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SE-UNSA 92

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Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 13:07

Enfin une clarification des priorités pour les personnels

 

Depuis jeudi soir, la situation évolue d’heure en heure. Pour l’Éducation nationale, les consignes se sont suivies et se sont bousculées. Après l’intervention de Jean-Michel Blanquer sur FranceInfo ce dimanche matin et un échange avec son cabinet, le SE-Unsa retient qu’on en arrive enfin à prioriser les consignes aux personnels pour faire coexister en première urgence les objectifs sanitaires valables pour tous, la protection des personnels et l’accueil des enfants de soignants.

Le ministre a dit que tout ne serait pas parfait, que personne ne devait se sentir contraint. Il a parlé de dispositifs regroupant un minimum de personnes et a dit que tout ne serait pas parfait. Ainsi le SE-Unsa en déduit qu’il arrivera que le « service d’accueil minimum » ne puisse pas se mettre en place, dans les plus petites écoles notamment. Le SE-Unsa en conclut également que toutes les réunions d’équipes en présentiel qui avaient été prévues n’ont plus lieu d’être.

S’agissant de l’accueil des enfants de soignants, le ministre a rappelé qu’il concerne les situations où les parents n’ont pas d’autres alternatives. Ce nombre devrait être réduit du fait des nouvelles consignes du premier ministre enjoignant au maximum de personnes de rester chez elles. Ainsi, pour beaucoup de soignants, les solutions de garde pourront se trouver dans leur sphère personnelle.

Enfin, nombre de propos du ministre indiquent que les logiques administratives habituelles de notre système sont dépassées dans cette situation. Ainsi à des inquiétudes sur d’éventuelles retenues sur salaire, le ministre répond qu’il n’y aura aucune procédure de sanction ou de brimade. Le SE-Unsa y veillera.

Jeudi à 20h, sans y être préparés, l’Éducation nationale et tous ses personnels ont plongé dans une situation jamais connue auparavant pour faire face à une grave crise sanitaire. La situation évolue continuellement. Le SE-Unsa agit au ministère et dans les académies afin qu’il n’y ait aucune tension supplémentaire pour les personnels. Pour affronter la crise, l’Éducation nationale comme le pays a besoin que l’on préserve sa cohésion.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 17:47

Faire confiance aux personnels

 

Jeudi à 20h, sans y être préparés, l’Éducation nationale et tous ses personnels ont plongé dans une situation jamais connue auparavant pour faire face à une crise sanitaire qui percute et inquiète toute la société. La mise en œuvre en urgence de mesures pas toujours aisément conciliables soulève de nombreuses questions. Le SE-Unsa agit au ministère et dans les académies afin qu’elles ne se transforment pas en tensions supplémentaires pour les personnels. Pour affronter la crise, le pays a besoin de cohésion.

C’est par un discours solennel au ton grave que le président de la République a annoncé jeudi soir à 20h la « fermeture des écoles, collèges, lycées et universités jusqu’à nouvel ordre » à compter du vendredi 13 mars après les cours. Sans y être préparées, les équipes ont pris les premières dispositions dès le lendemain pour mettre en œuvre cette mesure exceptionnelle et inédite en veillant à être rassurantes et sécurisantes pour leurs élèves. Beaucoup de questions demeurent pour lundi, pour la première semaine et les suivantes, d’autant plus que les consignes de l’institution n’apparaissent pas toujours conciliables surtout si elles sont mises en œuvre de façon rigide.

Lors d’une réunion en urgence avec les organisations syndicales ce vendredi, le ministre a rappelé les principes qui sous-tendent les décisions : freiner la propagation du virus, protéger les personnes vulnérables, soutenir le système de soins, préparer le redémarrage après la crise. Cependant, les mesures qui en découlent ne sont pas si faciles à articuler pour les enseignants : suspension de l’accueil des élèves et étudiants, recours maximum au télétravail, mise en œuvre de l’enseignement à distance et accueil des enfants de soignants.
L’inventaire des questions et difficultés a été fait mais les réponses ne sont pas encore toutes arrêtées ou demeurent imprécises. Nombre d’entre elles sont en cours de discussions entre les ministères ou en cours d’expertise réglementaire et juridique. Les premiers éléments apportés pendant la réunion nécessitent d’être confirmés et affinés dans la Foire aux questions qui doit être mise à jour sur le site du ministère.

