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SE-UNSA 92

8 bis rue Berthelot

92150 SURESNES

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ou 09 62 58 48 72

92@se-unsa.org

Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 11:25

Les apprentissages d'abord

 

 

C’est localement que tout doit se décider mais après des mois de considérations diverses et variées, de désinformation, il est difficile de commencer à dessiner concrètement ce que pourrait être la nouvelle semaine scolaire de son école. Enseignants, invitons nos partenaires à prendre le temps et ne perdons pas la main. Rappelons bien le premier objectif de cette réforme : favoriser les apprentissages des élèves. Notre avis est alors essentiel.

 

Alors que les discussions ne font que débuter, des mairies envisagent trop rapidement de résoudre l’équation par un allongement de la pause méridienne. Si cela peut avoir du sens lorsque des activités péri-éducatives adéquates seront proposées, trop souvent cela se résumera à du temps libre surveillé dans la cours ou sous le préau les jours de pluie. Dans ses conditions, plus question de trouver par la suite en classe le pic de vigilance identifié par les chronobiologistes. Les élèves reviendraient en classe énervés et il faudrait beaucoup de temps pour récupérer les capacités des uns et ce sera impossible pour d’autres. Le bénéfice de 5 matinées d'apprentissages plutôt que 4 serait hypothéqué par des après-midis dégradés.

 

La pause méridienne rallongée ne peut être la solution de facilité

Bien sûr, cette pause méridienne rallongée est une solution apparemment facile mais elle n’est pas nécessairement la bonne. Et en tous cas, pas nécessairement pour tous les jours de la semaine. Tout d’abord parce que son contenu conditionne le reste de la journée. Ensuite parce que, ne libérant pas les enfants plus tôt, elle empêcherait de concevoir de nouvelles passerelles avec les clubs et associations. De même la pause méridienne allongée, ne permet pas aux parents de récupérer leurs enfants plus tôt alors que les horaires des familles sont très divers et irréguliers sur la semaine.

Le temps de la discussion locale est arrivé. Le Maire a jusqu’au 31 mars pour demander le report (en saisissant d’abord le conseil général avant le 9 au sujet des transports). Les projets d’organisation de la semaine seront validés ensuite jusqu’à fin avril. L’étape de discussion ne doit pas être bâclée. Ce n’est pas parce que les textes ont tardé à être publiés qu’il faut maintenant faire vite en ratant l’essentiel : favoriser les apprentissages des élèves. Pour la pause méridienne comme pour les autres temps de l’enfant, l’entrée gestionnaire ratera la cible. Les enseignants ont des arguments prééminents à faire entendre. A nous de jouer.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:51

Les enseignants retrouvent leur place de professionnels

 

La circulaire d’application du décret sur l’organisation de la semaine scolaire dans le primaire est publiée au BO (à retrouver ici).
Elle en reprend les éléments et explicite leur mise en œuvre.
Elle y ajoute la définition des APC en ré-instituant les enseignants dans leur rôle de professionnels.

 

Ce texte constitue un appui important pour les enseignants dans l’élaboration du projet d’organisation de la semaine scolaire dans leur école :

  • D’abord, ils pourront faire connaître leur projet d’organisation via le conseil d’école.
  • Ensuite, leur avis pourra être relayé auprès du DASEN par les représentants du personnel puisque la circulaire confirme le DASEN dans son rôle de maître d’œuvre et décideur in fine.

Ce texte issu d’un dialogue important entre le ministère et les organisations syndicales met la concertation au cœur de la démarche, comme l’a demandé le SE-Unsa. La place des conseils d’école est réaffirmée.

 

La pédagogie réhabilitée

S’agissant des APC, ce texte signé du nouveau Directeur Général de l’Enseignement Scolaire réhabilite la pédagogie. Le cadre donné aux nouvelles APC permet aux équipes de construire les actions qu’elles estiment les plus efficaces pour la réussite des élèves. C’est donc la fin des solutions uniformes aux approches mécanistes imposées depuis la Rue de Grenelle. Par ailleurs, la circulaire est une garantie pour les enseignants à l’heure où se sont manifestées les craintes d’intervention des élus sur les APC. Le conseil des maîtres est réaffirmé dans ses prérogatives : type d’activités, nombre d’élèves, constitution des groupes et organisation horaire.

