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SE-UNSA 92

8 bis rue Berthelot

92150 SURESNES

Tél : 01 45 06 67 66

ou 09 62 58 48 72

92@se-unsa.org

Réunions d'information syndicale

Mercredi 10 novembre 2021 : Permuts 2022

Mardi 16 novembre 2021 : Préparation à l'entretien de direction

16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 21:16

Le bond en avant

 

Le ministre de l’Education nationale vient de rendre public son plan pour l’éducation prioritaire. C’est la réponse politique à la dernière enquête Pisa pointant les faiblesses de notre système éducatif et notamment l’écart de réussite grandissant entre les élèves issus de milieux défavorisés et le reste de la population scolaire.

Il représente un effort massif pour les territoires qui concentrent la difficulté scolaire.
Consacrer davantage de moyens sur ces territoires est donc le choix social et politique qu'attendait le SE-Unsa. Les mesures annoncées sont à la fois pédagogiques, indemnitaires, de formation, d’accompagnement ou de carrière. Elles vont dans le sens de l’amélioration des conditions d’exercice, de la stabilité des équipes et de la considération des personnels pour enfin travailler autrement. Le fait que le premier degré et le second degré soient traités en cohérence est un levier au moment où la loi de refondation promeut le travail en réseau du collège et des écoles et fait de l’acquisition par tous d’un socle commun redéfini l’objectif d’une scolarité réussie.

 C’est bien dans la mise en œuvre concrète du continuum de la maternelle à la fin du collège que se joue le succès de ce plan. La refondation pédagogique - nouveaux programmes, nouvelles formes d’évaluation, nouvelle formation initiale et continue des personnels - devra aller de pair avec l’amélioration des conditions de travail. L’objectif est de stabiliser les équipes et de favoriser  la réussite dans ces territoires. Le pilotage pédagogique sera essentiel.


Pour le SE-Unsa, l'effort ne doit pas rester centré sur la seule Éducation nationale et ne peut reposer sur les seules épaules des personnels. Chacun sait que ces territoires de l’éducation prioritaire souffrent de multiples maux : logement, emploi, insécurité, santé, ghettoïsation…La dimension interministérielle est incontournable.
 

La synthèse du SE-Unsa des annonces ministérielles 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 08:51

Devenir certifié ou PEPS sans passer le concours, c’est possible !

Tous les fonctionnaires titulaires des corps d'enseignants du ministère de l'Éducation nationale, qu’ils soient du 1er ou du 2nd degré (PE, PLP, PEGC, CE-EPS…) peuvent accéder au corps des certifiés ou des PEPS par liste d’aptitude, à condition d’être âgés d’au moins 40 ans et de justifier de 10 ans de services effectifs d'enseignement.

Les candidatures sont à formuler :

  • pour les personnels en activité, sur SIAP du 9 au 31 janvier 2014.
  • pour les personnels en position de détachement à l'étranger, y compris les PEGC et les personnels enseignants du 1er degré, ainsi que les personnels affectés à Wallis-et-Futuna, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie ou à Mayotte ou mis à disposition de la Polynésie française, par l’intermédiaire d’un imprimé papier mis à leur disposition par les administrations de tutelle ou téléchargeable via Siap. Ce dossier devra être transmis pour le 6 février 2014.

La procédure est détaillée dans la note de service n° 2013-194 du 11-12-2013.
Les dossiers sont d’abord étudiés et classés au niveau académique. Seules les candidatures retenues par le recteur sont remontées au ministère qui prend la décision finale. En l’absence de barème précis, les opérations se déroulent dans une certaine opacité. Pour plus de transparence et d’équité, le SE-Unsa demande que ces opérations se déroulent intégralement dans les académies.

Pour le SE-Unsa, la liste d’aptitude doit être une réelle possibilité de promotion interne et donc offrir des places en nombre suffisant.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 16:30

Missions reconnues, dispositif maintenu

 

Enfin ! Les RASED sortent de l’incertitude sur leur avenir : Vincent Peillon a validé, le 12 décembre 2013, les conclusions du chantier-métier consacré aux enseignants spécialisés E et G et aux psychologues de l’Éducation nationale.

Cinq ans de combat menés par les personnels, les associations professionnelles et les syndicats unis dans le « collectif RASED » débouchent enfin sur des annonces positives. Les trois spécialités du RASED sont réaffirmées ainsi que l’importance du travail en réseau. La relance de la formation est inscrite, dans la perspective de re-création de postes. Mais ces créations ne sont pas chiffrées : l’action syndicale sera donc capitale dans le cadre des opérations de carte scolaire pour faire reconnaître les besoins et obtenir les départs en formation.