Que doivent faire les personnels lundi ?

Nationalement, la réponse n’est pas si claire malgré le point presse du ministre de ce samedi après-midi. Il faut mettre en œuvre l’enseignement à distance et  accueillir les enfants des personnels soignants (voir fiche du ministère des Solidarités en PJ). Il faut aussi garder ses propres enfants ou encore se protéger dans certains cas de santé. Localement, les indications ont différé d’un territoire à l’autre. Dans une telle situation, il ne peut y avoir de réponse facile mais le SE-Unsa demande que l’institution évite toute injonction malvenue, fasse confiance aux personnels et demeure humble dans ses discours sur l’enseignement à distance. Celui-ci ne remplacera pas le travail des élèves en classe avec les enseignants et il est très difficile d’anticiper toutes les implications sur les apprentissages et la vie des élèves de cette situation appelée à durer plusieurs semaines.

Des informations complémentaires sont apportées d'heure en heure et viennent bousculer ce qui avait été préparé vendredi dans les écoles et les établissements. Pour le SE-Unsa, l’institution doit faire confiance aux équipes pour faire les choix les plus adaptés à leur contexte en prenant en compte les contraintes et les possibilités de chacun. Les militants du SE-Unsa, nationalement et dans les territoires portent cette exigence auprès de l’institution et accompagnent l’école et ses personnels alors que toute la société a besoin de préserver, autant que possible, cohésion et sérénité pour affronter la crise.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 14:59

Information et priorisation des actions sont essentielles

 

L’épidémie de Coronavirus inquiète toute la population. Parce qu’elle est un service public où un million d’agents accueillent plus de 12 millions d’élèves, l’Education nationale est particulièrement impliquée et ne doit pas céder à la panique. Le SE-Unsa a demandé la tenue d'une réunion ministérielle qui a eu lieu le 28 février.

La situation évolue de jour en jour et les consignes sont adaptées au fur et à mesure. Pour ne pas être dans l’improvisation, le SE-Unsa a demandé que les personnels soient informés directement des consignes en temps réel et sachent à qui s’adresser pour obtenir des réponses rapides sur des situations concrètes. Il a également exigé que des réunions similaires aient lieu dans les départements et académies afin de pouvoir obtenir les informations au plus près du terrain et aussi faire remonter les questions et difficultés de façon efficace.

Les professionnels de l’éducation sont conscients de la grande responsabilité du Service public lorsque le pays est confronté à une crise sanitaire ; le ministère doit leur donner tous les moyens de garantir santé et sécurité pour tous dans les établissements scolaires. Le SE-Unsa a rappelé au ministère que le matériel d’hygiène de base (savon, mouchoirs…) ne sont pas forcément disponibles partout, tout comme les équipements de protection pourtant nécessaires en cas de contamination. La protection des personnes les plus fragiles doit être la priorité du ministère, c’est pourquoi le SE-Unsa demande des dispositions particulières pour les femmes enceintes et les personnes souffrant de pathologies sévères.

Pour le SE-Unsa, la question de la continuité éducative rendue possible par l’enseignement à distance est importante mais ce n’est pas la première urgence. La priorité du moment est bien de sécuriser les personnes et de freiner l’épidémie.
 
 
Aller plus loin :
 
La déclinaison des nouvelles mesures pour l’Éducation nationale sont en ligne sur le site du ministère avec une FAQ et des outils de communication à destination des familles : https://www.education.gouv.fr/coronavirus-covid-19-recommandations-pour-les-etablissements-scolaires-et-les-personnels-274253
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 09:10

Le 49.3 nourrit la tension, pas le projet

 

Le SE-Unsa regrette que le gouvernement ait fait le choix d’utiliser le 49.3 pour mettre un terme à l’examen en première lecture du projet de loi de réforme des retraites par l’Assemblée nationale. La confrontation politique entre la majorité et les oppositions a conduit à une décision qui aurait pu et dû être évitée pour ne pas nourrir davantage la tension politique et sociale dans le pays.

Le débat parlementaire qui aurait dû éclairer les Français, permettre de nouvelles avancées pour les salarié·es, préciser de nombreux éléments est ainsi renvoyé au Sénat sur un texte modifié dans lequel le gouvernement a finalement intégré 242 amendements.

