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SE-UNSA 92

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Instances

Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 11:21

À colère record, grève record !

 

Ce jeudi 13 janvier, la mobilisation historique dans l’Éducation nationale témoigne de la profonde colère des personnels face à la situation intenable et méprisante dans laquelle ils sont placés depuis bientôt 2 ans.

 

Pour le SE-Unsa, cette colère doit être entendue sans délai. Le Premier ministre qui a annoncé les dernières modifications, doit maintenant répondre aux demandes des personnels :

 

  • Stop aux changements incessants annoncés par voie de presse : pour être acceptables et applicables, les modifications de protocoles doivent être discutées avec les organisations syndicales et communiquées clairement et directement aux personnels concernés, avec des délais de mise en place ;

 

  • Stop à la double-journée : les temps personnels doivent être respectés sans astreinte déguisée et le cumul de l’enseignement en présentiel et en distanciel doit être stoppé.

 

  • Stop au « Débrouillez-vous avec la FAQ » : les personnels doivent avoir des réponses concrètes, cohérentes et en proximité, face aux questions qui se posent quotidiennement dans l’application des consignes.

 

  • Stop à l’insuffisance des équipements de protection : les masques chirurgicaux doivent être fournis immédiatement et des masques FFP2 doivent être mis à disposition de tous les personnels qui le souhaitent. Des autotests doivent être délivrés sans limitation de nombre.

 

  • Stop aux locaux inadaptés : les capteurs de CO2 doivent être disponibles dans toutes les écoles et tous les établissements. Les travaux nécessaires doivent être immédiatement engagés pour l’aération et des points d’eau en nombre suffisant.

 

  • Stop au manque d’enseignants, CPE et assistants d’éducation : il faut recruter des personnels via les listes complémentaires des concours et via des contrats décents pour les enseignants et CPE contractuels ainsi que pour les assistants d’éducation.

 

  • Stop aux demandes accessoires : tout ce qui n’est pas essentiel à la gestion de crise (réunions, rédactions de projets, formations, enquêtes, évaluations, d’établissements et d’écoles, évaluations de mi-CP, évaluations de la Depp) doit être systématiquement supprimé.

 

L’École et ses personnels sont au bord de la rupture et ont besoin de soutien pour continuer à fonctionner. Pour le SE-Unsa, le Premier ministre a le pouvoir et les leviers pour répondre à ces demandes et les faire appliquer concrètement dans chaque territoire Il doit maintenant tout mettre en œuvre pour donner les moyens à l’École et à ses personnels de dépasser cette crise.

 

 

Paris, le 13 janvier 2022

 

Stéphane Crochet

Secrétaire général

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Actions
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 14:15

Un nouveau revirement qui conforte la mobilisation du 13 !

 

Le Premier ministre s’est exprimé lundi 10 janvier pour annoncer des mesures visant à simplifier le protocole sanitaire à l’Ecole.
Alors qu’une des raisons majeures de la colère des personnels et des familles est la succession effrénée de modifications des règles découvertes dans les médias, le Premier ministre répond par de nouvelles annonces au JT de 20h.
 
 
Les mesures de simplification annoncées
 
Un délai allongé pour récupérer son enfant à l’école
Désormais en cas de test positif dans une classe, les parents pourront attendre la fin de la journée pour venir chercher leur enfant, mettant un terme à l’obligation de récupérer ce dernier immédiatement.
 
Un recours possible aux seuls autotests
Le schéma de dépistage composé de trois tests (un test PCR ou antigénique à J0 et deux autotests à J2 et J4) pourra être réalisé via un recours unique à trois autotests. Ces autotests seraient délivrés gratuitement sur présentation d’un document délivré par l’école ou l’établissement.
 
