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SE-UNSA 92

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Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:59

L'avenir de l'éducation prioritaire ?

 

La secrétaire d’État Nathalie Elimas a annoncé dans la presse le dimanche 22 novembre un projet d’expérimentation dans trois académies de « contrats locaux d’accompagnement », qui pourraient préfigurer les évolutions de la politique d’éducation prioritaire dès 2022. Le SE-Unsa alerte sur plusieurs points de vigilance.
 
 
Quelle restructuration de l’éducation prioritaire ?
 
Depuis trois ans, les rumeurs courent sur une restructuration imminente de l’éducation prioritaire avec comme enjeu principal l’avenir des Rep qui pourraient passer d’une carte nationale à une politique académique. D’autres questions sont posées : faut-il garder la seule logique de réseau écoles-collège ou donner plus de souplesse en ouvrant la possibilité aux « écoles orphelines » et à certains lycées d’entrer dans l’éducation prioritaire ? Comment répondre aux besoins d’établissements ruraux présentant des caractéristiques similaires aux établissements de l’éducation prioritaire, plutôt urbains ?

La revendication d’une politique qui répond aux besoins de tous les établissements a été portée par les organisations syndicales. Mais les craintes sont fortes de voir se diluer les moyens de l’éducation prioritaire et disparaître la reconnaissance accordée aux personnels qui travaillent actuellement dans les Rep.
 

Les contrats locaux d’accompagnement 
 
La proposition de Nathalie Elimas est d’introduire plus de progressivité dans l’allocation des moyens en créant des contrats locaux d’accompagnement (CLA) en faveur des écoles et des établissements qui peuvent être socialement proches de l’Éducation prioritaire, ou situés dans des territoires confrontés à des chocs conjoncturels, ou bien ayant des besoins d’accompagnement particuliers identifiés.

Trois académies choisies pour leurs caractéristiques sociales, géographiques et économiques (Aix-Marseille, Lille et Nantes) ont été retenues pour expérimenter ce dispositif dès la rentrée 2021. Le ministère envisage, selon les résultats de cette première année, d’élargir ou de généraliser ce nouveau dispositif à la rentrée 2022. En attendant, la carte des Rep et Rep+ reste la même. Les établissements accompagnés le seront en plus.
 

Des points à éclaircir
 
Si on peut partager les objectifs affichés, mieux tenir compte des contextes locaux et apporter une réponse aux difficultés des territoires ruraux et périphériques et répondre à la problématique des écoles orphelines et de certains lycées professionnels, la prudence reste de mise quant à la mise en œuvre de ces nouveaux contrats. Ainsi, on ne sait rien pour l’instant des critères qui seront retenus pour sélectionner les établissements ni pour évaluer le nouveau dispositif. Il faudra faire preuve de clarté dans le choix des critères d’autant plus s’ils deviennent, à terme, les critères de toute l’éducation prioritaire. L’impact sur la carte et les conséquences en matière de ressources humaines imposent cette transparence.

On ne sait rien non plus de l’accompagnement qui sera proposé aux établissements. Il faudra surtout éviter les usines à gaz et être attentif à la faisabilité et à l’opérationnalité des mesures. La secrétaire d’État renvoie au dialogue social et au Grenelle de l’Éducation mais aucun groupe de travail n’y est explicitement consacré à l’éducation prioritaire. Rien n’est dit non plus des indemnités, bonifications et valorisations de l’exercice dans ces établissements pour les mutations ou les promotions.

 
Le SE-Unsa rappelle qu’une carte nationale des Rep est compatible avec une gestion décentralisée des moyens et une allocation progressive. Elle permet une gestion de proximité adaptée aux réalités du terrain tout en fixant un cadre national qui assure un traitement équitable des personnels.
 
Le SE-Unsa n’acceptera pas que les contrats locaux d’accompagnement soient pris sur l’enveloppe de l’éducation prioritaire. Il n’acceptera pas non plus que des établissements privés tentent de bénéficier de ces contrats aux dépens du Service public d’éducation(1).