Prochaine étape : la déclinaison dans les textes réglementaires des principes arrêtés dans les fiches-métiers. Le SE-Unsa sera attentif à ce que les textes à venir respectent bien les principes qu’il a défendus et qui ont été validés par le ministre. Il sera particulièrement attentif à la définition des missions des enseignants spécialisés, pour éviter toute préconisation simpliste et faire reconnaître la complexité de nos métiers.

Dans le cadre d’un groupe de travail spécifique aux psychologues de l’Éducation Nationale, le SE-Unsa défendra ses propositions d’un corps unique regroupant psychologues et COPSY, avec un recrutement à Master 2 de psychologie.

Les principales mesures inscrites dans les fiches « métier »:
• La réaffirmation des missions des personnels impliqués dans les RASED, y compris le respect des spécialités E et G, est un acquis important, en mesure de redonner confiance aux professionnels concernés.
• La reconnaissance de la nécessité d’un travail en réseau permettra le maintien de regards croisés sur les élèves en difficulté et la co-élaboration, avec les équipes enseignantes, des réponses les mieux adaptées à leurs besoins : le temps de synthèse nécessaire est clairement inscrit.
• La mise en évidence de la mission de prévention correspond aux attentes.
• L’inscription, dans les missions de tous les personnels du RASED, du principe de l’intervention directe auprès d’un élève ou d’un groupe d’élèves lève l’inquiétude d’un glissement vers un rôle d’expert « hors-sol » ou de « pompier » en situation de crise.
• « L’aide réalisée dans et/ou hors la classe en fonction des besoins identifiés des élèves » remplace « l’aide majoritairement réalisée dans la classe ». Le retrait de la mission de « formation » au profit de celle d’ « accompagnement » respecte le positionnement professionnel des personnels du RASED.
• La mobilisation possible des personnels du RASED pour le travail de liaison et de coordination permettant le suivi des élèves en 6ème est en accord avec le nouveau cycle CM1-CM2-6ème et la continuité éducative nécessaire aux plus fragiles. Le SE-Unsa ne conçoit ce travail de suivi que dans le cadre de moyens supplémentaires accordés aux RASED.
• Le RASED est un RASED de circonscription, sous-ensemble du « pôle-ressource de circonscription ».Il est piloté par l’IEN. Les personnels sont toutefois tous affectés administrativement dans une école.
• Le maître E intervient dans une école ou un groupe d’écoles, les maîtres G et les psychologues interviennent à l’échelle de la circonscription. Des secteurs d’intervention infra-circonscription peuvent exister.
• Les psychologues de l’éducation nationale voient leurs missions réaffirmées. Le principe d’un groupe de travail spécifique pour les psychologues de l’Éducation nationale (psychologues et COPSY) demandé par le SE-Unsa pendant les réunions et par un courrier spécifique au ministre est acté : les questions du cadre statutaire, du recrutement, de la formation des psychologues vont pouvoir être travaillées sérieusement.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 16:15

Il faut réparer les bugs

 

Le premier versement de l'ISAE a eu lieu fin novembre. Pour tous les collègues du 1er degré ? Pas vraiment !

Un certain nombre en ont été exclus dès l'écriture du décret et le SE-Unsa mène de nombreuses actions pour ne pas "oublier les oubliés de l'ISAE".

Mais, même lorsqu'ils doivent bénéficier de cette nouvelle indemnité, de trop nombreux collègues n'ont rien perçu. Impréparation, logiciel informatique défaillant, difficultés diverses, la liste des motifs est longue...
Le SE-Unsa est intervenu auprès du ministère afin que ces problémes soient résorbés et que les collègues puissent bénéficier, comme ils y ont droit, à l'ISAE.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:01

Des moyens pour 2014

 

Le Comité Technique Ministériel consacré aux mesures de rentrée 2014 s’est tenu ce jeudi 19 décembre. Dans le contexte budgétaire et économique actuel, le SE-Unsa acte positivement la poursuite de l’attribution des moyens supplémentaires dans les écoles et établissements.

Les critères de répartition reposent sur le contexte rural, urbain ou contrasté des académies ainsi que sur les évolutions démographiques et l’environnement social. La priorité à la reconstitution de la formation des enseignants vient cette année encore impacter l’utilisation des dotations.

Dans le premier degré, les diverses mesures conduisent à un solde positif de 2355 Equivalents Temps Plein.

Dans le second degré, le solde positif est à hauteur de 986 ETP auxquels s’ajoutent 1000 ETP en Heures Supplémentaires.