 

Cette circulaire marque un changement de ton en direction des enseignants. Le SE-Unsa les encourage à s’en saisir pour s’affirmer aux yeux des autres membres de la communauté éducative comme les professionnels responsables qu’ils sont.

 

L'analyse détaillée du SE-Unsa

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 22:50

Le SE-Unsa n'appelle pas à la grève nationale

 

Le SE-Unsa n’appelle pas à la grève nationale mardi 12 février. Cette grève, à l’appel de CGT, CNT, FO, Snuipp et Sud amalgame tous les sujets et conduit au maintien du statu quo pour l’Ecole et ses enseignants.
Priorité politique et budgétaire de la Nation, notre Ecole est à la croisée des chemins. Elle ne peut rester immobile. Il en va de la réussite des élèves, il en va de la dignité professionnelle des enseignants.

Une loi d’orientation favorable à l’Ecole et aux enseignants
Le SE-Unsa soutient la loi d’orientation et de programmation pour l’Ecole. Y renoncer est suicidaire.
Le SE-Unsa est :

  • pour la reconstruction de la formation des maîtres via les ESPE (Ecoles supérieures du Professorat de l’Education) ;
  • pour la création programmée de 60 000 postes et la priorité au primaire ;
  • pour le socle commun et l’articulation de l’école primaire et du collège ;
  • pour la scolarisation des moins de 3 ans dans des conditions d’accueil favorables ;
  • pour le « plus de maîtres que de classes » qui permet de nouvelles approches pédagogiques ;
  • pour l’élaboration de nouveaux programmes, conduite par le futur Conseil supérieur des programmes, en concertation avec les enseignants.

Rejeter cette loi, c’est rester sur l’héritage de ces cinq dernières années. Après son adoption, beaucoup restera à faire pour sa déclinaison concrète, mais elle marque des avancées essentielles pour notre système éducatif.

 

Les rythmes, c’est pas sans nous !
La réforme des rythmes écrase la loi d’orientation. Après des mois d’atermoiements, d’informations contradictoires, de désinformations, cette réforme cristallise l’exaspération d’une profession éreintée par le dernier quinquennat.

Pour autant, le SE-Unsa est, là aussi, défavorable à l’immobilisme.
Après 5 années d’une semaine Darcos décriée, après 5 ans de journées surchargées qui épuisent les enseignants et leurs élèves, il est nécessaire d’avancer. Pas n’importe comment ! C’est pourquoi le SE-Unsa exige que des garanties soient données aux enseignants déjà sous pression.

Le décret permet aux enseignants de peser sur les choix locaux d’organisation de la semaine de chaque école. Ils craignent de ne pas faire le poids face à des élus trop pressants. Des exemples de désaccord sur une pause méridienne rallongée alimentent ces craintes. Mais le texte est clair. D’une part, le conseil d’école y est force de propositions. D’autre part, ce sont bien les DASEN qui arrêteront l’organisation de chaque école.

Le SE-Unsa demande la mise en place de comités de pilotage et de suivi dans tous les départements. Tous les acteurs doivent y être représentés.

Parce que c’est localement que tout se joue, c’est dans les communes et les départements, que le SE-Unsa construira, avec les collègues, le rapport de force nécessaire chaque fois qu’il le faudra, y compris en recourant à la grève si besoin !

Pour le SE-Unsa, les enseignants et l’Education Nationale méritent mieux que le « sur place » et le refus de toute évolution. Il engage les enseignants à faire entendre concrètement leur voix. Ne brûlons pas les étapes. L’heure est à la discussion dans les territoires pour que chacun dise ce qu’il veut pour son école, ses élèves et ses conditions de travail.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:27

Il faut avancer, vite !

 

Le chiffre de 400 euros circule aujourd’hui dans les médias.
Lundi 4, le ministre reçoit les organisations syndicales. Le SE-Unsa lui demandera d’acter, dès à présent, cette première étape indispensable de revalorisation et exigera l’ouverture immédiate de négociations pour obtenir un plan de montée en charge afin de réparer une injustice qui n’a que trop duré.

