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SE-UNSA 92

8 bis rue Berthelot

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Instances

Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 07:41
Nous sommes enseignantes et enseignants de l’école maternelle, Atsem, parents d’élèves, chercheur·es, militantes et militants de syndicats enseignants, d’associations complémentaires de l’École, de mouvements pédagogiques. Nous faisons vivre l’école maternelle… et pourtant notre expertise n’a pas été jugée digne d’intérêt par le Conseil supérieur des programmes (CSP) qui, sur instruction du ministre, propose une réorientation profonde du programme de la maternelle transformant ses missions jusqu’à les réduire à la seule préparation du CP et à ses tests d’entrée. Cette rupture avec l’équilibre trouvé en 2015 autour du triptyque « accueil, éducation, préparation à la scolarité future » dessine le portrait d’une maternelle où l’importation brutale de contenus inspirés d’une certaine vision de l’école élémentaire et recentrés sur les seuls « fondamentaux » ne peut que nuire au bien-être et aux apprentissages des jeunes enfants, en particulier des plus éloignés de la culture scolaire.
 
Le programme de 2015 avait été plébiscité et approprié par les équipes pédagogiques. Toutes se retrouvent dans le projet d’une école maternelle accueillante, bienveillante, exigeante où la place centrale du langage et le rôle du jeu comme l’une des entrées dans les apprentissages ont été réinstaurés. Une école, soucieuse du développement de l’enfant dans toutes ses dimensions : langagières, cognitives, sociales, affectives, physiques, artistiques… Une école attentive aux progrès et réussites de chaque élève, aux objectifs communs ambitieux, mais avec le respect des différences de rythmes et de développement si prégnantes chez les plus jeunes, sans mise en compétition, ni culte de la performance.
 
Cette école est caricaturée et accusée de ne pas préparer suffisamment aux évaluations standardisées d’entrée au CP. Il est vrai que ces tests fondés sur une conception appauvrie de la lecture et des mathématiques, réalisés en format papier-crayon et instaurant des normes arbitraires sans rapport avec le programme en vigueur sont éloignés de ses objectifs actuels et de la richesse des apprentissages menés dans tous les domaines. Une richesse qui a valu à la maternelle la confiance sans faille des familles, bien avant que l’instruction à trois ans soit rendue obligatoire, cette dernière servant aujourd’hui de prétexte à la révision du programme, alors qu’elle a surtout permis une augmentation du financement public des écoles privées par les collectivités territoriales.
 
Absence de consultation, volonté de mainmise sur l’école, reprise sans condition du projet ministériel de resserrement de l’école sur les « fondamentaux » étriqués… témoignent que l’élève est perçu comme un perroquet docile. Le Service public d’éducation, réduit dans ses missions, ne formerait plus à une citoyenneté éclairée.
 
Cette ré-orientation aboutirait à des propositions qui confinent à l’absurde : instruire les élèves de trois ans à l’organisation grammaticale de la phrase ou à la phonologie (relation entre les lettres et les sons)… Comme si le langage pouvait se réduire à l’étude de la langue, avant même que d’être un moyen de communiquer et de penser le monde, comme si la priorité n’était pas de mettre en confiance tous les enfants pour qu’ils et elles osent s’exprimer et s’approprier les pratiques langagières de l’école.
 
De même, sous prétexte que la connaissance des nombres de 1 à 20 est difficile pour beaucoup d’élèves au CP, il faudrait obtenir des élèves de la grande section le comptage jusqu’à 100, de 10 en 10… Comme si rapprocher l’obstacle permettait de le franchir plus facilement ! Exercices systématiques de transformation de phrases, cahier de mots, carnet d’expériences scientifiques… comme si reproduire les formes scolaires de l’élémentaire permettait la réussite de toutes et tous, quand la recherche démontre que « faire trop vite, trop tôt » génère l’échec, en particulier des élèves issus des classes populaires !
 
La mesure systématique de compétences en fin d’école maternelle cantonnerait les enseignements à des séances répétées d’entraînement à des techniques puis à un « bachotage » pour préparer les tests en CP. Comment cette note du Conseil supérieur des programmes qui évoque une évaluation standardisée des élèves, non seulement en fin de grande section mais également dès trois ans, peut-elle prétendre prendre en compte le bien-être du jeune enfant découvrant l’école ?
Les contenus proposés et la performance précoce induite font de la bienveillance une injonction paradoxale intenable pour les personnels enseignants.
 
De plus, l’idée d’apprendre ensemble disparaît et c’est au contraire un renforcement de l’individualisation qui se profile, renvoyant chaque enfant, chaque élève à lui-même, ses pré-requis et son adaptation anticipée à une forme scolaire empruntée à l’école élémentaire. Ainsi, par exemple, le jeu est vidé de sa composante sociale, et est sommé de se mettre au service exclusif d’apprentissages « sérieux ». Est-ce ainsi que peut se construire l’école du plaisir et du goût d’apprendre ensemble ?
 
Nous refusons fermement cette école qui soumet les plus jeunes enfants et leurs familles à la pression du résultat dès l’entrée en petite section. Quitte à faire assumer au seul apprenant et à sa famille la responsabilité d’une inadaptation à une norme scolaire renforcée et uniformément imposée à toutes et tous, le plus tôt possible.
 