Les autres mesures enregistrent la création de 159 emplois de CPE, 10 emplois de médecins, 40 emplois d’infirmiers dans les zones sensibles, 50 emplois d’assistants de service social et 350 emplois d’AVS-i.

Parmi tous ces emplois, le SE-Unsa note avec satisfaction le fléchage de quelques postes dans chaque académie, consacrés à des allègements de service pour des personnels confrontés à des problèmes de santé. Pour l’Unsa, la qualité de vie au travail est un élément essentiel d’une réelle politique des ressources humaines. Elle souhaite que ce processus constitue le début d’une montée en charge.

Enfin, des moyens, certes encore modestes, seront également consacrés à l’accompagnement de la scolarisation des enfants autistes en maternelle à travers la création des unités d’enseignement.

Pour le SE-Unsa, dix années de coupes claires, de compressions budgétaires, ont mené l’école à l’asphyxie. On ne saurait attendre des mesures actuelles qu’elles gomment définitivement ces années de disette. Cela étant dit, des départements et académies seront encore en difficulté à la rentrée 2014. En syndicat utile, le SE-Unsa continuera d’agir au plus près des collègues pour combattre les disparités.

 

Académie Dotation
1er degré Rentrée 2014
Dotation 2nd Degré Rentrée 2014  
    Enseignants CPE  
    ETP  ETP en HSA Total 2nd degré (ETP + HSA)    
Aix_Marseille 136 15 25 40 2  
Amiens 20 49 31 80 7  
Besançon 3 0 13 13 2  
Bordeaux 125 83 57 140 6  
Caen 2 -31 31 0 7  
Clermont_Ferrand 16 14 22 36 4  
Corse 10 0 0 0 2  
Creteil 380 147 86 233 9  
Dijon 2 -12 22 10 4  
Grenoble 182 100 61 161 13  
Guadeloupe 0 -31 0 -31 5  
Guyane 40 50 9 59 3  
Lille 74 10 30 40 2  
Limoges 13 -13 13 0 3  
Lyon 264 115 40 155 3  
Martinique 0 -60 0 -60 3  
Montpellier 130 70 40 110 1  
Nancy_Metz 2 -98 0 -98 3  
Nantes 116 125 75 200 13  
Nice 100 -11 35 24 3  
Orléans_Tours 40 90 47 137 9  
Paris 10 -24 38 14 5  
Poitiers 16 30 30 60 5  
Reims 3 -56 13 -43 1  
Rennes 39 100 45 145 10  
Réunion 60 10 3 13 5  
Rouen 50 10 32 42 8  
Strasbourg 24 7 30 37 5  
Toulouse 150 87 50 137 3  
Versailles 368 100 72 172 5  
Mayotte  40 90 50 140 8  
com -60 20   20  
TOTAL 2355 986 1000 1986 159
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 14:39

Le choc, c'est maintenant ?

Les performances des élèves français de 15 ans à PISA 2012 placent notre pays dans la moyenne des pays de l’OCDE en mathématiques et en sciences, et un peu au-dessus de la moyenne en compréhension de l’écrit. Pas vraiment brillant pour la cinquième puissance économique mondiale.
Mais il y a plus grave : PISA 2012 confirme ce que les éditions précédentes avaient déjà mis en évidence, le caractère particulièrement inégalitaire de notre école. La France est le pays de l’OCDE qui affiche le plus grand écart de performance en mathématiques selon l’origine socio-économique des élèves. Cet écart s’est creusé entre 2003 et 2012, ce qui fait dire à l’OCDE que « lorsqu’on appartient à un milieu défavorisé, on a aujourd’hui moins de chance de réussir en France qu’en 2003 ».
L’autre enseignement essentiel de PISA 2012, c’est l’augmentation sensible du nombre d’élèves en difficulté (sous le niveau 2 de compétence), « ce qui sous-entend que le système s’est dégradé principalement par le bas entre 2003 et 2012 ».

Face à ces conclusions accablantes que va faire notre pays ? Est-il capable de s’extirper de ses débats idéologiques stériles pour enfin concentrer son énergie sur ceux qui ont le plus besoin d’école ? Est-il capable d’échapper à la logique de l’élitisme républicain et de la promotion des meilleurs pour s’attacher à faire progresser ceux qui sont le plus en difficulté ?