Il y a plusieurs mois, le seul SE-Unsa a lancé une campagne « L’ISOE pour les PE, c’est maintenant » qui a rencontré un écho très favorable auprès des collègues. Les plus de 24 000 signatures recueillies à ce jour montrent combien l’attente est forte. 
 
Deux revendications majeures
Depuis des semaines, le SE-Unsa porte avec opiniâtreté cette demande auprès du ministre et de son cabinet sur deux fronts : 
  • la création d’une indemnité d’un montant annuel à terme comparable à l’Isoe du second degré de 1200 euros.
  • l’élargissement de l’accès à la hors-classe permettant des perspectives de carrière pour tous et donc des pensions revalorisées.

Depuis plus de 20 ans, les enseignants de l’école primaire sont négligés. L’accès à la hors-classe est toujours aussi étriqué et le régime indemnitaire en berne. La comparaison avec les autres corps comparables d’enseignants est sans appel. C’est à la réparation de cette injustice que le ministère doit résolument s’engager. La priorité au primaire doit aussi se concrétiser pour ses enseignants, dès maintenant.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:13

La foire aux questions

 

Le décret sur les rythmes scolaires a été publié au journal officiel du samedi 26 janvier.

 

Que dit le décret ?

A la rentrée 2013, la semaine scolaire comportera 4 jours et demi de classe dont le mercredi matin. La semaine fera toujours 24h d’enseignement mais réparties sur ces 9 demi-journées. Les journées feront au plus 5h30, les demi-journées au plus 3h30, la pause méridienne 1h30 au minimum.

 

Est-ce que des dérogations sont possibles ?

Oui mais seulement pour le samedi à la place du mercredi ou pour porter la journée de classe au-delà de 5h30 ou la demi-journée au-delà de 3h30. La demande de dérogation devra être justifée par un projet éducatif territorial.

 

Tout le monde en septembre 2013 ?

C’est la date d’entrée en vigueur de la nouvelle semaine selon le décret mais les Maires peuvent faire la demande d’un report à 2014 au DASEN, avant le 31 mars. Ils doivent aussi saisir le Conseil général compétent en matière de transport scolaire avant le 11 mars. Après le 31 mars, le DASEN fera connaître sa décision au Maire.

 

Dans le cadre d’une semaine de 9 demi-journées, chaque école aura une organisation différente ?

Oui, comme aujourd’hui avec une variable supplémentaire, la longueur des journées peut être différente d’une journée à l’autre (exemple : 2 jours à 5h30 et 2 jours à 5h avec un mercredi matin de 3h)

 

Qui décide ?

C’est le DASEN qui arrête l’organisation pour chacune des écoles. Le Maire ou le conseil d’école peuvent faire des propositions et l’IEN donnera son avis.

 

Quand sera connue la décision du DASEN ?

Selon le calendrier de la réforme donné par le ministère, c’est entre le 31 mars et les vacances de printemps que, pour chaque école, on saura d’abord si on passe à 9 demi-journées à la rentrée 2013 puis quels seront les horaires de l’école.

 

Comment les enseignants peuvent faire entendre leur voix ?

  • D’abord par les conseils d’école. Même si ce n’est pas obligatoire, le SE-Unsa engage les équipes à convoquer des conseils d’école sur ce seul sujet après avoir arrêté entre enseignants l’organisation qu’ils souhaiteraient.
  • Ensuite par le syndicat. Dans le cas de désaccord entre les enseignants et le Maire par exemple, il pourra être important de travailler avec le DASEN avant que des décisions ne soient prises. De la même façon, dans des grandes villes ou de tailles moyennes, il sera peut-être nécessaire que les collègues ou les directeurs se rencontrent pour proposer des organisations compatibles plutôt que laisser la Mairie imposer ses choix.

Quand convoquer les conseils d’école ?

