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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Jeudi 8 octobre : CTSD. Bilan de la ressource enseignante 1er degré à la rentrée 2020

 

 

 

 

6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 14:15

Mettez la pression dans le 92 avec le SE-Unsa

 

Depuis la rentrée, les directrices et directeurs d’école subissent des conditions de travail d’une dureté et d’une intensité identiques au printemps dernier alors, qu’ils avaient déjà largement sonné l’alerte pour leur métier bien avant la crise sanitaire. En parallèle des discussions âpres dans le cadre de l’agenda social, le SE-Unsa poursuit ses propositions de mobilisation et de protection.

 

Dès la fin du mois d’août, le SE-Unsa a proposé aux directrices et directeurs d’école de mettre la pression sur le ministère pour obtenir les évolutions nécessaires de leurs conditions de travail devenues intenables. En plus de la pétition qu’il faut continuer de signer et faire signer  (https://enseignants.se-unsa.org/Direction-on-met-la-pression), le SE-Unsa propose maintenant d’amplifier la mobilisation et aussi de se protéger collectivement de conditions d’exercice devenues risquées pour les femmes et les hommes qui occupent ces postes.

 

Ainsi, le SE-Unsa réactive la consigne « Je ferai quand je pourrai » : il appelle les directeurs à prioriser les tâches à destination des élèves et des enseignants, celles en lien avec la sécurité et à répondre aux demandes institutionnelles par « Je ferai quand je pourrai » en utilisant le visuel en pièce jointe.

 

Le SE-Unsa engage également les directeurs à utiliser les fiches du Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) pour contraindre l’institution à prendre en compte la réalité des risques psycho-sociaux auxquels ils sont confrontés. Pensez à faire parvenir à notre représentant au CHS-CT (92@se-unsa.org) un double des fiches que vous faites remonter.

 

Enfin, faisant suite à la procédure d’alerte sociale déposée le 26 août, le SE-Unsa a déposé un préavis de grève couvrant toute la fin de l’année 2020 afin de pouvoir envisager une journée d’action en fonction de l’évolution des discussions ministérielles sur la direction d’école.

 

Le SE-Unsa se mobilise aux côtés des directrices et directeurs pour que le gouvernement se décide enfin à avancer concrètement pour la direction et le fonctionnement de l’école.

Direction d'école

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école
30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 11:18

Des perspectives fragiles et de mauvaises nouvelles

 

Le budget 2021, présenté ce lundi 28 septembre, augmente dans les mêmes proportions que celui de l’année passée (soit + 1, 446 milliards d’euros). Cette augmentation globale est le solde de plusieurs mesures envisagées par le gouvernement. 400 millions d’euros sont bien prévus pour des mesures de revalorisation dès le 2e trimestre 2021. Une augmentation des postes dans le 1er degré est également programmée mais elle se fait par un nouveau redéploiement depuis le second degré. Ce dernier se verra donc encore imposer des heures supplémentaires pour compenser les suppressions de postes alors que les effectifs continueront de croître.
 
 
2d degré : des élèves en plus, des postes en moins, des heures supplémentaires en plus
 
Déjà en tension, la rentrée 2021 dans le 2d degré s’annonce sombre avec la suppression de 1 800 emplois prévus par le gouvernement (qui s’ajoutent au 440 emplois supprimés l’an passé). 
 
Pour compenser cette baisse, le budget prévoit un financement équivalent à 2 500 emplois en heures supplémentaires. Cette mesure accentuera une nouvelle fois la dégradation des conditions de travail des enseignants du 2d degré. Ceux-ci, après une deuxième heure supplémentaire imposée, ne pourront absorber une telle charge de travail additionnelle. Il n’est pas possible de dire que l’on veut des professeurs heureux, se targuer de vouloir améliorer leurs conditions de travail et dans le même temps provoquer de l’épuisement professionnel pour des économies à courte vue, qui plus est dans un contexte où les effectifs au collège et au lycée continuent à augmenter.
 
