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SE-UNSA 92

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Réunions

Calendrier des réunions paritaires

Vendredi 20 novembre : CDEN. Bilan de la rentrée 2020

 

 

 

 

9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 11:36

Accusé de réception

 

Si vous avez participé aux permutations informatisées, vous avez du recevoir un accusé de réception dans votre boîte aux lettres sur I-prof.

Il vous appartient de l'imprimer, de le modifier (si besoin), de l'émarger et de le renvoyer avant le vendredi 16/12 (date d'arrivée et non pas date d'envoi) à :

Inspection Académique des Hauts-de-Seine

Division du 1er degré - Service des permutations

167, 177 avenue Joliot Curie

92013 NANTERRE Cedex

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 09:52

Maintenir la pression

 

EvalL’ampleur de la mobilisation contre les projets de textes concernant l’évaluation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation (appel à la grève, pétition qui a déjà recueilli 50 000 signatures, assemblées générales de personnels, motions de conseils d’administration de collèges et de lycées, motions de conseils d’écoles…) a contraint le ministre de l’Education Nationale à revenir sur la suppression de toutes les promotions entre 2012 et 2015. Il renonce aussi à présenter ce texte dès décembre au CTM. Il tente de désamorcer la mobilisation des personnels de l’éducation en proposant  un simulacre de négociations sur ces textes.

 Il affirme aujourd’hui que ces textes ne sont pas définitifs et sont ouverts à la discussion. Mais dans le même temps il confirme qu’il n’entend pas revenir sur les principaux points de désaccord :

- le rôle majeur du supérieur hiérarchique : IEN dans le premier degré et positionnement du chef d’établissement comme seul évaluateur dans le second degré,

- le contenu de l’évaluation : elle ne porterait plus principalement sur l’activité en classe avec les élèves,

- l’évolution des carrières : déroulement ralenti, sans transparence renforçant inégalités et injustices.

 

 Les organisations CGT Educ’action, fnecfp FO, FSU, SE-UNSA, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA-FO, SNFOLC, SIES-FAEN, SNUDI-FO, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU,SUD Education, UNSA considèrent que les annonces ministérielles ne répondent pas à leurs attentes, et confirment leur demande de retrait du projet de décret et d’arrêté.

Elles appellent à signer et à faire massivement signer la pétition nationale pour le retrait du projet. Elles maintiennent leur appel à la grève le 15 décembre et elles appellent les personnels à participer massivement à la mobilisation.

La manifestation en Ile de France partira à 14 heures de la place Denfert-Rochereau et se dispersera à Sèvres-Babylone via  le boulevard Raspail, le boulevard du Montparnasse, la rue de Sèvres.

L’ordre de défilé des organisations sera le suivant : FSU Créteil, FO, CGT, UNSA, SUD, SGEN-CFDT, FAEN, FSU Versailles et Paris

 

Le 4 pages "Evaluation" du SE-Unsa

 

Une affiche pour la salle des maîtres  

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 10:44

Le SE-Unsa interpelle les élus et le Ministre

 

 

Dans le contexte des annonces de suppressions de postes massives dont 5 700 de moins dans le premier degré, la situation des RASED est à nouveau très préoccupante.

Les préconisations du  ministère ciblent les postes "hors classe" occupés notamment par les enseignants des RASED et les psychologues ainsi que les conseillers pédagogiques, les remplaçants.

Cette suppression va à l’encontre des besoins des élèves et des écoles. Elle conduit tout droit à la désorganisation définitive des RASED, à leur disparition à très court terme et au renforcement des inégalités dans l’Ecole Publique.

Le SE-Unsa se mobilise à nouveau sur ce dossier. Le 9 novembre dernier, les organisations syndicales, les associations professionnelles et la FCPE se sont réunies à nouveau pour demander une audience au ministre de l’Education nationale afin de rouvrir les discussions sur l’avenir particulièrement inquiétant qui se profile pour le dispositif RASED et des professionnels qui le composent.

