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SE-UNSA 92

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Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 14:45

resserage politique fort sur la "grh"

La principale nouveauté consiste pour le ministère à afficher qu’il s’engage à un suivi personnalisé pour chaque candidat aux mutations, depuis le dépôt de la demande jusqu’à l’annonce des résultats. Si le SE-UNSA se réjouit de voir que le ministère employeur se décide à être attentif à ses salariés, il est de sa responsabilité d’avertir les collègues que cet affichage cache une imposture.

 

Un numéro vert « national » va être mis à votre disposition et des cellules de suivi personnalisée seront mises en place dans chaque IA. Il vous suffirait de donner votre numéro de téléphone à l’administration et elle s’occuperait de tout….à la place des élus du personnel dont vous n’auriez évidemment plus besoin.

 

Qui peut croire pareilles fadaises ? Les services administratifs, à tous les niveaux, connaissent des suppressions d’emplois massives et sont déjà submergés. Comment pourraient-ils assurer cette nouvelle charge quand on sait que plus de 16 000 collègues du 1er degré (en plus des 32 000 du 2nd degré) participent aux mutations nationales chaque année, sans compter les mouvements à l’intérieur des départements.

Sachez par ailleurs que le numéro vert sera une plate forme d’appel privée qui gèrera ces appels, plate forme basée on ne sait où…avec des opérateurs qui ne maîtriseront pas le sujet.

 

Le projet de note de service permutations 2009 illustre bien la méthode gouvernementale. A la volonté de réduire inexorablement la place de la fonction publique d’Etat, s’ajoute la volonté de choisir ses partenaires sociaux, de discréditer le rôle des organisations syndicales auprès des personnels.

Le ministère pense vous duper en présumant que vous ne serez sensible qu’à la seule communication du résultat des mutations? Il se trompe !

 

Continuez à vous appuyer sur les représentants du personnel que vous avez élus. Ils sont garants de la connaissance des arcanes de ce dispositif complexe et du respect de vos droits.

Au SE-UNSA nous avons un engagement vis-à-vis de vous. Nos élus prennent le temps de vous écouter pour comprendre votre projet de mutation. Ils ont la connaissance du dispositif, l’expérience du suivi de dossier et donc la  compétence  pour vous aider à formuler vos vœux. Ils sont disponibles pour vous apporter aide et conseil. Avant et pendant la CAP, ils suivent l’évolution de votre dossier. Faites confiance aux élus du SE-UNSA, confiez-leur votre dossier et renforcez leur action en votant massivement le 2 décembre.

 

 

Calendrier prévisionnel permutations 2009

 

Jeudi 20 novembre 2008 : Ouverture du serveur SIAM pour la saisie des vœux

Lundi 8 décembre 2008 : Fermeture du serveur SIAM

Du 9 au 11 décembre 2008 : Envoi des confirmations de demande de changement de département dans la boîte électronique I-Prof du candidat.

A partir du 19 décembre 2008 : Retour des confirmations de demande de changement de département et des pièces justificatives dans les IA

Janvier 2009 : Vérification des vœux et barème et Examen des demandes de 500 points

20 février 2009 : Date limite d’enregistrement des demandes tardives pour rapprochement de conjoints et des demandes d’annulation ou de modification de candidature

Mars 2009 : Communication aux IA  des résultats

               : Diffusion individuelle des résultats aux candidats

 

Pour en savoir plus …

 

Le SE-UNSA a été destinataire du projet de note de service. Une réunion plénière a eu lieu mercredi 22 octobre au Ministère pour en débattre.

 

Le Directeur Général des Ressources Humaines a été clair : les marges de manœuvre d’évolution du texte sont limitées car l’arbitrage du Ministre a déjà été rendu. Le SE-UNSA a dénoncé ce calendrier resserré qui empêche tout dialogue social constructif. Pour autant nous avons fait valoir nos arguments et nos demandes de modification.

 

Il y a en effet peu de changements techniques (mêmes critères, mêmes éléments de barème, même procédure que l’an dernier …) mais plusieurs nouveautés politiques de fond qui auraient dû être discutées bien en amont et pas au détour d’une circulaire sur les permuts, rebaptisée d’ailleurs « Mobilité » car comprenant désormais des préconisations fortes aux IA sur le mouvement départemental.

