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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Vendredi 20 novembre : CDEN. Bilan de la rentrée 2020

 

 

 

 

26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 10:53

Le ministre passe en force

 

Le 20 mai 2020, Jean-Michel Blanquer a enclenché le recul de la professionnalisation des métiers de l’enseignement et de l’éducation.
Malgré l’engagement du président de la République de suspendre les réformes durant la crise sanitaire, le ministre de l’Éducation nationale fait passer son projet de réforme de la formation.
 
 
Présenté lors du comité technique ministériel du 20 mai, le texte déplaçant les concours en fin de master 2 ne nécessitera pas une seconde présentation devant les représentants des personnels « grâce » au vote en abstention de la FSU…
 
Le ministre s’est toujours débrouillé pour qu’il n’y ait pas de débat public sur le déplacement du concours en fin de master 2. Si la Loi pour une École de la confiance débattue au printemps 2019 parlait de formation des enseignants, elle ne modifiait que le nom des Espé en Inspé ainsi que les modalités de désignations de leurs directeurs. 
 
Ce n’est que lors du CTMEN du 20 mai, en pleine crise du Covid-19 qui occupe l’opinion publique et la profession, que la réelle raison d’être de la réforme de la formation est passée. En effet, un texte plaçant les concours de recrutement en fin de master2 a été soumis au vote des organisations syndicales. En choisissant l’abstention, la FSU permet au ministre de ne pas avoir à présenter ces textes une deuxième fois. La réforme de la formation Blanquer est donc enclenchée, revenant ainsi 10 ans en arrière, là où le ministre d’alors, Xavier Darcos, l’avait laissée. La place des concours en est le déclencheur, le contenu des épreuves en sera le catalyseur. 
 
 
Mauvaise nouvelle pour le système éducatif
 
Actuellement à l’étude, les concours seront par conséquent peu professionnalisants, en particulier pour le 2nd degré. Ainsi, les masters Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (Meef) proposés par les Inspé vont rapidement être désertés par les étudiants et leur valeur universitaire n’en sera que dévaluée. Plus la peine de se préparer à être enseignant pour passer les concours, il faudra avant tout démontrer sa maîtrise de la discipline. Le vieux combat excellence disciplinaire contre pédagogie, que l’on espérait dépassé, fait son retour, tout comme ses protagonistes. C’est une mauvaise nouvelle pour notre système éducatif !
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, enseigner de la maternelle au lycée, est un métier qui s’apprend et cette réforme est une régression. Au-delà de ne résoudre aucunement la désertion des concours enseignants et CPE, cette réforme va amplifier le choc de nombreux stagiaires face à la réalité d’un métier auquel ils ne se seront pas confrontés auparavant. Par l’allongement de la durée d’étude pour parvenir aux concours, cette réforme va rétrécir encore davantage la diversité des origines sociales des enseignants et CPE. C’est la première session 2022 qui en témoignera mais le SE-Unsa demande à chacun de se souvenir dès maintenant du 20 mai 2020, le jour où le ministre a reculé la place du concours sans grand fracas et ce, grâce à l’abstention de la FSU.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Stagiaires et débuts de carrière
26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 10:50

Une prime exceptionnelle mais pas pour tous

 

Une prime c’est toujours bon à prendre mais ça peut être difficile à avaler pour certains.
Il est toujours étrange de constater qu’il est bien plus facile de remercier tout le monde que de gratifier chacun.
 
Les mots n’ont pas manqué pour reconnaître l’investissement de l’ensemble de notre profession lors de cette crise sanitaire.
Le ministre de l’Éducation nationale, le Premier ministre et même le président de la République ont salué le travail extraordinaire accompli par chacun depuis sa place : enseignants, CPE, PsyEN, AESH, AED, etc.
 
Pourtant, en fin de course, tous ceux qui étaient légitimes à recevoir la reconnaissance des mots ne seront pas sur la liste des bénéficiaires.
 