La demande d’une attestation unique
Une seule attestation sur l’honneur pour l’ensemble du schéma de dépistage sera désormais exigée aux familles contre une pour chaque autotest actuellement.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Si techniquement et sur le papier, les mesures semblent simplifier le quotidien des familles et réduire les files d’attente en laboratoires et pharmacies, elles ne répondent en rien à l’exaspération et la colère de la profession sur la méthode de la gestion de crise depuis des mois.
Alors qu’une des raisons majeures de la colère est la succession effrénée de modifications des règles découvertes dans les médias, le Premier ministre répond par de nouvelles annonces au JT de 20h.
 
Par ailleurs aucune attente réelle des personnels n’a fait l’objet de mesures : livraison rapide de masques chirurgicaux, suppression du cumul présentiel/distanciel, recrutement de personnels en nombre, suppression du caractère obligatoire des évaluations de mi-CP, priorisation de l’accueil de leurs enfants, équipement en masques FFP2 pour les personnels qui le souhaitent, …
 
Et comme tout nouveau revirement de situation, un lot de questions suit : quel délai de mise en œuvre de ce nouveau schéma de dépistage ? Quels élèves concernés (1er et 2d degré) ? Quel modèle d’attestation unique ?
Il faudra à nouveau attendre une mise à jour de la FAQ pour espérer des réponses.
 
Pour le SE-Unsa, une question de fond se pose : le gouvernement vise-t-il la lutte contre l’épidémie ou la gestion de la diffusion du virus pour une immunité collective ? Les personnels ont besoin de comprendre ce qu’ils font et pourquoi ils le font. Ils ont le droit d’être protégés et d’exercer dans des conditions de travail respectueuses.
 
Si l’objectif de l’exécutif était de rassurer et faire retomber la colère, force est de constater qu’il la fait grimper toujours plus. Le SE-Unsa confirme son appel à la grève de jeudi 13 janvier.
 
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 08:50

Communiqué intersyndical

 

Dans le cadre de l’appel à la grève du 13 janvier, l’intersyndicale interpelle le ministre pour qu’il respecte les personnels et donne à l’École les moyens de fonctionner.

Grève du 13 janvier
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Actions
8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 08:41
Situation sanitaire

Le SE-Unsa appelle à la grève le 13 janvier

 

Les personnels de l’Éducation nationale n’ont de cesse depuis des mois de dire à leur ministre qu’ils n’en peuvent plus. Face au déni total de ce dernier sur la réalité du quotidien, le SE-Unsa appelle les personnels à utiliser la grève le 13 janvier pour se faire entendre.
 
Les conditions de travail des personnels et celles d’apprentissage des élèves générées par une gestion chaotique de la crise à l’école sont devenues intenables.
Illisibilité des règles, modification incessante des tâches à accomplir, mise en porte-à-faux auprès des familles… sont les réelles conséquences de chaque annonce médiatique et revirement du protocole sanitaire.
Les délais de dépistage notamment, sont intenables (saturation des laboratoires et des pharmacies, pénurie des autotests, absence d’outils pour tenir les comptes des retours au fil de l’eau…).
 
Pour le SE-Unsa, lorsque la capacité à tester est insuffisante faute de moyens anticipés, ce n’est pas le dépistage qu’il faut alléger sinon on ôte la prévention, mais c’est une décision de fermeture qu’il faut savoir prendre.
 
Le SE-Unsa exige également :
  • des consignes discutées et adaptées à la réalité, communiquées clairement et directement aux collègues et avec des délais de mise en place ;
  • des équipements de protection et de prévention en nombre (masques chirurgicaux et FFP2, autotests, capteurs de CO2), dès les prochains jours et pas dans plusieurs semaines ;
  • un recrutement de personnels via les listes complémentaires des concours et via des contrats décents pour les enseignants et CPE contractuels ainsi que pour les assistants d’éducation ;
  • une priorité aux personnels de l’Éducation nationale quant à l’accueil de leurs enfants comme pour les soignants car le Service public d’éducation est aussi une priorité ;
  • le report systématique de tout ce qui n’est pas essentiel à la gestion de crise (réunions, rédactions de projets, formations, enquêtes, évaluations, d’établissements et d’écoles, évaluations de mi-CP, évaluations de la Depp) ;
  • le non-cumul de l’enseignement en présentiel et en distanciel.
Le SE-Unsa appelle les enseignants, CPE, PsyEN, AESH et AED à se mettre en grève le jeudi 13 janvier.
 