Par ailleurs, le 30 novembre, le SE-Unsa est intervenu lors de la première CAPN pour interroger le ministère sur les orientations données aux inspecteurs d’académie concernant les départs en formations spécialisées.

Dans les départements, en amont des opérations de carte scolaire, le SE-Unsa se mobilise pour défendre ces postes.

A travers une lettre, le SE-Unsa alerte les élus de la Nation sur les conséquences dramatiques que ces suppressions de postes font peser sur la scolarité et la réussite de milliers d’élèves.

Il interviendra dans les instances et les débats publics pour préserver les postes RASED et les moyens de l'école, afin d’accompagner vraiment tous les élèves vers la réussite scolaire.

L’Ecole ne peut faire l’impasse sur le traitement de la grande difficulté scolaire. Les personnels spécialisés y tiennent une place importante de médiateurs, dans l’école, entre tous les acteurs.

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 18:40

Tous en grève ! Maintenons la pression !

 

Une action intersyndicale utile

Elle a été organisée avec la totalité des syndicats enseignants et des fédérations de l’Education nationale à travers la pétition qui recueille aujourd’hui près de 43 000 signatures et l’appel à la grève du 15 décembre. L’ unité syndicale, nécessaire face à une telle réforme, commence déjà à payer. Deux premiers reculs sont déjà enregistrés :

  • le ministère renonce à la suppression des promotions pour 2013 et 2014
  • il rétablit la mission d’inspection. 

Maintenons la pression

Le projet de réforme n’apporte aucune réponse concernant une reconnaissance de l’ensemble des missions des personnels ; rien non plus sur une réelle évaluation formative.

En revanche, ces textes organisent bien une nouvelle étape dans l’attaque contre le statut particulier des enseignants, dans le cadre de la politique idéologique menée contre tous les fonctionnaires.

Il s’agit bien d’assujettir l’enseignant à son supérieur hiérarchique direct, lui enlever toute lisibilité sur les modalités d’avancement, de supprimer la notion de déroulement de carrière.

 

L’action du SE-Unsa

Le SE-Unsa a réaffirmé son désaccord sur l’ensemble des mesures proposées, lors d’une audience du Ministère.

Nous refusons qu’une telle réforme s’engage de cette façon, alors que c’est le quotidien des collègues qui est en jeu et dans la durée.

Nous refusons tout projet d’évolution qui ne se traduise pas par une amélioration pour nos collègues.

Aucune réponse satisfaisante ne nous a été apportée sur les questions posées. Au contraire, il est clair que la seule volonté ministérielle est de faire passer rapidement la réforme de gestion managériale des enseignants. L’enjeu est important et pour tous !

Alors, mobilisons nous dans les écoles, les collèges et les lycées le 15 décembre, nous devons être massivement en grève !

Continuez à signer et faire signer la pétition ! http://retraitduprojetevaluation.net/

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 08:54

Un signe qui ne répond pas à l'exaspération

 

Le Ministre de l’Education nationale vient d’annoncer l’augmentation de 50% de la part variable de l’indemnité de sujétion spéciale des directeurs d’école. Cela se traduit par l’attribution de 100 € à 300 € de plus par an selon le nombre de classes de son école. Si ce geste ne peut être négligé dans le contexte de perte de pouvoir d’achat, il n’est pas de nature à répondre à l’exaspération des directeurs d’école.
Depuis des mois, le SE-Unsa tire la sonnette d’alarme sur la situation des directeurs et du fonctionnement des écoles. Les attentes des familles, des partenaires, de l’institution sont toujours plus nombreuses. Les tâches, missions et responsabilités du directeur d’école ne cessent de croître. Dans le même temps, les moyens dédiés au soutien à la direction d’école avec les emplois d’aide-administrative sont drastiquement réduits. Ne réussissant plus à faire face, les directeurs d’école sont au bord de l’explosion.
Après des mois de conflit (courriers aux parlementaires, aux Maires, pétition « le bricolage, ça suffit ! », blocage administratif en septembre et octobre), le SE-Unsa juge cette réponse tout à fait partielle. Il réitère sa demande au Ministre de l’Education nationale de bien vouloir ouvrir une réelle négociation sur l’ensemble des champs de ce dossier : rémunération, temps, assistance administrative et organisation structurelle de l’école.

