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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Jeudi 3 septembre : CTSD. Carte scolaire 1er degré : ajustements de rentrée

 

 

 

4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 17:34

Les précisions de la DASEN

 

La DASEN a convié les organisations syndicales représentées en CTSD à une réunion cet après-midi en visioconférence, pour répondre aux nombres questions que nous avions à lui poser.

Vous trouverez le compte-rendu en cliquant sur le lien ci-dessous. Comme vous pourrez le constater de nombreuses questions restent en suspens, mais certaines précisions ont pu être apportées dans ce contexte très mouvant.

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 12:45
Reprendre sans subir

Agir en toute sécurité

 

Le SE-Unsa est mobilisé et agit avec vous pour refuser une reprise précipitée et imposée aux équipes enseignantes.
 
La crise sanitaire que nous vivons oblige toute la société dont l’École à s’adapter selon un rythme et des modalités inhabituelles. Néanmoins, le sort qui est fait à l’école primaire et à ses personnels pour cette reprise dépasse l’acceptable. Depuis l’annonce d’une reprise le 11 mai par le président de la République, les acteurs de l’école, ceux qui l’organisent et la font vivre, en sont réduits à suivre les annonces médiatiques qui s’égrènent au fil des jours alors que reposera in fine sur eux la sécurité sanitaire de leurs élèves.
 
Le SE-Unsa agit avec vous pour refuser une reprise précipitée et imposée à chaque fois que les conditions ne seront pas réunies.
 
D’une part, le SE-Unsa intervient nationalement et localement, pour que : 
  • le cadre sanitaire strict soit la référence centrale de toute décision de réouverture et de ses modalités ;
  • les responsabilités soient clairement identifiées dans le processus de validation des projets de réouverture ;
  • la distinction entre départements rouges et départements verts qui vaut pour les collèges vaille aussi pour le premier degré ;
  • le temps nécessaire soit donné à chaque équipe pour procéder à son organisation, une fois la circulaire ministérielle de reprise officiellement publiée.
D’autre part, le SE-Unsa dote les équipes d’outils et les accompagne pour empêcher, école par école, une reprise qui ne serait pas sécurisée.
 
Cette action s’inscrit dans un cadre intersyndical SE-Unsa - Snuipp-FSU - Sgen-CFDT qui appelle les équipes à s’emparer au moins la semaine du 11 au 15 mai comme semaine de prérentrée, à fixer des maximas à 10 élèves en écoles élémentaires et moins en maternelle. L’intersyndicale demande également au gouvernement de reporter la reprise des écoles des départements classés rouges (retrouver le texte intersyndical ici).
 
C’est un bras de fer qui se joue depuis plusieurs jours pour éviter que les écoles subissent des délais intenables.
 
Le SE-Unsa accompagne les équipes dans un cadre intersyndical pour qu’elles puissent faire valoir leurs préoccupations et leur sens des responsabilités exigeant qui nécessite de penser et de s’accorder jusque dans les détails avant de pouvoir accueillir des élèves.
 
Semaine du 4 mai
 
Tout au long de la semaine, le SE-Unsa propose aux collègues et aux directeurs de lister les difficultés pour respecter les préconisations sanitaires du protocole et de les transmettre sous forme d’un courrier du conseil des maîtres à l’IEN, l’IA-Dasen, au préfet et à la collectivité territoriale (avec copie à votre section locale du SE-Unsa).
 
En fin de semaine, au regard des courriers de conseil des maîtres reçus, votre section départementale du SE-Unsa signalera à l’IA-Dasen et au préfet toutes les écoles qui se sont manifestées pour demander quelle réponse leur a été apportée.
 
Le SE-Unsa national et ses sections locales ont respectivement adressé un courrier officiel au ministre ainsi qu’aux préfets et IA-Dasen pour les informer de leur démarche.
 