Nous refusons cette école de la perte de sens des savoirs, de la performance précoce à tout crin, qui tourne le dos à la spécificité de l’école maternelle française. C’est en étant soucieuse de faire grandir les enfants qu’elle accueille, en explorant à l’égal tous les champs d’apprentissage, en multipliant les découvertes, les expériences de l’échange, de l’esprit et du corps, en construisant un langage réflexif et des savoirs ambitieux, que l’école maternelle cultivera l’envie d’apprendre et contribuera à une émancipation future.
 
Nous refusons cette école où les équipes enseignantes ne seraient que des exécutantes sommées de « se conformer à des protocoles précis ». Enseigner est un métier de conception.
 
L’école maternelle que nous voulons porte une toute autre ambition. Elle suppose un investissement à la hauteur des besoins : des effectifs réduits dans toutes les classes, des locaux et du matériel adaptés pour favoriser accueil et apprentissages, la présence d’une Atsem garantie à temps plein dans chaque classe, la reconstitution des réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté (Rased) et leur intervention dans toutes les écoles, à des fins de prévention… Cela implique également une formation initiale et continue d’ampleur et de qualité. Seul le maintien du programme de 2015 permet aux équipes pédagogiques de poursuivre en continuité les enseignements au cours des trois années du cycle d’une école maternelle, en préservant son identité.
 
Nous portons ainsi l’ambition d’une école maternelle œuvrant à former des enfants désireux d’apprendre et de comprendre le monde. Former des citoyennes et citoyens éclairés et critiques, oui, cela commence à l’école maternelle !
 
 
Paris, le 2 février 2021
 
Les organisations signataires :
 
AFEF – Association française pour l’enseignement du français ; AGEEM – Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques – Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques ; ANCP&AF – Association nationale des conseillers pédagogiques et autres formateurs ; CAPE – Collectif des associations complémentaires de l’école publique ; CEMEA – Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active ; CGT-Éduc’action - CNT-SO – Confédération nationale des travailleurs – solidarité ouvrière ; Collectif éducation 94 ; CRAP-Cahiers pédagogiques – Cercle de recherche et d’action pédagogiques ; DDEN – Fédération des délégués départementaux de l’Éducation nationale ; DEI-France – Défense des enfants international – France ; FCPE – Fédération des conseils de parents d’élèves ; GFEN – Groupe français d’éducation nouvelle ; ICEM-Pédagogie Freinet – Institut coopératif de l’école moderne – Pédagogie Freinet ; SE-UNSA – Syndicat des enseignants – Union nationale des syndicats autonomes ; SGEN-CFDT – Syndicat général de l’éducation nationale – Confédération française démocratique du travail ; INTERCO-CFDT – Inter-collectivités territoriales – CFDT ; SNUipp-FSU – Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs des écoles et PEGC – Fédération syndicale unitaire ; SNUTER-FSU – Syndicat national unitaire Territoriaux ; Sud-Éducation
 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Maternelle
8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 15:08

J'y ai droit !

 

Déménager, s’inscrire ou inscrire sa famille aux activités culturelles et sportives, préparer ou profiter de sa retraite, anticiper ses vacances... sont autant de projets agréables que de possibles préoccupations matérielles ou financières.
Que vous soyez en activité ou à la retraite, vous avez droit à des aides spécifiques et le SE-Unsa est là pour vous informer et vous accompagner.
 
 
Il y a des moments dans l’année ou dans la vie où les dépenses financières pour s’assurer un quotidien serein peuvent être source de difficultés.

Trop souvent méconnues ou régulièrement associées aux seules situations de détresse extrême, les aides spécifiques octroyées par l’employeur dans le cadre de l’Action sociale sont souvent hors de nos pensées ou alors nous refusons d’y prétendre. Pourtant, notre quotidien nécessiterait souvent des coups de pouce pour vivre plus sereinement notre vie d’agent·e public·que.
 
C’est pourquoi, au SE-Unsa, nous vous proposons dès à présent nos informations, notre écoute et notre expertise.
 
 
L’accompagnement Mes aides spécifiques du SE-Unsa, c’est : 
 
  • des informations pour comprendre les différents types d’aides et les conditions pour y avoir droit ;
     
  • des alertes à chaque nouveauté concernant les aides possibles ;
     
  • des communications personnalisées au regard de votre situation et des aides auxquelles vous pouvez prétendre ;
     
  • un accompagnement par nos équipes locales pour connaître également les aides d’initiative locale, propres à votre lieu d’exercice.
 
Alors, dès aujourd’hui, demandez l’accompagnement Mes aides spécifiques du SE-Unsa en complétant notre formulaire en ligne !
 
 
Vous êtes déjà adhérent·e du SE-Unsa ?

Le ministère n’a pas de comité d’entreprise, votre syndicat vous l’offre.
Le SE-Unsa permet à tou·tes ses adhérent·es de bénéficier d’avantages financiers relevant d’un comité d’entreprise pour rendre votre quotidien plus agréable (billetteries, vacances, loisirs, presse, réductions diverses…).
Accédez à toutes les offres via votre espace adhérent : monespace.se-unsa.org
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 18:19

Il faut prolonger les contractuels et AED venus prêter main forte

 

Le SE-Unsa demande la prolongation jusqu’à la fin de l’année scolaire des contrats des enseignants et AED recrutés depuis le mois de novembre.
 