Il défendra des mesures relatives aux ressources humaines à la hauteur du défi d’attirer et de stabiliser les personnels dans tous les établissements concernés. Il insistera également pour des engagements clairs, inscrits dans la durée. Rien n’est plus démobilisateur que l’incertitude.


(1) Communication du Cnal : L’enseignement catholique se découvre une fibre sociale pour capter les moyens de l’éducation prioritaire cnal.info/lenseignement-catholique-se-decouvre-une-fibre-sociale-pour-capter-les-moyens-de-leducation-prioritaire/

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:54

L'indemnité compensatrice de la CSG pour les AESH est enfin rétablie !

 

Le SE-Unsa avait interpellé à de nombreuses reprises depuis septembre 2018 le ministère de l’Éducation nationale au sujet de la suppression inacceptable de l’indemnité compensatrice de la CSG pour les AESH. Nous avons été entendus. Une note de service a été envoyée aux recteurs afin de confirmer le maintien de cette indemnité et leur demander de procéder aux régularisations.
 
 
Les conditions
 
Pour pouvoir en bénéficier, vous devez remplir certaines conditions :
  • avoir été en contrat au 31/12/2017,
  • avoir été prolongés depuis, sans interruption,
  • être actuellement toujours sous contrat AESH. 
Si vous avez été recruté après le 1er janvier 2018 vous n’êtes donc pas concerné.
 
 
Les modalités de versement
 
Cette rémunération complémentaire est versée mensuellement et doit être impérativement inscrite au contrat par le biais d’un avenant. C’est donc la signature de cet avenant qui déclenchera la mise en paiement de cette régularisation.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans ASH
20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 15:32

Accès prioritaire et organisation des tests des personnels

 

Dans le cadre de la politique de test antigénique du gouvernement et suite aux annonces du ministre, une instruction interministérielle relative aux tests Covid des personnels des établissements scolaires a été adressée aux recteurs.
Cette instruction vient confirmer l’accès prioritaire des personnels aux tests Covid-19 et donner le cadre d’organisation du dispositif.
 
 
La responsabilité de mise en œuvre du dispositif
 
Sous la coordination des préfets, ce sont les recteurs et les IA-Dasen qui définissent l’organisation la plus adaptée.
Les autorités académiques devront également recenser le nombre de tests réalisés, en précisant la part de tests positifs.
 
 
La définition de la priorité
 
La priorité est reconnue à l’ensemble des personnels indépendamment de leur corps ou de leur statut.
Les tests pourront être organisés au sein même des établissements scolaires, notamment réalisés en cas de doute sur l’apparition de symptômes.
 
 
Les professionnels en charge des tests
 
Le dispositif prévoit que les tests réalisés en établissements scolaires soient assurés par les personnels de santé de l’Éducation nationale, médecins scolaires et infirmiers, sur la base du volontariat.
 
Il est demandé aux préfets de veiller à mettre à disposition de l’Éducation nationale des ressources humaines susceptibles de venir aider à la réalisation des prélèvements réalisés dans les établissements.
En cas de manque de volontaires, les autorités académiques, en lien avec les préfets, détermineront les renforts mobilisables (sapeurs-pompiers, secouristes…).
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Le SE-Unsa accueille favorablement la priorité donnée aux personnels de l’Éducation nationale quant à l’accès aux tests étant donné l’impossibilité pour la quasi-totalité de notre profession de télétravailler et donc éviter tout risque de contraction et/ou de contamination.
 
En revanche, une fois de plus, l’ambition se trouve très vite mise à mal par l’absence de moyens. Les médecins scolaires, déjà débordés, ne seront jamais assez nombreux pour répondre à la demande.
 
Pour le SE-Unsa, si chacun s’applique depuis le début à fermer les yeux sur l’adaptation de ses missions habituelles pour traverser la crise au mieux collectivement, il est important de rappeler que les personnels de santé scolaire ont avant tout en charge la santé des élèves et cette dernière ne mérite pas d’être négligée.
 
Le cœur du problème est bien le manque crucial d’une médecine du travail digne de ce nom pour notre profession, à commencer par un nombre de médecins du travail très insuffisant. Lors de chaque CHSCT, ministériel ou local, l’Unsa Éducation ne cesse de le dénoncer.
 