L’École est au bord de la rupture, elle a besoin de soutien pour continuer à fonctionner.
Les femmes et les hommes qui la font vivre vous disent « Stop, Monsieur le Ministre ! ».
 
Vous travaillez dans le 1er degré ? Vous avez jusqu’à lundi soir minuit pour vous déclarer gréviste. 
>> Téléchargez notre modèle de déclaration d’intention
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Actions
6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 21:19

Le ministre devra entendre l'exaspération des personnels !

 

Le SE-Unsa a participé à une nouvelle réunion Covid avec le ministre aujourd’hui. Si le ministre n’a rien livré de plus que ce chacun avait déjà pu apprendre par les médias, il a au moins dû écouter la colère des personnels. 
 
Non, l’École ne peut pas résoudre la quadrature du cercle occasionnée par les annonces qui se succèdent jour après jour depuis dimanche.
Non, l’École ne veut pas subir la pression des attentes compréhensibles des familles suscitées par ces déclarations alors que leur mise en œuvre nécessite du temps et de la logistique. 
Non, l’École ne veut pas naviguer à vue et sans comprendre l’objectif du gouvernement qui semble osciller entre deux stratégies : lutte résolue contre la diffusion du virus ou gestion de la vague Omicron pour viser l’immunité collective.
 
Les personnels refusent le mépris affiché par la communication ministérielle aux médias qui précède systématiquement l’information interne, l’absence de délais nécessaires entre les décisions et leur concrétisation, comme pour la délivrance gratuite des autotests par les pharmacies, ou encore les procédures intenables telles que la gestion des résultats de tests et les attestations sur l’honneur.
 
Le SE-Unsa a posé ses exigences issues des retours de ses sections territoriales après ces premiers jours déjà très difficiles :
  • des procédures qui tiennent compte des nécessaires délais de précaution et de gestion lorsqu’il y a des élèves positifs ;
     
  • la fourniture dès les prochains jours de masques protecteurs (chirurgicaux ou FFP2) pour celles et ceux qui le souhaitent ;
     
  • des autotests pour les personnels ;
     
  • des capteurs de CO2 en nombre suffisant et des purificateurs d’air à chaque fois que c’est nécessaire ;
     
  • le report systématique de tout ce qui n’est pas essentiel à la gestion de crise (réunions, rédactions de projets, formations, enquêtes, évaluations d’établissements et d’écoles, contrôle de l’enseignement dans la famille…) ;
     
  • la suppression du caractère obligatoire des évaluations de mi-CP qui ne font pas sens dans un contexte très perturbé ;
     
  • le report du lancement d’évaluations de la Depp, comme celle du Panel 21 en petite section, dont le protocole est très chronophage ;
     
  • le non-cumul de l’enseignement en présentiel et en distanciel pour lequel le ministre doit non seulement l’écrire noir sur blanc, mais aussi en faire une communication publique en particulier en direction des parents ;
     
  • une adaptation des épreuves de spécialité du bac général qui doivent avoir lieu en mars et des périodes de formation en milieu professionnel si la vague actuelle devait se prolonger au-delà des trois premières semaines de janvier ;
     
  • le recrutement de personnels sur listes complémentaires et également de contractuels jusqu’à la fin de l’année scolaire, ainsi que le recrutement d’assistants d’éducation.
 
Pour que l’École tienne, elle a besoin des moyens pour le faire et de l’attention réelle portée aux conditions de travail de ses personnels.
Le SE-Unsa participera à l’intersyndicale demain, vendredi 7 janvier, pour construire l’action qui permettra à la profession de faire entendre son exaspération et ses exigences.
 