Les tensions dans les collèges, les lycées professionnels et les lycées d’enseignement général et technologique deviennent insurmontables. Ajoutons à cela l’absence ou le nombre insuffisant de CPE dans de nombreux établissement qui empêchent une prise en charge éducative satisfaisante des élèves. Le contexte de réformes du lycée général et technologique et de la voie professionnelle nécessiterait un accompagnement budgétaire supplémentaire. Au lieu de cela le retrait de 1 800 postes va encore dégrader les conditions de travail et d’enseignement avec une nouvelle augmentation des effectifs par classe dès le collège.
 
 
 
1er degré : des créations de postes en nombre mais quid de leur ventilation ?
 
Dans le 1er degré, dans un contexte de diminution des effectifs, la création de 2 039 postes en Équivalent temps plein (ETP) pourrait être en revanche une bonne nouvelle (+ 1 850 ETP contre + 1 688 ETP l’an passé en cumulant les + 440 postes prévus sur la loi initiale et les 1 248 postes créés en mars). Il reste cependant à préciser comment ces emplois seront ventilés et s’ils répondront aux besoins du terrain.
 
En effet, à ce stade, difficile de savoir s’il reste des marges au-delà de la poursuite de la limitation des effectifs à 24 élèves en GS/CP et CE1, du dédoublement des effectifs en GS en éducation prioritaire et de la poursuite de la politique pas de fermetures d’écoles rurales. Si l’attention au maillage scolaire du tissu rural et sa prise en compte sont une nécessité tant du point de vue social, économique que de l’aménagement du territoire, il ne peut être une doxa et nécessite des moyens dédiés. 
 
Cela est d’autant plus vrai que d’autres besoins essentiels de notre système éducatif sont eux aussi indispensables à la réussite des élèves. C’est le cas des décharges de direction, des personnels des Rased (enseignants spécialisés ou psychologues de l’Éducation nationale) et des postes de remplacement dont on sait que le calibrage insuffisant met régulièrement en rupture la continuité du Service public d’Éducation.
 
 
 
Enfin des mesures de revalorisation dans le budget 2021 !
 
Indépendamment des mesures salariales déjà prévues dans le cadre ordinaire -soit la dernière tranche de la prime Rep+ (+ 49 millions d’euros), le financement du PPCR (+ 26 millions d’euros) et le financement ordinaire du déroulement de carrière (+ 775 millions d’euros)-, une somme de 400 millions d’euros est dédiée aux mesures de revalorisation. Ces 400 millions doivent financer des mesures prenant effet à la fin du premier trimestre 2021, ce qui correspond à 500 millions d’euros en année pleine. Le ministre a déclaré que c’était une première marche. L’année 2021 ne serait que le début d’une revalorisation des personnels pour répondre à leur besoin de reconnaissance.
 
Pour le SE-Unsa, le fait d’y intégrer les mesures relatives à l’équipement informatique des personnels n’est pas acceptable. En effet, l’équipement informatique peut trouver sa place en dehors de cette enveloppe dans le budget de l’Éducation nationale, et ce d’autant plus qu’il ne peut être associé à des mesures de revalorisation des rémunérations. 
 
Le SE-UNSA revendique que l’équipement informatique fasse l’objet d’un crédit d’impôt pour tous au même titre que d’autres dépenses fiscales. 
 
La création de 4 000 postes d’AESH, comme l’an passé, constitue également un effort important dont on espère que la concrétisation sera effective car nécessaire. Cependant d’autres questions se posent comme la revalorisation de la rémunération de ces personnels. Il ne suffit pas de créer des emplois si ceux-ci ne sont pas pourvus faute d’attractivité, un problème pourtant déjà identifié à plusieurs reprises.
 
 
 
Des alertes concernant l’Onisep et Canopé
 
Si la préservation des effectifs du Cned était un minimum attendu, il en eut été difficilement autrement. La nouvelle réduction concernant Canopé et l’Onisep est un signal préoccupant. Derrière l’expression gouvernementale de repositionnement se cache la disparition de certaines activités pourtant essentielles à notre système.