Pour pallier le manque de personnels de santé scolaire qui ne pourront pas assurer les tests, la responsabilité des préfets et des autorités académiques de mettre à disposition des établissements des professionnels autres devra être assumée, effective et réactive !
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 15:16

L'intersyndicale interpelle le ministre

 

Le SE-Unsa, la FSU, FO, le Sgen-CFDT, la CGT, le Snalc et Sud adressent un courrier commun au ministre après ses récentes annonces sur les mesures de revalorisation prévues pour 2021 et dont les AESH sont absents.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans ASH
20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 14:27

Réunion d'information syndicale le 25/11/20

 

Suite à la publication de la note de service Mobilité dans un BO spécial lundi 16 novembre, le SE-Unsa 92 organise une réunion d'information syndicale (en visioconférence en raison du contexte sanitaire) le mercredi 25 novembre de 9h30 à 12h30. Inscrivez-vous et nous vous enverrons le lien pour participer à notre réunion ainsi que le courrier de participation à envoyer à votre IEN.
Le serveur de saisie des vœux est ouvert du mardi 17 novembre (12h heure de Paris) au mardi 8 décembre (12h heure de Paris).
Afin de ne rater aucune étape des opérations de mutation, demandez l'accompagnement du SE-Unsa !
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 14:26

Quand l'urgence dépasse la nécessité

 

Le SE-Unsa, le Sgen-CFDT, le SNE, le GDID et le GTRID publient un communiqué de presse commun après les récentes annonces du ministre sur la direction d’école dans le cadre de la présentation des mesures de revalorisation pour 2021.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école
18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 13:24

Le SE-Unsa demande la suspension

 

Le SE-Unsa demande la suspension des réunions et formations non urgentes depuis le début de la crise sanitaire de novembre (lire notre article).
 
Si des rectorats et des DSDEN ont déjà fait preuve de bons sens et de modération en les suspendant, l’absence de consigne ministérielle claire incline des recteurs et dasen à une obstination fort mal venue.
 
Nous demandons au ministre de donner cette consigne, et l’alertons une nouvelle fois sur le risque d’épuisement physique et psychologique de la profession : en période de crise, il faut savoir fixer des priorités. Les équipes en ont déjà bien assez à tenir en ce moment.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 12:32

Communiqué commun

 

Au vu de la situation sanitaire et des tensions qu’elle fait peser sur le système éducatif, mais aussi du fait de la forte inquiétude des personnels de l’Éducation nationale sur le rôle de l’École dans la propagation de l’épidémie, les organisations FSU, Unsa Éducation, SgenCFDT, CGT Éduc’action, Snalc, SUD Éducation, Sncl-Faen alertent le ministre de l’Éducation nationale et font part de leurs demandes urgentes.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 21:04

Une première marche qui en appelle d'autres

 

Après deux réunions de concertation, le ministre a présenté aux organisations syndicales lundi 16 novembre ses arbitrages sur la répartition des 400 millions d’euros dédiés à la revalorisation 2021. Si le SE-Unsa prend acte des améliorations apportées aux premiers projets, il continue de demander de la visibilité sur la Loi de programmation. Pour le SE-Unsa, cette Loi de programmation est indispensable pour construire la revalorisation des carrières dans leur ensemble.
 
 
Répartition de l’enveloppe
 
La Loi de finances 2021 prévoit une enveloppe de 400 millions d’euros pour la revalorisation. Elle prévoit également que ces mesures qui entreront en vigueur en cours d’année représentent 500 millions en année pleine*. Pour 2021, cette enveloppe sera ventilée selon quatre axes : 
  • Prime d’attractivité pour les début et milieu de carrière : 173 millions d’euros
  • Prime d’équipement informatique : 178 millions d’euros
  • Mesures catégorielles (dont la direction d’école) : 45 millions d’euros
  • Amélioration des ratios hors-classe : 4 millions d’euros
 
Détails des mesures
 
> Prime d’attractivité
 
L’arbitrage rendu par le ministre est l’aménagement de l’un des 4 scénarios présenté lors des concertations (enseignants.se-unsa.org/Remuneration-enfin-des-perspectives-pour-2021). Ainsi, la prime d’attractivité sera identique pour tous les corps enseignants, CPE et PsyEN. Versée à partir de mai 2021, elle ira de 100 € nets par mois pour la première tranche (échelon 2) à 36 € nets par mois (échelons 6 et 7) pour les dernières tranches.
 