 

Les points d’achoppement pour le SE-UNSA

 

- Volonté de « secondarisation » du mouvement à tout prix sans s’être posé la question de savoir si cela a un sens et une application concrète possible dans le 1er degré.

 

- Duperie des candidats par rapport à la mise en place d’un « traitement individualisé » de chaque candidature : numéro vert au Ministère et cellules-mouvement dans les IA. Quels moyens humains réels au service de ce suivi ? Quelle qualification des personnels ? Quelle disponibilité réelle ? Au niveau national, cela irait jusqu’à la mise en place d’une plate-forme téléphonique privée, sous-traitée par le Ministère.

- Volonté d’écarter au maximum les élus du personnel en CAP dans les différentes phases du mouvement : qui défendra les collègues ? qui veillera à l’équité et à la transparence des opérations ?

- Au niveau du mouvement départemental :

> Rappel aux IA de la grande latitude pour faire du hors barème 

> Insistance sur les possibilités de postes à profil, avec des collègues choisis selon des modalités qui appartiennent complètement à l’IA et hors barème, voire hors certifications et diplômes.

> Les néo-titulaires recevront, de préférence, une affectation protégée qui sera traitée, si besoin, hors barème.  Par ailleurs, cette première affectation sera, dans toute la mesure du possible, une affectation à titre définitif et non plus à titre provisoire.

> Les néo-titulaires devront bénéficier d’un accompagnement, de formations adaptés, d’enseignants référents (dont le directeur d’école, ce que nous avons vivement réfuté). Le Ministère anticipe largement sur la réforme de la formation des maîtres, seulement discutée pour le moment …

> Une attention particulière doit être portée aux maîtres spécialisés qui devront recevoir, pour la rentrée scolaire 2009, une affectation en poste fixe en adéquation avec leurs compétences acquises dans le suivi des élèves rencontrant des difficultés scolaires. Là encore, alors que le budget 2009 n’est pas voté, on demande aux IA d’anticiper l’annonce de la « sédentarisation » de 3000 postes de RASED.

 

Le SE-UNSA demande solennellement au Ministre de revenir sur ces dispositions pénalisantes pour les collègues, porteuses d’injustice et recul du paritarisme.

 

Pour suivre l’évolution du dossier, pensez à vous inscrire à la liste de diffusion « permuts 2009 » auprès de votre section départementale

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 16:55
Le SE-UNSA appelle à la grève le 20 novembre dans le 1er degré et à une intersyndicale du 2nd degré

Le SE-UNSA estime que, face à la situation dans laquelle se trouvent placés les enseignants du 1er degré, les conditions d’un appel à la grève sont réunies. L’accumulation de mesures ministérielles prises sans concertation et au pas de charge, les déclarations à l’emporte-pièce mettant en doute la compétence professionnelle des enseignants des écoles, l’autoritarisme et les pressions permanentes de l’administration qui en découlent sur le terrain s’aggravent des perspectives ouvertes par le projet de budget 2009. Le SE-UNSA appellera donc les enseignants des écoles à la grève le jeudi 20 novembre, avec le SGEN-CFDT et le SNUIPP.
Le SE-UNSA s’alarme par ailleurs de la dégradation généralisée des conditions de travail des enseignants dans les établissements du 2nd degré. La forte inquiétude des personnels ne peut qu’être renforcée par les annonces du projet de budget 2009, les collèges, pourtant en augmentation démographique, risquant de payer particulièrement la note.
Dans ces conditions, le SE-UNSA propose aux différentes organisations syndicales d’enseignants du 2nd degré de se réunir en intersyndicale. Il souhaite que les possibilités d’un appel commun à la grève pour le 20 novembre y soient étudiées.

Luc BERILLE, Secrétaire Général


Téléchargez l'appel unitaire

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 13:10
Rendez-vous manqué

Les objectifs s'annonçaient ambitieux, mais le soufflé sera vite retombé. Les annonces de M. Darcos sur le lycée sonnent comme un rendez-vous manqué. Dans la nouvelle architecture que le ministre vient d'annoncer pour la classe de seconde à la rentrée prochaine, rien ne changera fondamentalement les logiques d'aujourd'hui.

Pour les 2/3 de l'horaire des élèves, rien de nouveau : les enseignements fondamentaux n'étant pas organisés de façon modulaire, ils seront comme aujourd'hui répartis sur l'année scolaire.