Paris, le 6 janvier 2022
 
Stéphane Crochet
Secrétaire général
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 19:33

La crise dans la crise

 

Tout comme l’ensemble des acteurs de l’éducation, l’UNSA Éducation a parfaitement conscience de la difficulté qu’engendre nécessairement une telle situation sanitaire pour maintenir la continuité pédagogique et pour accueillir nos élèves au sein des écoles, collèges et lycées. Les personnels mobilisent depuis deux ans toute leur énergie pour maintenir ce lien essentiel pour la jeunesse.

C’est pourquoi nous ne pouvons pas accepter que le gouvernement et le ministre viennent ajouter de la crise à la crise. Nous ne pouvons pas accepter le mépris affiché pour les personnels par une communication médiatique qui prend le dessus sur l’information directe et la clarté des mesures à mettre en œuvre. Nous ne pouvons pas accepter le manque d’humilité et d’empathie, le décalage entre les annonces et la réalité sur les équipements de protection, sur le remplacement, sur les aménagements concernant la qualité de l’air, sur la capacité à mettre en œuvre les mesures quelques heures après les annonces comme la délivrance d’auto-tests par les pharmacies. Tout ceci engendre une tension majeure qui s’ajoute à toutes les difficultés déjà fortes de gestion d’une crise sanitaire exceptionnelle.

L’UNSA Éducation l’a exprimé avec force lors de la réunion de ce jour avec le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des sports.

Aujourd’hui, dans les écoles, les collèges et les lycées, les personnels ne parviennent plus à gérer le suivi de l’ensemble des cas et les interprétations locales du protocole mettent parfois tout le monde en difficulté.

Nous avons réitéré nos exigences constantes pour gérer cette crise dans la durée :

• de procédures qui tiennent compte des nécessaires délais de précaution et de gestion lorsqu’il y a des élèves positifs,
• de fourniture de masques protecteurs pour les personnels (chirurgicaux qui devraient arriver mais également FFP2 pour celles et ceux qui le souhaitent) et des autotests pour les personnels,
• de tests cadrés par une logique de santé publique et avec des moyens adaptés,
• d’équipements en capteurs de CO2 et de purificateurs d’air,
• de recrutement de personnels sur listes complémentaires et également de contractuels jusqu’à la fin de l’année scolaire, ainsi que de recrutement d’assistants d’éducation,
• de priorisation de l’activité avec le report de tout ce qui n’est pas essentiel à la gestion de crise (réunions, rédactions de projets, formations, enquêtes, contrôle de l’enseignement dans la famille, etc.),
• la mise en place du télétravail conformément aux préconisations de la fonction publique, dès que c’est possible, en particulier dans les services académiques mais également dans les Établissements Publics Locaux d'Enseignement, dans le respect de l’organisation du service.
• suppression du caractère obligatoire des évaluations de mi-CP qui ne font pas sens dans un contexte très perturbé.
• report des évaluations d’EPLE et d’écoles programmées dans la période (phase d’auto-évaluation comme phase d’évaluation externe)
• report du lancement d’évaluations de la Direction Evaluation Performance et Prospective (DEPP), comme celle du panel 21 en petite section, dont le protocole est chronophage
• Non cumul de l'enseignement en présentiel et en distanciel. Le ministre doit non seulement écrire noir sur blanc ce qu’il dit aux représentants syndicaux mais il doit aussi en faire une communication publique, en particulier en direction des parents.

 

Ivry sur Seine, le 6 janvier 2022
Frédéric MARCHAND, secrétaire général de l'UNSA-Education

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 11:31

Tenir compte de la réalité et respecter les personnels

 

Alors qu’en reprenant les mots du ministre de la santé on assiste à « un tsunami » du nombre de contaminations, il est insupportable pour les personnels d’avoir le sentiment que notre gouvernement vit en dehors de la réalité des écoles et établissements scolaires.

