheurs, le ministre réaffirme la priorité sociale de leur retour à l’école. Mais une nouvelle fois, il laisse aux seuls enseignants (en omettant tous les autres personnels concernés) la responsabilité de les ramener vers l’école sans dire comment.
 
Le ministre s’est encore une fois montré très ambitieux sur le déploiement du dispositif 2S2C (sport, santé, culture, civisme), dispositif d’accueil organisé sur le temps scolaire en partenariat avec les collectivités territoriales. On peut voir dans ce discours volontariste un moyen de mettre la pression sur les collectivités qui, elles, ne se précipitent pas.
La question des enseignants qui font le choix de ne pas remettre leur enfant à l’école reste en suspens. Ces personnels, jusqu’à présent, sont considérés au même titre que ceux qui n’ont pas de solution de garde. Le SE-Unsa est intervenu pour demander que les dispositions actuelles perdurent.
 
L’avis du SE-Unsa
Pour le SE-Unsa, même si le nombre d’élèves accueillis a vocation à augmenter à partir du 2 juin (Jean-Michel Blanquer a parlé « d’accélérer la reprise de l’école »), ces annonces ne doivent pas impliquer un bouleversement précipité dans les organisations déjà pensées par les équipes. Les principes de souplesse, de progressivité et de scolarité partielle (nombre d’élèves et temps de présence en classe) répétés par le ministre doivent continuer à guider les équipes dans les choix d’organisation.
Le SE-Unsa continue à accompagner les équipes des écoles pour refuser les mesures précipitées, si des recteurs, Dasen ou IEN demandaient des changements pour la semaine prochaine suite à ces annonces. Si c’est le cas, contactez votre section locale du SE-Unsa.
Partager cet article
Repost0
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 08:06

A défaut de présentation, la place à toute interprétation ...

 

S’il s’était présenté dès le départ, avait dit d’où il venait, où il voulait aller et avec qui il voulait travailler, le dispositif 2S2C aurait fait bien moins de bruit… mais peut-être était-ce son objectif premier ?
 
 
Le SE-Unsa ne peut que regretter l’absence totale de présentation, et encore moins de concertation au sein de notre propre ministère de l’Éducation nationale, sur la mise en œuvre de ce dispositif pourtant positionné sur le temps scolaire et faisant appel à ses acteurs.
 
Au-delà de se priver de l’avis et des compétences des experts de terrain, écarter une fois de plus la profession des discussions peut être lu de façon légitime comme une mise à l’écart de la profession elle-même dans la mise en œuvre du dispositif.
 
 
Alors le 2S2C, c’est quoi ?
 
Annoncé publiquement par Jean-Michel Blanquer le 21 avril dernier, le dispositif sport santé culture civisme, de son nom complet, est inscrit dans la circulaire du 4 mai relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages.
 
Son objectif affiché est d’assurer l’accueil des enfants sur le temps scolaire lorsque ces derniers ne peuvent pas être en présence de leur professeur compte tenu des mesures de distanciation à respecter en raison de l’épidémie de Covid-19.
 
Discutée au sein d’autres ministères mais jamais avec les acteurs de l’Éducation nationale, sa mise en œuvre dans le champ des activités physiques et sportives est (enfin) cadrée depuis le 19 mai par une instruction adressée aux préfets.
 
 
Quel est alors le cadrage de cette mise en œuvre ?
 
Le 2S2C ne peut être mis en place qu’à la suite de l’établissement d’une convention entre l’IA-Dasen et chaque maire volontaire.
Cette convention dite relative à la continuité scolaire et la réalisation d’activités sportives et culturelles sur le temps scolaire exige, entre autres, que :
  • les activités proposées s’inscrivent dans le prolongement des apprentissages et en complémentarité avec l’enseignement présentiel ou à distance et respectent les principes de neutralité et de laïcité
  • les modalités d’intervention des personnels employés au sein du 2S2C soient fixées en concertation avec l’équipe éducative (types d’activités, temps, lieux, …)
  • la participation des enfants à cet accueil soit gratuite et laissée à l’appréciation des familles
  • les activités proposées se déroulent dans le cadre des règles sanitaires applicables (ex : groupe limité à 15)
  • les services déconcentrés du ministère des Sports veillent, avec les membres du Groupe d’appui départemental, les fédérations sportives scolaires (USEP, UNSS) et le mouvement olympique, à recenser les clubs et éducateurs sportifs volontaires pour proposer des activités à destination des élèves et vérifier l’honorabilité des intervenants sportifs en relation avec les IA-Dasen (carte professionnelle, casier judiciaire, neutralité, …)
 
La convention une fois établie vaut pour la durée restant de la présente année scolaire.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
L’objectif de soutenir les territoires dans l’accueil d’un maximum d’élèves dans le respect contraint des conditions sanitaires tout en gardant une visée éducative semble logiquement favorable.
 
