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SE-UNSA 92

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Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 21:21

Colère et épuisement des personnels

 

Dans le cadre des dispositions spécifiques au premier degré, le SE-Unsa a été reçu le 4 novembre par le ministère avec les autres organisations signataires de l’alerte sociale du 31 octobre (lire notre article).
Comme il l’avait déjà fait la veille en Comité technique ministériel, le SE-Unsa a solennellement mis en garde la rue de Grenelle. S’ils ne sont pas entendus, la colère et l’épuisement pourraient supplanter la conscience professionnelle de ceux qui font vivre l’École publique au-delà des déclarations médiatiques du ministre.
 
Le SE-Unsa a demandé au ministère de changer de méthodes de gestion de la crise. Sur la forme comme sur le fond.
 
Sur la forme, stop aux annonces qu’il faut ensuite mettre en musique sans avoir d’autres éléments que des déclarations sur les ondes et des lettres et des vidéos aux professeurs. Oui, une situation de crise peut conduire à des décisions rapides. Celles-ci doivent être adressées aux personnels sous la forme d’instructions officielles. Ces mêmes instructions, parce qu’elles auraient un caractère officiel, devraient être adressées directement aux collectivités. Ensuite, le ministère doit entendre qu’il faut à chaque fois prévoir des temps pour construire et mettre œuvre. Le SE-Unsa demande au ministère de mettre en place des journées banalisées s’il faut passer à de nouvelles étapes : nouveau protocole, fonctionnement pédagogique en alternance ou continuité pédagogique.
 
Sur le fond, non tout n’est pas prêt. Ni pour cette phase sanitaire, ni pour les éventuelles phases suivantes. Il faut des recrutements supplémentaires sur liste complémentaire pour pouvoir pallier les absences de personnels largement prévisibles compte-tenu de la protection nécessaire des personnels vulnérables, des congés maladie et des septaines qui vont croître. Le SE-Unsa a dit son opposition à la « réquisition » d’enseignants spécialisés, d’enseignants complétant des décharges de direction, des décharges d’enseignants maîtres formateurs…
Cette situation va durer de longs mois, elle ne peut se gérer par ce type de désorganisations et de telles contraintes sur les personnels.
 
Enfin, le SE-Unsa a réitéré sa demande de passage en distanciel des réunions nécessaires comme le conseil d’école et la suspension des autres réunions comme les animations pédagogiques par exemple. Cette suspension serait aussi un moyen de dégager du temps aux équipes pour faire face à la situation.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 11:04

Les directeurs d'école en première ligne

 

En cette période de reconfinement, les écoles restent ouvertes. Pour le SE-Unsa, le fait de pouvoir continuer à accueillir les élèves en présentiel est une bonne nouvelle. Mais le contexte épidémique imposant le calendrier ainsi que la menace terroriste renforcée mettent sous pression les enseignants des écoles, au premier rang desquels se trouvent les directeurs et directrices d’école. 
 
Les enseignants et les directeurs étaient censés être en vacances. L’arrivée d’un nouveau protocole sanitaire à appliquer pour la semaine de reprise du 2 novembre est venue bousculer une rentrée déjà pleine d’interrogations avec les conditions de mise en place de l’hommage national à Samuel Paty. 
 
Les équipes des écoles, en lien avec les administrations locales et les collectivités, se préparaient en effet à mettre en place un accueil des élèves différé à 10h le lundi 2 novembre afin de libérer un peu de temps de préparation sur les aspects pédagogiques de l’hommage. Un message du ministre est venu le 30 octobre annuler cette rentrée décalée, annulant ainsi ce qui avait pu être préparé localement.
 
La préparation de cette reprise est un casse-tête pour tous, et la surcharge de travail concerne les équipes des écoles et leurs directeurs et directrices. Pour cette raison, il faut laisser du temps aux personnels pour la mise en œuvre du nouveau protocole sanitaire et des dernières consignes. L’ensemble de la semaine de reprise doit pouvoir être utilisée pour construire le fonctionnement adéquat des écoles.
 