Le SE-Unsa dénonce cette nouvelle baisse de moyens qui vient fragiliser une nouvelle fois les opérateurs du ministère.

 
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, ce projet de budget 2021 entremêle des réponses à des besoins indispensables -même s’il est trop tôt pour porter une appréciation sur leur adéquation avec les besoins- et des sujets de préoccupation sur l’avenir du fonctionnement du second degré. 
 
Ce budget 2021 n’est en tout cas pas à la hauteur des enjeux de restauration des domaines essentiels du Service public d’Éducation. La poursuite dogmatique de la baisse des prélèvements fiscaux vient percuter cette nécessité en imposant des choix par une réponse partielle à des attentes et une course irraisonnée vers la fragilisation du second degré.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 15:38

Illisibilité des mesures et incompréhension des personnels

 

Un Comité ministériel extraordinaire d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a été convoqué ce vendredi 25 septembre. Il fait suite à la demande de l’Unsa-Éducation d’échanger avec le ministère sur la nouvelle évolution des règles sanitaires.
 
En préambule (voir pièce jointe), l’Unsa-Éducation a dénoncé l’illisibilité des mesures prises par le gouvernement pour l’École et a porté l’incompréhension de la profession.
 
 
Une communication incohérente
 
La modification, l’évolution des exigences sanitaires, quelle qu’en soit la nature, relève bien des compétences des autorités de santé. Leur communication à la profession, comme les moyens mis en œuvre pour permettre les adaptations, relèvent en revanche de l’employeur.
Or, lorsque se suivent, se superposent, mais surtout se percutent, des annonces toujours plus nombreuses de mesures sanitaires plus contraignantes, plus lourdes, pour la société civile et des mesures d’allègement pour les établissements scolaires, il est légitime que la profession s’interroge sur la gestion de la crise par son employeur, sur la capacité de ce dernier à la protéger.
 
 
Des points à clarifier
 
Parce que la profession est en droit de comprendre les décisions comme de maitriser l’évolution des règles, car c’est bien elle qui a la lourde tâche de les mettre en œuvre, l’Unsa-Éducation a également interrogé le ministère sur l’évolution des règles pour tenter de clarifier de nombreux points mettant en difficulté la profession au quotidien : nouveau protocole de gestion des cas contact - à risque, définition des cas contact selon les situations et les activités, port du masque, gestion des personnels vulnérables, équipement des personnels de santé scolaire, ....
 
 
Une protection et une prévention à exiger
 
Dans son objectif de défense et de protection de la profession, l’Unsa-Éducation a proposér 4 avis, tous votés à l’unanimité par les membres du CHSCT ministériel.
 
Avis 1
 
La mise en place du protocole sanitaire et l’obligation du port du masque ont considérablement modifié les conditions de travail des personnels et complexifié leurs missions au quotidien. L’alourdissement des tâches, comme le climat anxiogène engendré par ces modifications de repères, a un impact non négligeable sur l’épuisement physique et nerveux.
Les membres du CHSCT ministériel n’ont pas été consultés en amont de ces modifications des conditions d’exercice comme le prévoit les articles 57 et 60 du décret 82-453 modifié. Aucun n’a pu donner son avis sur les risques professionnels potentiels et les conséquences sur la santé physique et psychologique des agents induits par ces nouvelles conditions de travail.
Faute d’un travail d’analyse en amont pour anticiper les risques professionnels et les conséquences sur la santé des agents, les membres du CHSCT ne peuvent qu’en mesurer les conséquences.
 
Face à l’enjeu, ces derniers demandent qu’une étude d’impact soit réalisée pour mesurer et définir les conséquences des modifications des conditions d’exercice et du port du masque sur la santé physique et psychologique des personnels.
 
Avis 2
 
Les membres du CHSCT ministériel demandent que des actions de prévention et des solutions, notamment au niveau de l’ergonomie (organisation, pause sans masque, sonorisation, …), soient mises en place pour éviter ou atténuer les effets du port du masque, les risques psycho-sociaux et autres risques professionnels, ceux déjà constatés et ceux qui seront mis en exergue par une étude d’impact.
 