Le 11 mai
 
Il s’agit dans le calendrier national connu à ce jour de la journée de pré-rentrée. Ce jour-là, après 8 semaines de confinement, les personnels se retrouveraient physiquement dans les écoles, en respectant les conditions sanitaires. Lors de cette journée, ils constateront la réalité des conditions humaines et matérielles de réouverture, avec par exemple la présence ou non du matériel absolument nécessaire comme les masques, le savon, le gel hydroalcoolique.
Si les conditions ne sont pas réunies, les personnels pourront enclencher la procédure d’alerte en vue d’exercer si nécessaire leur droit de retrait :
  • alerter par écrit individuellement son IEN, l’IA-Dasen, le CHSCT et sa section départementale du SE-Unsa des conditions de réouverture ne respectant pas les préconisations sanitaires du protocole ;
  • informer de la démarche d’alerte les familles, les collectivités territoriales et le préfet.
C’est selon la réponse apportée par les autorités compétentes à la procédure d’alerte que les personnels pourront faire le choix d’exercer individuellement leur droit de retrait.
 

 

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 07:52
Protocole sanitaire

Un cadrage à l'épreuve de la faisabilité

 

Un groupe de travail émanant du Comité ministériel d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail s’est réuni ce jeudi 30 avril pour présenter aux organisations syndicales les projets de protocoles sanitaires prévus dans le cadre de la réouverture des écoles et des collèges les 11 et 18 mai prochains.
 
Ce cadrage national très attendu doit être rendu public dans sa version finalisée pendant le weekend du 1er mai. Le SE-Unsa estime que ces documents officiels seront des points d’appui essentiels mais qu’ils attendront lundi 4 mai pour être travaillés par les équipes pédagogiques qui ne supportent plus d’avancer dans le flou et à marche forcée.
 
Les protocoles envisagés par le ministère sont des cahiers des charges de préconisations sanitaires très précises, très détaillées, tant pour les personnels de l’Éducation nationale que des collectivités territoriales.
 
Malgré cela, dans les projets demeuraient de nombreuses zones d’incertitudes parmi lesquelles l’Unsa Éducation a relevé :
  • absence d’un cadrage juridique clarifiant les responsabilités de chacun ;
  • flou sur le nombre d’élèves accueillis par classe en fonction de la superficie ;
  • encadrement nécessaire en personnel pour mettre en place les préconisations, notamment en matière d’aide aux enfants pour les gestes d’hygiène et de nettoyage du matériel et des locaux ;
  • absence de règles spécifiques pour les élèves à besoins éducatifs ou en situation de handicap ;
  • autorité qui valide les projets d’organisation.
Si ces documents sont très stricts, ils ont le mérite d’être conformes aux préconisations du conseil scientifique.
 
Pour le SE-Unsa, il aurait été inconcevable que l’École soit régie par un cadre en deçà des règles imposées à l’ensemble de la société. Pour autant, ces protocoles doivent maintenant être mis en œuvre et vont se heurter aux principes de réalité et de faisabilité dans la majorité des écoles et des collèges.
Pour le SE-Unsa, ils constituent le seul point d’appui pour permettre ou non une reprise aux dates prévues. Il faut maintenant du temps aux équipes pour voir ce qui est faisable ou pas dans chaque lieu. Ce sont bien ces protocoles qui, si les conditions ne sont pas réunies, devront protéger l’École, les élèves et les personnels d’une reprise précipitée, insécurisée et imposée.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 07:49
Enseignants des écoles

Respect et sécurité, c'est trop demander ?

 

La réouverture annoncée des écoles primaires dès le 11 mai sur tout le territoire met sous pression les personnels auxquels on demande d’endosser des responsabilités qui ne sont pas les leurs et alors que de nombreuses informations indispensables ne sont pas fournies par leur hiérarchie. Tout cela sans aucun respect de leur métier, de leurs droits les plus basiques aux congés, jours fériés et weekends.
Avec eux, le SE-Unsa dit « Stop, ça suffit ».
 
Depuis le début du confinement, les enseignants sont fortement engagés dans la « continuité pédagogique » décrétée par leur ministre, souvent avec leur propre matériel en inventant des solutions sans attendre les réponses officielles et sans compter leur temps.
 
Parmi eux, les directeurs et directrices sont fortement sollicité.es pour faire fonctionner et réguler les deux dispositifs mis en œuvre, l’école à distance et l’accueil des enfants de personnels prioritaires. Ils ont dû faire avec les ordres et les contre-ordres, la cacophonie à tous les étages, national et local, les demandes intempestives, car anticipées de certains recteurs ou Dasen, les sollicitations des mairies. Ils sont également en première ligne pour répondre aux préoccupations des parents alors que la plupart du temps, ils n’ont pas les informations nécessaires pour répondre. Sans oublier que l’immense majorité a aussi en charge la continuité pédagogique puisqu’ils ne sont que partiellement déchargés. Ils sont épuisés, épuisés par la masse considérable de travail, écœurés par le constat de son inutilité parfois puisque tout change tout le temps.
 