Quant aux « nouveautés », elles auront une part si congrue qu'elles n'auront qu'une influence marginale sur le parcours des élèves :

-         4 modules annuels, les seuls pour lesquels un découpage de l'année en deux semestres a un sens, mais dont rien ne dit qu'en dehors du changement d'étiquette, certains ne fonctionneront pas comme les options actuelles…

-         un accompagnement individualisé fourre-tout où les travaux interdisciplinaires entrent en concurrence avec l'aide méthodologique, l'orientation et le soutien scolaire…

Cette « seconde Darcos », si peu éloignée de l'actuelle, ne peut qu'aboutir aux mêmes travers structurels qui s'opposent à des parcours souples non enfermants et non ségrégatifs. Qui s'étonnera que, dans ces conditions, le ministre annonce déjà le maintien d'une organisation du cycle terminal en deux voies étanches et, à coup sûr, socialement hiérarchisées ?

Pour le SE-UNSA, des objectifs de la réforme, il n'en restera qu'un, jamais avoué mais toujours présent : celui des économies budgétaires.

 

Luc Bérille, Secrétaire général

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 17:47

Mobilisation réussie

L’UNSA Education se félicite du succès de la mobilisation du 19 octobre. L’ensemble des organisations ont réussi leur pari : réunir plus de 80 000 manifestants pour dénoncer un budget de régression, une politique éducative à courte vue, une volonté d’affaiblir, de la maternelle à l’université, le service public d’éducation. Le gouvernement doit entendre l’exaspération et les demandes des personnels, des étudiants, des parents d’élèves. Le système éducatif a besoin d’une politique ambitieuse et non d’une politique régressive. L’UNSA Education souhaite que d’autres mobilisations, dans le cadre unitaire qui a permis la réussite du 19 octobre, soient lancées le plus rapidement possible. Le gouvernement aurait tort de jouer, encore une fois, l’ignorance ou le mépris.

Patrick Gonthier, Secrétaire Général de l'UNSA Education

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 08:01

Renseignements pratiques

Parcours : Place d'Italie, Avenue des Gobelins, Boulevard Port Royal, Boulevard St Michel, Pont Sully, Boulevard Henri IV, place de la Bastille.
Défilé : Nous défilerons par région. Le rendez-vous pour l'Ile-de-France est fixé à 13h Place d'Italie (Mairie 13ème, Avenue Soeur Rosalie, Boulevard Blanqui)
Venez nombreux !
Visualisez le plan de la manif

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 17:53
Sauvons les RASED

Suite à l'annonce de la suppression de 3000 postes de Rased le SE-UNSA, en collaboration avec les organisations syndicales et les associations suivantes : SNUIPP-FSU, SGEN-CFDT, SUD éducation, SNUDI FO, SMedEN FO, FNAME, FNAREN, AFPEN, diffuse une pétition pour la défense des aides spécialisées pour les élèves en difficulté à l'école.


Rendez-vous sur le site
www.sauvonslesrased.org
et signez la pétition !

 

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 07:00
Le ministère reste au milieu du gué

Le ministère vient de rendre public son projet de maquettes des nouveaux concours d’enseignants. Il s’inscrit dans le cadre de la mastérisation de la formation qui doit débuter en 2010, décidée unilatéralement par le gouvernement. Deux opérateurs interviennent désormais : d’un coté le ministère de l’Education nationale qui recrute en organisant les concours, de l’autre  les universités qui forment les futurs enseignants en les préparant au master.

Le SE-UNSA apprécie de voir que le référentiel de compétences du métier d’enseignant reste la boussole qui devra guider la conception des épreuves. Il se réjouit que l’architecture proposée soit la même pour l’ensemble des concours, reconnaissant ainsi l’unicité du métier, quel que soit le niveau d’enseignement. De même, l’introduction d’une nouvelle épreuve orale sur la connaissance du système éducatif est une évolution positive.

Mais, pour le SE-UNSA, le véritable enjeu reste celui de la formation professionnelle par alternance des futurs enseignants. Le contenu des concours donnera-t-il un signal assez fort pour que les universités construisent les maquettes des nouveaux masters en ce sens ? Le SE-UNSA en doute.