Il ne sert à rien de convoquer des conseils d’école tant que le DASEN n’a pas donné le cadre car il faudrait peut-être recommencer après. En revanche, chaque école peut commencer à réfléchir à son projet et avoir des échanges avec la Mairie et les parents d’élèves.

 

Qu’en est-il des temps péri-éducatifs ?

Même si le ministère affirme sur son site qu’aucun enfant ne devra rester sans solution jusqu’à 16h30 et qu’il y a bien une dotation spécifique qui leur est destinée, il n’y a aucune obligation réglementaire pour les Mairies sur ces activités péri-éducatives et leur gratuité. Cependant, on peut penser que la pression des familles (et leur poids électoral) conduiront les mairies à mettre en œuvre des dispositifs péri-scolaires.

 

Le projet éducatif territorial, c’est quoi ?

Il a vocation à coordonner les actions éducatives sur un territoire. Il n’a pour l’instant pas de traduction réglementaire.

 

Quelles sont les obligations des enseignants en dehors des 24h de classe ?

En dehors des 24h d’enseignement, les enseignants devront 36h d’APC (Activités Pédagogiques Complémentaires) en remplacement des actuelles 60 d’aide personnalisée. Ces APC seront de l’aide aux élèves en difficulté ou au travail personnel ou toute autre action prévue au projet d’école. Elles se feront en groupes restreints. Leur contenu et leur organisation relèvent du projet d’école et sont soumis à l’avis de l’IEN. A ces 36h d’APC, viennent s’ajouter 48h forfaitisées dédiées aux concertations, équipes éducatives, rencontres avec les familles, 6h de conseil d’école et 18 d’animation et formation pédagogiques.

 

Et encore des questions

Pourra-t-on toujours faire des études surveillées ?

Rien n’empêche les collectivités ou des associations de poursuivre ce qu’elles faisaient avant en rémunérant des enseignants.

 

Les animations pédagogiques pourront-elles avoir lieu le mercredi-après-midi ?

Malgré nos demandes, le ministère n’a pas voulu empêcher cette possibilité.

 

Devrons-nous aussi toujours une journée au titre de la journée de solidarité ?

Le SE-Unsa demande que de nombreuses actions comme les fêtes de l’école ou les classes de découverte ou les conseils d’école exceptionnels puissent être pris en compte pour la journée de solidarité.

 

Aurons-nous toujours une journée de pré-rentrée flottante à effectuer dans la première période de l’année ?

Celle-ci est toujours prévue au calendrier scolaire. Le SE-Unsa demande qu’on laisse les équipes décider de son organisation notamment quand elles souhaitent la positionner avant la rentrée. C’est possible dans certains endroits mais ailleurs c’est fixé départementalement ou par circonscription.

 

Téléchargez notre 4 pages sur les rythmes en noir et blanc ou en couleur.

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 19:28

Chiche, M. le Ministre !

 

Le SE-Unsa prend acte de la récente déclaration du ministre de l’Education nationale qui pointe l’existence d’un déséquilibre de rémunération persistant entre les professeurs des écoles et ceux du second degré. Reconnaissant que : « les enseignants du primaire ont des conditions de ressources qui ne sont pas équilibrées avec celles du secondaire », il se dit aujourd’hui prêt à discuter de mesures financières permettant de combler cette différence.

Les plus de 20 000 signatures déjà récoltées pour la pétition du SE-Unsa « L’Isoe des PE, c’est maintenant ! »  et les 8 500 cartes de vœux adressées en quelques jours au Président de la République témoignent de l’urgence de la situation et de l’impatience des personnels.

Alors que la mise en œuvre chaotique de la réforme des rythmes scolaires cristallise l’exaspération des enseignants qui ont encaissé déconsidération professionnelle et dégradation économique pendant 5 ans, il est plus que temps de leur adresser les signes tangibles du changement tant espéré. Le SE-Unsa sollicite du ministre l’ouverture, sans tarder, d’indispensables discussions. Il y revendiquera l’obtention d’une indemnité de 100 euros mensuels et d’un ratio d’accès à la hors-classe offrant enfin à toutes et à tous de réelles perspectives de carrière.