Avis 3
 
Concernant les personnels présentant un facteur de vulnérabilité à la covid-19, le protocole sanitaire applicable dans les établissements scolaires précise que le chef de service décide d’une possible mise en télétravail d’un agent ou son retour en présentiel au regard des besoins du service. Il n’est pas acceptable que repose sur les chefs de service l’entière responsabilité du traitement de ces personnels, sans avoir un avis médical éclairé. Ces personnels nécessitent une surveillance médicale particulière, or dans le protocole, le médecin de prévention n’est consulté que pour les adaptations de poste.
 
Les membres du CHSCT ministériel conformément à l’article 24 du décret 82-453 modifié demandent que l’employeur fasse obligatoirement bénéficier ces agents vulnérables d’une visite du médecin de prévention afin que celui-ci émette une préconisation sur laquelle pourra s’appuyer le chef de service pour gérer administrativement les personnes fragiles sous sa responsabilité. 
 
Avis 4
 
Parce qu’ils accueillent tous les élèves malades dans les établissements en général et parce qu’ils sont chargés de recevoir les supposés cas contacts pour établir la chaîne de contamination, les infirmières et infirmiers scolaires sont particulièrement exposés au risque de contamination relatif à la Covid-19. Ils sont dotés de masques de protection en tissu de type 1, soit d’un niveau de protection différent et inférieur à leurs homologues en milieu médical.
 
Parce que leur employeur leur doit la protection, les membres du CHSCT ministériel demandent que les infirmières et infirmiers scolaires soient dotés de matériel de protection adapté et suffisant aux responsabilités qui leur sont confiées pour faire face à l’épidémie. Ce matériel doit a minima comprendre des masques de type 2, des blouses et des lunettes de protection. 
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Le ministère a répondu avoir bien entendu l’Unsa-Éducation, à savoir la nécessité de donner systématiquement des clés de lecture à la profession à chaque évolution des règles sanitaires, comme l’urgence à mesurer dès à présent l’impact des modifications des conditions de travail sur la santé physique et psychologique de tous les personnels.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 10:57

Le SE-Unsa 92 à votre rencontre

 

Malgré le contexte sanitaire, le SE-Unsa 92 a souhaité maintenir ses traditionnelles réunions d'information syndicale de rentrée, avec quelques adaptations. Afin de limiter le nombre de participants, une inscription est obligatoire. La priorité sera donnée aux adhérent·e·s. Vous recevrez en retour le courrier pour prévenir votre IEN de votre participation à ces réunions.
Les réunions sont prévues les mercredi 23/09 au Plessis-Robinson et mercredi 30/09 à Boulogne-Billancourt (ces lieux sont susceptibles d'être modifiés en fonction de l'évolution du contexte sanitaire).
 
Vous trouverez l'invitation ainsi que le modèle de courrier à transmettre à votre IEN dans le document ci-dessous.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 09:01

Exigences de l'Unsa Éducation, réponses du ministère

 

Un CHSCT ministériel s’est tenu vendredi 11 septembre. Bien que son ordre du jour portait sur les orientations stratégiques ministérielles pour l’année 2020-2021, le point sur la rentrée sanitaire, demandé et obtenu, par les organisations syndicales a occupé la quasi-totalité de l’instance tant les attentes de la profession sont fortes en la matière.
 
 
Les exigences de l’Unsa Éducation
 
L’Unsa Éducation a, une fois de plus, rappelé que l’employeur avait un devoir de protection de ses personnels (voir PJ).
Elle a dénoncé l’absence dommageable de consignes ministérielles sur plusieurs points. Ce manque de clarification, pourtant indispensable à un fonctionnement un minimum fluide et sécurisant de l’École ainsi qu’à la protection de ses personnels, engendre des initiatives et directives locales plus que discutables et même irrégulières.
 
L’Unsa Éducation a rappelé la responsabilité démesurée et conséquente attribuée aux directrices et directeurs d’école et exigé que l’employeur clarifie bien les missions qui reviennent à chacun et soit en mesure d’indiquer un interlocuteur unique en cas de gestion de crise, ce qui n’est pas le cas actuellement (ARS débordée dans certaines régions qui renvoie vers la CPAM, la DSDEN, le rectorat, etc.).
 