Ce sont encore souvent les directeurs qui doivent en premier lieu gérer les incohérences des informations, leur transmission aux parents et à leurs collègues, les questions, le lien avec les collectivités… Les groupes de travail avec le ministère passent, les directrices et directeurs se surpassent, mais pour l’amélioration de leurs conditions de travail il faut encore que l’on repasse !
 
L’avis du SE-Unsa

L’actualité démontre une fois de plus le rôle clé des directrices et directeurs d’école dans le 1er degré. Parce que le sens du métier, le sens du devoir font de la réussite des élèves le cœur de leurs missions, ils mettent tout en œuvre, avec leurs équipes, pour permettre les meilleures conditions possibles de reprise, en allant souvent au-delà de ce qui pouvait être attendu d’eux. Pour le SE-Unsa, il est indispensable de reconnaître l’investissement sans faille des directrices et directeurs d’école. Le ministère doit se souvenir du rôle primordial qu’ils ont joué et devra agir pour leur permettre d’exercer leurs missions dans les meilleures conditions en faisant aboutir concrètement les travaux de l’agenda social. Les directrices et directeurs n’ont que trop attendu.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école
31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 13:52

Les personnels en colère

 

Non, les personnels de l’Éducation nationale ne s’habituent pas à faire et défaire dans l’urgence. Ils sont exaspérés et en colère. Pendant les congés, à partir des consignes académiques, ils ont d’abord organisé une reprise sous la double contrainte d’un nouveau protocole sanitaire et de l’hommage à notre collègue Samuel Paty avec une rentrée décalée des élèves. Alors que, dans de nombreux territoires, le travail des administrations locales et des équipes en lien avec les collectivités permettait une rentrée décalée à 10h, alors que le travail d’information aux familles avait été réalisé, les personnels ont appris vendredi 30 octobre en fin de journée, que la reprise des élèves se feraient finalement à l’horaire habituel et que les modalités de l’hommage en seraient modifiées.
 
Dans ce contexte de pandémie et de menace terroriste renforcée avec un plan vigipirate relevé au niveau « urgence attentats » qui met l’École sous pression, les enseignants, les directeurs d’école, les CPE ont à cœur de prendre leur responsabilité pour que l’École joue pleinement son rôle mais le mode de gestion « ordre et contre-ordre » tire dangereusement sur la corde. Non pas sur celle de la confiance qui est déjà rompue mais sur celle de la conscience professionnelle. Celle-ci est particulièrement solide mais pas au point de pouvoir subir toutes les mises à l’épreuve inutiles, d’autant plus dans cette période où le manque de visibilité sur l’évolution de l’épidémie pourrait conduire l’École à s’adapter à nouveau du jour au lendemain à de nouvelles mesures. Le SE-Unsa alerte solennellement l’exécutif, les personnels ne tiendront pas indéfiniment.

Stéphane Crochet
Secrétaire général du SE-Unsa
Le 31 octobre 2020

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 09:12

Protéger, respecter, soutenir les personnels

 

Pour le SE-Unsa, les personnels doivent être protégés, respectés et soutenus dans la mise en œuvre de la décision positive et essentielle pour les élèves de maintenir l’ouverture des écoles, collèges et lycées.
 
Le président de la République a décidé de maintenir des écoles, collèges et lycées ouverts en renforçant le protocole sanitaire. Le Premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale ont depuis précisé les modalités, en partie seulement. Le SE-Unsa partage la volonté de maintenir la scolarité en présentiel des enfants et des jeunes alors qu’ils ont déjà connu une longue interruption de leur présence lors du confinement au printemps dernier et que la situation épidémique devrait durer toute l’année scolaire. Pour autant, cette décision exigeante pour les personnels doit s’accompagner de la protection, du respect et du soutien de leur employeur, l’État.
 