Dans l’attente de ce nécessaire dialogue, le SE-Unsa poursuit ses initiatives visant à mobiliser largement sur ce dossier, notamment en présentant des motions en conseils d’école durant ce mois de novembre.

Paris, le 25 novembre 2011

Christian CHEVALIER, Secrétaire Général

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 22:27

Arrosage ciblé pour éteindre l'incendie

 

Sur fond de polémiques électorales concernant l’EducationLuc Chatel vient d’annoncer de nouvelles mesures de revalorisation des jeunes enseignants. Elles prendront fort opportunément effet en mars 2012, à la veille des élections présidentielles. Le constat de la chute des candidatures aux concours d’enseignement et d’éducation a conduit le ministre à faire une annonce unilatérale de relèvement des salaires des débuts de carrière.

Ainsi, les stagiaires percevront 100 € bruts supplémentaires. Ils auront un salaire d’entrée dans le métier atteignant tout juste 1600 € nets. Il reste toujours très largement inférieur à celui de leurs voisins européens.

Si ces annonces concernent potentiellement cent mille enseignants, la moitié d’entre eux percevra de fait une augmentation inférieure à 20 € nets par mois. Au final, ce sont 85% des collègues qui n’auront toujours rien reçu depuis 2007 ; leurs salaires restent bloqués.

En évacuant la question de la revalorisation du reste de la carrière, le Ministre laisse entière la question de l’attractivité du métier.

Dans le même temps, les nouvelles modalités d’évaluation et d’avancement des personnels vont ralentir leurs carrières. Cela diminue d’autant l’effet des annonces qui viennent d’être faites. Elles apparaissent ainsi comme un contrefeu à la mobilisation syndicale unanime.

Pour le SE-Unsa, il est plus que jamais d’actualité de participer à la grève intersyndicale du 15 décembre prochain.

 

Paris, le 24 novembre 2011

Christian CHEVALIER, Secrétaire Général 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:14

Ca suffit !

 

Le SE-Unsa dénonce l’instauration de jours de carence pour les fonctionnaires. Cela contrevient au statut général et ne permettra en aucun cas une rentrée de fonds pour l’assurance maladie puisque c’est l’employeur qui encaissera cette ou ces journées déduites.

Il condamne cette méthode perverse qui consiste à justifier les mesures d’économies en opposant les salariés du privé et les fonctionnaires.

Le SE-Unsa, comme l’Unsa et l’Unsa Fonction publique, juge inacceptable le fait d’amputer la rémunération d’un salarié malade, qu’il soit fonctionnaire ou dans le secteur privé.

Nous ne sommes pas dupes et avons bien noté qu’au cours des discussions sur le PLFSS, le gouvernement a affiché un objectif d’économies de 200 millions d’euros.

Il a essuyé un premier refus des députés concernant la baisse des indemnités journalières en cas de maladie.

Face à cet échec, il a sorti le refrain populiste, campagne médiatique à l’appui,  sur la fraude à l’arrêt de travail et a ainsi justifié sa proposition de nouvelle mesure avec un jour de carence supplémentaire dans le privé, sanctionnant du même coup les fonctionnaires !

Face à un nouveau tollé général, le Premier ministre a annoncé le 22 novembre qu’il était prêt à renoncer à sa mesure pour le privé à condition qu’une nouvelle mesure concernant les fonctionnaires permette de retrouver l’économie recherchée.

L’acharnement idéologique anti-fonctionnaires refait surface. Cela ressemble étrangement  à ce qui a déjà été fait par le gouvernement au moment de la loi sur les retraites.