Le SE-Unsa a demandé que les personnels soient informés du mode de comptabilisation qui les concerne.
Maintenant que cette prime existe, le cadrage national devrait au moins limiter les disparités entre territoires et objectiver des critères de répartition, ce qui limitera l’arbitraire.
 
 
Qui seront les personnels concernés ?

Tous les personnels titulaires et contractuels (quel que soit leur statut ou leur catégorie) sont éligibles s’ils ont participé à l’accueil des enfants dits « prioritaires » et donc qui étaient présents en école ou en établissement, à compter du lundi 16 mars.
 
Un barème national basé sur le nombre de jours de présence sur établissement sera communiqué aux rectorats pour cadrer les critères de mobilisation :
  • si présence inférieure à 4 jours : aucune prime
  • si présence comprise entre 4 et 9,5 jours : 330€
  • si présence comprise entre 10 et 16 jours : 660€
  • si présence au-delà de 16 jours : 1000€
Le recensement de la participation des agents sera fait au niveau des administrations déconcentrées (rectorats pour les personnels du 2d degré et DSDEN pour les personnels du 1er degré).
Les personnels habituellement sans charge de classe et impliqués dans l’accueil et l’organisation de l’accueil (notamment les directeurs d’école et les CPE) sont également éligibles à cette prime.
 
 
La prime oui mais quand et combien ?
 
Le décret prévoit trois montants possibles : soit 1000€, soit 660€ soit 330€ selon l’implication ou le surcroit de charge de travail.
La prime devrait être effectivement versée fin août ou fin septembre, le temps que les informations soient remontées à l’administration centrale et que les opérations de gestion préalables à la mise en paiement puissent être faites.
 
 
L’avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, il est indispensable de reconnaître financièrement l’engagement des personnels investis dans l’accueil des enfants de soignants.
Cependant, l’ensemble des personnels s’est investi pendant la crise sanitaire et pendant le confinement, afin de permettre la continuité du service public d’éducation.
Chacun a su s’adapter, revoir ses modes de travail, utilisant bien souvent son matériel personnel, pour assurer cette continuité.
Pour cela, tous les personnels mériteraient une reconnaissance du travail accompli dans ces conditions exceptionnelles.

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 18:01

Une proposition de loi qui a du sens mais non aboutie

 

Alors que le travail sur la direction d’école inscrit à l’agenda social depuis le printemps 2018 n’a toujours pas progressé, le groupe LREM à l’Assemblée nationale a déposé une proposition de loi sur la direction d’école. Si elle peut permettre d’avancer vers la reconnaissance d’une mission pleine et entière et de donner les moyens aux directeurs de pouvoir assurer leur mission, cette proposition de Loi comporte des éléments qui mériteraient d’être mieux définis. 
 
Cette proposition de loi pourrait répondre aux attentes fortes des directeurs et directrices d’école, tout en ne franchissant pas des lignes rouges, notamment celle d’une fonction hiérarchique comme l’avait un temps envisagé une mission Flash en 2018 ou le projet d’Établissement public local d’enseignement des savoirs fondamentaux (EPLESF) qui avait soulevé la colère des enseignants au printemps 2019. La proposition de loi permet de donner des perspectives aux directrices et directeurs notamment sur :
  • davantage de temps pour assurer leur mission avec une décharge totale de classe à partir de 8 classes même s’ils·elles pourraient alors conserver des missions d’enseignement, d’accompagnement, de formation ou de coordination ;
  • la possibilité d’être soutenu·es par des emplois de secrétariat mis à disposition par une convention avec la collectivité et un référent départemental direction d’école dans chaque DSDEN ;
  • une volonté de simplification des tâches ;
  • une reconnaissance sur les plans de la rémunération et de l’avancement de carrière ;
  • les moyens de pouvoir prendre et appliquer pleinement des décisions du conseil d’école. 
Néanmoins certaines propositions doivent être précisées ou modifiées : 
  • Les caractéristiques d’un « emploi fonctionnel » qui existe déjà dans la Fonction publique et donc à l’Éducation nationale, si elles devaient être transposées à la fonction de direction d’école, pourraient se concrétiser par des nominations à la discrétion du Dasen et une obligation de mobilité. 
  • Le financement du coût de ces mesures serait assuré par une taxe supplémentaire sur le tabac, par définition non pérenne.
  • La notion de « délégation de l’autorité académique » au directeur, s’il est précisé qu’elle concerne le « bon fonctionnement de l’école », doit être définie. 
 