Pour le SE-Unsa, ces montants 2021 amorcent une correction des trop faibles rémunérations des enseignants, CPE et PsyEN au grade de la classe normale, notamment au début de la carrière. Il faudra d’autres marches pour sortir de la situation où les enseignants et assimilés connaissent des salaires qui mettent plus de 20 ans à les placer à l’abri des préoccupations de fin de mois.

Pour le SE-Unsa, un travail sur le premier échelon et un accroissement pluriannuel de cette prime d’attractivité doit permettre d’offrir rapidement un premier salaire de 2 000 € net par mois et concerner toute la classe normale.

 
Pour le SE-Unsa, il faut en parallèle construire une accélération de la totalité de la carrière. Le passage au deuxième grade, la hors-classe, doit être plus rapide. La classe exceptionnelle, troisième grade, doit être élargie pour devenir une perspective pour tous. Ainsi, l’annonce d’une augmentation du taux de passage à la hors-classe de 17 % à 18 % des promouvables est un signe positif à poursuivre dès 2022 pour atteindre 20 % à court terme.
 
 
> Prime d’équipement informatique
 
S’agissant de la prime d’équipement informatique, son montant sera de 150 € nets. Elle sera payée tous les ans avec le salaire de mars. 
Le SE-Unsa a été entendu pour la prise en compte des PsyEN parmi les bénéficiaires mais il dénonce la mise à l’écart des professeurs documentalistes et CPE renvoyés à une mise à disposition de matériel par les établissements.

Pour le SE-Unsa, cette prime devra concerner tout le monde et être améliorée, dans le cadre pluriannuel.
 
 
> Direction d’école
 
Le ministre confirme que 21 millions d’euros sur l’enveloppe catégorielle de 45 millions sont réservés à l’amélioration de la rémunération des directeurs d’école sans précisions sur la répartition pour l’instant. 
 
Concernant d’autres mesures prévues au budget 2021, les décharges des écoles de 1 à 3 classes actuellement de droit mais non financées le seraient par des postes dédiés pour environ 900 équivalents temps plein (ETP) et que des décharges supplémentaires sur d’autres groupes seront attribués pour 600 ETP. Ce sont des réunions à venir qui devront préciser les catégories d’écoles concernées. 
 
Pour le SE-Unsa, là encore, il faut dépasser la logique des avancées arrachées une à une pour dégager un plan global d’amélioration. Les directrices et directeurs d’école ont besoin de soutien immédiat et de perspectives consolidées pour sortir d’une situation intenable constatée déjà bien avant la crise sanitaire.
 
 
> Enseignants, CPE et PsyEN contractuels
 
Le SE-Unsa avait demandé que la revalorisation 2021 concerne également les personnels contractuels ; il regrette que les montants soient limités (54 € nets par mois au maximum). Sur ce dernier point comme sur les précédents, les décisions pour 2021 ont besoin de s’inscrire dans une perspective pluriannuelle. 
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, des améliorations ont été apportées aux premiers projets présentés en octobre mais des écueils et des manques demeurent. Alors que l’École a besoin de retrouver optimisme et attractivité, l’absence de visibilité sur une montée en charge au-delà de 2021 empêche les personnels de se projeter ensemble sur l’indispensable revalorisation complète des carrières et la correction des écarts de rémunération.

Le SE-Unsa poursuit également son action pour que la rémunération des AESH connaisse vite une amélioration pour celles et ceux qui n’ont qu’un salaire de 760 € en moyenne.
 
Le SE-Unsa sait que le rattrapage des retards accumulés ne peut se concevoir sur un seul budget, qui plus est, en période de crise sanitaire et économique. Néanmoins, et justement parce que l’École démontre encore son rôle central pour que notre pays affronte les crises multiples et de long cours, y compris la remise en cause des valeurs de la République, il est urgent de donner des perspectives collectives budgétairement consolidées. 
 