Pour le SE-Unsa, le temps des personnels est venu ! Le « ministre des élèves » est aussi celui des enseignants. La priorité au primaire doit aussi se traduire par l’amélioration des conditions de vie des personnels.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 12:04

Le décret est publié

 

 

Le décret révisant l’organisation de la semaine scolaire à l'école primaire a été publié au journal officiel du samedi 26 janvier. C’est désormais dans chaque département, dans chaque école que tout se joue. Pour le SE-Unsa, aucune organisation ne devra être arrêtée sans les enseignants.

Le décret répartit 24 h d’enseignement sur 9 demi-journées dont le mercredi. Les journées ne sont pas nécessairement toutes identiques mais doivent respecter des bornes : les journées ne peuvent dépasser 5h30, les demi-journées ne peuvent dépasser 3h30 et les pauses méridiennes font au moins 1h30. En plus de ces temps d’enseignement communs, les élèves pourront bénéficier d’Activités pédagogiques complémentaires (évolution de l’actuelle aide personnalisée) sous la responsabilité des enseignants, en groupe restreint.

Le décret ne dit rien des temps péri-éducatifs puisqu’ils relèvent des collectivités et ne peuvent avoir de caractère obligatoire, ni pour elles ni pour les élèves.

Le décret prévoit la possibilité de déroger sur deux points : le samedi matin à la place du mercredi matin et sur le fait de dépasser les bornes horaires quotidiennes. La dérogation devra être justifiée par un Projet éducatif territorial (PET).

Le conseil d’école ou la mairie peuvent adresser un projet d’organisation au DASEN qui arrêtera l’organisation de chaque école, après avis du Maire.

Ce décret s’applique à compter de la rentrée 2013. Les mairies peuvent demander un report de son application à la rentrée 2014. La demande est à adresser au DASEN avant le 31 mars après avoir consulté le conseil général compétent en matière de transport scolaire au moins 20 jours avant.

Le décret désormais publié, c’est dans chaque département et chaque école que les choses se jouent. Pour le SE-Unsa, aucune décision ne doit se prendre sans les enseignants. Le conseil d’école doit jouer son rôle. Après une première étape de discussions entre enseignants (une foire aux questions est à leur disposition) puis une seconde avec les parents d’élèves et la mairie, le SE-Unsa encourage les directeurs à convoquer des conseils d’école à ordre du jour unique pour faire une proposition  d’organisation au DASEN. Le SE-Unsa défendra auprès des autorités académiques le respect de l’avis des premiers concernés.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 13:52

Le grand flou

 

Une délégation du SE-Unsa 92 a été reçue le mardi 8 janvier par le DASEN et la Secrétaire Générale de la DSDEN sur l’unique sujet de l’aide administrative. Cette rencontre rentrait dans le cadre du suivi du protocole d’accord sur la direction d’école, signé en 2006 par le seul SE-Unsa.

Le Directeur Académique, M. Rosselet, ne nie pas que les moyens n’ont cessé de baisser de 2007 à 2012. Mais, dans la mesure du possible, l’aide administrative a été maintenue.

Le SE-Unsa note que les missions des personnels ont évolué, la majorité des CUI recrutés étant désormais affectée à l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Si l’intention n’est pas discutable, concrètement c’est l’aide administrative qui en fait les frais puisque, actuellement, seuls 180 directeurs (sur 600) bénéficient d’une aide administrative alors que le département dispose de 695 contrats (dont une cinquantaine qui reste à pourvoir, alors que dans le même temps 80 élèves en situation de handicap attendent un accompagnement par un CUI).

Le SE-Unsa se fait également le porte-parole du mécontentement de certains directeurs devant l’opacité de l’attribution de cette aide administrative. En effet, les nominations de CUI dans certaines circonscriptions du département ne sont pas toujours comprises par les collègues. Mme Beulze, Secrétaire Générale, confirme qu’il n’y a pas de critères précis définis pour l’attribution des CUI, celle-ci étant effectuée par les IEN qui sont au plus proche du terrain. Certaines priorités sont quand même énoncées par l’administration (écoles à la limite d’une décharge totale, éducation prioritaire, situations particulières, …) mais la priorité absolue reste l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Le SE-Unsa 92 demande qu’un point soit fait par les IEN sur l’aide administrative lors des réunions de directeurs.