Tout d’abord, la protection, le respect et le soutien pour des personnels déjà largement éprouvés, c’est leur laisser le temps pour s’approprier ce protocole et le mettre en place en lien avec les collectivités. Le SE-Unsa pense en tout premier lieu aux équipes, aux directrices et directeurs d’école notamment, et les engage à retenir les propos du ministre qui a dit « dans la semaine ». Le protocole dans sa totalité et les attestations à délivrer aux familles ne pourront pas être mis en place dès le lundi 2 novembre. De plus, le SE-Unsa demande la mobilisation de tous les moyens de remplacement pour assurer un maximum de décharge d’enseignement pour les directrices et directeurs d’école durant cette semaine.
 
Pour le SE-Unsa, l’hommage à Samuel Paty qui n’a pas encore fait l’objet de cadrage dans toutes les académies doit également pouvoir être reporté pour qu’il soit rendu dans les conditions à la hauteur du drame. Ainsi, l’organisation et l’information aux familles du report de l’entrée en classe à 10h qui avait été évoqué, ne peut reposer sur les épaules des équipes. Pour le SE-Unsa, s’il n’est pas déjà pris en charge par les collectivités, ce report doit être abandonné.
 
Ensuite, protéger, respecter et soutenir, c’est fournir tout l’équipement nécessaire, en premier lieu les masques. Selon nos remontées, leur acheminement vers les écoles et les établissements n’est pas effectif. Le ministre a annoncé la publication de la liste des catégories de personnels vulnérables pour le vendredi 30 octobre. Le SE-Unsa accompagnera ces collègues pour que leur mise en autorisation d’absence ou en télétravail soit immédiate et facilitée.
 
Enfin pour le SE-Unsa, il faut que l’exécutif franchisse un cap dans la transparence sur l’évolution de la situation épidémique dans les structures scolaires. Le passage à une scolarisation combinant présentiel et distanciel a été évoquée comme une souplesse possible pour les lycées. Dans tous les cas et quel que soit le niveau, cette modalité sera peut-être nécessaire. Elle doit donc se préparer. Il faut que toutes les formations et réunions non urgentes soient suspendues pour que les équipes puissent enfin y travailler. Le ministère doit également leur assurer que, dans le cas d’un recours à un fonctionnement alternant, il n’y aura pas de double journée avec l’enseignement en classe pour les élèves présents et l’enseignement à distance pour les autres.
 
À trois jours de la reprise, beaucoup de questions sont encore en suspens pour les personnels. Certaines comme l’adaptation des programmes et examens devront être travaillées très vite. D’autres, comme les périodes de formation en milieu professionnels, pour les élèves de la voie professionnelle, doivent trouver des réponses pour ce lundi.
 
Pour le SE-Unsa, il est hors de question que les personnels passent les trois prochains jours à résoudre la quadrature du cercle. Ils accueilleront les élèves dans les meilleures conditions possibles lundi et doivent pouvoir utiliser toute la semaine à construire le fonctionnement permettant de répondre pleinement aux nouvelles consignes.
 
Le SE-Unsa réitère son alerte sur l’épuisement accumulé par les personnels impliqués dans la gestion de cette situation depuis le printemps dernier et ayant dû faire face seuls à de nombreux dysfonctionnements.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 08:44

Un cadre plus souple et adaptable

 

Après deux réunions de concertation avec les représentants des personnels, le ministère s’oriente vers un cadre plus souple pour l’hommage qui sera rendu à Samuel Paty le lundi 2 novembre. Chaque équipe pourra adapter les propositions à sa situation particulière.
 
 
La matinée du 2 novembre est toujours prévue en trois temps :
 
  • Un premier temps pour que les équipes se retrouvent et s’organisent pour la suite de la matinée. Ce temps est prévu jusqu’à 10 heures.
> Pour le SE-Unsa, la prise en charge des élèves avant 10 heures ne doit pas être une source de complexité supplémentaire, en particulier pour les directeurs et directrices d’école. C’est pourquoi nous demandons que Dasen, recteurs et rectrices construisent cette organisation au plus vite avec les collectivités locales.
 