Cependant, les réalités locales actuelles font surgir de nombreuses interrogations qui ne trouvent pas leurs réponses dans quelconque cadrage :
  • l’accès très limité, voire parfois impossible, aux installations sportives que subissent déjà les enseignants, professeurs des écoles comme enseignants d’EPS
  • la sur sollicitation des directeurs d’école et des chefs d’établissement à qui proposer un énième dispositif à superviser semble impensable
  • la lourdeur administrative de recensement des intervenants et de la vérification de leur habilitation, de recensement des familles intéressées et de l’organisation des groupes, des temps et des activités, …
 
À ce jour, peu de communes ont fait le choix de mettre en œuvre le dispositif et, lorsqu’il existe, il se limite à proposer un service de garderie aux élèves que les écoles ne peuvent accueillir, loin des enjeux éducatifs visés.
Mais si le dispositif devait s’étendre dans les semaines à venir en raison d’un accueil d’élèves plus important dans les écoles et établissements, le SE-Unsa exigera le respect du cadre national posé notamment en matière de concertation de l’équipe éducative, de respect des temps d’enseignement et des champs d’intervention, de respect des priorités des directeurs et des chefs d’établissements.
 
L’entrée en matière du dispositif 2S2C, ni annoncée, ni identifiée, dans un contexte professionnel doublement tendu (discours sur le sport à l’école depuis 3 ans et crise sanitaire actuelle) fait partie de ces gouttes d’eau qui, une fois le vase débordé, aura grand mal à convaincre et pénalisera les acteurs qui s’y seront sincèrement investis.
 
Rien qu’en cela, le SE-Unsa juge, une fois de plus, irresponsables les annonces ministérielles précipitées et confuses !
D’autant qu’il devient tristement coutume de prétexter le contexte pour tenter une nième introduction de dispositifs qui n’ont jamais réussi à convaincre par le passé et ne parviendront jamais à masquer les vrais manques en termes de moyens et de formation de notre profession…
Partager cet article
Repost0
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 10:53

Le ministre passe en force

 

Le 20 mai 2020, Jean-Michel Blanquer a enclenché le recul de la professionnalisation des métiers de l’enseignement et de l’éducation.
Malgré l’engagement du président de la République de suspendre les réformes durant la crise sanitaire, le ministre de l’Éducation nationale fait passer son projet de réforme de la formation.
 
 
Présenté lors du comité technique ministériel du 20 mai, le texte déplaçant les concours en fin de master 2 ne nécessitera pas une seconde présentation devant les représentants des personnels « grâce » au vote en abstention de la FSU…
 
Le ministre s’est toujours débrouillé pour qu’il n’y ait pas de débat public sur le déplacement du concours en fin de master 2. Si la Loi pour une École de la confiance débattue au printemps 2019 parlait de formation des enseignants, elle ne modifiait que le nom des Espé en Inspé ainsi que les modalités de désignations de leurs directeurs. 
 
Ce n’est que lors du CTMEN du 20 mai, en pleine crise du Covid-19 qui occupe l’opinion publique et la profession, que la réelle raison d’être de la réforme de la formation est passée. En effet, un texte plaçant les concours de recrutement en fin de master2 a été soumis au vote des organisations syndicales. En choisissant l’abstention, la FSU permet au ministre de ne pas avoir à présenter ces textes une deuxième fois. La réforme de la formation Blanquer est donc enclenchée, revenant ainsi 10 ans en arrière, là où le ministre d’alors, Xavier Darcos, l’avait laissée. La place des concours en est le déclencheur, le contenu des épreuves en sera le catalyseur. 
 
