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SE-UNSA 92

8 bis rue Berthelot

92150 SURESNES

Tél : 01 45 06 67 66

ou 09 62 58 48 72

92@se-unsa.org

Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 13:32

1ère réunion de négociations

 

Après la réunion du 12 novembre où le ministre a précisé ses choix concernant la réforme des rythmes scolaires, une première séance de négociations a eu lieu le 16 novembre sur le service des enseignants, sur la base du cadre défini par le ministre. Après cette première série de rencontres bilatérales, le ministère fera part de ses propositions.

Bien que le cadre imposé soit de 24 heures en classe entière, le SE-Unsa a rappelé son objectif d’un abaissement à 23 heures d’enseignement hebdomadaires.

Malgré ce désaccord, le SE-Unsa a exprimé les principes qui doivent selon lui présider aux décisions du ministre.

  • D’une part, il faut rechercher l’amélioration des conditions de travail des enseignants et de l’équilibre avec  leur vie personnelle.
  • D’autre part, cette réforme doit donner le signal clair de la reconnaissance de la professionnalité des enseignants. Il faut passer de l’injonction et du contrôle à la confiance. Les enseignants sont des professionnels responsables, capables d’organiser leur travail sans besoin de contrôle permanent et tatillon de leurs activités. Il faut faire confiance à leur volonté et leur capacité de construire les organisations et les contenus le plus adaptés à leurs élèves
  • Enfin, il est indispensable de définir un cadre qui n’hypothèque pas la possibilité de construire, dans le futur pour tous, et localement dès maintenant, les organisations du temps les plus bénéfiques aux élèves.

Les conditions incontournables pour le SE-unsa

  • La réforme des rythmes doit s’accompagner de l’annonce de la refonte des programmes, du socle et des outils de validation (livrets, attestations…).
  • Il faut relancer la formation continue sur le temps de service.
  • Il faut reconnaître davantage tout le temps nécessaire à la concertation et au suivi des élèves sinon on ne peut faire vivre les projets d’école.
  • Il faut rompre avec le rendu-compte tatillon des heures. Stop aux tableaux Excel !
  • Il faut éviter les risques de surcharge sur certaines semaines et la fréquence de semaines chargées. Les mercredis après-midis doivent être épargnés au maximum.
  • Il faut pouvoir retrouver l’accès au temps partiel à 80%

Les demandes du SE-Unsa sur les 24 heures et sur le contenu des 108 heures

  • Le ministre envisage de rendre possibles des journées d’enseignement de longueurs différentes dans le cadre de PEL ( Projets éducatifs locaux) : 3 jours de 5h et un 4ème de 6h par exemple. Le SE-Unsa souhaite des garanties pour que de telles organisations n’aient lieu qu’avec la volonté des équipes. Il faudra que les PEL, après la discussion locale, soient validés par le CDEN (Conseil départemental de l’Education nationale) pour qu’il soit encore possible de faire valoir les arguments des enseignants quand ils n’auraient pas été entendus.
  • Le SE-Unsa demande la réduction à 36h des actuelles heures destinée à l’aide personnalisée, la redéfinition de leur contenu accompagnée d’un changement de nom. Pour le SE-Unsa, cette heure hebdomadaire devrait relever de la liberté totale des équipes. Elles sont les plus en capacité d’en définir le contenu et le nombre des enfants concernés afin de viser leur réussite : aide, méthodologie, suivi individuel, ateliers éducatifs…
  • 6h de conseil d’école : elles seraient maintenues. C’est notre souhait.
  • Le SE-Unsa souhaite le passage à 9 heures des animations pédagogiques et que le temps ainsi récupéré soit versé dans le temps de concertation. Le SE-Unsa revendique donc un forfait de 57h destinées aux travaux d’équipes, suivi des élèves en difficultés et handicapés, relations avec les familles.

D’autres contraintes à revoir pour le SE-Unsa

  • Pré-rentrée : le SE-Unsa demande que les deux jours soient placés avant la rentrée (la 2ème journée est difficile et lourde à placer avant les congés de Toussaint). le calendrier scolaire devra en tenir compte.
  • La journée de solidarité vient elle aussi alourdir les semaines de la fin d’année alors que les enseignants s’investissent sur de nombreux temps non-reconnus : manifestations autour de l’école, classes de découverte... Le SE-Unsa demande que ces temps puissent être pris en compte au titre de la journée de solidarité.
  • Pour le SE-Unsa, le temps partiel à 80% doit être à nouveau possible là où il ne l’est plus.
  • Dans cette nouvelle organisation de la semaine, les décharges de directeurs doivent être adaptées.
  • Le SE-Unsa demande que du temps soit dégagé dès cette année pour les équipes puisqu’elles devront construire de nouvelles organisations pour la rentrée prochaine.
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 10:48

Le ministre ouvre enfin des négociations

 

Lors d’une longue séance de discussions hier soir (12 novembre), le ministre a précisé ses intentions concernant la modification des rythmes scolaires.