D’autre part, cette loi envisage des évolutions pour lesquelles l’exposé des motifs est souvent plus prometteur que les articles eux-mêmes. Des dispositions présentées dans l’exposé des motifs ne relèvent en effet pas de la loi mais de textes règlementaires ultérieurs : c’est le cas des décharges ou de la rémunération. Pour devenir réalité, ces mesures nécessitent un engagement à les réaliser de la part du ministère de l’Éducation nationale.
 
En revanche, cette proposition de loi écarte la question de la structuration et du fonctionnement de l’école. Pour le SE-Unsa, c’est pourtant un des leviers pour la réussite des élèves et la sérénité des équipes pédagogiques.
 
Il s’agit donc maintenant de voir quel sera l’avenir de cette proposition de loi, le cheminement d’une proposition de loi étant long et semé d’embûches, avec des modifications tout au long du processus d’examen jusqu’à sa validation par le conseil constitutionnel. 
 
Les attentes des directrices et directeurs d’école comme les besoins de l’école sont immenses, cette proposition de Loi ne devra pas aboutir à la déception, ou pire, à de mauvaises surprises. Si les rédacteurs ont auditionné de nombreux acteurs dont les organisations syndicales, ils ne peuvent pas pour autant se prévaloir de leur caution. Le SE-Unsa qui porte le sujet de la direction et du fonctionnement de l’école depuis de très nombreuses années, et retrouve plusieurs de ses propositions, demande maintenant à pouvoir discuter du projet dans sa globalité.
 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école
15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 09:09

De nouveaux droits pour élever un enfant

 

Le décret n°2020-529 du 5 mai 2020 modifie le décret 85-986 du 16 septembre 1985.

Dès à présent, entrent en vigueur de nouvelles dispositions relatives au congé parental des fonctionnaires et à la disponibilité pour élever un enfant.

Ce décret d’application met en œuvre les dispositions de l'article 85 de la loi n°2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique.

 

Congé parental

Dorénavant le congé parental est accordé par période de 2 à 6 mois, contre 6 mois auparavant. Si le délai de demande initiale reste inchangé (2 mois), il passe à un mois pour la demande de renouvellement.

A la fin du congé, le fonctionnaire est réintégré à sa demande dans son administration d’origine ou de détachement. Quatre semaines avant sa réintégration, il bénéficie d’un entretien avec le responsable RH de son administration d’origine ou de détachement. Dans le dernier cas, il est détaché pour une durée au moins égale à celle restant à courir du détachement initial.

Le fonctionnaire demandant la fin anticipée du congé parental sera réintégré dans les mêmes conditions que s'il était arrivé au terme de son congé.

 

Disponibilité pour élever un enfant

A compter de maintenant, la mise en disponibilité est accordée de droit pour élever un enfant âgé de moins de 12 ans, contre 8 ans auparavant.

La durée de mise en disponibilité pour cette nouvelle disposition reste inchangée et ne peut excéder trois années. Elle peut être renouvelée si les conditions requises pour l'obtenir sont réunies.

 

Rappel : En matière d’avancement, depuis la promulgation de la Loi n°2019-828 de transformation de la fonction publique, le fonctionnaire conserve ses droits à l’avancement dans la limite d’une durée de 5 ans pour l’ensemble de sa carrière.