À l’automne, alors que le pays affrontait sa deuxième vague épidémique, le gouvernement répondait enfin à la demande de renforts formulée par le SE-Unsa. Mais il y répondait à sa façon… Le ministère accordait aux rectorats des possibilités de recrutements de contractuel·les et d’AED et ceci, seulement jusqu’aux vacances de février.
Ils sont tout de même plusieurs centaines à avoir répondu présents malgré des contrats peu attractifs et des conditions d’exercices dégradées.
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, il faut dès maintenant assurer la poursuite des contrats jusqu’aux vacances d’été pour pouvoir affronter la suite de l’épidémie, stabiliser l’École et sécuriser ces personnels venus prêter main forte. L’évolution de la situation sanitaire et le renforcement des contraintes conduisent même à davantage de besoins.
Prolonger dès maintenant et durablement éviterait une gestion dans l’urgence pour les rectorats, une organisation en catastrophe sur le terrain : information à la dernière minute sur lieu d’affectation, ruptures de contrats et signatures a posteriori, difficultés financières pour ces personnels avec à nouveau des acomptes pour salaire pendant deux mois de suite…
 
La prudence budgétaire peut expliquer la réticence à autoriser ces prolongations de contrats, en attendant de voir ce qu’il en sera du maintien de l’ouverture des écoles et établissements scolaires.
 
Pour le SE-Unsa, c’est de la prudence mal placée. Qu’il s’agisse de permettre à l’École d’affronter la crise sanitaire ou à des personnes d’affronter la crise économique, ces prolongations de contrats sont nécessaires au bon fonctionnement des établissements et des écoles. Aujourd’hui les renforcements successifs du protocole renforcé nécessitent plus de personnels.
 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 18:16

L'intersyndicale saisit le ministre

 

Le SE-Unsa, la CGT Éduc’action, la FSU, le Sgen CFDT, le Snalc et Sud Éducation demandent au ministre d’ouvrir en urgence des négociations salariales et des discussions pour une reconnaissance du métier d’AESH et sortir ces personnels d’une précarité insupportable.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans ASH
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 17:43

De nouvelles modalités pour une certification plus attractive ?

 

Le ministère souhaite revoir les modalités d’organisation du Cafipemf. Le SE-Unsa détaille pour vous les projets de modifications, très vraisemblablement arrêtés avant la fin de l’année scolaire. En effet s’il veut concrétiser l’ambition de 33 % de maîtres formateurs dans les équipes pluri-catégorielles de formation initiale des enseignants, le ministère doit rapidement attirer de nouveaux candidats à la certification.
 
 
Les conditions d’inscription
 
Elles seraient inchangées : être instituteur ou professeur des écoles - titulaires ou contractuels -, et justifier, au 31 décembre de l’année de l’examen, de 5 ans de services dans une école publique, sur ou en dehors du territoire national.
 
La nouveauté : suite à l’inscription (l’année précédente auprès du rectorat), le candidat bénéficierait d’une visite conseil avec son IEN. Celle-ci donnerait lieu à un compte-rendu communiqué au candidat.
 
 
Une formation préalable de 5 semaines
 
Tout candidat inscrit bénéficierait désormais d’une formation de 5 semaine non consécutives de juin à décembre de l’année N dont l’organisation sera déterminée par le recteur :
  • 3 semaines d’observation et de pratique accompagnée auprès d’un maître formateur ou d’un CPC dans l’exercice de sa mission d’accompagnement
  • 2 semaines de formation assurées conjointement par l’académie et par l’Inspé.
Cette formation inclurait notamment des modules de méthodologie et d’initiation à la recherche permettant de délivrer des crédits European Credits Transfer System (ECTS)*.
 
*Système européen de trasnfert et d’accumulation de crédits permettant une resonnaissance des qualifications. En savoir plus sur le site de l’Union européenne dédié à l’éducation et à la formation.
 
 
L’examen
 
Il se déroulerait désormais sur un an et ne comporterait plus d’épreuve d’admissibilité. La rédaction d’un mémoire ne ferait plus partie des attendus. 2 épreuves sont prévues.
 
  1. Une première épreuve décomposée en deux séquences consécutives :
Séquences Activité Durée

1

Observation par le jury d’une séance de français ou maths en élémentaire et sur des activités langagières ou sur la construction du nombre en école maternelle.
1/3 du temps pourra être consacré à une autre discipline à condition qu’elle contribue à l’apprentissage des maths ou du français.

60 min

2 Entretien entre le candidat et le jury. 60 min

>> Le jury

Il est composé d’un IEN d’une autre circonscription, d’un enseignant de l’Inspé n’ayant pas participé à la formation du candidat et d’un maître formateur exerçant dans une autre circonscription.

>> Les attendus
  • Capacité à conduire une analyse didactique et pédagogique et à réfléchir à sa propre pratique
  • Bonne maîtrise des contenus didactiques et pédagogiques en français et en mathématiques

Cas particuliers des candidats directeurs d’école et des CPC faisant fonction : ils pourraient bénéficier d’un aménagement de la première épreuve s’ils en ont formulé le souhait au moment de leur inscription.