 

Encore une fois à quelques jours de la rentrée, malgré une réunion au ministère jeudi 30 décembre, le flou règne, que ce soit sur les mesures qui doivent être mises en œuvre ou sur les modalités de gestion. A trois jours de la rentrée, le système éducatif reste suspendu aux arbitrages du Haut Conseil à la Santé Publique, en particulier sur la définition des cas contacts, des durées d’isolement et de dépistage. Avant les vacances scolaires, la situation de désorganisation était déjà très importante avec une situation épidémique pourtant moins défavorable. Les prochaines semaines s’annoncent difficiles.

 

L’absence d’anticipation sur les moyens en remplacement, sur les mesures d’amélioration de la qualité de l’air, sur une politique de tests et de tracing cohérente et avec des moyens dédiés se fait aujourd’hui cruellement sentir. Dans un tel contexte s’entendre dire qu’il faut aérer les salles et respecter les gestes barrières est très mal vécu.

L’absence de mesures pour l’Ecole dans les annonces de lundi et les propos vagues du ministre de l’Éducation nationale cette semaine renvoient un sentiment de mépris des acteurs de l’éducation.

L’UNSA Éducation a toujours affirmé sa volonté de tout faire pour maintenir les écoles, les collèges et les lycées ouverts. C’est essentiel pour nos élèves, en particulier les plus fragiles. L’État doit s’en donner les moyens.

L’UNSA Éducation demande aujourd’hui des mesures adaptées et volontaristes :

  • de tests cadrés par une logique de santé publique et avec des moyens adaptés,
  • d’équipements en capteurs de CO2 et de purificateurs d’air,
  • de procédures qui tiennent compte des nécessaires délais de précaution et de gestion lorsqu’il y a des élèves positifs,
  • de fourniture de masques protecteurs pour les personnels,
  • de recrutement de personnels sur listes complémentaires et également de contractuels jusqu’à la fin de l’année scolaire, ainsi que de recrutement d’assistants d’éducation,
  • de priorisation de l’activité avec le report de tout ce qui n’est pas essentiel (réunions, rédactions de projets, formations, enquêtes…) à la gestion de crise,
  • la mise en place du télétravail dès que c’est possible en particulier dans les services académiques.

 

Pour l’UNSA Éducation, il n’est pas possible de faire de « l’école ouverte » un dogme absolu qui ferait de tout questionnement, toute demande, toute critique une opposition au bien être des élèves. L’ensemble des personnels agit avec cette volonté depuis le début de la crise mais s’est senti bien peu soutenu dans les faits.

Face à une situation particulièrement difficile, l’UNSA Éducation n’a pas la prétention de dire quelle doit être la politique globale de santé publique. Elle demande simplement, dans le discours et dans les décisions, cohérence, clarté et considération pour les personnels de l’éducation.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 10:43

L’École a besoin d'être soutenue !

 

Après une augmentation du nombre de contaminations à la Covid, fortement liée au variant Omicron, l’exécutif vient d’annoncer, ce lundi 27 décembre 2021, de nouvelles mesures pour renforcer les règles sanitaires. D’autres annonces devraient arriver en fin de semaine, notamment sur une nouvelle durée d’isolement pour les cas contact.
S’agissant de l’École et au regard des autres mesures en population générale, il a décidé de ne pas repousser la rentrée du 3 janvier et de ne pas passer les collèges et lycées en mode distanciel.
 
Si pour le SE-Unsa, la question de l’école a été très - voire trop - rapidement évoquée, des évolutions des dispositions actuelles sont pourtant essentielles.
Pour les enfants et les jeunes d’abord, pour l’ensemble de l’organisation de la société ensuite, l’École joue un rôle primordial. Pour le SE-Unsa, les mesures pour l’École doivent préserver la santé physique et psychologique de chacun, limiter la propagation épidémique et conserver une scolarisation qui reste autant que possible positive/utile pour les apprentissages et le bien-être des élèves.
Par conséquent, la question était moins de savoir si la rentrée serait reportée que de savoir comment passer cette 6e vague épidémique à l’École.
 