L’Unsa qui a fait valoir ses propositions auprès de l’exécutif et des député·es étudie le nouveau texte et poursuit son action pour faire reconnaître la pénibilité, obtenir des aménagements dans certains secteurs, améliorer les garanties apportées aux salarié·es et obtenir davantage de justice sociale.

L’opposition a déposé des motions de censure. Si ces motions sont rejetées, le projet de loi sur la réforme des retraites va poursuivre son chemin parlementaire. Il  sera discuté au Sénat avant de revenir à l’Assemblée nationale en deuxième lecture.
 
Dans ce cadre, le SE-Unsa continue sa campagne d’interpellation des parlementaires sur la situation des enseignants, CPE et PsyEN. Il faut maintenir la pression et consolider l’engagement politique de la revalorisation qui doit se traduire par une autre loi, une loi de programmation ambitieuse.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 14:45

Encore des résultats décevants !

 

Les permuts "nouvelle formule", c'est-à-dire sans suivi des organisations syndicales (en raison de la disparition des CAPD et CAPN dédiées à la mobilité) ont donné des résultats une fois de plus décevants.

En attendant des données plus précises (nombre de demande, barème des candidats, ...), le site du Ministère indique les grandes tendances de ces résultats. Pour le 92, 86 collègues rejoignent notre département (avec un barème minimum de 22 pts) et 179 en sortent (avec un barème minimum de 545,33 pts).

Pour rappel, l'année dernière, 208 collègues avaient pu quitter le département et 118 l'avaient rejoint.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 09:23

Les dates de mars

 

L’actualité dans l’Éducation Nationale est marquée par le projet de réforme des retraites et la revalorisation des enseignants. Mais d’autres sujets seront aussi abordés : les évaluations nationales, la laïcité, la disparition des CAP sur la mobilité, ... Venez en débattre avec les délégués du personnel du SE-Unsa 92 le mercredi 4 mars au Plessis-Robinson ou le mercredi 11 mars à Boulogne. Retrouvez tous les renseignements pratiques sur l'invitation en cliquant sur le lien ci-dessous.

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans se-unsa92
24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 10:50

Le concours en fin de M2, pour le SE-Unsa c'est NON !

 

Les concertations sur la réforme de la formation initiale et sur le nouveau concours 2022 ont repris dans le cadre de l’agenda social. Mercredi 26 février, lors d’une nouvelle concertation, le texte officiel de cadrage des formations dispensées dans le cadre des masters MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) sera discuté avec les organisations syndicales avant un passage en comité technique ministériel le 12 mars.

Ce texte intègre le déplacement des concours de recrutement à la fin du master. Pour le SE-Unsa, il n’est pas acceptable d’acter ce changement de paradigme sans plus de débat. Ce ne sont pas les travaux qui ont avancé en parallèle sur les épreuves des futurs concours qui nous ont convaincus des progrès qui seraient portés par cette énième réforme de la formation initiale des enseignants et CPE.

Les dernières informations dont nous disposons prévoient des épreuves essentiellement disciplinaires et théoriques. Pour le SE-Unsa, cela ne garantira en rien que le ou la futur.e professeur.e  saura mettre en œuvre les conditions de l’acquisition de ces savoirs par les élèves. En revanche, il laisse à penser à celui ou celle qui le prépare, que le métier se limitera à l’élaboration de séances d’enseignement, sans tenir compte de la capacité à les mener dans la réalité de la classe, ni des interactions avec les élèves et des élèves entre eux notamment.

Le SE-Unsa regrette ainsi que des pans entiers de nos métiers soient occultés, comme la pédagogie et les gestes professionnels, mais aussi le travail en équipe et avec les partenaires, la connaissance de la réalité de l’exercice du métier et celle de la diversité des  élèves… Ce  sont autant d’éléments indispensables aux futurs enseignants.

Le ministère répondra que c’est le master Meef qui permettra l’acquisition de l’ensemble de ces compétences, mais le hiatus est bien qu’avec des concours essentiellement disciplinaires, les étudiants se détourneront des INSPE et de leurs masters Meef.

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92 - dans Stagiaires et débuts de carrière
18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 18:35
Mise en place de la rupture conventionnelle
 
La rupture conventionnelle est mise en place à compter du 1er janvier 2020 dans la Fonction publique. Il s’agit d’un accord amiable entre l’administration et un agent qui souhaite cesser définitivement ses fonctions.
 