Ainsi, lorsqu’une épreuve orale d’admission est cantonnée à une « leçon » virtuelle, non pas devant des élèves, mais face à un jury, on ne se met pas en situation de vraiment juger des aptitudes à enseigner. Les étudiants y seront-ils d’ailleurs bien préparés alors que leur statut  leur interdit tout stage préalable en responsabilité durant le master ? Quant à l’absence de praticiens du métier dans un jury de concours ouvrant l’accès à l’enseignement, elle laisse perplexe…

Au total, pour le SE-UNSA, les maquettes de concours retenues par le ministère restent au milieu du gué. Elles actent le référentiel de compétences, ce qui est bien le moins pour un concours d’entrée dans un métier, mais la forme des épreuves ne le traduit pas totalement.  Le risque que de futurs enseignants ne découvrent la réalité d’une salle de classe qu’une fois le concours obtenu n’est donc pas totalement écarté.

 

Luc Bérille, Secrétaire Général du SE-UNSA

Téléchargez le 4 pages du SE-UNSA sur l'avenir de la formation des enseignants  

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 09:58
Nouveau chambardement dans le domaine des évaluations nationales !

Les évaluations « diagnostic » de CE1 et CM2 ont fait long feu,  bienvenue aux évaluations « bilan » ! A partir du 19 janvier 2009, les élèves de CM2 devront plancher une semaine durant sur leur nouveau test d’évaluation des acquis. Leurs camarades de CE1 découvriront leurs nouveaux tests le 25 mai. Prévus dans le cadre du socle commun, ces tests, organisés en cinq séquences, porteront « sur toutes les compétences du programme ».

Les « objectifs et finalités » annoncés de cette mesure sont multiples :  

§         « mesurer les acquis des élèves français à des moments clefs de leur scolarité ;

§         disposer d’évaluations bilan pour engager des remédiations ;

§         donner aux parents toutes les informations auxquelles ils ont droit, en évitant une mise en concurrence incontrôlée des écoles ;

§         disposer d'un nouvel indice de l'efficacité des enseignements à l'école ;

§         disposer d'un instrument de pilotage du système éducatif, du niveau local de l'école jusqu'au niveau national. »

Les taux de réussite aux tests détermineront si les élèves sont "en grande difficulté" (moins de 33% de réussite), en situation de "maîtrise encore insuffisante des fondamentaux" (entre 33% et 50%), de savoirs "à consolider" (entre 50% et 66%) ou de "bonnes performances" (au-dessus de 66%). Les élèves de la première catégorie seront la "cible privilégiée des dispositifs de remédiation" prévus via la réaffectation des deux heures du samedi matin ou les stages de remise à niveau. Ceux de la deuxième catégorie devront "faire l'objet d'une attention particulière".

Les résultats constitueront un "indicateur de pilotage" qui permettra des comparaisons départementales, académiques et nationales. Cela permettra au ministre, aux recteurs et aux IA-DSDEN de "repérer les marges de progrès, fixer des cibles nationales, académiques et départementales et mobiliser les équipes". Ces résultats devront également aider les inspecteurs de circonscription à "adapter les plans d'animation et de formation".

Publication des résultats : "le grand public n'aura accès qu'aux résultats globaux de la France entière, des académies et des départements", et ce par "consultation du site national". Les parents, eux, auront de plus accès aux résultats de leur enfant et de l'école de leur enfant. C'est le maître ou le directeur qui communiquera par oral ou par papier les résultats. "Les résultats individuels des élèves ne seront connus que de leurs parents, de leur maître et du directeur de l'école». Les résultats individuels des écoles ne seront pas publics; ils resteront internes à l'Éducation nationale.

 

> L’avis du SE-UNSA

 Le SE-UNSA dénonce une confusion entre les diverses formes d’évaluation (bilan, diagnostique, formative) et l’utilisation que l’institution peut faire des résultats. Une évaluation en milieu d’année ne peut être qu’une évaluation diagnostique et ne peut servir de base à une évaluation des acquis des élèves en fin de cycle et des performances du système scolaire.

 Alors que les enseignants voient se multiplier ou disparaître, année après année, les évaluations en tous genres, ce nouveau dispositif n’apporte pas les clarifications attendues.