  • La réforme entrera en vigueur dès la rentrée scolaire 2013.
  • Les vacances d’été ne seront pas amputées.
  • La possibilité de faire classe le samedi matin ne sera pas exclue.
  • Le temps d’enseignement devant la classe entière n’excèdera pas la durée actuelle de 24 heures hebdomadaires.
  • Le contenu actuel des 108h est soumis à la concertation et pourra donc évoluer.
  • L’aide personnalisée, dont les horaires actuels sont maintenus, entre dans le champ de la négociation et pourra donc évoluer.
  • Des négociations sur la compensation financière de la perte de pouvoir d’achat (déplacements supplémentaires, garde d’enfants notamment) seront ouvertes.
Les multiples interventions du SE-Unsa, à tous les niveaux de l’État, ainsi que le courrier intersyndical avec le Snuipp et le Sgen, auront permis d’obtenir l’ouverture indispensable d’une négociation. 
 
Le cadre de la négociation défini par le ministre portera sur :
 
  • la journée : elle pourrait s'étaler, dans le cas commun, sur 5h15, mais le ministre n’exclut pas la possibilité de laisser de la souplesse quant à la place de 24ème heure, à l’initiative des équipes pédagogiques, selon leur projet ou des spécificités locales. Ex : une semaine avec 1 journée de 6 heures et 3 journées de 5h, ou une semaine avec 2 journées de 5h30 et 2 journées de 5h. Pour le SE-Unsa, un horaire de 23 heures d’enseignement maximum reste un objectif. 
  • l’aide personnalisée : le ministre ne veut pas revenir sur ce temps spécifique. Mais la question de son volume, de son contenu, de son organisation par les équipes est soumis à la négociation. Pour le SE-Unsa, une très large liberté pédagogique doit être laissée aux équipes quant à la finalité et l’organisation de ce temps devant élèves.
  • le reste des 108 heures : il fait lui aussi l’objet de la négociation. Le SE-Unsa a largement fait valoir que le mercredi après-midi devait être préservé pour l’organisation personnelle des enseignants. La densité des animations pédagogiques doit être revue. Pour le SE-Unsa, la journée de solidarité et la deuxième journée de prérentrée devront faire partie de la négociation. 
Calendrier des négociations
La première séance de travail doit se dérouler cette semaine. Le ministère souhaite aboutir d’ici la fin du mois.
 
Réunion avec tous les acteurs
Le ministre a accepté le principe d’une réunion avec l’ensemble des acteurs : organisations syndicales d’enseignants, fédérations de parents d’élèves, collectivités territoriales et mouvements de l’éducation populaire.
 
 
L’avis du SE-UNSA
- La pression exercée depuis plusieurs semaines aura permis une première avancée avec l’ouverture des négociations. Le SE-Unsa a clairement fait savoir au ministre que les professeurs des écoles, s’ils étaient évidemment attachés à la réussite de leurs élèves, n’accepteraient pas une dégradation de leurs conditions de travail et de leur pouvoir d’achat.
- Pour le SE-Unsa ce dossier ne peut pas être clos une fois ce cycle de négociations achevé. La mise en place de cette nouvelle organisation de la semaine devra faire l’objet d’une évaluation et d’ici la fin du quinquennat la perspective d’un temps de service de 23 + 3 pour les PE devra être mis en discussion.
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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:51

Lettre intersyndicale au Ministre

 

Le SE-Unsa, le Sgen-CFDT et le Snuipp-FSU viennent d’adresser à Vincent Peillon une lettre commune pour exprimer leur désaccord quant aux propositions sur les rythmes scolaires. Ils réclament de véritables discussions prenant en compte tous les éléments du dossier : temps et contenus pédagogiques, service des enseignants, redéfinition de l’aide aux élèves en difficulté, révision des programmes…

 
Monsieur le Ministre,

Au cours des dernières semaines, vous avez entamé des discussions afin de revoir les rythmes scolaires à l’école primaire. Nous partageons avec vous l’idée qu’il faut repenser les temps et les contenus pédagogiques pour assurer la réussite des élèves. 