 
Modifier la gestion des cas positifs
 
Pour le SE-Unsa, la situation de quasi rupture qu’a connue l’École dans de nombreux endroits au mois de décembre ne peut se reproduire et encore moins s’amplifier. La procédure à suivre lorsqu’il y a des cas positifs doit être modifiée pour être claire et tenable. Pour maintenir les écoles, collèges et lycées ouverts sur le long terme, il faut savoir fermer ponctuellement les classes rapidement pour les rouvrir après 7 jours, avec des résultats de tests négatifs à l’issue de cette période.
Le cumul enseignement en présentiel/distanciel doit être stoppé !
 
 
Améliorer le dépistage
 
Les capacités des campagnes de tests en milieu scolaire doivent être accrues et se concentrer vers les tests réactifs, c’est-à-dire sur les écoles et établissements où un cluster est suspecté.
 
 
Abonder les moyens de remplacement
 
Le recrutement d’enseignants dédiés au remplacement qui a été annoncé au SE-Unsa avant les vacances en réponse à son alerte sociale doit être effectif et conséquent. La règle du non-brassage des élèves lorsqu’il y a une absence non-remplacée doit être respectée partout, ce qui n’était pas le cas en décembre.
 
 
Protéger en priorité
 
Le SE-Unsa rappelle également ses demandes d’accès prioritaire à la vaccination pour les personnels qui le souhaitent et qui pour l’instant trouvent très difficilement des créneaux pour leur dose de rappel.
Il semble aussi désormais nécessaire d’octroyer aux personnels une indemnisation forfaitaire de leurs achats de masques et autotests pour en finir avec les attentes de distribution de cette protection.
 
 
Permettre de mesurer la qualité de l’air
 
La qualité de l’air apparaît toujours comme un point faible malgré deux années d’épidémie. L’état doit décider de l’obligation de disposer de capteurs de CO2 pour les salles de classes et les espaces de restauration.
 
 
La situation du mois de janvier s’annonce très difficile. Par ailleurs, l’entrée en vigueur d’un pass vaccinal pour accéder à certains lieux, notamment culturels devra prendre en compte l’absence de schéma vaccinal complet pour certains élèves afin de ne pas les priver de certains apprentissages.
Pour le SE-Unsa, l’École et ses personnels doivent être soutenus face à cette nouvelle épreuve.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 09:28

Un lancement qui laisse perplexe...

 

Un comité d’entreprise pour le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, tel a été l’un des engagements de Jean-Michel Blanquer lors de sa conclusion de la conférence du Grenelle de l’Éducation au printemps 2021. La phase du dialogue ouverte par la suite pour en définir les modalités a peiné et peine encore à trouver des réponses…
 
 
Un budget encore inconnu
 
Après plusieurs statuts envisagés, c’est celui d’association que le ministre a retenu pour constituer ce nouveau comité d’entreprise, malgré une correspondance assez éloignée entre un comité d’entreprise et une association de loi 1901. Le montant du budget qui questionne beaucoup en raison du volume important de personnels du ministère devrait être connu en 2022.
 
 
Un calendrier non tenu
 
Annoncée pour septembre 2021, l’offre de prestations culturelles, de loisirs, sociales, sportives et touristiques vient tout juste d’être lancée.
 
 
Une vitrine surprenante…
 
Le portail de Préau ouvert depuis quelques jours se compose d’une interface directement accessible où l’on peut consulter les aides de l’action sociale déjà existantes et donc sans aucune plu value et d’une interface exigeant une adhésion payante pour être consultée. Quelle étrange conception d’une offre nouvelle, ouverte à tous et libre de choix !
 
 
Le portail est désormais ouvert ; il est temps que le ministre joue cartes sur table.
Pour le SE-Unsa, il est impératif que les offres de Préau soient accessibles à tous sans condition, disposent d’un budget à la hauteur des besoins et puissent cohabiter avec l’action sociale interministérielle, ministérielle et académique sans s’y substituer, sans l’amoindrir.
 