Une première épreuve aménagée décomposée elle-aussi en deux séquences :

Séquences Activité Durée

1

Observation par le jury d’une séance liée à l’exercice professionnel du candidat :
 - Faisant fonction de conseiller pédagogique : animation d’une action de formation professionnelle collective
 - Directeur d’école : animation d’une réunion de nature pédagogique : conseil des maîtres, conseil de cycle, conseil école-collège

45 min

2 Entretien entre le candidat et le jury. 45 min
 
  1. La deuxième épreuve
Tous les candidats y seraient soumis, et ce dans le délai d’un mois après la première épreuve. Elle se décomposerait en 4 séquences :
 
Séquences Activité Durée
1 Observation en classe d’un PE stagiaire ou titulaire, en présence du jury 60 min
2 Analyse immédiatement consécutive de la séquence 1 par le candidat avec le PE en présence du jury 30 min

3
Production par le candidat d’un rapport de visite sur la séance observée en séquence 1 qui doit être transmis dans les 2 semaines 45 min

4
(3 à 4 semaines après séquence 2)
Entretien du candidat avec le jury :
 - Il explicite son analyse et ses intentions de la séquence 2 et présente l’écrit professionnel produit en séquence 3.
 - Le questionnement du candidat par le jury dépasse le cadre de la séance observée et permet au jury d’apprécier les connaissances pédagogiques et didactiques du candidat.

60 min

 
> > Les attendus
  • La maîtrise des compétences professionnelles attendues d’un formateur au regard du référentiel des compétences du formateur
  • La capacité à conseiller et à accompagner les professeurs des écoles, en particulier dans les domaines du français et des mathématiques

L’évaluation

Pour chaque épreuve, le jury s’appuie sur une grille d’évaluation et positionne le candidat par une note sur une échelle de 0 à 20 points.

L’examen est obtenu dès lors que le candidat obtient au moins 10 sur 20 à chaque épreuve. Les domaines de compétences ainsi que les modalités d’évaluation sont précisés par voie de circulaire du ministre chargé de l’Éducation nationale.

La spécialisation 

Après trois années d’exercice en tant de maître formateur ou conseiller pédagogique, il est possible de se présenter à l’épreuve complémentaire facultative de spécialisation. L’ouverture d’une spécialisation est décidée par le recteur.
 
Les spécialisations possibles :
  • Arts visuels
  • Éducation physique et sportive
  • Éducation musicale
  • Enseignement en maternelle
  • Enseignement et numérique
  • Histoire-géographie - enseignement moral et civique
  • Langues et cultures régionales
  • Langues vivantes étrangères
  • Sciences et technologie
L’épreuve complémentaire de spécialisation se décompose en trois séquences :
 
Séquences Activité Durée

1

Rédaction d’un rapport d’activités portant sur les années de service effectuées en qualité d’instituteur ou de professeur des écoles - maître formateur ou de conseiller pédagogique. Les activités recensées sont valorisées au regard de la spécialisation visée.  

2
Observation par le jury d’une séance de formation collective assurée par le candidat et s’inscrivant dans le domaine de la spécialisation visée. 60 min

3

Entretien du candidat avec le jury :
 - Il explicite ses intentions mises en œuvre dans la séquence 2 et présente son rapport d’activités.
 - Le questionnement du candidat par le jury dépasse le cadre de la séance observée et permet d’apprécier les connaissances pédagogiques et didactiques du candidat dans les domaines correspondant à la spécialisation visée.

60 min

Le jury est composé d’un IEN n’exerçant pas d’autorité hiérarchique sur le candidat, d’un enseignant de l’Inspé n’ayant pas contribué à la formation du candidat et d’un maître formateur exerçant dans une autre circonscription.

Admission des candidats ayant obtenu un total de points égal ou supérieur à 10 points sur 20. Les domaines de compétences ainsi que les modalités d’évaluation sont précisés par voie de circulaire du ministre chargé de l’Éducation nationale.

Les postes
 
Les titulaires du Cafipemf sans spécialisation ont vocation à exercer en tant que conseillers pédagogiques de circonscription généralistes ou en tant que maîtres formateurs. Une épreuve complémentaire facultative de spécialisation est nécessaire pour les autres catégories de fonctions comportant une spécialisation.
 
Les enseignants titulaires d’une spécialisation peuvent, le cas échéant, postuler sur des postes à vocation généraliste de conseillers pédagogiques ou de maîtres formateurs. La spécialisation est fonction de l’épreuve complémentaire facultative de spécialisation choisie par le candidat.
 
Les titulaires d’une spécialisation peuvent être amenés à accomplir des missions qui dépassent le cadre des seules activités correspondant à la spécialisation choisie, dans la mesure où leur mission s’exerce toujours, y compris dans leur spécialité, en référence à la polyvalence de l’enseignant.
 
 
Les missions 
 
Celles-ci restent inchangées. En revanche, une réorganisation pourrait être décidée localement, avec un rééquilibrage vers les missions de formation en Inspé.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
En refondant en grande partie les épreuves de l’examen et sa temporalité (tout en 1 an au lieu de deux précédemment), le ministère espère répondre à la pénurie des personnels certifiés, pénurie qui s’est accentuée depuis une première refonte de l’examen il y a trois ans. Si nous partageons cette préoccupation, nous faisons néanmoins le constat d’une certification qui se retrouve de fait allégée dans ses contenus.
 