L’Unsa Éducation a exigé de l’employeur que des consignes enfin claires soient données, que les droits des personnels soient respectés, et en premier lieu leur droit à la protection, et que des moyens soient dégagés pour permettre, d’une part, les remplacements des enseignants inévitablement absents pour cause de Covid et, d’autre part, du temps déchargé pour les directeurs d’école.
 
L’Unsa Éducation a posé un grand nombre de questions sur les 6 sujets les plus sensibles : évolution de la situation, droits et position administrative des personnels, responsabilité des directeurs et chefs d’établissement, moyens et accompagnement, port du masque et organisation du télétravail.
 
 
Les droits des personnels et leur position administrative
 
Sur une grande majorité des interrogations de la profession, il a fallu faire preuve de patience mais aussi de ténacité pour obtenir des réponses. Le ministère a en permanence tenté d’esquiver les questions, de n’y répondre que partiellement ou pas du tout. Il a fait preuve d’un grand manque de certitude sur de nombreux points, notamment ceux liés à la déclinaison des annonces Fonction publique au sein de l’Éducation nationale et a dit être en attente d’une instruction ministérielle qui devrait préciser la position administrative des personnels pour chaque situation et qui servirait de support à une information sur leurs droits.
 
 
Les moyens et l’accompagnement des personnels
 
Spécifiquement aux moyens, l’Unsa Éducation est intervenue pour demander un point sur le recrutement des listes complémentaires, exiger un recours lus important à ces dernières afin, d’une part, de faire face aux absences des personnels absents pour cause de Covid et, d’autre part, décharger les directrices et directeurs d’école sursollicités par le contexte sanitaire.
 
Le ministère a répondu ne pas envisager un recours supplémentaire aux listes complémentaires.
 
L’Unsa Éducation a également demandé un meilleur accompagnement des personnels d’encadrement et des directeurs, notamment dans l’information des familles et des personnels.
 
 
Le port du masque
 
Spécifiquement au port du masque, l’Unsa Éducation a fait voter deux avis :
 
Avis 1
Tous les personnels de l’Éducation nationale doivent bénéficier d’équipements qui soient adaptés à leurs missions tout en assurant une protection efficace. C’est pourquoi les membres du CHSCT ministériel exigent du ministère une expertise urgente pour clarifier au plus vite la capacité filtrante des masques textiles et attester de la protection maximale qu’ils offrent à leurs utilisateurs.
 
Avis 2
En cas d’expertise déclassant la capacité des masques à assurer une réelle protection des personnels, les membres du CHSCT ministériel demandent à l’employeur que ces équipements soient d’urgence remplacés par des masques efficaces.
 
Le ministère a répondu s’engager dès à présent dans une démarche d’expertise, en lien avec les ARS.
 
Enfin, l’Unsa Éducation a également demandé que, dans le cadre du port de masque altérant la santé des personnels, le droit au CITIS soit respecté pour reconnaître l’imputabilité au service et qu’il ne soit donc pas fait appel au médecin expert et la commission de réforme.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 18:17

L'urgence d'assurer la sécurité de tous

 

Les remontées de plusieurs académies rapportent que des ARS considèrent que le masque grand public n’est pas suffisant pour assurer la sécurité sanitaire des enseignants des écoles en cas de contact avec un cas Covid avéré chez leurs élèves car ceux-ci n’en portent pas. 
 
Selon les experts, le masque grand public serait efficace contre les contaminations seulement quand il est porté par tous. Lorsque ce n’est pas le cas, pour être protégé il faudrait alors porter un masque de type chirurgical. C’est ainsi que des ARS placent ou non en quatorzaine les enseignants ayant un cas avéré dans leurs classes, selon qu’ils portaient des masques grand public ou des masques de type chirurgical.
 