Néanmoins, vos premières propositions ne pouvaient pas susciter notre accord. Toute modification des rythmes implique de repenser l’ensemble des temps scolaires, éducatifs et sociaux des élèves et en conséquence les temps de travail des enseignants afin de permettre pour tous un cadre d’apprentissage et de travail plus harmonieux.

Pour l’heure, concernant l’organisation de la journée, le compte n’y est pas. Vous vous êtes engagé à réduire significativement des journées scolaires trop lourdes. Ce constat, largement partagé, doit donc aboutir pour les écoliers à un allègement de la journée scolaire à 5 heures. Avec la demi-journée supplémentaire de 3 heures que vous souhaitez introduire, le temps d’apprentissage en classe entière est de 23 heures hebdomadaires.

Cette question des rythmes ne peut, à elle seule, être l’alpha et l’oméga de la réussite des élèves. Les dimensions pédagogiques de ce dossier doivent être traitées. Ainsi, cette réforme doit être accompagnée d’une redéfinition des dispositifs d’aide aux élèves, d’une révision des programmes, de nouveaux dispositifs d’évaluation des élèves.

De même, elle ne peut se faire sans reconnaître concrètement les aspects du métier d’enseignant actuellement sous estimés : temps de préparation de classe marqué aujourd’hui par une grande différenciation pédagogique, travail en équipe, suivi des élèves, rencontres avec les parents, travail avec les partenaires, conception et coordination de projet ... Toutes ces activités contribuent largement à la réussite des élèves. Ceci implique donc de revoir la définition et l’organisation des obligations de service des professeurs d’école, qui plus est avec l’introduction d’une journée supplémentaire. Ainsi, il ne nous paraît pas possible que les réunions institutionnelles ou d’animation pédagogique soient reportées sur le mercredi après-midi.

Dans le même temps, 36 demi-journées supplémentaires de travail dans l’année génèrent des coûts pour les enseignants (frais de transports, garde d’enfants, etc.). Cette perte de pouvoir d’achat doit être compensée, d’autant plus que les professeurs des écoles sont déjà moins bien rémunérés que leurs homologues européens, que le point d’indice de la fonction publique est bloqué et que leur régime indemnitaire n’est pas des plus favorables. Nous vous demandons donc de prendre des mesures de revalorisation des rémunérations en accompagnement de la mise en place de la loi.

Il est également nécessaire de dégager un temps périscolaire suffisant pour organiser dans les meilleures conditions possibles les activités culturelles, artistiques ou sportives annoncées. Il faudra aussi garantir l’égalité territoriale dans la mise en oeuvre des activités éducatives et périscolaires.

S’il s’agit de construire un dispositif cohérent de la journée de l’enfant, il faut que les acteurs parties prenantes de ce dossier se parlent. En conséquence, nous vous demandons de réunir une table ronde des représentants des collectivités territoriales, des familles et des enseignants.

Enfin, dans le cadre du dialogue social, il nous paraît indispensable d’assurer le suivi de la réforme. Nous vous demandons de programmer des rencontres régulières entre le ministère et les organisations syndicales afin d’évaluer la mise en oeuvre des dispositifs et de permettre leurs évolutions.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations respectueuses.
 
Christian CHEVALIER - Thierry CADART - Sébastien SIHR
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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 09:32

Promotions

 

La CAPD concernant les promotions (changements d'échelon) s'est tenue hier.

Vous trouverez ci-dessous le tableau qui donne le barème minimum pour être promu pour les PE.

Si vous souhaitez connaître le résultat vous concernant cliquez ici en précisant votre nom, prénom, corps (instit ou PE) et classe (normale ou hors-classe).

Rappel : barème = A +2N où

A= ancienneté générale des services au 31/08/12

N = élément de note (2, 4, 6 ou 8) en fonction de la note et de l'échelon

 

Promotions Grand Choix     Choix    
Du 4ème au 5ème 16.000  
Du 5ème au 6ème 19.000 16.986
Du 6ème au 7ème 24.500 21.000
Du 7ème au 8ème 27.997 24.886
Du 8ème au 9ème 33.950 29.500
Du 9ème au 10ème 44.814 38.886
Du 10ème au 11ème 50.961 45.986
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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 14:09

Le SE-Unsa enfin entendu !