Si la période de formation pré-examen garantit le lien avec la recherche, celui-ci se retrouve considérablement amoindri du fait de la disparition du travail d’écriture longue et réflexive. Les nouveaux certifiés resteraient ainsi de bons « techniciens », experts de leur pratique, mais ne seraient plus encouragés à une pratique réflexive indispensable. Certes, 5 semaines - en particulier les 2 semaines de formation - si elles sont tenues, sont intéressantes comparativement aux 5 jours actuels (le minimum constaté dans les académies). Cependant, quelle reconnaissance pour le formateur qui accueillera le candidat ?
 
Autre point d’inquiétude : le recentrage sur le français et les maths. Cohérent avec la stratégie déployée dans le premier degré, mais laissant de côté la polyvalence propre au métier de professeur des écoles.

Relancer l’attractivité des missions de formateurs c’est essentiel. Les besoins sont réels et vont s’intensifier. Le ministre oublie une fois de plus qu’un des leviers de l’attractivité, outre l’aménagement possible de l’examen, passe également par une réelle reconnaissance et revalorisation des missions. 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 15:25

Mesures de carte scolaire

 

Les mesures de carte scolaire pour la rentrée 2021 ont été examinées ce matin lors d'un CTSD qui s'est réuni en visioconférence.

Ce Comité Technique a été précédé d'un groupe de travail lundi, au cours duquel les organisations syndicales ont pu faire remonter de nombreuses remarques sur le projet initial présenté par la DASEN.

Après des heures de discussion, la Directrice Académique a modifié 28 mesures (16 entre le groupe de travail et le CTSD, puis 12 à la fin du CTSD). C'est trop peu pour l'UNSA-Education 92, qui a voté contre ce projet (de même que la FSU, la CGT, FO et la CFDT) notamment en raison du sort réservé à l’Éducation Prioritaire, principale victime des mesures prises. Le SNALC s'est abstenu. Vous trouverez toutes les ouvertures et fermetures de classes en cliquant sur le lien ci-dessous.

D'autres mesures ont été prises, notamment :

- la fermetures des écoles maternelles Chateaubriant et Barbusse (Bagneux), et Félix Pyat (Puteaux)

- l'ouverture des écoles primaires Niki de Saint Phalle (Bagneux), Panorama (Clamart) et Félix Pyat (Puteaux)

- la création d'une décharge spécifique (3/4) pour les écoles de 12 classes, et l'augmentation du nombre de jours de décharges des écoles à 1 classe (de 4 à 6) et de 2 et 3 classes (de 10 à 12)

- TRS : fermeture de 2 postes (20ème et 21ème circonscriptions) et ouverture de 5 postes (12ème, 13ème, 14ème, 17ème et 27ème)

 

  David PLANCHE

Représentant UNSA-Education 92 au CTSD

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Carte scolaire
1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 11:36

L'expérimentation d'une enquête en petite section jette le trouble

 

Dans un contexte très sensible, le lancement de l’expérimentation en petite section de maternelle d’outils pour le nouveau panel « DEPP » (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) génère des inquiétudes légitimes mais donne aussi lieu à des dénonciations outrancières. Si on essayait d’y voir plus clair ?
 
Les panels de la DEPP, c’est quoi ?
 
Depuis 1973, la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a mis en place 8 panels successifs. Le principe est de suivre la trajectoire scolaire dans la durée d’un échantillon d’élèves rentrés à l’école à une date donnée. Progressivement, la DEPP a enrichi ce suivi longitudinal en introduisant des informations sur le contexte familial, les acquis cognitifs et conatifs. Ces ajouts permettent d’identifier les facteurs de réussite scolaire.
Les informations récoltées donnent lieu à un traitement statistique après anonymisation. Elles ne font jamais l’objet d’un traitement individuel.
Ces enquêtes n’ont donc rien à voir avec les évaluations nationales ou le projet avorté de Jean Michel Blanquer alors directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco) d’évaluer tous les élèves de grande section pour repérer les élèves « à risques ».
 
Quoi de neuf pour ce panel 2021 ?
 
Pour la première fois, puisque l’école maternelle fait maintenant partie de l’instruction obligatoire, la DEPP a décidé de construire son panel avec environ 35 000 élèves répartis dans 1 700 classes qui entreront en petite section à la rentrée 2021. Cela devrait permettre d’introduire les apports de l’école maternelle dans la réflexion sur les facteurs de réussite scolaire.
La DEPP précise dans sa présentation que l’enquête portera aussi sur les pratiques pédagogiques en maternelle.
 
Une fois cette décision prise, la DEPP a dû construire de nouveaux outils (grille d’observation, module d’activités langagières et transversales sur tablette) adaptés à l’« évaluation » d’enfants scolarisés en petite section de maternelle. Ce sont ces outils qui sont actuellement en phase d’expérimentation dans quelques classes de petite section.
 
Que sait-on de ces outils ?
 
Les informations dont nous disposons à ce jour sur les outils testés sont parcellaires.
La DEPP indique sur son site qu’ils ont été préparés avec des groupes de concepteurs spécialistes de la maternelle et des chercheurs.
Lorsque nous l’avons rencontrée début janvier, elle nous a précisé que les chercheurs étaient Alex de Carvalho du laboratoire Lapsydé et Anne Christophe, membre du conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN), appartenant tous deux au champ des neurosciences cognitives.
On aimerait en savoir plus sur ce qui a guidé les choix du groupe, le cadre méthodologique retenu, les champs auxquels appartiennent les « spécialistes » de la maternelle évoqués. La pluralité des approches, qui nous semble importante, est-elle respectée ? Nous n’en savons rien.
 