Et c’est dans ce contexte que le premier ministre annonce une reprise généralisée le 11 mai. Il y a d’abord ce sentiment insupportable que l’école est une zone où on s’exonère de la prudence valable pour tout le reste de la société (voir notre article ici).
Il y a aussi un calendrier impossible : les familles devraient être informées entre le 4 et le 7 mai, ce qui laisse en tout et pour tout trois jours pour la zone A qui rentre de vacances le 4 mai et un petit jour de plus pour les autres ! À moins que les droits les plus élémentaires des salariés n’existent plus !
 
Stop, ça suffit !
 
Le SE-Unsa dit « Stop, ça suffit ». À l’impossible, nul n’est tenu. Il appelle les enseignants des écoles et les directeurs et directrices à faire leur travail, rien que leur travail, et cela, quand ils disposeront enfin des éléments indispensables pour le faire.
 
En clair, les enseignants des écoles ne participeront à un travail d’élaboration d’un plan de reprise strictement lié à leur domaine de compétences, à savoir le temps scolaire, que lorsqu’ils disposeront des éléments suivants :
  • un cadre sanitaire national précis qui assure la protection des élèves et des personnels communiqué officiellement à toutes les parties prenantes ;
  • des instructions officielles sur le respect des obligations de service et donc sur l’articulation entre temps en présentiel et enseignement à distance ;
  • des instructions officielles sur les personnels exemptés de présence dans les écoles ;
  • des instructions officielles sur les obligations des personnels sans responsabilité de classe ;
  • des instructions officielles sur l’autorité qui validera le plan de reprise et qui en portera donc la responsabilité.
En attendant que ces préalables soient réunis, il est impératif que les personnels soient protégés.
 
Quoi faire ?
 
C’est pourquoi le SE-Unsa demande aux professeurs des écoles et aux directeurs de :
  • Refuser toute invitation à une réunion de travail sans convocation officielle. Ces réunions ne peuvent évidemment pas avoir lieu pendant les vacances, week-ends ou jours fériés. Pour cette raison, et puisque le protocole sanitaire qui devra être appliqué dans l’Éducation nationale n’est toujours pas connu, aucune réunion abordant le retour en classe ne peut se tenir avant le lundi 4 mai.
  • Si une convocation officielle a bien été reçue, assister à la réunion mais indiquer que sans les éléments préalables à tout nouveau travail lié à l’élaboration du plan de « reprise » cités plus haut, il est impossible d’aller plus loin, et donc refuser de participer aux échanges.
  • Refuser d’engager leur responsabilité si la municipalité leur demande une décision ou un avis en répondant : "Je n’engage pas ma responsabilité personnelle, merci de vous adresser au représentant du ministre dans le département, l’IA-Dasen."
Le SE-Unsa, nationalement comme localement, est engagé auprès des collègues pour protéger l’école (les enseignants tout comme les élèves et leurs familles) d’une reprise précipitée et imposée. Avant tout engagement dans la co-construction d’un plan de reprise, il est essentiel d’en connaître les objectifs et les contraintes.
Le SE-Unsa exige pour cela un protocole sanitaire national, clair et protecteur, en lien avec l’avis du conseil scientifique, ainsi que des instructions officielles précises et un calendrier réaliste.
Dès à présent, ainsi que lors des étapes à venir, le SE-Unsa est à vos côtés pour s’assurer que les personnels puissent travailler en sécurité, dans le respect de leur métier, et en protégeant la santé de tous.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 07:46

C'est acté !

 

Réouverture des écoles et établissements : quid des enfants EBEP, en situation de handicap, et des personnels qui en ont la charge, enseignants comme non-enseignants ?
Depuis le début de la crise, les enfants EBEP ou en situation de handicap tout comme le million d’AESH qui les accompagnent sont les grands oubliés des annonces et prises de parole ministérielles.

Les enseignants et les accompagnants n’auront pourtant pas démérité pour continuer à exercer leurs missions d’enseignement et d’accompagnement.
Le SE-Unsa n’aura eu de cesse d’interpeller le ministre sur la situation particulière des enfants et personnels concernés.
 