* Mieux comprendre : pourquoi parle-t-on de 400 millions ou de 500 millions d’euros par an ?
Les mesures annoncées pour 2021 ne prendront pas toutes effet au 1er janvier. Par exemple, les primes d’attractivité ne devraient pas débuter avant mai. Par conséquent, l’enveloppe budgétaire nécessaire pour 2021 sera inférieure à celle qu’il faudrait pour une année pleine. À partir de 2022 ce seront donc bien 500 millions par an qui seront alloués pour la pérennité des futures mesures.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 14:58

Le ministère doit prendre ses responsabilités

 

Depuis la rentrée du 2 novembre, de nombreuses écoles et établissements sont confrontés à des familles qui refusent de respecter le protocole et de faire porter un masque à leur enfant. Parfois, au contraire, les familles font savoir qu’elles refusent que des enfants sans masques soient admis à l’école avec leurs enfants.
 
Les enseignants, et tout particulièrement les directrices et directeurs d’écoles, font depuis des semaines l’impossible pour accueillir au mieux l’ensemble des élèves dans un contexte de menaces sanitaires et terroristes inédit.

Le décret du 29 octobre 2020 impose le masque à tous les élèves (hors situations médicales) à partir du CP, mais force est de constater que, alors qu’une grande majorité́ des familles respecte l’obligation du port du masque, certaines familles s’affranchissent de cette obligation générant de fait des tensions et une surcharge de travail pour les équipes pédagogiques qui accueillent leurs enfants.

 
Des contestations organisées
 
Au-delà de parents agissant isolément, il existe un collectif « Réaction19 », dont le représentant conduit des réunions en ligne avec Farida Belghoul, militante à l’origine des journées de "retrait à l’école" de 2013 prétendant que l’école enseignait la « théorie du genre ». Un autre groupuscule est également mobilisé « le conseil national de transition ». Ce mouvement complotiste, incite lui aussi les parents à adresser des lettres comminatoires aux directrices et directeurs d’écoles.

L’action de ces collectifs, volontairement démagogues, populistes et antirépublicains visent à attaquer l’École républicaine et à travers elle la République et la démocratie en contestant les lois et décrets.

 
Une réponse institutionnelle insuffisante
 
Face à ces manifestations, l’Éducation nationale doit avoir une réponse ferme et protéger ses personnels, agents de l’État en charge d’une mission de service public.
 
Sans délai, le SE-Unsa a demandé que la consigne soit passée par les recteurs et les directeurs académiques de ne pas accepter à l’école un enfant qui refuserait de porter le masque. Les lois de la République s’appliquent à toutes et tous et accepter un enfant sans masque reviendrait à̀ accepter le non-respect de la loi.
 
Suite à notre intervention, la FAQ du ministère a été mise à jour le 13 novembre et une consigne est désormais publiquement posée pour pouvoir refuser un élève dont le parent s’oppose au port du masque de son enfant. Il reste cependant urgent de donner un cadre clair et concret aux personnels, notamment aux directrices et directeurs d’école, quant à la marche à suivre lorsque le refus du parent a lieu.
 
L’Unsa Éducation est intervenue en ce sens lors du Comité technique ministériel du vendredi 13 novembre et a demandé que la FAQ soit plus précise et qu’un cadre clair soit très rapidement adressé aux personnels sur la conduite à tenir pour se protéger, pour protéger l’École et les élèves.
 
La consigne syndicale 
 
En cas de refus d’une famille que son enfant porte le masque à l’école, le SE-Unsa donne consigne aux personnels de refuser l’accès à l’établissement, de renvoyer les parents vers les autorités académiques et d’alerter l’IA-Dasen à l’aide d’un courrier.
 
Le SE-Unsa demande aux personnels de solliciter la protection fonctionnelle dès lors que des familles refuseraient d’obtempérer à la demande de port du masque dans l’établissement ou menaceraient les personnels d’entreprendre des poursuites à leur encontre.
 
 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92