En définitive, entre la volatilité des personnes nommées, la faiblesse du vivier pour recruter, des contrats qui commencent (et donc qui terminent) n’importe quand dans l’année et l’absence de réel pilotage départemental, la situation de l’aide administrative reste très floue aux yeux de tous.

Le SE-Unsa continue de revendiquer une aide administrative pour tous les directeurs qui le souhaitent, comme le prévoit le protocole d’accord. La Refondation de l’Ecole peut être l’occasion de donner satisfaction à cette attente.

Infos diverses :

- Un recrutement de contractuels est en cours, pour renforcer le remplacement dans le département.

- Concernant la réforme des rythmes scolaires, le DASEN nous informe que, selon ses informations, aucune commune du département ne devrait la mettre en place à la rentrée 2013.

Charles BARDOU, David PLANCHE

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 11:06

Du slogan à la mise en oeuvre

 

 

« Plus de maîtres que de classes » : comment passer d’un slogan qui sonne bien à un dispositif pédagogique efficace ? Pas si simple !

On dispose de très peu d’études sur l’impact de maîtres supplémentaires sur la réussite des élèves. Les maîtres surnuméraires ont bien fait l’objet d’une évaluation de la DEPP en 2004. Il en ressortait que « si les effets de leur présence sont jugés positifs par les acteurs concernés par les conditions d’enseignement, la conduite des apprentissages et la vie de l’école, il s’avère difficile d’en apprécier l’impact sur la réussite des élèves ». Alors, que faire ? Diminuer la taille des classes ? Travailler en petits groupes ? Co-intervenir dans la classe ?

La réduction de la taille des classes, d’après l’étude américaine STAR, n’apporte des résultats positifs que si elle est très importante (15 élèves) et qu’elle est concentrée sur les premières années d’école. Mais la réduction des effectifs n’est pas une condition suffisante et d’autres facteurs entrent en jeu.

D’après les recherches, le dispositif devrait s’adresser en priorité aux élèves du cycle 2. Les interventions du maître supplémentaire doivent être concentrées sur les acquis cognitifs et se dérouler au sein de la classe. Pas de saupoudrage des interventions et pas de groupes de niveau, donc. Le travail auprès des élèves en difficulté nécessite des compétences approfondies, le maître supplémentaire ne peut pas être un débutant. Son action doit être pensée collectivement et en articulation avec celle des RASED. Et l’ensemble de l’équipe d’école doit, dans tous les cas, bénéficier de formations spécifiques pour tirer le meilleur parti de ces ressources supplémentaires. Le dispositif PARE, qui fonctionne dans les Bouches du Rhône depuis plusieurs années, correspond à ces critères. Si vous avez manqué notre dossier, cliquez ici pour le retrouver.

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:59

Ciotti, c'est fini !

 

 

Ou pour être plus exact, la loi sur l'absentéisme scolaire portant son nom. Le SE-Unsa se félicite de son abrogation par le parlement. Ce texte permettait de suspendre les allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire.

C'était un texte injuste, stigmatisant les élèves décrocheurs, pointant du doigt et pénalisant des familles souvent en grande souffrance. Cette politique du bâton était dans la droite ligne de celle impulsée alors par la majorité précédente.

La politique contre le décrochage scolaire méritait autre chose. Cela semble le cas aujourd'hui avec l'ambition affichée de diminuer de moitié le nombre d'élèves décrocheurs sur les 5 ans à venir. Un plan de lutte contre le décrochage scolaire a été présenté en décembre.

Pour le SE-Unsa, cette politique doit s'articuler autour de la prévention (aide aux élèves en difficulté, parcours pédagogiques personnalisés...), de l'intervention (suivi des élèves décrocheurs, mise en place de référents, meilleure orientation...) et de "compensation" (école de la seconde chance, passerelle...).
L'ambition est grande, elle doit pouvoir se réaliser. C'est de l'avenir de plusieurs dizaines de milliers de jeunes dont il s'agit.

 

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