Après des annonces présidentielles et ministérielles toujours aussi peu dissertes sur le sujet, et la parution de la note du conseil scientifique du 24 avril préconisant une attention particulière aux enfants en situation de handicap et une adaptation de l’information et l’apprentissage des règles barrières de ces enfants, en prenant en compte leur handicap (visuel, cognitif, moteur…), le SE-Unsa, dans ses échanges avec le ministre et lors d’un groupe de travail consacré à la présentation du projet de protocole sanitaire national a réitéré avec force sa demande d’une doctrine spécifique (absente du projet) pour ces enfants, ces jeunes, et les professionnels qui en ont la charge, enseignants comme non-enseignants.
La proximité physique inhérente à l’accompagnement, exige notamment des consignes explicites pour les enfants et jeunes accompagnés, leurs accompagnants et enseignants.

Cette doctrine d’accueil, adossée au protocole sanitaire national sera soumise au Comité technique ministériel qui se tiendra mardi 5 mai.
Le SE-Unsa restera vigilant et intransigeant sur les conditions de sécurité et de protection des enfants, des jeunes et des personnels.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 08:04

Impossible et inacceptable

 

La reprise à marche forcée envisagée pour les écoles maternelles et élémentaires est à la fois inacceptable et impossible à mettre en œuvre dans les délais prévus et dans un cadre sanitaire totalement flou. 
 
Le Premier ministre a annoncé à l’Assemblée nationale le report de la reprise des lycées à début juin en fonction de l’évolution de l’épidémie et une reprise conditionnelle des collèges le 18 mai pour les classes de 6e et 5e selon la situation sanitaire des départements. La prise en compte du contexte sanitaire pour le second degré est une bonne nouvelle même si l’organisation d’une reprise décalée de quelques semaines resterait à hauts risques. 
 
Ce recul bienvenu par rapport aux hypothèses initiales du ministre jette une lumière particulièrement crue sur le sort fait au premier degré. Au motif affiché d’objectifs pédagogiques et de justice sociale, la reprise pour les élèves de primaire est en fait liée à la reprise de l’activité économique du pays. S’il ne faut pas nier cette nécessité, il convient d’être clair ; la reprise de l’école primaire puis des élèves de 6e et 5e vise à libérer les parents qui devront reprendre le travail dès le 11 mai des impératifs de garde de leurs enfants. 
 
Pour le SE-Unsa, la réouverture de toutes les écoles est impossible à mettre en œuvre d’ici le 11 mai et se heurte à plusieurs contradictions et incohérences :
  • Comment comprendre un déconfinement différencié en fonction de l’évolution de l’épidémie dans les départements mais une réouverture de toutes les écoles maternelles et élémentaires dès le 11 mai ?
  • Comment accepter que pour la société en général, les regroupements soient limités à 10 personnes et que dans les écoles et établissements, la taille du groupe soit fixée à maximum de 15 ?
  • Comment comprendre qu’on demande que les activités sportives collectives soient interdites et que l’exécutif envisage que les enfants fassent eux des activités sportives organisées par les collectivités territoriales ? 
En plus de ces questions, restent en suspens toutes les considérations sanitaires pour lesquelles à ce jour, aucune garantie n’est apportée après les préconisations dictées par les autorités de santé. Le ministre répète qu’il y aura un protocole strict mais celui-ci n’est pas connu.
 
D’un point de vue pédagogique, la reprise envisagée n’est pas cohérente non plus avec des groupes d’élèves en présentiel et d’autres qui poursuivront à distance. Pour le SE-Unsa, il est hors de question que les enseignants des écoles fassent double journée.
 
Le Premier ministre a renvoyé au local la responsabilité de prendre les décisions et le ministre ajouté que chaque famille serait informée le 4 mai. Pour le SE-Unsa, il est inacceptable que l’exécutif mette ainsi la pression sur les acteurs locaux, dans l’urgence, et se défausse de sa responsabilité sur les directeurs, les enseignants et les municipalités en disant accorder toute sa confiance aux acteurs de terrain pour trouver l’organisation la plus appropriée.
 