 

Notre avis :

Les nouvelles dispositions relatives au congé parental actent un progrès social conformément à nos mandats dans lesquels nous soulignions que la durée minimale de six mois était inadaptée. Elles introduisent davantage de souplesse pour les agents qui ne seront plus contraints de prendre 6 mois incompressibles et pourront articuler plus aisément vie familiale et vie professionnelle.

L’élévation à 12 ans de l’âge limite de l’enfant pour bénéficier d’une disponibilité de droit reconnait également de façon favorable le droit à l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle tel que nous le définissons dans notre exigence « Enseignants mais aussi parents ».

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 20:09

Une fiche est parue

 

L’action et la pression continues exercées par le SE-Unsa depuis plusieurs jours ont abouti !
Une fiche « protocole sanitaire et missions des AESH » (la découvrir ci-dessous) est enfin parue.
 
Ce qu’il faut en retenir
 
Les droits des AESH (vulnérabilité en lien avec le Covid-19, garde d’enfants sans solution d’accueil) sont identiques à ceux de tout personnel.
 
Le port du masque est obligatoire comme pour tous les personnels dans les situations de contact avec les élèves et recommandé pour tous les autres temps pour les AESH. Ces masques devront être fournis.
 
Les modalités spécifiques d’accompagnement doivent être repensées, en particulier lorsque l’accompagnement comporte une part importante d’aide aux actes essentiels de la vie (aide aux soins d’hygiène, à l’habillage, à la prise des repas) ou pour l’accompagnement d’élèves avec TSA. Ces modalités devront être définies préalablement à la reprise et au cas par cas. Elles pourront notamment prévoir la mise à disposition d’un équipement spécifique telles que lunettes ou visière de protection.
 
Les AESH pourront se voir confier l’accompagnement d’un ou plusieurs élèves en situation de handicap autres que ceux accompagnés avant le confinement. Cela devra faire l’objet d’un dialogue concerté, respectant le cadre réglementaire du contrat et pourra faire l’objet d’un ordre de missions.
 
Les AESH qui exercent dans un PIAL participent à l’analyse des besoins et à la définition des emplois du temps, en présence du coordonnateur du PIAL.
 
Les AESH doivent être étroitement associés aux projets d’accompagnement des élèves. Les familles devront être consultées et informées des modalités d’accueil de leur enfant.
 
 
Et aussi
 
La fiche annonce un renouvellement anticipé des contrats afin d’accompagner la prorogation des droits des élèves en situation de handicap prévue par ordonnance.
 
Des formations seraient proposées en mai et juin sans plus de précisions sur leur contenu et la manière dont elles seront organisées.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Cette fiche apporte un cadre et des précisions attendues. La réalité de sa mise en œuvre risque cependant de se heurter à la réalité des faits. Par ailleurs une fiche dans les ressources pédagogiques eduscol n’est ni une circulaire ni un protocole.
Le SE-Unsa sera intransigeant sur le respect des consignes qu’elle détaille, et le respect des contrats.
Il est indispensable de nous contacter si vous constatez qu’elles ne sont pas respectées dans leur intégralité ou si l’on vous propose une modification de contrat qui en diminuerait la quotité.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 17:02

Séance du 7 mai 2020

 

Un nouveau CHS-CT départemental s'est réuni hier sur les conditions de la réouverture des écoles à partir du 11 mai.

Vous trouverez le compte-rendu en cliquant sur le lien ci-dessous.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 17:34

Les précisions de la DASEN

 

La DASEN a convié les organisations syndicales représentées en CTSD à une réunion cet après-midi en visioconférence, pour répondre aux nombres questions que nous avions à lui poser.

Vous trouverez le compte-rendu en cliquant sur le lien ci-dessous. Comme vous pourrez le constater de nombreuses questions restent en suspens, mais certaines précisions ont pu être apportées dans ce contexte très mouvant.