Le questionnaire portant sur le comportement des élèves provoque un fort émoi. D’où vient-il ? Les parents sont-ils informés de façon explicite ? Les enseignants peuvent-ils être confrontés à mettre des croix dans des cases pour caractériser le comportement de leurs élèves sans que cela n’ait de répercussions sur leur perception des élèves (effet Pygmalion) ? Autant de questions légitimes que se posent les enseignants concernés : le but et la validité scientifique de ce questionnaire doivent être impérativement clarifiés.
 
La phase d’expérimentation, nous dit la DEPP, « est essentielle pour permettre de s’assurer de la pertinence et de la qualité des questionnaires et des exercices, de l’adaptation de la durée aux contraintes de la classe, et de recueillir l’avis des acteurs concernés ». D’après nos informations, les protocoles sont lourds, car ils ne peuvent évidemment pas être menés collectivement. La mobilisation des ERUN pour le module sur tablette certes soulage les enseignants mais se révèle très chronophage et ne leur permet pas d’assurer leurs vraies missions. Les enseignants sollicités pour expérimenter seront -ils en mesure de faire remonter toutes ces difficultés et seront-ils écoutés ?
 
Transparence, reconnaissance, dialogue : des progrès à accomplir
 
A chaque lancement d’une enquête de la DEPP, nous sommes interrogés par des collègues sollicités qui se demandent s’ils doivent accepter de participer au dispositif. La plupart du temps, ils n’ont reçu qu’un bref courrier de leur supérieur hiérarchique les avisant qu’ils ont été retenus, sans qu’on leur demande leur accord ni qu’on leur expose les attendus du dispositif. Ils ne veulent pas participer sans comprendre et c’est tout à leur honneur. La transparence n’est pas vraiment au rendez-vous, sans doute moins par volonté de dissimuler quoique ce soit que par négligence de l’importance d’informer et de convaincre. Par exemple, la DEPP devrait publier systématiquement la fiche du registre de traitement des données personnelles et l’étude d’impact. Elle ne l’a pas encore fait pour cette enquête.
 
Les enseignants ne souhaitent pas être traités comme des exécutants dociles d’une commande hiérarchique qu’ils ne pourraient discuter. Il serait temps qu’ils soient considérés comme des partenaires participant à un travail de recherche scientifique, ce qui signifie rencontres en amont, partage des objectifs et des outils, partage des résultats. Ce qui signifie aussi reconnaissance du temps de travail consacré à cette collaboration (pourquoi pas sur le temps des APC ?).
Enfin, il serait temps que la DEPP pratique le dialogue social organisé dans un « comité de concertation » avec les organisations syndicales qui sont à la fois des relais d’information, d’alerte et de propositions.
Les travaux de la DEPP sont précieux pour connaître et comprendre l’impact des politiques scolaires, des facteurs sociaux et environnementaux dans la réussite de nos élèves.
Dans un contexte de défiance généralisée, la transparence et l’écoute sont indispensables.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Maternelle
30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 15:33

Rassemblement devant la DSDEN

 

Le projet de carte scolaire, transmis aux organisations syndicales et qui sera examiné lundi 1er février, prévoit de trop nombreuses fermetures pour que nous puissions l'accepter en l'état, surtout en raison des conditions dans lesquelles les équipes travaillent actuellement.
Le SE-Unsa 92, au sein de l'intersyndicale, appelle à un rassemblement mercredi 3 février à 11h, devant la DSDEN, pour protester contre ce projet de carte scolaire.
Retrouvez nos revendications dans le tract ci-dessous.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 11:44

Mme Fis, Directrice Académique, a reçu une intersyndicale départementale le jeudi 21 janvier à 17h30, en visioconférence, en présence de Mme Beulze, Secrétaire Générale.

 

1. Contexte sanitaire

Suite aux annonces gouvernementales de la semaine dernière, voici les nouveautés concernant la vie des écoles :

  • L’interdiction de l'EPS et de la natation dans des lieux fermés. Seule la motricité en maternelle peut continuer.
  • Les restrictions dans le cadre de la restauration scolaire.
  • Le couvre-feu à 18h. Une attestation de déplacement pour les directeurs est à faire compléter par les IEN, au directeur de compléter celles des enseignants.

Toutes les circonscriptions ont été dotées de masques. C'est aux équipes mais surtout aux directeurs d'aller les chercher, ce que le SE-Unsa déplore. Ce sont de nouveaux masques 50 lavages.

La situation épidémique évolue aussi dans les Hauts de Seine, la remontée du taux de contamination est significative. Il y a eu 67 ASA covid aujourd'hui et 11 classes étaient fermées.

Il devrait y avoir des tests antigéniques proposés aux adultes de l’Education Nationale. Dans le second degré, les tests concernent les adultes et les élèves. Dans le premier degré, ils ne concernent que les adultes volontaires. Les ATSEM sont également conviées.

Ces tests seront faits dans la limite des moyens en personnels formés pour faire passer les tests.

Les adultes du premier degré devront aller dans les collèges et les tests PCR seront réalisés dans les structures grand public. L'Education Nationale envisage d'embaucher des infirmières libérales.

Si 3 cas sont avérés dans une école sur 7 jours, des tests systématiques et massifs sont mis en place. Cependant aujourd'hui la prise en charge revenant à l'Education Nationale, il manque de moyens humains pour réaliser ces tests. Dans la réalité on ne peut donc pas réaliser ces dépistages.