L’Unsa sera présente dans les rassemblements organisés le 13 décembre contre ces mesures d’austérité qui vont une nouvelle fois frapper les plus faibles.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 19:11

En grève le 15 décembre contre le projet ministériel

 

Les projets de texte portant sur une réforme de l’évaluation des enseignants et leur déroulement de carrière sont de fait la traduction d’un nouvel assaut « GRH* » contre les fonctionnaires enseignants.

Le SE-Unsa appelle donc tous les personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation à faire grève massivement le 15 décembre dans le cadre de l’appel intersyndical 1er-2nddegrés mais aussi à signer et faire signer la pétition : http://retraitduprojetevaluation.net/

Que les personnels ne se leurrent pas, on assiste à une nouvelle étape de GRH managériale. Avec la suppression de l’inspection pédagogique dans la classe et l’instauration d’entretiens professionnels, c’est tout un pan de la pratique du métier qui ne sera plus pris en compte.

Ce nouveau dispositif ne garantira pas plus de justice que la note et le système d’avancement actuels. Il a simplement pour but de davantage soumettre  l’enseignant à son supérieur hiérarchique. Une nouveau pas est ainsi franchi dans lequel le pouvoir discrétionnaire de la hiérarchie directe devient déterminant.

Le chef d’établissement, dorénavant principal évaluateur (exit le regard croisé avec l’IPR) dans le 2nd degré et l’inspecteur de circonscription pour le 1er degré auront à  proposer, après les entretiens professionnels, quelques réductions d’ancienneté quantifiées par le ministère pour chaque corps. Le recteur modulera ces attributions après avoir consulté la CAP. Combien en bénéficieront ? Sur quels critères ? 

De plus, le gel des promotions annoncé sur trois ans est une provocation supplémentaire à laquelle nous devons tous riposter.

Un tel dispositif, qui institue un climat détestable dans les écoles et les établissements, mettrait à mal le travail d’équipe nécessaire pour la réussite des élèves. Oui, il faut une évolution du système d’évaluation, d’inspection, mais évolution doit rimer avec amélioration ce qui n’est pas le cas, bien au contraire.

Il faut replacer ces textes dans le contexte de la politique de refonte de la Fonction publique du président Sarkozy en 2007 (discours de l’IRA à Nantes) et des propositions faites par M. Silicani ensuite en 2008 : adjoindre à la rémunération indiciaire, une rémunération fonctionnelle et une part de rémunération variable correspondant aux résultats dans le cadre d’une évaluation.

C’est sur cette base qu’ont été mises en place, par un décret du 28 juillet 2010, les nouvelles conditions d’appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l’Etat, après trois années d’expérimentation des entretiens professionnels dans les ministères.

Les enseignants, du fait de leur statut particulier et de la spécificité de leur métier, étaient jusqu’à présent dispensés de ce dispositif fondé principalement sur « les résultats obtenus eu égard aux objectifs assignés ».

Ces textes sont aussi à intégrer dans la politique GRH que le ministère expérimente notamment avec le dispositif Eclair (concernant le recrutement des enseignants) mais aussi dans le cadre de la réforme de la gouvernance académique avec notamment le pouvoir accru aux Recteurs.

Pour toutes ces raisons, le SE-Unsa appelle à la grève le 15 décembre et à signer et faire signer la pétition pour le retrait de ces textes.

*Gestion des ressources humaines

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 20:42

Non à la réforme annoncée

 

Le ministère vient de diffuser des projets de textes portant une réforme de l’évaluation des enseignants et du déroulement de carrière.

Le SE-Unsa est fermement opposé aux nouvelles modalités que le ministère veut imposer, sous prétexte de la consultation « collaborative » menée  auprès d’enseignants et de personnels d’encadrement  en mars/ avril dernier.

La rénovation annoncée s’affiche avec  l’instauration d’un processus « d’auto évaluation » (rentrée 2012) basée sur des compétences à acquérir par les professeurs. Suivra en septembre 2015 l’instauration d’entretiens professionnels  avec, à la clef, l’octroi de réductions d’ancienneté pour le déroulement de carrière.

Oui, il faut une évolution du système d’évaluation, d’inspection,  mais évolution doit rimer avec amélioration ce qui n’est pas le cas, bien au contraire.