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 12:45
Reprendre sans subir

Agir en toute sécurité

 

Le SE-Unsa est mobilisé et agit avec vous pour refuser une reprise précipitée et imposée aux équipes enseignantes.
 
La crise sanitaire que nous vivons oblige toute la société dont l’École à s’adapter selon un rythme et des modalités inhabituelles. Néanmoins, le sort qui est fait à l’école primaire et à ses personnels pour cette reprise dépasse l’acceptable. Depuis l’annonce d’une reprise le 11 mai par le président de la République, les acteurs de l’école, ceux qui l’organisent et la font vivre, en sont réduits à suivre les annonces médiatiques qui s’égrènent au fil des jours alors que reposera in fine sur eux la sécurité sanitaire de leurs élèves.
 
Le SE-Unsa agit avec vous pour refuser une reprise précipitée et imposée à chaque fois que les conditions ne seront pas réunies.
 
D’une part, le SE-Unsa intervient nationalement et localement, pour que : 
  • le cadre sanitaire strict soit la référence centrale de toute décision de réouverture et de ses modalités ;
  • les responsabilités soient clairement identifiées dans le processus de validation des projets de réouverture ;
  • la distinction entre départements rouges et départements verts qui vaut pour les collèges vaille aussi pour le premier degré ;
  • le temps nécessaire soit donné à chaque équipe pour procéder à son organisation, une fois la circulaire ministérielle de reprise officiellement publiée.
D’autre part, le SE-Unsa dote les équipes d’outils et les accompagne pour empêcher, école par école, une reprise qui ne serait pas sécurisée.
 
Cette action s’inscrit dans un cadre intersyndical SE-Unsa - Snuipp-FSU - Sgen-CFDT qui appelle les équipes à s’emparer au moins la semaine du 11 au 15 mai comme semaine de prérentrée, à fixer des maximas à 10 élèves en écoles élémentaires et moins en maternelle. L’intersyndicale demande également au gouvernement de reporter la reprise des écoles des départements classés rouges (retrouver le texte intersyndical ici).
 
C’est un bras de fer qui se joue depuis plusieurs jours pour éviter que les écoles subissent des délais intenables.
 
Le SE-Unsa accompagne les équipes dans un cadre intersyndical pour qu’elles puissent faire valoir leurs préoccupations et leur sens des responsabilités exigeant qui nécessite de penser et de s’accorder jusque dans les détails avant de pouvoir accueillir des élèves.
 
Semaine du 4 mai
 
Tout au long de la semaine, le SE-Unsa propose aux collègues et aux directeurs de lister les difficultés pour respecter les préconisations sanitaires du protocole et de les transmettre sous forme d’un courrier du conseil des maîtres à l’IEN, l’IA-Dasen, au préfet et à la collectivité territoriale (avec copie à votre section locale du SE-Unsa).
 
En fin de semaine, au regard des courriers de conseil des maîtres reçus, votre section départementale du SE-Unsa signalera à l’IA-Dasen et au préfet toutes les écoles qui se sont manifestées pour demander quelle réponse leur a été apportée.
 
Le SE-Unsa national et ses sections locales ont respectivement adressé un courrier officiel au ministre ainsi qu’aux préfets et IA-Dasen pour les informer de leur démarche.
 
Le 11 mai
 
Il s’agit dans le calendrier national connu à ce jour de la journée de pré-rentrée. Ce jour-là, après 8 semaines de confinement, les personnels se retrouveraient physiquement dans les écoles, en respectant les conditions sanitaires. Lors de cette journée, ils constateront la réalité des conditions humaines et matérielles de réouverture, avec par exemple la présence ou non du matériel absolument nécessaire comme les masques, le savon, le gel hydroalcoolique.
Si les conditions ne sont pas réunies, les personnels pourront enclencher la procédure d’alerte en vue d’exercer si nécessaire leur droit de retrait :
  • alerter par écrit individuellement son IEN, l’IA-Dasen, le CHSCT et sa section départementale du SE-Unsa des conditions de réouverture ne respectant pas les préconisations sanitaires du protocole ;
  • informer de la démarche d’alerte les familles, les collectivités territoriales et le préfet.
C’est selon la réponse apportée par les autorités compétentes à la procédure d’alerte que les personnels pourront faire le choix d’exercer individuellement leur droit de retrait.
 