Si plusieurs cas apparaissent dans une école, il y a uniquement des mesures d'éloignement et d'isolement des cas contacts. Les personnels cas contacts sont prioritaires sur les lieux de test grand public.

 

Contractuels COVID

Sur les 50 recrutés, 31 sont actifs. Ce ne sont pas des contrats très attractifs, il est donc difficile de trouver du personnel.

 

2. Calendrier des opérations de gestion

Direction d'école

Liste d'aptitude à la direction d’école : Mme Beulze espère pouvoir avertir les candidats de leur inscription sur la liste d'aptitude avant les vacances de février, au plus tard pendant les vacances. Il n'y a plus de CAPD sur ce sujet.

 

Promotions

Une mise à jour informatique a eu lieu la semaine dernière. Par conséquent les effets sur les fiches de paye se feront en avril, de manière rétroactive.

L'administration sera en mesure de transmettre les décisions d'attribution des bonifications en avril.

Les représentants syndicaux présents estiment que ces délais sont bien trop longs.

Une CAPD est demandée. Mme Beulze précise qu'une CAP portera sur l'attribution des promotions 2020. Les passages à l'ancienneté ne sont pas concernés.

Il faut rester vigilant aux délais de recours concernant les promotions et les avis suite aux visites dans le cadre du PPCR. En cas de désaccord, il faut utiliser les recours possibles dans un délai restreint.

Concernant le PPCR, Mme Fis estime qu'il n'y a aucune raison pour que l'avis de la DSDEN ne respecte pas celui de l'IEN ; or dans les faits c'est parfois le cas. De plus, tous les items ne sont pas toujours tous complétés. Les appréciations « excellent » sont très limitées.

Nos collègues ont souvent des difficultés à écrire des commentaires dans le cadre du PPCR. Dans ce cas, il faut adresser un mail dans les délais de recours prescrits.

Le sujet des promotions est à revoir en CAPD. Le SE-Unsa est intervenu pour la situation d’une collègue dont l’appréciation avait été posée sans rendez-vous carrière !

 

3. Rémunérations et indemnités

Toutes les indemnités ont été mise en paye.

Le reversement des trop perçus, notamment ceux relatifs au paiement des retraites, pose problème car il est retiré en une seule fois même quand les personnels préviennent l’administration préalablement.

Il est indispensable de progresser en termes de gestion des trop perçus et des indemnités.

Par exemple : Certaines procédures sont longues comme la retraite pour invalidité. Le salaire du collègue à mi-traitement est prélevé d'un coup quand la retraite prend le relais.

L'administration s'engage à travailler en amont puisqu'elle n'a pas de pouvoir sur le TPG.

 

4. Mobilité

Il y a eu 1530 demandes de mobilité dans SIAM. 319 ont été invalidées car les dossiers étaient incomplets. 1214 ont donc été validés, dont 368 rapprochements de conjoints.

Les Hauts-de-Seine sont le département de l’académie dans lequel il y a le plus de demandes à titre comparatif, il y a 2 fois plus de demandes que dans l'Essonne).

 

5. Direction d'école

Lors de la prochaine commission, seront traitées les améliorations des conditions de travail, notamment en ce qui concerne l'amélioration des décharges.

Autre point soulevé, la non communication des nouvelles demandes aux directeurs d'école concernant ONDE et le LSU. C’est désormais aux directeurs de noter sur ONDE les parcours particuliers des élèves (PPRE, PAP, RASED ...). Si la procédure pour chaque élève est assez rapide et que la synchronisation avec le LSU fonctionne bien, il n'en reste pas moins que c'est une charge de plus pour les directeurs, notamment ceux qui ne sont pas totalement déchargés alors que l'on insiste sur le fait qu'il faut alléger leur charge de travail.

Par ailleurs les directeurs n'ont absolument pas été informés. Ce sont les collègues enseignants qui les ont avertis.

Madame Fis et madame Beulze ne sont pas au courant de cette nouvelle procédure. Elles nous feront un retour quand elles en sauront davantage.

 

6. Questions diverses

Rédaction du projet d'école

Certains IEN de circonscription exigent que le projet d'école soit réécrit.

Madame Fis précise que ce n'est pas une priorité et qu'elle en informera de nouveau les IEN.

La directrice académique travaille sur le projet académique qui servira d'appui à la rédaction du prochain projet d'école, qui sera à travailler à la rentrée prochaine en ayant fait le bilan du projet précédent en fin d'année scolaire 2020-2021.

 

Congé parental

Jusqu'à présent on perdait son poste au bout d'un an de congé. Parfois les demandes se font de 2 mois en 2 mois. Mme Beulze indique que la DSDEN va préciser dans une prochaine circulaire mobilité quels seront les critères qui entraineront une perte de poste (nombre de renouvellement, durée ...)

 

TRS 

Le SE-Unsa 92 signale la difficulté de remplacer les absences d'enseignants. Il s'étonne également que dans un même bassin, certains TRS viennent en aide aux directeurs, alors que dans une commune voisine du même bassin les absences enseignants ne sont pas remplacées.

Le SE -Unsa s'étonne d’un tel fonctionnement. Mme Fis indique qu'elle en a été informée et qu’elle s'en occupera.