Enfin, quoi qu’en dise le Ministre, la publication des résultats de chaque école sera possible dans la mesure où ceux-ci seront communiqués aux parents. Les classements et, dans un contexte de désectorisation progressive, la mise en concurrence des établissements sont des risques qui ne sont pas écartés.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 10:30
Quand les économies tiennent lieu de politique

3000 postes de spécialistes de la difficulté scolaire supprimés ! C’est le dernier expédient trouvé par Xavier Darcos pour économiser des moyens sur le dos des usagers de l’Ecole.

Le budget 2009 prévoit en effet « la réaffectation et la sédentarisation de 3000 postes de maîtres E et G des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED) ».

La brutalité de cette mesure vient souligner les contradictions d’une politique ministérielle qui prétend faire de la lutte contre l’échec scolaire sa priorité.

Sans aucune évaluation, cette décision remet en cause la vie même des RASED. Comment répondre à toutes les demandes d’aides spécialisées pour tous les élèves en grande difficulté en sédentarisant les enseignants spécialisés dans les classes? Quelle équité pour les enfants dans les secteurs les plus démunis comme le milieu rural ? Va-t-on balayer la spécificité rééducative à l’école ? Va-t-on rouvrir les classes d’adaptation ou implanter les enseignants spécialisés directement dans les classes difficiles ?

Le SE-UNSA n’accepte pas que la recherche d’économies tienne lieu de réponse à des questions qui concernent pourtant des milliers d’enfants, et, singulièrement les plus fragiles. Il exige la suspension de cette mesure et réitère sa demande, présentée déjà depuis plusieurs mois, d’ouverture de discussions sur le devenir des RASED.

 

Luc Bérille, Secrétaire Général

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 12:43

L'avenir sacrifié

Pour le SE-UNSA, le projet de budget 2009 inscrit durablement l’Education nationale dans la régression. Après les 20 000 retraits subis les deux ans précédents, les 13 500 suppressions d’emplois annoncées sont le début d’une ponction d’au moins 40 000 postes  sur les trois ans à venir. Au moment où tous les chiffres du chômage en France repartent à la hausse, il s’agit donc d’un véritable plan social. Ce projet, qui supprime 20% des places aux concours pour 2009, obère au passage l’avenir de milliers d’étudiants engagés depuis plusieurs années dans un parcours universitaire.

Le premier degré, après avoir subi un hold-up de 2000 emplois en 2006 et 2007, verra ses difficultés aggravées par le projet de  budget 2009. 750 emplois de professeurs des écoles disparaissent, via la suppression de 3000 postes de stagiaires en charge de classe un jour sur quatre de la semaine. Les 500 créations annoncées ne les compenseront pas. Dans quelles conditions les 16 000 élèves supplémentaires attendus seront-ils alors accueillis ?

Tout à son obsession d’économies, le ministère fait, de plus, la démonstration de sa méconnaissance de la difficulté scolaire. En redéployant 3000 postes d’enseignants spécialisés, il s’attaque aux élèves les plus en difficulté qui sont aujourd’hui pris en charge sur le temps scolaire.

Par ailleurs, à la brutalité des économies s’ajoute la brutalité des décisions. Ainsi, le gouvernement acte déjà, sans en avoir débattu, la création d’établissements publics du premier degré.

Dans le second degré, la hausse des effectifs se poursuit en collège, tandis que le ministre s’était engagé à maintenir les postes dans les lycées. Il annonce pourtant la disparition sèche de 2500 emplois dans le public, dont 500 par la suppression de 1000 postes de stagiaires à mi-temps devant les élèves.

Par ailleurs, le retrait prévu de 15% des moyens actuels de remplacement ne peut qu’inquiéter, annonçant le retour aux pratiques anciennes de recrutements de précaires sans formation.

Le SE-UNSA constate enfin que le ministère, s’il affaiblit l’enseignement public, est plus précautionneux avec le privé. Ce dernier reçoit 20% des 500 postes créés pour les établissements difficiles mais ne rend que 15% des emplois supprimés dans le second degré.
Pour le SE-UNSA, la « parité » a bon dos !

Au moment où d’autres pays investissent pour l’avenir, le gouvernement lance un plan drastique d’économies à courte vue dans l’Education.

Le SE-UNSA, avec les parents, les associations et tous les défenseurs de l’Ecole, appelle à concentrer toutes les forces pour réussir la manifestation du 19 octobre.

 

Luc BERILLE, Secrétaire Général

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