Pour le SE-Unsa, l’école, ses élèves et ses personnels méritent les mêmes protections, les mêmes garanties et les mêmes droits que le reste de la société française. Le SE-Unsa poursuit ses interventions à tous les niveaux et se met en capacité d’accompagner les équipes pour les protéger d’une reprise précipitée et imposée.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 07:37

Après l'avis du conseil scientifique, le SE-Unsa refuse une reprise précipitée

 

Après un premier avis daté du 20 avril où il déconseillait une reprise avant la rentrée de septembre, le conseil scientifique liste dans un second avis du 25 avril les conditions de mise en œuvre de la décision du gouvernement de rouvrir les écoles, collèges et lycées à partir du 11 mai.
 
Cet avis vise à éviter la propagation du virus à la faveur de la reprise des cours et à la maîtriser en cas de suspicion ou de découverte de nouveaux cas. Gestes barrières, désinfection très régulière, distanciation entre les élèves, cloisonnement des déplacements des groupes d’élèves, entrées et sorties quotidiennes normées et échelonnées, protocole en cas de symptômes… les préconisations sont nombreuses. Elles montrent qu’une reprise ne peut se faire qu’avec une organisation stricte, très complexe à construire puis à faire vivre à l’école, au collège ou au lycée et peut être très vite remise en cause dès qu’un cas apparaîtra dans les groupes d’élèves accueillis, dans leurs familles ou chez les personnels.
 
Quand on conjugue toutes ces conditions sanitaires aux contraintes de santé ou d’organisation familiale des personnels eux-mêmes, cette reprise apparaît impossible à mettre en œuvre pour le 11 mai et, repoussée au-delà, elle ne peut être que très partielle et restera très fragile.
 
Une reprise large et rapide, dans ces conditions sanitaires désormais fixées risque surtout de se heurter à de nombreuses impossibilités et dégrader la « continuité pédagogique » mise en œuvre depuis le mois de mars. Pour le SE-Unsa, à la lumière de cet avis du conseil scientifique, il faut que l’exécutif sache dire qu’une reprise large ne pourra pas avoir lieu avant septembre et ceci, en la préparant dès maintenant avec tous les acteurs de l’École.
 
Pour la fin de l’année scolaire, la priorité doit être de poursuivre et soutenir la continuité pédagogique et travailler avec les collectivités à élargir, sous réserve des avis sanitaires, l’accueil qui s’est mis en place depuis le mois de mars. L’appropriation des contraintes sanitaires et le temps donné aux équipes pourraient leur permettre d’envisager comment retrouver de façon échelonnée leurs élèves afin de voir avec eux comment ils vont scolairement mais aussi psychologiquement, socialement et du point de vue de leur santé.
 
Avec sa fédération l’Unsa-Éducation, le SE-Unsa a fait connaître ses réactions à l’exécutif. Le Premier ministre présentera son plan global de déconfinement mardi 28 avril puis le ministre devrait rencontrer les organisations syndicales. Le SE-Unsa alerte sur le niveau d’inquiétude et de tension extrêmement fort dans une profession qui subit et s’adapte dans l’urgence depuis début mars, sous le coup d’annonces diverses, variées et parfois contradictoires.
 
Le SE-Unsa s’oppose à un retour précipité des élèves en classe selon des modalités impraticables et imposées aux personnels qui ont des craintes légitimes pour leur propre santé et celle de leurs élèves.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 07:40

Bonification d'ancienneté aux 6ème et 8ème échelons

 

Hier après-midi a eu lieu en visioconférence une CAPD qui avait pour ordre du jour l'examen des demandes de révisions d'appréciation finale de la Directrice Académique, ainsi que l'avancement accéléré d'un an au 6ème et 8ème échelon.
 
Sur les demandes de révision d'appréciation étudiées par la Direction Académique, La DASEN a accédé à une seule de ces demandes.
Les collègues ayant fait une demande et n'ayant pas obtenu satisfaction seront contactés pour avoir de explications sur le rejet de leur demande. 
 
Pour les avancements accélérés,
- à l'échelon 6, ce sont 87 collègues sur les 291 éligibles qui bénéficieront de ce raccourcissement.
- à l'échelon 8, ce sont 84 collègues sur les 283 éligibles qui bénéficieront de ce raccourcissement.
 
Si vous souhaitez demander un résultat vous concernant, cliquez ici. Pour rappel, le raccourcissement concernent les collègues qui ont eu un rendez-vous carrière en 2018/2019.
 
Pascal Rosamont
Elu SE-Unsa 92 à la CAPD

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans CAPD
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 07:58

Beaucoup de questions et peu de réponses ...