 
Vous êtes adhérent·e du SE-Unsa ?
 
N’oubliez pas que vous avez gratuitement accès à toutes les offres de Couleur CE, le comité d’entreprise proposé par le SE-Unsa.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur votre espace adhérent  !
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 09:04

Halte aux idées reçues !

 

La loi Rilhac est globalement positive, même si la question du statut de l’école est absente du texte. Si le fait que les directeurs et directrices bénéficieront d’un avancement accéléré ne semble souffrir aucun doute, de nombreuses idées reçues ont la vie dure. Décryptage…
 
La loi Rilhac créera un nouveau statut pour les directrices et directeurs : FAUX
La loi Rilhac crée la fonction de directrice ou directeur d’école, mais ne change pas leur statut : ce sont toujours des enseignants qui disposent d’un emploi de direction.
 
La directrice ou le directeur deviendra le supérieur hiérarchique des adjoints : FAUX
La directrice ou le directeur dispose d’une autorité fonctionnelle (et non d’une autorité hiérarchique).
 
« Autorité fonctionnelle » et « autorité hiérarchique » signifient la même chose : FAUX
L’autorité hiérarchique comprend le pouvoir de nomination, de sanction et d’évaluation. Le supérieur hiérarchique du directeur, comme des autres enseignants, reste l’IEN.
L’autorité fonctionnelle concerne le fonctionnement de l’école : les services de surveillance et d’accueil, ainsi que la répartition des élèves et des moyens d’enseignement par exemple, sont discutés en conseil des maîtres puis validés par la directrice ou le directeur.
 
Le Plan particulier de mise en sûreté relèvera de la seule responsabilité de la directrice ou du directeur : FAUX
Le PPMS sera établi conjointement par l’autorité académique, la collectivité et les personnels compétents. Les directrices et directeurs donneront leur avis, mais n’auront plus à assumer seuls la responsabilité du PPMS.
 
Il n’y aura pas de changement pour les décharges car la loi ne précise rien à ce sujet : FAUX
Une nouvelle amélioration est prévue pour la rentrée 2022.
 
Les directrices et directeurs pourront choisir leurs enseignants : FAUX
La loi ne propose aucune disposition en ce sens, et n’a aucun lien avec les annonces du président de la République concernant 50 écoles « laboratoire » de Marseille.
 
La loi alourdit les tâches des directrices et directeurs : FAUX
La loi Rilhac n’impose pas de tâches supplémentaires, et devrait permettre d’en simplifier certaines. On peut citer par exemple l’élection des représentants des parents d’élèves au conseil d’école qui peut se faire par voie électronique, le PPMS établi et validé conjointement par l’autorité académique, la commune et les personnels compétents en matière de sûreté alors que le directeur donne son avis, et le fait que les directrices et directeurs des écoles de 1 à 4 classes n’auront plus à effectuer les heures d’APC auxquelles ils étaient soumis.
 
Une fois la loi promulguée, le dossier de la direction d’école sera refermé par le ministère : FAUX
Parallèlement au travail parlementaire sur la loi Rilhac, et sans connexion particulière avec celle-ci, les négociations avec le ministère se poursuivent dans le cadre de l’agenda social. Ainsi une nouvelle amélioration des décharges de direction doit être effective à la rentrée 2022. Le SE-Unsa prend toute sa part aux discussions et groupes de travail pour continuer à mettre en lumière le sujet de la direction et du fonctionnement de l’école dans son ensemble.
D’autre part, la loi, une fois promulguée, nécessitera des textes d’application. Ceux-ci devront faire l’objet de discussions avec les organisations syndicales. Le SE-Unsa s’y investira pleinement afin que la loi soit suivie d’avancées concrètes pour les directrices et directeurs d’école allant dans le sens des attentes et besoins largement identifiés.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Direction d'école