Nous ne sommes pas dupes sur le but de cette réforme qui s’intègre dans une conception GRH particulière qui prend pour cible les enseignants.

Le ministère attaque une nouvelle fois leur statut, limite l’avancement d’échelon au rythme le plus défavorable, l’ancienneté. Le chef d’établissement, déjà responsable des recrutements  dans le dispositif ECLAIR, devient le principal évaluateur. (L’inspecteur de circonscription pour le 1er degré). Ils auront à  « distribuer » après les entretiens professionnels quelques réductions d’ancienneté quantifiées par le ministère pour chaque échelon. Combien en bénéficieront ? sur quels critères ?

Le SE-Unsa entend signifier au ministère toute son opposition à un tel dispositif, qui va instituer un climat détestable dans les écoles et établissements, mettre à mal le travail d’équipe nécessaire pour la réussite des élèves. Alors que la baisse du pouvoir d’achat s’est déjà installée dans la durée, le choix de limiter l’avancement à l’ancienneté est une nouvelle provocation vis-à-vis  des enseignants.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 20:58

L'Unsa condamne cette décision choquante


Vous êtes malade ? Vous êtes assurément un fraudeur. Voilà comment le gouvernementSarkozy traite  les salariés. Il vient donc d’annoncer par voie de presse, dans le cadre de la lutte contre la fraude à l’assurance maladie,  l’augmentation à 4 jours pour le délai de carence dans le secteur privé et l’instauration d’un jour de carence pour les fonctionnaires.

Pourtant, un rapport publié au premier trimestre 2011, par la Délégation nationale à la lutte contre la fraude, montre que le plus gros préjudice causé à l’assurance maladie (156 millions d’€ en 2010) vient des établissements de santé, des transporteurs, de certaines professions libérales (voir tableau pièce jointe).

En agissant ainsi, le gouvernement montre une nouvelle fois son mépris des salariés du privé et de la fonction publique. Tout est bon pour récupérer quelques millions sur leur dos ! Tout est bon pour tenter d'opposer les salariés du privé et les fonctionnaires! C’est choquant et inacceptable.

A l’évidence ces annonces seront au cœur des préoccupations de l’intersyndicale interprofessionnelle qui se réunit le 18 novembre.

DELAI DE CARENCE :

NON A LA PUNITION DES MALADES !

 C’est par communiqué de presse que le gouvernement a annoncé son intention, non seulement d’instituer un jour de carence en cas d’arrêt maladie dans la Fonction publique, ce que l’UNSA avait condamné, mais de faire aussi passer son nombre de trois à quatre dans le secteur privé.

 Cette annonce s’insère dans le cadre d’une campagne de dénigrement des salariés qui, dès lors qu’ils seraient en arrêt maladie, seraient automatiquement suspectés d’être tous des fraudeurs potentiels. Outre le caractère très choquant de cette accusation, qui fait peu de cas du professionnalisme des médecins édictant les arrêts maladie, comme de la conscience professionnelle et morale des salariés, il s’agit très clairement de faire payer aux assurés sociaux malades la politique d’austérité décidée par le gouvernement.

 Ces répercussions sociales toucheront particulièrement les plus modestes. Ainsi, un salarié au SMIC, victime, par exemple, d’une affection virale contagieuse nécessitant, selon son médecin, un arrêt de travail, devrait-il le payer d’une amputation de son revenu net de quatre jours, soit près de 150 € !

 Pour l’UNSA, punir les malades n’a rien à voir avec la responsabilisation des assurés sociaux. A l’inverse, de telles mesures accentueront les inégalités devant le droit au soin. Quant à la méthode brutale et unilatérale avec laquelle elles ont été annoncées, elle augure mal de « la sérénité, du sérieux et de l’objectivité » que le Président de la République a promis pour le Haut Conseil au financement de la protection sociale dont il a annoncé la création ce 15 novembre…

 

Luc Bérille

Secrétaire Général  de l’UNSA

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