 

Rythmes scolaires

Il n’y a pas de changement, hormis à Issy les Moulineaux où les conseils d'école vont devoir voter pour un maintien aux 4 jours ou un retour aux 4 jours et demi.

 

Prochaines instances : CTSD carte scolaire le 4 février, GT carte scolaire le 1 février.

 

Christine MERCIER

Représentante du SE-Unsa 92

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 19:32

Qu'est-ce que qui change en 2021 ?

 

L’année 2021 verra la mise en œuvre de plusieurs mesures impactant la rémunération des personnels de l’Éducation nationale.
Quelles sont les mesures ? Quels personnels seront concernés ? À quelle date les mesures seront-elles effectives ?
Le SE-Unsa fait le point.
 
 
Création du 7ème échelon de la hors-classe
 
Pour les PE, certifiés, Peps, PLP, CPE et PsyEN, le 7ème échelon de la hors-classe est créé ainsi qu’un 6ème échelon de la classe exceptionnelle pour les CE d’EPS et les PEGC.
 
C’est la dernière mesure de la revalorisation prévue par l’accord du protocole PPCR(*) de 2015, accord dont l’Unsa était signataire. Cette mesure entre en vigueur à partir du 1er janvier 2021.
 
Cette mesure crée un échelon supplémentaire à l’indice 821 soit, une rémunération nette de 3021 euros nets mensuels.
 
Cela a une incidence sur la classe exceptionnelle. Pour la campagne 2021/2022, selon le cadre règlementaire actuel, seuls les personnels qui seront reclassés au 7ème échelon ou qui obtiendraient le 7ème échelon dans le cadre de la campagne de promotion 2020/2021 pourront être éligibles au titre du vivier 2.
 
 
Prime d’équipement informatique 
 
En février ou mars, les collègues enseignants, PysEN percevront enfin une participation financière de l’employeur à leur équipement informatique. Cette prime d’équipement informatique, d’un montant de 150 euros nets, sera versée chaque année à la même période.
 
Le SE-Unsa a été entendu pour la prise en compte des PsyEN parmi les bénéficiaires mais il dénonce la mise à l’écart des professeurs documentalistes et CPE renvoyés à une mise à disposition de matériel par les établissements. Les discussions se poursuivent afin qu’ils perçoivent eux-aussi cette somme.
Pour le SE-Unsa, cette prime devra concerner tout le monde et être améliorée, dans un cadre pluriannuel.
 
 
Prime d’attractivité
 
À partir du mois de mai prochain, tous les mois, les personnels enseignants CPE et PsyEN en début de carrière verront leur rémunération augmentée d’une prime d’attractivité pérenne. Cette prime concerne les personnels entre le 2ème et le 7ème échelon.
 
Pour le SE-Unsa, ce début de revalorisation doit s’amplifier, dans le cadre d’une montée en charge pluriannuelle, afin de concerner l’ensemble des personnels dans les années à venir. Au gouvernement de faire des propositions et d’investir à la hauteur des besoins.
>> Voir les montants de la prime d’attractivité : https://enseignants.se-unsa.org/IMG/UserFiles/Files/prime_d_attractivite.pdf
 
 
Accélération de l’accès à la hors classe
 
Cette année, les taux de promotions à la hors classe passent de 17 à 18 % soit 1700 possibilités supplémentaires pour accéder à la hors classe.
 
 
Dernière tranche de la prime Rep+
 
Elle est prévue au Budget 2021. Quand et comment ? Alors que l’année scolaire est déjà largement commencée, aucune discussion n’a eu lieu. Le SE-Unsa continue à rappeler au ministre qu’il se doit de tenir ses engagements et vite.
 
 
Ajustement à la réévaluation du Smic
 
Comme chaque année, l’augmentation du Smic implique un ajustement des rémunérations de certains personnels contractuels afin de les aligner sur le salaire minimum.
Cette augmentation devrait se traduire par le versement d’une indemnité différentielle pour les contrats en cours et une revalorisation indiciaire de l’indice plancher pour les nouveaux contrats.
 
 
Indemnité de fin de contrat
 
La loi de transformation de la Fonction publique a introduit en 2019 la possibilité d’une indemnité en fin de contrat pour les agents publics. Cela concerne les contrats d’un an maximum signés à partir du 1er janvier. Une démission ou un licenciement qui écourterait le contrat, exclut l’agent du bénéfice de cette indemnité.
 
Le montant de cette indemnité est de 10% de la rémunération brute globale cumulée sur le contrat. Elle est versée au plus tard un mois après le terme du contrat.
 
Pour le SE-Unsa, cette indem­nité est une pre­mière avan­cée pour lutter contre la pré­ca­rité. Elle doit inci­ter les employeurs publics à pro­po­ser des contrats plus longs.
 
 
L’avis du SE-Unsa
Le SE-Unsa accueille favorablement ces mesures d’amélioration du pouvoir d’achat. Pour autant, les comptes ne sont pas encore soldés et le SE-Unsa continue d’agir auprès du gouvernement pour que d’autres mesures de revalorisation soient actées dans les prochains mois, pour obtenir, par le biais d’une loi de programmation, un légitime rattrapage des rémunérations au bénéfice de tous et une réduction des inégalités, notamment par rapport au reste de la Fonction publique et aussi entre les femmes et les hommes.
 

(*) Parcours professionnels, carrières et rémunérations

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