Pour le SE-Unsa, c’est bien là le sens d’une Refondation à construire. Développer une école bienveillante - les élèves français sont toujours les plus anxieux de l’OCDE -, plus juste et plus efficace passe par des priorités :
- priorité à l’école primaire et à l’acquisition du socle commun par tous les élèves,
- priorité aux territoires les plus fragiles économiquement et socialement,
- priorité à la formation professionnelle des enseignants, formation initiale bien sûr, mais surtout développement professionnel continu dans les écoles et les établissements.
PISA démontre que dans les pays où des choix clairs, cohérents, continus ont été faits, des progrès sensibles ont été possibles. Il n’y a donc pas de fatalité et il ne doit pas y avoir de résignation. Au moment où trop de combats catégoriels égoïstes se développent, PISA 2012 doit sonner l’heure de la mobilisation de la société française dans son ensemble contre les inégalités et l’échec scolaires.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 08:29

Le SE-Unsa vous aide !

 

Le SE-Unsa 92 organise une réunion d'information syndicale mercredi 27 novembre à 14h à Boulogne sur l'unique thème des permutations informatisées.

Retrouvez tous les renseignements en téléchargeant notre invitation

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 12:47

Stages de formation continue

 

420 collègues se sont portés candidats pour obtenir un stage de formation continue. 331 ont obtenu satisfaction (soit 79%, mais ce pourcentage est à relativiser car certains stages étaient à public désigné). 315 seront remplacés par des CAD (contractuels admissibles), les autres (dans l'ASH) par des brigades. Il reste 23 places vacantes.

Une dizaine de collègues se sont vu refuser un stage car le quota de départs par école était atteint (3, pour éviter qu'il y ait trop de CAD dans une même école). Cette règle n'étant pas écrite, et afin de faire partir le plus de collègues possible en formation, l'administration va examiner la possibilité de faire partir ces collègues en mobilisant des brigades, ce qui risque de modifier les documents de travail transmis par l'administration pour cette CAPD. De fait nous ne sommes pas actuellement en mesure de donner la liste définitive des départs en stage (nous devrions être destinataires de la liste définitive en fin de semaine).

Infos diverses :

- Suivi des CAD : nous avons été interpelés par de nombreux collègues à 75% qui ont reçu dernièrement la note de cadrage pour le suivi de "leur" CAD. Nous avons rappelé au DASEN que ces collègues n'étaient pas des maîtres formateurs, qu'ils n'étaient pas forcément disponibles sur leur jour de repos pour effectuer des visites et que de devoir juger un étudiant avec qui ils partagent la classe le reste de l'année pouvait poser un sérieux problème relationnel (voir notre déclaration prélable en fin d'article). M. Wuillamier nous a assuré qu'il ne comptait pas imposer à nos collègues à 75% d'être tuteur d'un CAD. Ceux qui souhaitent ne pas l'être n'ont qu'à le faire savoir à la Direction Académique. D'autre part Mme Quillien, IENA, a précisé que les collègues à 75% étaient bien en surnombre dans leur école cette semaine (pendant que les CAD prennent la classe à temps plein pour le stage massé) et ne devront donc pas travailler à temps plein lorsque le CAD sera en stage dans une autre classe en janvier 2014.

- La plateforme M@gistère a été présentée aux membres de la CAPD. Cette année 6 heures de formation seront assurées à distance (sur les 9 prévues initialement), puisque 3 heures ont été attribuées pour la réflexion sur les rythmes scolaires en début d'année.

- Une synthèse départementale des différentes consultations sur les programmes a aussi été présentée. Elle devrait faire l'objet d'une communication sur le site de la DSDEN 92.

- Pont de l'Ascension : le DASEN répondra favorablement aux sollicitations des maires qui en feront la demande cette année. Mais cette disposition prendra fin dès l'année prochaine, car selon le DASEN seuls le ministre ou les recteurs ont le pouvoir de modifier le calendrier scolaire.

David PLANCHE

   Elu SE-Unsa 92 à la CAPD

La déclaration préalable du SE-Unsa 92

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:12

Une gestion calamiteuse !

 

Dès le début de l’année le SE-Unsa 92 est intervenu pour décrier le dispositif mis en place pour le suivi des contractuels admissibles (CAD). En effet, faire reposer le suivi de ces personnels sur les épaules déjà bien chargées des directeurs ¼ déchargés nous paraissait être un fardeau trop lourd à porter pour nos collègues en manque de temps pour assumer leurs seules charges de direction d’école. Compléter ce dispositif avec des personnels travaillant à 75% (par manque de directeurs ¼ déchargés) aurait pu être une solution acceptable, dans la mesure où le suivi demandé s’apparentait à du « compagnonnage ». Malheureusement la dernière note de cadrage reçue par nos collègues n’est pas du tout dans cet esprit : visites conseils, entretiens, rapports de visite, il s’agit désormais de tutorat qui devrait, selon le SE-Unsa 92, être assuré par des maîtres formateurs.