 

 

Vincent Peillon a annoncé mercredi à l’Assemblée nationale qu’il ouvrirait au premier trimestre 2013 le dossier de la direction d’école.

Suite à l’enquête du SE-Unsa montrant que l’on est en train de passer du malaise à la souffrance au travail, il précise que cette question doit être traitée « avec beaucoup de sérieux et dans le cadre d’un dialogue ».
Le ministre rencontrera les organisations syndicales pour y traiter la question des charges de classe et du temps nécessaire pour accomplir au mieux leurs missions, toujours plus complexes et diverses.
Concernant les aides administratives dont il reconnait que le nombre a chuté, il précise qu’il faudra apporter des réponses quantitatives. D’autres pistes seront ouvertes notamment la reconnaissance de leurs missions qui pourraient ouvrir droit à des évolutions indemnitaires.
Il a aussi tenu à rappeler que les directeurs ne revendiquaient pas un statut hiérarchique.
Le SE-Unsa se félicite de cette avancée importante et attendue par l’ensemble des directeurs. Au moment où l’on fait de l’école primaire une priorité, il ne pouvait rester sur le bord de la route.

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 14:15

Ca commence après les vacances

 

Comme tous les ans le SE-Unsa 92 organise sa préparation à l’entretien de direction. 5 séances de 2 heures permettront aux candidats d’appréhender au mieux l’entretien mais aussi de débuter plus sereinement dans leur nouvelle fonction.

La 1ère séance aura lieu le mardi 13 novembre à la Maison des Syndicats de Boulogne (245 boulevard Jean Jaurès).

Inscrivez-vous en cliquant ici

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 10:12

Le SE-Unsa tire la sonnette d'alarme

 

 

Le SE-Unsa a rendu publics les résultats de son enquête sur la direction d’école : le malaise se transforme en souffrance au travail.

Si plus de 90% des directeurs et directrices jugent leur métier intéressant, ils le vivent aussi comme épuisant et stressant dans les mêmes proportions. Ils jugent très négativement leur qualité de vie au travail. Plus de 83% disent ne pas disposer du temps nécessaire pour assurer correctement leur travail.

C’est en effet dans l’indifférence de leur administration que les directeurs voient leurs tâches s’accumuler : inflation des demandes de toutes parts, missions élargies, multiplicité des enquêtes, injonctions croissantes. La réduction continue des emplois d’aide administrative  vient compléter ce tableau noir de la direction d’école.

Président et Ministre font de l’école primaire la priorité de la Nation. Pour le SE-Unsa, le dossier de la direction d’école ne peut pas rester au fond du tiroir. Alors que de nombreux bouleversements attendent l’école primaire, l’administration ne peut pas ignorer le rôle du directeur dans l’animation pédagogique et la liaison avec les partenaires de l’Ecole.

La direction d’école n’est actuellement pas une priorité. Les directeurs sont les oubliés d’un système dont ils sont pourtant un rouage essentiel. Les résultats de l’enquête du SE-Unsa montrent pourtant qu’il y a urgence. Le syndicat demande à l’Education nationale de prendre ses responsabilités d’employeur et de répondre à l’insupportable dégradation des conditions de travail des directeurs d’école.

Les directeurs un fois de plus sacrifiés : lire le communiqué de presse.

Du malaise à la souffrance au travail : consulter les résultats du DUER

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:19

Les annonces du 16 octobre

 

Suite aux aux demandes répétées du SE-Unsa, un agenda social va bien se mettre en œuvre comportant les sujets à traiter et les périodes de discussions.

Rythmes scolaires et éducatifs
- L’année scolaire reste à 36 semaines par an : pas d’allongement.
- Le 2nd degré n’est pas concerné par les modifications pour la rentrée 2013 mais le sujet n’est pas éludé pour les années suivantes.
- Concernant la semaine de 4 jours et demi, voir notre article ici. Si cette mesure faisait partie du programme de François Hollande (et n’est donc pas une surprise), des inquiétudes fortes s’expriment chez les enseignants. Si le SE-Unsa a pu avancer des propositions concrètes, le Snuipp s’est réfugié derrière une consultation à venir des collègues sans dévoiler son opinion sur le projet présenté par le Ministre.