 

Un  comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail s’est tenu le mardi 21 avril pour traiter principalement des mesures de déconfinement.

 

Le Ministre n’a pourtant pas attendu cette instance nationale pour présenter ses premières hypothèses de reprise quelques heures auparavant ! L’UNSA Education a rappelé ses exigences : un protocole sanitaire national, condition sine qua non de la reprise et une construction dans le respect du dialogue social.

 

Alors même que l’épidémie n’est ni stoppée ni réellement maîtrisée, la perspective du déconfinement soulève énormément de questions et d’inquiétudes tant au niveau de l’organisation professionnelle que personnelle. Le CHSCTMEN aurait du pouvoir répondre à ces interrogations légitimes mais le Ministère n’est pas encore en mesure de présenter le protocole sanitaire retenu, qui devrait répondre en grande partie aux interrogations.

 

Pourtant l’ensemble des organisations syndicales et l’administration sont unanimes : le protocole sanitaire national sera la base de tous les échanges : quel doctrine pour le port du masque, les gants, les tests ? Qui décidera de l’ouverture ou non des établissements et écoles ? Quelle organisation pour respecter les gestes barrières ? Comment s’organisera le travail en présentiel et en distanciel ?  Autant de questions qui restent pour le moment sans réponse…

 

Quelques informations sont néanmoins importantes à retenir :

  • Les personnels "à risques" pourront continuer à télétravailler. L’UNSA Education a demandé au ministère d’étendre cette possibilité aux personnels vivant avec une personne à risque ( conjoint, enfant, parent vivant sous le même toit) . L’UNSA demande aussi que pour les parents, les autorisations d’absence pour garde d’enfant soient maintenues.
  • Si les conditions sanitaires ne sont pas remplies, il n’y aura pas d’ouverture.
  • Un temps de préparation sera donné aux équipes avant l’arrivée des élèves à partir du 11 mai.
  • Le Ministre devrait présenter l’ensemble du plan de déconfinement lors du Comité Technique Ministériel du 5 mai

 

L’UNSA Education a demandé qu’un CHSCTMEN se réunisse le plus rapidement possible pour étudier le protocole sanitaire et répondre aux questions concrètes des personnels.

 

L’UNSA agit avec les personnels pour que, si reprise il doit y avoir, elle s’opère dans des conditions préparées, sécurisées et efficaces pour les élèves et les personnels.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:12
Les "hypothèses" du ministre
 
Mardi 21 avril, le ministre, auditionné par les députés de la Commission des Affaires Culturelles, a exposé de manière détaillée les hypothèses sur lesquelles le ministère travaille pour une reprise progressive des écoles, collèges et lycées à partir du 11 mai. N’ayant fait l’objet d’aucun échange préalable avec les personnels, ces hypothèses soulèvent de très nombreuses questions.
 
 
Les hypothèses pour une rentrée progressive
 
1) La rentrée se ferait par niveau :
  • La semaine du 11 mai : rentrée des GS, CP et CM2.
  • La semaine du 18 mai : rentrée des 6ème et des 3eme en collège, des premières et terminales en lycée.
  • La semaine du 25 mai : rentrée de tous les autres niveaux.
  • Dans les écoles, la pré-rentrée aurait lieu le 11 mai et l’accueil des élèves débuterait dès le 12. En revanche, dans le second degré, on aurait une semaine complète pour s’organiser.
 
2) Les conditions et précisions apportées par le ministre :
  • Un protocole sanitaire national : pour rouvrir, les écoles et établissements devront pouvoir respecter ce protocole qui n’est pas encore connu.
  • Des groupes à effectif réduit (le ministre évoque le nombre de 15 élèves). Lorsque les élèves ne sont pas avec leur(s) enseignant(s), ils sont soit à la maison (école à distance), soit en étude, soit accueillis dans des activités péri-scolaires (sportives, sanitaires, culturelles ou civiques) organisées par les collectivités.
  • Les élèves et les personnels présentant des risques ou ayant des membres de leur famille à risques resteront à distance.
  • L’organisation concrète sera locale pour prendre en compte la réalité des locaux, des équipements, des effectifs, des personnels disponibles,…
  • Le rythme de mise en œuvre pourra être différencié selon les territoires (régions épargnées par l’épidémie ou très touchées par exemple ; écoles en EP avec classes dédoublées ; écoles à faible effectif en zone rurale).
  • La priorité sera accordée aux élèves décrochés de l’enseignement à distance (4% selon le ministre) et aux élèves en situation de handicap.
  • Sur le plan pédagogique, il ne s’agira pas de faire les programmes mais de faire le point avec chaque élève et de consolider ses apprentissages grâce à la « personnalisation ».
Des incertitudes qui nourrissent l’inquiétude des personnels et des familles
 