L’avis du SE-Unsa
 
Le SE-Unsa demande au ministère de clarifier au plus vite cette situation et de donner les moyens aux enseignants des écoles et aux AESH d’assurer leur propre sécurité comme celle des élèves et des familles. Les mêmes indications devront être données aux employeurs des autres personnels des écoles comme les Atsem.
 
Le SE-Unsa exige que le CHSCT ministériel du 11 septembre réponde précisément à cette problématique comme à beaucoup d’autres qui se posent très concrètement dans la vie des écoles et établissements depuis une semaine. Les flous sur les consignes et les protocoles demeurent et mettent sous une pression bientôt intenable les personnels, en particulier les directrices et directeurs d’école. 10 jours après la rentrée, le doute sur la capacité à tenir devient vif.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 19:45

Le SE-Unsa met en garde le ministère

 

La situation des directeurs est explosive. Malgré la relance de l’agenda social pour les prochains mois, les personnels ne croient plus à des avancées significatives pourtant indispensables. Pour que les réponses apportées soient à la hauteur des besoins, le ministère doit assumer des mesures très coûteuses. Le SE-Unsa se mobilise aux côtés des directrices et directeurs, au travers de son alerte sociale et de l’action « Direction : on met la pression ! » pour que le gouvernement consente enfin à donner les moyens qui s’imposent.

 
De très fortes attentes et une situation intenable
Le SE-Unsa, malgré l’annonce par le ministère d’un agenda social autour de la direction d’école, a déposé une alerte sociale. Il a été reçu jeudi 3 septembre au ministère. Cette rencontre a été l’occasion de mettre en garde le ministère sur l’état d’exaspération, de désillusion et de forte défiance des directrices et directeurs d’école.
 
L’annonce d’un agenda social ne doit pas une fois de plus aboutir à des décisions cosmétiques qui ne changent rien à la vie quotidienne des directrices et directeurs. Les attentes des personnels sont immenses, la situation actuelle est intenable et les directrices et directeurs exaspérés. 
 
Cette désillusion est alimentée par le ministère lui-même et ses annonces non concrétisées : la journée de décharge supplémentaire qui devait être octroyée en fin d’année 2019 est loin d’avoir été mise en place pour tous. Sans moyens supplémentaires, cette annonce a par ailleurs mis en tension le système en impactant les remplaçants et les enseignants devant partir en stage. Sans oublier les journées de décharges pour les écoles de 1 à 3 classes, pourtant réglementaires, mais qui ne sont toujours pas totalement mises en œuvre...
 
 
Des perspectives fragiles voire inexistantes
Annoncée au mois de juillet dernier, la reprise de l’agenda social a pour but d’aborder l’essentiel des thématiques qui auraient dû faire l’objet de négociation au cours du 1er semestre 2020.
 
Les perspectives sont fragiles concernant les deux principaux sujets de préoccupation des directeurs :
  • L’accroissement du temps de décharge pour tous.
  • La réduction de la lourdeur des tâches administratives qui nécessite la mise à disposition d’une aide administrative formée et pérenne. 
C’est un investissement massif et sur plusieurs années qui est nécessaire.
 
Pour le SE-Unsa, il est également indispensable :
  • d’obtenir une décharge totale de la responsabilité d’une classe attitrée : elle doit être remplacée par un temps d’enseignement dans le cadre du projet d’école, sur le principe d’un maître surnuméraire, pour les directeurs qui ne sont pas complètement déchargés ;
  • dans les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) ou les écoles avec des configurations d’accueil des élèves particulières, que des moyens en décharge supplémentaires soient octroyés pour expérimenter des organisations qui reconnaissent les difficultés liées à la direction de ces écoles ; 
  • que soit clarifié le périmètre décisionnel du directeur ;
  • qu’une formation régulière et adaptée à leurs besoins soit mise en place ainsi que des réunions entre directrices et directeurs, sur leur temps de travail et en dehors de leur temps de décharge (lorsqu’ils ne sont pas déchargés à plein temps) ;
  • d’avoir une rémunération à la hauteur des missions exercées par les directeurs. 
 