• Service public territorialisé d’orientation
Le Ministre propose une nouvelle répartition de compétences entre État et régions :
- L’État définit la politique nationale d’orientation et reste chargé de l’information et de l’orientation dans les EPLE ainsi que dans les établissements de l’enseignement supérieur. Les personnels restent à la charge de l’Etat.
- La région assure la mise en réseau de toutes les structures concernées par l’orientation et l’animation de ce réseau. Elle établit les normes de qualité et labellise les différentes structures, elle prend en charge les CIO, détermine leurs missions, assure leur entretien, équipement, …
Concernant les COP :
- ils exercent dans les établissements et les CIO et sont sous l’autorité fonctionnelle des régions quand ils sont affectés dans ces derniers.
- ils conservent leur statut et sont administrés par l’Etat.
Avis du SE-Unsa : une meilleure coordination est nécessaire dans le champ de l’orientation pour assurer une meilleure visibilité pour les publics concernés. Si la région est légitime pour coordonner l’action en direction des publics non scolaires, le service public de l’orientation de l’éducation nationale doit garder ses missions auprès des publics scolaires. Tous les syndicats ont contesté la présentation faite par le ministre de la situation de l'orientation et de ses personnels, sauf le Sgen-CFDT.
• Enseignement professionnel
Objectifs : garantir à tous les élèves au moins un diplôme de niveau V, améliorer les taux de réussite au bac pro, améliorer les parcours de formation et améliorer la poursuite d’études des bacheliers pro.
mise en œuvre progressive dès la rentrée 2013.
Les mesures envisagées (qui ne relèveront pas de la loi) : 
- Mettre en place de modules de rattrapage avant de la fin de la première pro en plus de l’accompagnement personnalisé pour éviter le décrochage ;
- Concevoir les épreuves du CAP/BEP comme un sous-ensemble du bac pro de façon à pouvoir valider le diplôme intermédiaire en cas d’échec au bac pro ;
- Réduire les épreuves en CCF en prenant en compte partiellement le contrôle continu.
- Proposer un parcours en 4 ans aux élèves en difficulté dans le parcours en 3 ans ;
- Proposer une seconde pro de détermination à côté des 2nde spécialisées ;
- Réduire à 4 semaines les PFMP en 2nde et passer à 20 semaines sur le cycle terminal ;
- Réduire de 3 semaines le temps de PFMP pour les élèves ayant échoué au diplôme intermédiaire et ceux souhaitant entrer en BTS, pour leur proposer des modules complémentaires adaptés à leurs besoins ;
- Élargir le droit à l’affectation en BTS aux bacheliers pro avec mention AB ;
- Afficher une priorité d’accès en BTS aux bacheliers pro.
Avis du SE-Unsa : l’introduction de souplesse dans le cursus en 3 ans répond à des besoins mais doit se traduire très concrètement dans la DGH. L’ensemble des OS discute le bien-fondé de l’augmentation globale des PFMP. La meilleure articulation entre CAP/BEP et BAC est souhaitable mais demandera du temps. Quant à l’allègement du CCF, il est soutenu par tous. Des groupes de travail se réuniront pour approfondir le dossier.

• Décrochage scolaire
Mesures envisagées
- Institution d’un référent décrochage dans les établissements les plus concernés ;
- Volet prévention du décrochage dans les projets d’établissement ;
- Création de réseaux formation-emploi sur les territoires pour organiser le droit au retour en formation ;
- Accompagnement de chaque jeune pris en charge par un tuteur ;
- Carte des formations professionnelles sous statut scolaire ;
- Clarification des compétences pour apporter une réponse aux situations de blocage connues dans le passé :
--> Les régions auront le dernier mot en matière d’ouverture de sections, l’État gardant la main sur les décisions de fermeture.
--> Les régions dresseront une liste de leurs propositions priorisées d’ouvertures et de fermetures.
--> Une convention annuelle fixera la liste des ouvertures et fermetures dans le cadre des moyens de l’État.
Avis du SE-Unsa : la régionalisation de la carte des formations soulève des questions et génère des inquiétudes.

Gouvernance

- CA des EPLE : un rééquilibrage de la place des élus est proposé. Les maires devront céder des sièges aux régions et départements : inscrit dans la loi.

- Les contrats d’objectifs seront tripartites (Établissement/État/collectivités).

- Création d’un conseil supérieur des programmes composé d’une trentaine de membres qui s’exprimera sur l’organisation générale du système éducatif, les contenus des épreuves des examens, les épreuves des concours de recrutement : inscrit dans la loi. Mise en place courant 2013.