 
  • Un deuxième temps dont le cadre s’est assoupli à notre demande : la séquence pédagogique a pour objectif de revenir sur l’évènement et de préparer avec les élèves l’hommage qui aura lieu en fin de matinée. Des ressources seront mises à disposition à partir de mercredi soir. 
> Le cadre est assoupli et il sera possible pour les équipes de l’adapter à l’âge des élèves et au contexte particulier de leur école ou établissement. 
 
 
  • Enfin le temps de l’hommage collectif qui s’appuiera sur la lettre de Jaurès aux instituteurs suivie d’une minute de silence.
> La minute de silence collective n’est pas forcément la modalité adéquate partout. Des élus pourront être présents mais sans prise de parole.
 
 
Par ailleurs, des incertitudes pèsent sur le contexte sanitaire qui pourrait tout remettre en question. Néanmoins, il faut que chaque personnel soit informé au plus vite de l’organisation retenue. 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 21:02

Je demande l'accompagnement du SE-Unsa !

 

Vous envisagez de participer aux opérations du Mouvement 2021 pour obtenir votre premier poste ou changer d’académie/de département à la rentrée prochaine ?

 
Pas de panique, le SE-Unsa est là pour tout vous expliquer, vous conseiller et vous accompagner tout au long des démarches !
 
La mobilité géographique est un élément capital dans la carrière de chacun d’entre nous. Au SE-Unsa, nous le savons bien ! 
C’est pourquoi, nous proposons dès à présent notre écoute et notre expertise à tout collègue qui nécessite de participer au mouvement en raison de sa position actuelle (stagiaire), de son projet professionnel ou de sa situation personnelle.
 
 
L’accompagnement Mouvement du SE-Unsa, c’est :
  • des communications personnalisées pour ne manquer aucun élément de barème, n’oublier aucune pièce justificative, ne rater aucune échéance ;
  • des outils pour élaborer la meilleure stratégie et réussir chaque étape ;
  • un accueil sur le département/l’académie d’accueil par nos équipes locales ;
  • une aide en cas de mouvement défavorable.
Alors, dès aujourd’hui, demandez l’accompagnement Mouvement du SE-Unsa en complétant notre formulaire en ligne !
 
 
Les premières infos !
 
En raison du contexte de crise sanitaire et des retards engendrés dans de nombreuses administrations, la date butoir de prise en compte pour un rapprochement de conjoint a été reportée au 30 octobre.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 09:06

Intention entendue, concrétisation attendue

 

Annoncé en août 2020 pour un aboutissement en février 2021, le Grenelle de l’éducation a été ouvert jeudi 22 octobre par le ministre Jean-Michel Blanquer. Cette date prévue à l’avance donne une dimension particulièrement importante à cette démarche au lendemain de l’hommage national au professeur victime du terrorisme.
 
 
L’intention du ministre est celle d’une reconnaissance publique par l’employeur mais aussi par toute la société des enjeux reposant chaque jour sur les épaules des personnels de l’Éducation nationale.
Le Grenelle de l’éducation est sous-tendu par trois mots clés : reconnaissance, coopération et ouverture.
La méthode est celle d’une succession de temps d’échanges et de réflexions. Les travaux réalisés avec les organisations syndicales au sein de l’agenda social devront nourrir ces temps.
Une seconde partie imaginée sous forme d’ateliers invitera la société civile (parents, élèves, élus…) à parler de l’École et des métiers qui la font vivre. 
Enfin, le ministre envisage de nourrir la réflexion autour de deux temps forts : les états généraux du numérique et un colloque sur le professeur du XXIe siècle.
 