Certes le nombre d’enseignants non-titulaires accueillis cette année est exceptionnel (700 entre les CAD et les PES) et notre département est en manque de formateurs, mais ce n’est pas à nos collègues d’en payer le prix. Le SE-Unsa 92 demande au DASEN d'autoriser les collègues qui doivent assurer le suivi des CAD à pouvoir le refuser au vu de la charge de travail et des conpétences demandées. C’est en ce sens qu’il s’exprimera lors de la CAPD du mardi 26 novembre.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:56

Le SE-Unsa n'appelle pas à la grève

 

Le SE-Unsa n’appelle pas à la grève le 5 décembre. La grève est un moyen d’action qui engage à renoncer à une journée de salaire. Pour le SE-Unsa, elle ne peut constituer un réflexe automatique. Alors que s’ouvrent les chantiers métiers, ce n’est pas la réponse appropriée aux revendications légitimes de notre profession pour obtenir des avancées concrètes.

Une journée de salaire, ça compte

La grève n’est ni le premier, ni le seul moyen d’action. Renoncer à  une journée de salaire ne doit pas être utilisé à la légère et démultiplié à l’infini. Avec le SE-Unsa, les enseignants des écoles ont décroché l’Isae dans un contexte budgétaire difficile. Ce n’est pas pour la voir partir en fumée et la financer eux-mêmes en faisant cadeau de leur journée de salaire.

Les préoccupations « métiers » sont l’objet des discussions qui s’ouvrent.

Le SE-Unsa a milité depuis des mois pour l’ouverture des discussions métiers en portant de façon argumentée l’ensemble des problématiques auprès du ministère. Dix chantiers s’ouvrent enfin. Sans naïveté mais sans tirer de conclusions prématurées, le SE-Unsa participera à chacun de ces groupes de travail et portera ses exigences (voir ici). Le recours à la mobilisation ne doit évidemment pas être exclu mais cette question se posera lorsque le ministre aura donné ses arbitrages sur chaque sujet à la mi-décembre. La mobilisation pourra s’avérer nécessaire pour tout le premier degré ou pour une partie seulement mais peut-être aussi pour le premier et le second degré à la fois. Une journée de grève, c’est précieux : ça ne se gaspille pas !

Une mobilisation efficace a besoin de messages clairs

Pour le SE-Unsa, c’est chantier métier par chantier métier qu’il faudra faire le bilan et évaluer la nécessité et le champ de la mobilisation à construire. Les problématiques Rased se défendent-elles en même temps et de la même façon que les problématiques direction d’école, conseillers pédagogiques et que toutes les questions communes à tous les enseignants du premier degré (temps partiels, temps de service, mobilité, formation continue…) ? Pour le SE-Unsa, c’est non. Il s’agit d’attendre l’issue de chaque discussion pour mesurer la nécessité d’actions et leurs formes.

Une mobilisation efficace se construit dans le temps

Une journée de grève ce n’est pas sur commande. Si le SE-Unsa décide d’engager une mobilisation au motif que les propositions ministérielles ne sont pas à la hauteur des demandes des collègues, il le fera avec la ferme intention de faire aboutir les revendications. Une grève peut être envisagée mais se construit dans le temps afin de permettre à la profession d’être informée largement sur les enjeux et les objectifs précis.

Une mobilisation efficace a besoin de visibilité

Des projets d’organisation de la semaine scolaire complètement inappropriés et l’absence de dialogue peuvent déboucher sur un conflit. La grève est alors un des moyens d’action mais pour être efficace, elle doit être locale. Pour faire reculer un maire qui ne veut rien entendre, une grève nationale qui mêle plusieurs sujets amoindrira l’efficacité locale.

La grève peut couper notre profession de l’opinion publique et empêcher des avancées.

Depuis des années, la profession s’est mobilisée en amenant l’opinion publique à la soutenir sur l’enjeu de la réussite des élèves. Les préoccupations d’aujourd’hui sont liées aux conditions d’exercice particulièrement difficiles mais elles ne seront pas perçues, par l’opinion, comme une action pour améliorer la réussite des élèves. La grève nous fait courir le risque de couper notre profession du reste de la population qui vit dans un contexte de crise économique. Elle pourrait même estimer que nos revendications ne sont pas prioritaires et désapprouver de nouvelles avancées catégorielles.

Déterminé à être utile, le SE-Unsa n’appellera pas à la grève le 5 décembre.

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