- Création d’un organisme indépendant chargé de l’évaluation dont le rôle sera d’élaborer des outils d’évaluation, de définir les méthodologies à expertiser les évaluations externes. L’actuel HCE est appelé à disparaitre.

- Création d’un Institut des hautes Etudes de l’éducation Nationale, appelé à se substituer à l’ESEN (à fixer par un décret).

Sectorisation scolaire

Le ministre considère que l’assouplissement a été négatif pour les établissements en difficulté. Sur ce sujet, qui mérite un débat approfondi, il proposera un agenda social.

Éducation prioritaire

- Sortir du zonage considéré comme stigmatisant et avec des effets de seuils écartant des établissements quasi similaires.
- Cibler les moyens sur les établissements qui en ont le plus besoin : pérenniser les équipes et leur donner les moyens d’améliorer leurs conditions de travail.
Avis du SE-Unsa : les effets de la disparition du label « Éducation prioritaire » ont été pointés par toutes les organisations syndicales (comment identifier ces postes lors des mutations ? comment ouvrir des droits à indemnités etc…), de même que la nécessité de trouver des critères objectifs et transparents pour définir les établissements qui pourraient être concernés.

Formation des enseignants

Les ESPE ouvriront à la rentrée 2013 et :
- formeront les enseignants et à tous les métiers de l’éducation ;
- seront des opérateurs de formation initiale et continue ;
- accueilleront, aux cotés des universitaires, de multiples acteurs pour participer à la formation ;
- possèderont une autonomie relative et disposeront d’un budget intégré. Elles conventionneront avec les universités et les rectorats.
--> Le concours se situera à la fin du M1 et devra intégrer une part de professionnalisation.
--> Un référentiel de métier renouvelé devra être achevé à la mi-novembre.
--> Il y aura  une ESPE par académie (hormis en région parisienne). Les antennes départementales pourront être maintenues.
Avis du SE-Unsa : unanimité sur la nécessité de reconstruire la formation. Pas d’opposition à la création des ESPE. La place du concours est peu contestée. Beaucoup de questions concrètes en suspens. Des discussions vont s’ouvrir dans les jours à venir pour caler tous ces sujets.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:14

Le ministre lève le voile

 

La réforme des rythmes scolaires était à l’ordre du jour de la deuxième journée de discussions du 16 octobre 2012 sur la refondation de l’école. 

Après avoir écarté la perspective d’un allongement de l’année scolaire, Vincent Peillon a dévoilé la pièce manquante aux diverses informations qui avaient été distillées jusqu’alors : 3h de classe le mercredi matin, des journées de classe de 5h les autres jours mais des enfants restant tout de même à l’école jusqu’à 16h30 et les devoirs faits avant de rentrer à la maison. 

Aujourd’hui, le ministre a précisé son projet en avançant l’idée d’une prise en charge de cette aide aux devoirs par les enseignants eux-mêmes à raison d’une demi-heure par jour.

Le SE-Unsa a exprimé son désaccord tant du point de vue des élèves que des enseignants :

  • Garder les élèves en classe entière une demi-heure par jour ne permettra pas de répondre à l’objectif fixé de mieux faire réussir tous les élèves.
  • Par ailleurs, cette perspective se traduirait par un service des enseignants du premier degré à 25h devant élèves (en classe entière) alors qu’il est aujourd’hui de 24h d’enseignement hebdomadaire et 60h d’aide personnalisée (dont il faut déduire le temps d’organisation).
  • Le tout en se déplaçant 36 jours de plus à l’école.
Pour le ministre, le contenu de ces deux heures hebdomadaires et des contreparties financières devront faire l’objet de nouvelles discussions. Le ministre annonce des négociations rapidement pour un arbitrage définitif fin novembre. 

Le SE-Unsa souhaite que la réforme soit synonyme de progrès pour les enseignants des écoles et qu’elle prenne mieux en compte les différentes missions de leur métier. En l’état actuel,  on est très loin du compte ! 

Retrouvez nos propositions ici
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 08:50

Remplissez notre fiche de suivi

 

La CAPD sur les promotions (changements d'échelon) devrait se tenir le jeudi 25 octobre (sa tenue est malgré tout remise en cause en raison des nouveaux textes sur le congé parental). Téléchargez, remplissez et envoyez-nous votre fiche de suivi pour que nous puissions vérifier vos données personnelles pour les promotions.

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