Sont concernés les contractuels en CDI et les fonctionnaires titulaires, à titre expérimental, jusqu’au 31 décembre 2025.
 
La rupture conventionnelle entraîne la radiation des cadres et la perte de la qualité de fonctionnaire. Elle ouvre droit à l’allocation de retour à l’emploi. Elle donne lieu au versement d’une indemnité spécifique, avec un montant plancher et un montant plafond, calculés en fonction de l’ancienneté. Cette indemnité devra être remboursée sous deux ans en cas de nouveau recrutement dans la même Fonction publique dans un délai de 6 ans après la rupture.
 
La procédure peut être déclenchée à l’initiative de l’agent ou de l’administration. Après un entretien préalable, une convention est signée, prévoyant notamment la date de cessation de fonction, le montant de l’indemnité et rappelant les règles de déontologie quant à un futur emploi.
 
L’entretien doit se dérouler au moins dix jours francs et au plus tard un mois après la réception de la demande. L’arrêt fixant le modèle de convention est paru au JO du 12 février. Les administrations locales ont maintenant tous les éléments pour entamer les procédures.
 
L’Unsa Fonction publique a obtenu que l’agent puisse se faire assister par un conseiller désigné par une organisation syndicale représentative de son choix. Cependant le dispositif reste moins bien encadré que pour un salarié relevant du code du travail.
 
Combien de ruptures conventionnelles seront-elles signées ? Compte tenu des difficultés à pourvoir les postes existants, du manque d’attractivité du métier voire de la situation de pénurie dans certaines zones ce dispositif pourrait bien être peu effectif.

Le SE-Unsa continuera à agir pour protéger l’agent et l'accompagner, en particulier si ce n’est pas lui qui est demandeur d'une rupture conventionnelle.

 

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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 18:29

Premiers scénarios de revalorisation pour 2021

 

Pour la 4e réunion de discussions, le ministère vient de présenter les premiers scénarios de revalorisation liés à l’enveloppe de 500 millions annoncée pour 2021. Ils doivent servir de base à des réunions de concertation programmées dans les semaines à venir et durant lesquelles le ministère recevra séparément chacune des organisations syndicales.
 
Pour le SE-Unsa,  la revalorisation est une urgence politique pour rétablir un peu de confiance avec les enseignants, CPE, PsyEN et l’exécutif.
Le SE-Unsa invite les enseignants à poursuivre la campagne d’interpellation des parlementaires pour appuyer les discussions qui se poursuivront jusqu’à l’écriture d’une loi de programmation pluriannuelle pour l’Éducation nationale.
 
 
Les attentes des personnels sont très fortes
 
Pour le SE-Unsa, ces premiers scénarios pour 2021 sont nécessaires pour donner plus de visibilité sur la montée en charge et sécuriser les personnels sur le respect des engagements pris. Le SE-Unsa prendra le temps d’étudier ces premières hypothèses avant les prochaines réunions de concertation qui se tiendront à partir du 24 février.
 
 
Sécurisation de la revalorisation
 
Le ministère a rappelé son engagement sur une revalorisation progressive avec des gains annuels qui se cumulent à ceux des années précédentes (voir notre article ici)

La loi de programmation pluriannuelle contiendra la précision des montants des premières années et l’objectif à terme de l’accroissement de la part du PIB consacrée à l’Éducation nationale.  Un rapport annexé à la loi, ayant valeur législative, prendra acte des décisions arrêtées à l’issue de la négociation en cours.
 
 
Premiers scénarios
 
Les premièrs scénarios de revalorisation présentés par le ministère comme base de travail des prochaines discussions, prévoient prioritairement pour la première année de revalorisation le renforcement de l’attractivité par la revalorisation des débuts et milieux de carrières, c’est-à-dire les générations qui seront impactées par la réforme des retraites. La proposition du ministère est que la revalorisation prenne la forme d’une indemnité pérenne et différenciée selon les échelons.
 
 
4 scénarios comme base de travail
 
Scénario 1
Concentré sur les 9 premières années de carrière entre l’échelon 2 et 5, il concernerait 14 % des enseignants de la même manière, quel que soit le corps.
La revalorisation serait de 1880 € nets annuels (soit 157 € nets mensuels) pour l’échelon 2 et 769 € nets annuels (soit 64 € nets mensuels) pour l’échelon 5.
 