L’absence d’un protocole sanitaire établi à partir de recommandations des autorités de santé et en dialogue avec les représentants des collectivités et des personnels, stabilisé et connu de tous contribue fortement à l’impression que le ministre « met la charrue avant les bœufs » et tente d’imposer avant tout débat ses choix préférentiels. Interrogé par les députés sur les avis scientifiques qui le conduisent à faire de telles propositions, le ministre n’a cité qu’une publication de l’Académie des Sciences allemande. Celle-ci, au vu de la situation de la pandémie en Allemagne recommande la réouverture des écoles pour des raisons principalement sociales et économiques. Mais la comparaison avec l’Allemagne est-elle bien judicieuse ? Au final, le ministre affirme que « faire durer le confinement scolaire serait la solution de facilité ». Pas sûr que les personnels qui s’échinent à faire fonctionner la « continuité pédagogique » partagent cette opinion.
 
Les incertitudes sur les masques, les tests, le gel hydroalcoolique, les sanitaires des établissements scolaires, les difficultés à respecter et faire respecter les gestes barrière que mettent en évidence les enseignants qui participent à l’accueil des enfants de soignants, expliquent en grande partie les réserves des personnels.
 
Les objectifs mis en avant par le ministre pour cette reprise sont des objectifs sociaux. Il cite les décrocheurs de l’école à distance, les enfants qui n’ont plus accès à la cantine et les violences intra-familiales. Cette affirmation du rôle social de l’Ecole est positive mais il ne faudrait pas qu’elle soit utilisée pour « culpabiliser » les personnels et les contraindre à accepter de reprendre le chemin de leur école ou de leur établissement même si les garanties sanitaires ne sont pas assurées.
 
Des questions auxquelles il faudra répondre
 
En nous plaçant dans l’hypothèse que la situation sanitaire permet d’envisager une reprise selon le calendrier du ministre, de nombreuses questions se posent encore :
  • Comment assurer la « distanciation sociale » dans les transports scolaires ou publics utilisés par les élèves et les personnels ?
  • Comment assurer les mouvements des élèves dans les espaces communs (couloirs, cour de récréation,…) ?
  • Comment assurer la restauration scolaire ?
  • Comment assurer la rotation des groupes d’élèves ?
  • Comment organiser les entrées et les sorties pour éviter les regroupements d’adultes ?
  • Comment seront identifiés les personnels à risques ?
  • Comment procéder en cas de repérage d’un cas suspicieux ?
  • Qui assurera l’école à distance si les enseignants sont à temps plein dans leur établissement ? Penser qu’ils puissent faire les deux, comme le ministre l’a laissé entendre, c’est nier la réalité du métier. Des garanties doivent être apportées sur cette question.
  • Un effectif de 15 élèves ne peut être une norme absolue. Elle doit être modulée en fonction de l’âge des élèves et des locaux. Qui décidera ?
  • Une pré-rentrée est indispensable pour mettre au point une organisation nouvelle. Une journée n’est pas suffisante dans les écoles et il ne peut pas être demandé aux personnels de se réunir avant le 11 mai. Il faut décaler la rentrée des élèves pour donner plus de temps en équipe pour préparer leur arrivée.
 
Bien sûr, nous pensons tous qu’il est souhaitable que les élèves reviennent en classe au plus vite, pour limiter au maximum le décrochage des apprentissages, permettre une mise en commun des expériences, et faciliter la projection vers la reprise en septembre.
Bien sûr, nous comprenons qu’il va falloir apprendre à vivre avec le Covid-19 et qu’il faut que l’école reprenne.
Mais cela ne peut se faire au détriment de la santé des élèves et des personnels et doit s’inscrire dans le déconfinement général de la société toute entière.
Les personnels demandent simplement les mêmes garanties et les mêmes mesures de protection que le reste de la population.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92