Un nouvel axe a été ajouté compte tenu du contexte autour de la protection des personnels et de la promotion des valeurs de la République.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Le SE-Unsa partage l’ambition affichée du Grenelle qui veut replacer l’École et ses personnels au centre de notre société. Il sera très attentif à ce qu’elle soit bien à la hauteur des objectifs qui lui ont été fixés et sache soutenir les besoins et attentes fortes des personnels. Pour le SE-Unsa, les travaux à venir ne doivent pas servir à donner l’illusion d’un consensus là où il n’y en aurait pas. Le SE-Unsa suivra et participera à ces travaux qui ne devront pas se substituer à ceux de l’agenda social qui doit rester le lieu du dialogue social. Le lancement du Grenelle confirme le projet d’une loi de programmation pour l’école. C’est une bonne nouvelle budgétaire car c’est une nécessité pour rattraper le retard accumulé.
 
Parce que les personnels de l’École sont au cœur du réacteur tout autant qu’ils ont à cœur de faire réussir tous les élèves, pour le SE-Unsa, les reconnaître, les respecter et les protéger, c’est respecter et protéger l’Ecole, c’est respecter et protéger la Société.
Porter atteinte à ces personnels comme aux valeurs qui sous-tendent leur engagement, c’est porter atteinte à l’École publique, à la République.
À ce titre, le SE-Unsa approuve une démarche, qui veut mettre en lumière la complexité, l’ampleur et le sens profond d’un métier aussi exposé que méconnu.
 
De la même façon qu’il avait demandé que le Grenelle initialement nommé « des profs » devienne le Grenelle de l’éducation, le SE-Unsa défend une profession diversifiée et réunie pour ne pas réduire ni nier la réalité et la diversité de l’École.
Apprécier cette complexité de l’École, identifier cette indispensable complémentarité des métiers, c’est avant tout reconnaître la hauteur des enjeux.
 
Voilà de très longs mois que la profession attend des réponses concrètes à ses besoins et ses attentes. Être revalorisés financièrement doit quitter le statut de mythe. Être considéré comme un professionnel à part entière par une gestion humaine de ressources prenant en compte l’ensemble des dimensions dont l’accompagnement professionnel et l’accompagnement RH de proximité doit prendre corps. Avoir la garantie d’une protection de sa santé et sa sécurité doivent être des droits effectifs.
 
Si la volonté d’impliquer toute la société dans cette reconnaissance de l’école est pour le SE-Unsa tout à fait essentielle, la méthode ne pourra s’en tenir aux seuls échanges d’ateliers quelle que soit la qualité de ces derniers. Les personnels devront y être associés au risque de débattre en dehors de la réalité du métier et le temps des débats devra se poursuivre plus longuement et au plus près des territoires au risque de ne jamais permettre à qui que ce soit de percevoir, comprendre et partager les enjeux de l’École.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 17:27

Le ministère travaille avec les organisations syndicales

 

Après l’effroi, il faut construire le retour dans les établissements et les écoles. Une réunion de travail a eu lieu en ce sens, ce jeudi 22 octobre. Nous avions en effet demandé au Premier ministre et au ministre d’être associés à l’élaboration du cadre de la reprise.
 
Plus de 15 jours après l’assassinat de Samuel Paty, équipe pédagogique et élèves se retrouveront. Après l’hommage national, ce lundi 2 novembre doit être avant tout une journée d’hommage à un enseignant de l’École de la République. Entre tentation autoritaire et dérives politiciennes, les organisations syndicales présentes ont réaffirmé d’une voix le besoin de protéger les enseignants, les CPE, les PsyEN déjà émus mais aussi inquiets.
 
Après les premiers échanges, rien n’est définitif mais 3 temps se profilent.
 
Un temps pour les personnels
 
Ce premier temps est indispensable, mais pour être serein, il doit se faire sans la présence des élèves dans les écoles et les établissements, ce qui suppose une organisation en amont.
Son cadrage doit d’organiser directement entre le ministère et les collectivités (reprise des cours décalés, transport scolaire, accueil des élèves…). Il ne doit ni reposer sur les directeurs d’école, ni sur les équipes de vie scolaire et de direction dans les collèges et les lycées.
 
Un temps d’accueil des élèves
 
Le deuxième temps doit être adapté à l’âge et à la maturité des élèves, y compris ceux de maternelle. La proposition d’un document support unique envoyé par le ministère ne paraît pas correspondre à cette attente.
 