Une circulaire creuse
La circulaire sur la direction d’école parue le 25 août dernier est une circulaire qui ne redéfinit pour ainsi dire rien et se contente d’être une déclaration d’intention. Elle n’apporte de premiers éléments de réponse que sur la question de la formation des directeurs, au niveau du principe, sans préciser comment le ministère sera en capacité d’opérationnaliser ses objectifs. 
 
  • Réexamen des critères de décharges
    Même s’il est pertinent de ne pas se limiter aux seuls critères de la taille de l’école, introduire de nouveaux critères ne suffit pas pour impacter réellement la vie quotidienne de tous les directeurs et directrices d’école. Se pose également la question des moyens pour mettre en œuvre ces décharges supplémentaires, puisque la circulaire précise que les décharges attribuées selon les règles actuelles resteront stables ou augmenteront.

     
  • L’aide administrative
    Les pistes annoncées ne sont pas satisfaisantes : elles ignorent la nécessité d’une aide administrative formée et pérenne. Le ministère est déconnecté de la réalité quotidienne des directeurs et directrices. Ce sera une nouvelle fois aux directeurs de trouver du temps pour assurer la formation de personnels censés les aider, qui de surcroît, ne seront là que pour quelques mois. Alors que les directeurs manquent cruellement de temps, c’est une nouvelle mission qui vient s’ajouter à une liste déjà très longue ; peut-on appeler ça une aide ? 
La circulaire annonce la possibilité d’utiliser les 1 600 jeunes en préprofessionnalisation pour prendre en charge des petits groupes d’élèves mais, là encore, le ministère ignore que c’est une charge supplémentaire que de devoir préparer le travail pour les élèves et, en même temps, accompagner le jeune qui doit prendre en charge les groupes d’élèves.
 
 
De premiers signes alarmants
Ce week-end, le ministère communiquait les stratégies de gestion en cas de contamination dans les écoles. C’est au directeur qu’il incombe d’établir la liste des personnes contacts à risque potentiel, c’est à lui qu’il revient d’établir la liste des élèves ayant partagé le même espace de récréation, de rentrer en contact avec le cas confirmé pour identifier les personnes ayant eu un contact rapproché, de transmettre ces listes à l’IA-Dasen, puis, enfin, c’est encore au directeur de mettre en place des mesures d’éviction. 
 
Cette liste à la Prévert révèle à quel point l’administration ne peut se passer de l’élément essentiel pour l’école, les familles et les collectivités que constituent les directrices et directeurs d’écoles. Pourtant, quand il s’agit d’avoir le courage politique de faire les choix budgétaires qui s’imposent, ceux qui sont si prompts à solliciter les directeurs sont aux abonnés absents.
 
 
Après le dépôt de son alerte sociale et pour amplifier cette action, le SE-Unsa a maintenant besoin de vous tous. Afin d’agir, soutenez l’action Direction : on met la pression !

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école
3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 16:21

CTSD du 03/09/20

 

Le CTSD qui examinait les mesures d'ajustement de carte scolaire s'est réuni cet après-midi en visioconférence.

Malgré le contexte sanitaire, la dotation du département en postes n'a pas évolué pendant l'été. Les mesures qui ont été prises par la DASEN l'ont donc été avec des moyens contraints, ce que le SE-Unsa regrette.

Vous trouverez l'ensemble des mesures prises lors de ce CTSD en cliquant sur le lien ci-dessous.

NB : la DASEN a pris 2 mesures supplémentaires le lendemain du CTSD : ouverture d'une classe à l'élémentaire Ambroise Paré B de Colombes, fermeture à l'élémentaire Sagot-Voltaire de La Garenne-Colombes.

David PLANCHE

Représentant UNSA-Education 92 au CTSD

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Carte scolaire
2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 09:13

Des annonces pas à la hauteur

 

Depuis le mois de décembre 2019, le ministre annonçait la revalorisation des enseignants, CPE et PsyEN. Initialement, il était question de 500 millions d’euros pour le budget 2021. Ce sera finalement une enveloppe de 400 millions. Pour le SE-Unsa, l’enjeu n’est pas celui d’une hausse ponctuelle mais de remettre en adéquation la valeur du métier avec une rémunération à la hauteur du niveau de compétences et de responsabilité. 
 