 
Mauvaise nouvelle pour le système éducatif
 
Actuellement à l’étude, les concours seront par conséquent peu professionnalisants, en particulier pour le 2nd degré. Ainsi, les masters Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (Meef) proposés par les Inspé vont rapidement être désertés par les étudiants et leur valeur universitaire n’en sera que dévaluée. Plus la peine de se préparer à être enseignant pour passer les concours, il faudra avant tout démontrer sa maîtrise de la discipline. Le vieux combat excellence disciplinaire contre pédagogie, que l’on espérait dépassé, fait son retour, tout comme ses protagonistes. C’est une mauvaise nouvelle pour notre système éducatif !
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, enseigner de la maternelle au lycée, est un métier qui s’apprend et cette réforme est une régression. Au-delà de ne résoudre aucunement la désertion des concours enseignants et CPE, cette réforme va amplifier le choc de nombreux stagiaires face à la réalité d’un métier auquel ils ne se seront pas confrontés auparavant. Par l’allongement de la durée d’étude pour parvenir aux concours, cette réforme va rétrécir encore davantage la diversité des origines sociales des enseignants et CPE. C’est la première session 2022 qui en témoignera mais le SE-Unsa demande à chacun de se souvenir dès maintenant du 20 mai 2020, le jour où le ministre a reculé la place du concours sans grand fracas et ce, grâce à l’abstention de la FSU.
Partager cet article
Repost0
Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Stagiaires et débuts de carrière
26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 10:50

Une prime exceptionnelle mais pas pour tous

 

Une prime c’est toujours bon à prendre mais ça peut être difficile à avaler pour certains.
Il est toujours étrange de constater qu’il est bien plus facile de remercier tout le monde que de gratifier chacun.
 
Les mots n’ont pas manqué pour reconnaître l’investissement de l’ensemble de notre profession lors de cette crise sanitaire.
Le ministre de l’Éducation nationale, le Premier ministre et même le président de la République ont salué le travail extraordinaire accompli par chacun depuis sa place : enseignants, CPE, PsyEN, AESH, AED, etc.
 
Pourtant, en fin de course, tous ceux qui étaient légitimes à recevoir la reconnaissance des mots ne seront pas sur la liste des bénéficiaires.
 
Le SE-Unsa a demandé que les personnels soient informés du mode de comptabilisation qui les concerne.
Maintenant que cette prime existe, le cadrage national devrait au moins limiter les disparités entre territoires et objectiver des critères de répartition, ce qui limitera l’arbitraire.
 
 
Qui seront les personnels concernés ?

Tous les personnels titulaires et contractuels (quel que soit leur statut ou leur catégorie) sont éligibles s’ils ont participé à l’accueil des enfants dits « prioritaires » et donc qui étaient présents en école ou en établissement, à compter du lundi 16 mars.
 
Un barème national basé sur le nombre de jours de présence sur établissement sera communiqué aux rectorats pour cadrer les critères de mobilisation :
  • si présence inférieure à 4 jours : aucune prime
  • si présence comprise entre 4 et 9,5 jours : 330€
  • si présence comprise entre 10 et 16 jours : 660€
  • si présence au-delà de 16 jours : 1000€
Le recensement de la participation des agents sera fait au niveau des administrations déconcentrées (rectorats pour les personnels du 2d degré et DSDEN pour les personnels du 1er degré).
Les personnels habituellement sans charge de classe et impliqués dans l’accueil et l’organisation de l’accueil (notamment les directeurs d’école et les CPE) sont également éligibles à cette prime.
 
 
La prime oui mais quand et combien ?
 
Le décret prévoit trois montants possibles : soit 1000€, soit 660€ soit 330€ selon l’implication ou le surcroit de charge de travail.
La prime devrait être effectivement versée fin août ou fin septembre, le temps que les informations soient remontées à l’administration centrale et que les opérations de gestion préalables à la mise en paiement puissent être faites.
 
 
L’avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, il est indispensable de reconnaître financièrement l’engagement des personnels investis dans l’accueil des enfants de soignants.
Cependant, l’ensemble des personnels s’est investi pendant la crise sanitaire et pendant le confinement, afin de permettre la continuité du service public d’éducation.
Chacun a su s’adapter, revoir ses modes de travail, utilisant bien souvent son matériel personnel, pour assurer cette continuité.
Pour cela, tous les personnels mériteraient une reconnaissance du travail accompli dans ces conditions exceptionnelles.
Partager cet article
Repost0