Scénario 2
Concentré sur les 12 premières années de carrière, il concernerait 23% des enseignants, de manière différenciée selon les corps.
La revalorisation s’échelonnerait, par exemple pour les PE, entre 1538 € nets annuels (soit 128 € nets mensuels) pour atteindre 598 € nets annuels pour le dernier échelon pris en compte (6e), soit 50€ nets par mois. Ce scénario prévoit de revaloriser un peu plus les enseignants du premier degré, davantage impactés par la réforme des retraites du fait de rémunérations moyennes plus basses.
 
Scénario 3
Concentré sur les 18 premières années de carrière, il concernerait 44% des enseignants de manière différenciée selon les corps.
La revalorisation s’échelonnerait, par exemple pour les PE, entre 1368€ nets annuels (soit 114 € nets mensuels) pour atteindre 171€ nets annuels pour le dernier échelon pris en compte (8e), soit 14,25 € nets par mois. Ce scénario revalorise également davantage les enseignants du premier degré.
 
Scénario 4
Concentré sur les 25 premières années de carrière, il concernerait 76% des enseignants de manière différenciée selon les corps.
La revalorisation s’échelonnerait, par exemple pour les PE, entre 1111€ nets annuels (soit 93 € nets mensuels) pour atteindre 171 € net annuels pour le dernier échelon pris en compte (11e), soit 14,25 € nets par mois. Ce scénario revalorise également davantage les enseignants du premier degré.
 
Aucune décision n’est arrêtée. Dans les différentes simulations,  la hauteur de la revalorisation varie selon qu’elle touche plus ou moins d’enseignants, selon que l’on différencie le niveau de revalorisation pour le premier et le second degré.
Ces scénarios de répartition de l'enveloppe de 500 millions ne sont prévus que pour l'année 2021. Cela ne veut pas dire que cette enveloppe sera répartie de la même façon les années suivantes.
 
 
Mesures envisagées pour les personnels non concernés par la réforme des retraites
 
Avec ces scénarios concentrés sur le début de carrière, le ministère a entendu nos demandes d’améliorer les déroulements de carrière. Il envisage, sans dire dans quelles proportions et à quel rythme d’avancer sur l’amélioration des ratios d’accès à la hors-classe et le rééquilibrage des viviers 1 et 2 de la classe exceptionnelle.
 
 
Une part de l’enveloppe consacrée à d’autres objectifs dès 2021
 
Le ministère a également indiqué sa volonté d’utiliser une part de l’enveloppe supplémentaire de 2021 à d’autres objectifs : rémunérer des formations en dehors du temps de travail et rémunérer dans le second degré davantage de remplacements de courte durée.
 
Pour le SE-Unsa, si rémunérer des enseignants qui se forment en dehors de leur temps de service peut s’avérer intéressant pour les personnels qui le souhaitent, ce financement n’a pas sa place dans l’enveloppe dédiée à la revalorisation et encore moins le financement d’heures de remplacement. De plus, ces dispositions risqueraient d’accroître les inégalités de rémunération femmes hommes comme le montrent les statistiques actuelles sur les rémunérations.
 
 
L’avis du SE-Unsa

Lors des prochaines réunions de concertation avec le ministère, le SE-Unsa continuera à porter l’exigence d’une accélération du rythme de la revalorisation, demandera à obtenir davantage de visibilité sur sa montée en charge pluriannuelle et veillera à une  revalorisation équitable pour toutes les générations concernées par la réforme des retraites.

Le SE-Unsa et sa fédération l’Unsa Éducation appellent à poursuivre la campagne d’interpellation des parlementaires. Forts de cette mobilisation, les représentants du SE-Unsa rencontreront députés et sénateurs pour continuer à les convaincre que la reconnaissance des professionnels de l’Éducation nationale est une urgence.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92
1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 11:31

Deuxième réunion 1er degré

 

Les réunions du chantier de la réforme des retraites pour les enseignants et personnels du 1er degré se sont poursuivies avec une deuxième réunion ce mardi 28 janvier sur les parcours professionnels.
Pour le SE-Unsa, l’entrée dans le métier doit être mieux accompagnée, le professionnalisme des enseignants reconnu, leur expérience valorisée et leur désir de mobilité soutenu.