 

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 07:52
Protocole sanitaire

Un cadrage à l'épreuve de la faisabilité

 

Un groupe de travail émanant du Comité ministériel d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail s’est réuni ce jeudi 30 avril pour présenter aux organisations syndicales les projets de protocoles sanitaires prévus dans le cadre de la réouverture des écoles et des collèges les 11 et 18 mai prochains.
 
Ce cadrage national très attendu doit être rendu public dans sa version finalisée pendant le weekend du 1er mai. Le SE-Unsa estime que ces documents officiels seront des points d’appui essentiels mais qu’ils attendront lundi 4 mai pour être travaillés par les équipes pédagogiques qui ne supportent plus d’avancer dans le flou et à marche forcée.
 
Les protocoles envisagés par le ministère sont des cahiers des charges de préconisations sanitaires très précises, très détaillées, tant pour les personnels de l’Éducation nationale que des collectivités territoriales.
 
Malgré cela, dans les projets demeuraient de nombreuses zones d’incertitudes parmi lesquelles l’Unsa Éducation a relevé :
  • absence d’un cadrage juridique clarifiant les responsabilités de chacun ;
  • flou sur le nombre d’élèves accueillis par classe en fonction de la superficie ;
  • encadrement nécessaire en personnel pour mettre en place les préconisations, notamment en matière d’aide aux enfants pour les gestes d’hygiène et de nettoyage du matériel et des locaux ;
  • absence de règles spécifiques pour les élèves à besoins éducatifs ou en situation de handicap ;
  • autorité qui valide les projets d’organisation.
Si ces documents sont très stricts, ils ont le mérite d’être conformes aux préconisations du conseil scientifique.
 
Pour le SE-Unsa, il aurait été inconcevable que l’École soit régie par un cadre en deçà des règles imposées à l’ensemble de la société. Pour autant, ces protocoles doivent maintenant être mis en œuvre et vont se heurter aux principes de réalité et de faisabilité dans la majorité des écoles et des collèges.
Pour le SE-Unsa, ils constituent le seul point d’appui pour permettre ou non une reprise aux dates prévues. Il faut maintenant du temps aux équipes pour voir ce qui est faisable ou pas dans chaque lieu. Ce sont bien ces protocoles qui, si les conditions ne sont pas réunies, devront protéger l’École, les élèves et les personnels d’une reprise précipitée, insécurisée et imposée.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 07:49
Enseignants des écoles

Respect et sécurité, c'est trop demander ?

 

La réouverture annoncée des écoles primaires dès le 11 mai sur tout le territoire met sous pression les personnels auxquels on demande d’endosser des responsabilités qui ne sont pas les leurs et alors que de nombreuses informations indispensables ne sont pas fournies par leur hiérarchie. Tout cela sans aucun respect de leur métier, de leurs droits les plus basiques aux congés, jours fériés et weekends.
Avec eux, le SE-Unsa dit « Stop, ça suffit ».
 
Depuis le début du confinement, les enseignants sont fortement engagés dans la « continuité pédagogique » décrétée par leur ministre, souvent avec leur propre matériel en inventant des solutions sans attendre les réponses officielles et sans compter leur temps.
 