 
Un premier engagement non tenu
 
Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé ce weekend un Grenelle de l’Éducation. Après le Ségur de la Santé, J.-M. Blanquer veut marquer l’histoire de l’Éducation de son empreinte. En a-t-il seulement les moyens ? 
Les négociations qui devaient reprendre avant l’été ne débuteront finalement que dans les prochaines semaines. L’enveloppe de 500 millions actée par le précédent gouvernement sera réduite à 400 millions. 
 

Auprès de la profession, le ministre a perdu toute adhésion sur sa politique éducative. Qu’en sera-t-il sur le chantier de la revalorisation ? Les personnels ne se satisferont pas de formules comme les « professeurs heureux », qui au contraire les hérissent tant elle est en décalage avec leurs difficultés d’exercice au quotidien.

Toutefois, une annonce encourageante est celle de maintenir le principe d’une loi pluriannuelle de programmation afin d’inscrire la revalorisation dans la durée. 
 
 
Un désaccord sur le sens du mot « revalorisation »
 
Pour le ministre, l’équipement informatique des personnels, les heures supplémentaires rémunérées pour assurer les remplacements courts dans le second degré et pour suivre des formations pendant les vacances font partie de la revalorisation. 
 
Pour le SE-Unsa, l’équipement informatique des personnels est une nécessité qui incombe à l’employeur, c’est-à-dire l’État. Cela ne représente en aucun cas une mesure de revalorisation. Pour nous, l’équipement des personnels doit faire l’objet d’un crédit d’impôt pour tous. Il doit être financé sur le budget de l’État au titre des dépenses fiscales et non grever le budget de l’Éducation. 
 
Concernant les heures supplémentaires, travailler plus n’est pas une mesure de revalorisation. En effet, les enseignants français sont déjà ceux qui ont déjà le plus grand nombre d’heures de présence devant élèves et l’un des taux de rémunération horaire le plus bas parmi les pays développés.
Cette mesure serait d’ailleurs profondément injuste car elle creuserait l’écart de rémunération avec le second degré. De plus, les femmes, qui sont déjà moins rémunérées que leurs collègues masculins, en seraient une fois de plus les premières victimes. 
 
 
Pour le SE-Unsa, des mesures doivent être prises de toute urgence pour :
 
  • réduire l’écart de la rémunération des personnels de l’Éducation nationale par rapport au reste de la Fonction publique ; 
  • mettre fin de la « smicardisation » des jeunes enseignants ;
  • réduire les inégalités de rémunération entre les femmes et hommes. 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 18:58

450€ d'indemnité exceptionnelle

 

Le ministre a enfin annoncé le versement d’une indemnité exceptionnelle de 450 € pour les directrices et directeurs d’école dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire. Pour le SE-Unsa, cette indemnité était attendue.
 
Lors de sa conférence de presse du 26 août, le ministre de l’Éducation nationale a confirmé le versement d’une indemnité exceptionnelle et enfin annoncé son montant : 450 €. Elle sera versée aux directrices et directeurs d’ici la fin de l’année civile. Les contours (brut ou net, socialisation, fiscalisation…) et le calendrier de versement seront précisés ultérieurement. Pour le SE-Unsa, cette indemnité reconnaît enfin leur implication dans la gestion de la crise sanitaire.
 
Par cette annonce, le ministre veut donner à voir son implication sur le dossier de la direction d’école, mais cette indemnité ne représente toutefois pas un solde de tout compte par rapport aux attentes immenses des directrices et directeurs.
 
L’agenda social qui va s’ouvrir sera l’occasion de porter toutes les exigences et propositions du SE-Unsa sur la direction et le fonctionnement de l’école. L’alerte sociale du SE-Unsa (voir courrier en PJ) doit pousser le ministère à répondre à l’ensemble des attentes fortes des directrices et directeurs, qui dépassent l’obtention d’une indemnité exceptionnelle.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école