L’objectif du ministère pour ce deuxième atelier sur le 1er degré était l’examen des parcours professionnels des professeurs des écoles. La concertation se poursuivra tout au long des prochains mois.
 
Les échanges ont porté autour des thèmes suivants :
  • les différentes phases de la carrière : accompagner l’entrée dans le métier, mieux organiser la mobilité ;
  • la prise en compte des parcours dans la progression de carrière ;
  • les fins de carrière : mieux gérer les fins de carrière et valoriser l’expérience en fin de carrière ;
  • les modalités de gestion individualisée : permettre aux professeurs d’être davantage acteurs de leur parcours professionnel et de leur mobilité, accompagner le développement personnel et professionnel des professeurs, notamment à travers le service académique de RH de proximité, pour répondre aux besoins d’information, de conseil ou d’accompagnement

L’avis du SE-Unsa
 
En préambule le SE-Unsa a rappelé qu’il est nécessaire que le ministère rassure ses personnels. Le gouvernement doit déposer son projet de loi pluriannuelle sur la revalorisation des enseignants avant que le texte de loi ne soit voté. Le ministère a rappelé que l’avis du Conseil d’État n’est qu’un avis, et qu’en dépit de celui-ci le gouvernement a inscrit la clause de garantie avec une référence à la loi de programmation dans son projet de loi sur la réforme des retraites.
Le SE-Unsa a également dénoncé l’organisation infantilisante souvent à l’œuvre dans le premier degré. Il convient au contraire de se fixer comme objectif d’aboutir à des processus basés sur la confiance et le professionnalisme.
 
Pour le SE-Unsa :
  • Le début de carrière doit être protégé et se faire en douceur. Les entrants dans le métier doivent être accompagnés pour que leur professionnalisation s’effectue progressivement et sereinement. Cela doit aussi passer par une formation professionnelle et non uniquement théorique pour les futurs enseignants.  La prime d’entrée dans le métier et la prime d’installation sont à revoir à la hausse, et à élargir à d’autres territoires déficitaires pour cette dernière. La mobilité professionnelle est en partie freinée aujourd’hui par l’insuffisance des crédits de formation. Il est regrettable que la Validation des Acquis de l’Expérience ne soit pas financée actuellement par le ministère. La loi de transformation de la Fonction Publique a mis à mal le besoin de transparence et d’équité, éléments pourtant nécessaires à la mobilité.
  • Si le SE-Unsa se félicite que le ratio de passage à la Hors-classe des professeurs des écoles soit aujourd’hui identique à ceux des enseignants du second degré (voir notre article à ce sujet), le retard accumulé les années précédentes n’est pas encore rattrapé, et on constate un « embouteillage » pour l’accès à la Hors-classe. Il faut rééquilibrer les viviers 1 et 2 pour l’accès à la Classe Exceptionnelle afin d’arriver à des ratios de 60 % / 40 % (contre 80 % / 20 % aujourd’hui).
  • L’aménagement des fins de carrière doit pouvoir passer par la retraite progressive, ainsi que le départ à la retraite des professeurs des écoles à l’âge anniversaire. L’Éducation nationale devrait aussi pouvoir expérimenter les temps partiels annualisés sur autorisation.
  • Le service de ressources humaines de proximité est un dispositif qui doit se déployer. Celui-ci doit permettre de répondre à deux formes de réorientation professionnelle : une réorientation choisie et voulue par l’agent, et parfois une réorientation subie car le métier a été difficile et qu’il convient de trouver des alternatives. Il existe un vrai besoin de recourir à des psychologues du travail. Enfin le rendez-vous de carrière doit être appréhendé par les personnels, y compris les personnels d'inspection, comme un véritable temps d’information, de conseil ou d’accompagnement de leur parcours professionnel et/ou mobilité.
Le SE-Unsa continuera à s’emparer des différentes réunions qui s’ouvrent dans le chantier de la réforme des retraites pour porter ses exigences pour l’ensemble des personnels.
 
Des chantiers concernant les enseignants du 2d degré, les CPE et les PsyEN font l’objet de travaux parallèles dans le cadre de l’agenda social.
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Publié par Syndicat des Enseignants-Unsa 92