Parmi eux, les directeurs et directrices sont fortement sollicité.es pour faire fonctionner et réguler les deux dispositifs mis en œuvre, l’école à distance et l’accueil des enfants de personnels prioritaires. Ils ont dû faire avec les ordres et les contre-ordres, la cacophonie à tous les étages, national et local, les demandes intempestives, car anticipées de certains recteurs ou Dasen, les sollicitations des mairies. Ils sont également en première ligne pour répondre aux préoccupations des parents alors que la plupart du temps, ils n’ont pas les informations nécessaires pour répondre. Sans oublier que l’immense majorité a aussi en charge la continuité pédagogique puisqu’ils ne sont que partiellement déchargés. Ils sont épuisés, épuisés par la masse considérable de travail, écœurés par le constat de son inutilité parfois puisque tout change tout le temps.
 
Et c’est dans ce contexte que le premier ministre annonce une reprise généralisée le 11 mai. Il y a d’abord ce sentiment insupportable que l’école est une zone où on s’exonère de la prudence valable pour tout le reste de la société (voir notre article ici).
Il y a aussi un calendrier impossible : les familles devraient être informées entre le 4 et le 7 mai, ce qui laisse en tout et pour tout trois jours pour la zone A qui rentre de vacances le 4 mai et un petit jour de plus pour les autres ! À moins que les droits les plus élémentaires des salariés n’existent plus !
 
Stop, ça suffit !
 
Le SE-Unsa dit « Stop, ça suffit ». À l’impossible, nul n’est tenu. Il appelle les enseignants des écoles et les directeurs et directrices à faire leur travail, rien que leur travail, et cela, quand ils disposeront enfin des éléments indispensables pour le faire.
 
En clair, les enseignants des écoles ne participeront à un travail d’élaboration d’un plan de reprise strictement lié à leur domaine de compétences, à savoir le temps scolaire, que lorsqu’ils disposeront des éléments suivants :
  • un cadre sanitaire national précis qui assure la protection des élèves et des personnels communiqué officiellement à toutes les parties prenantes ;
  • des instructions officielles sur le respect des obligations de service et donc sur l’articulation entre temps en présentiel et enseignement à distance ;
  • des instructions officielles sur les personnels exemptés de présence dans les écoles ;
  • des instructions officielles sur les obligations des personnels sans responsabilité de classe ;
  • des instructions officielles sur l’autorité qui validera le plan de reprise et qui en portera donc la responsabilité.
En attendant que ces préalables soient réunis, il est impératif que les personnels soient protégés.
 
Quoi faire ?
 
C’est pourquoi le SE-Unsa demande aux professeurs des écoles et aux directeurs de :
  • Refuser toute invitation à une réunion de travail sans convocation officielle. Ces réunions ne peuvent évidemment pas avoir lieu pendant les vacances, week-ends ou jours fériés. Pour cette raison, et puisque le protocole sanitaire qui devra être appliqué dans l’Éducation nationale n’est toujours pas connu, aucune réunion abordant le retour en classe ne peut se tenir avant le lundi 4 mai.
  • Si une convocation officielle a bien été reçue, assister à la réunion mais indiquer que sans les éléments préalables à tout nouveau travail lié à l’élaboration du plan de « reprise » cités plus haut, il est impossible d’aller plus loin, et donc refuser de participer aux échanges.
  • Refuser d’engager leur responsabilité si la municipalité leur demande une décision ou un avis en répondant : "Je n’engage pas ma responsabilité personnelle, merci de vous adresser au représentant du ministre dans le département, l’IA-Dasen."
Le SE-Unsa, nationalement comme localement, est engagé auprès des collègues pour protéger l’école (les enseignants tout comme les élèves et leurs familles) d’une reprise précipitée et imposée. Avant tout engagement dans la co-construction d’un plan de reprise, il est essentiel d’en connaître les objectifs et les contraintes.
Le SE-Unsa exige pour cela un protocole sanitaire national, clair et protecteur, en lien avec l’avis du conseil scientifique, ainsi que des instructions officielles précises et un calendrier réaliste.
Dès à présent, ainsi que lors des étapes à venir, le SE-Unsa est à vos côtés pour s’assurer que les personnels puissent travailler en sécurité, dans le respect de leur métier, et en protégeant la santé de tous.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92