Un temps de recueillement collectif
 
Le troisième temps pourrait prendre la forme d’une lecture de texte, écoute de chanson, minute de silence. Mais en aucun cas il ne doit être imposé. Il faut faire confiance aux équipes pour prendre en compte les besoins locaux et l’âge des élèves.
 
L’avis du SE-Unsa
 
Ce moment d’unité autour de l’École de la République, le SE-Unsa veut le réussir, ensemble. Ce n’est pas le point d’arrivée, il doit marquer le point de départ d’un travail au long cours sur le sens de l’École, de la République et de la laïcité. Nous ne voulons pas d’un cadrage trop étroit qui mettrait en difficulté les collègues. Le SE-Unsa sera très attentif à ce qu’aucune pression ne s’ajoute sur une profession déjà éprouvée.
 
Une nouvelle réunion de travail se tiendra pendant la semaine du 27 octobre.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 10:35

La Directrice Académique a réuni en urgence un Groupe de Travail suite à l'assassinat de notre collègue Samuel Paty vendredi dernier.

Elle a en préambule rappelé la chronologie des faits et a assuré, contrairement à ce qui a été dit par certains médias, que le soutien de l'institution à notre collègue avait été total, à tous les niveaux (principale, DSDEN, Rectorat).

Suite à l'hommage national rendu hier à La Sorbonne, ce GT a pour but principal de préparer la journée du lundi 2 novembre. Il faudra ensuite reposer la question de la laïcité dans les établissements scolaires à plus long terme.

Lors des discussions entre la DASEN et les organisations syndicales présentes, plusieurs questions émergent :

- Pourrait-il y avoir un temps de réflexion banalisé pour préparer la minute de silence et les discussions qui vont s'en suivre le 2 novembre ?

- Les élus ont-ils leur place lors de cet hommage ?

- Quelle est la place des parents d'élèves dans l'école ?

- Quel rôle peuvent jouer les autorités policières ?

Un nouveau Groupe de Travail se réunira la semaine prochaine, une fois que le cadrage national sera connu.

David PLANCHE

Représentant UNSA-Education 92 au CTSD

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 08:43

Rassemblement aujourd'hui à 15h Place de la République

 

Ce vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty a été assassiné devant le collège où il enseignait l’histoire et la géographie.

 

Victime d’un attentat perpétré au nom d’une conception dévoyée de l’Islam, il était depuis plusieurs jours la cible d’une vindicte publique. Pourquoi cette vindicte ? Parce qu’il avait montré des caricatures de Mahomet dans l’une de ses classes où il étudiait avec ses élèves la liberté d’expression. Comme tout enseignant, il cherchait ainsi à préparer des jeunes à l’exercice de l’esprit critique, condition essentielle à une pleine citoyenneté.

 

Face à cette horreur, nous appelons les citoyennes et les citoyens à se rassembler ce dimanche 18 octobre à 15h sur la place de la République à Paris. Au-delà de ce rassemblement, nous appelons nos représentations locales à organiser des initiatives dans les jours qui viennent.

 

Nous nous rassemblerons pour dire des choses simples et importantes.

 

Que nous pensons à Samuel Paty ainsi qu’à ses proches endeuillés.

 

Que les enseignants doivent être soutenus dans l’exercice de leur métier.

 

Que nous sommes attachés à la liberté d’expression et que nous refusons les logiques extrémistes et obscurantistes.

 

Que nous sommes attachés à la laïcité, qui garantit la liberté de conscience.

 

Que ça n’est pas par la haine que nous répondrons à la haine qui a coûté la vie à Samuel Paty mais par la promotion de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

 

Appelé par SOS Racisme, la FSU, le Sgen-CFDT, l’Unsa-Education, le SNALC, la FCPE, « La FIDL - le syndicat lycéen », la FAGE, l’UEJF et « Dessinez Créez Liberté »

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92